Wj; p�!f l pour une manifestation centrale, unitaire, pour le droit à l'avortement appel du cede la 1er
Les femmes n’ont pas le droit de choisir si oui ou non elles veulent avoir un enfant. En France, une partie de la bourgeoisie, au nom de l’intérêt national et de la défense d’un taux élevé de natalité, réclame à nouveau que la possibilité d’avorter ne soit autorisée que lorsque la vie de la femme est en danger. D’autres prétendent améliorer la loi Veil au Parlement pour répondre aux besoins des femmes.
La loi fut votée il y a cinq ans avec la caution du PC et du PS et va être rediscutée lors de la prochaine session parlementaire. Mais, depuis les yeux se sont ouverts, en particulier ceux de milliers de femmes qui ont fait l’expérience douloureuse des multiples clauses restrictives, dissuasives et répressives de cette loi ; toutes celles qui avaient dépassé les délais, les mineures, les non-Françaises, celles qui n’avaient pas d’argent, celles qui ont eu affaire à des médecins ou des chefs de service se réfugiant derrière la clause de conscience pour les empêcher d’avorter. Toutes celles-là et bien d’autres savent que la loi Veil ne reconnaît pas le droit à l’avortement et que ce n’est pas en l’amendant au Parlement que ce droit sera imposé. C’est en se mobilisant massivement sur la revendication qui est, depuis plusieurs années au centre des luttes : l’avortement et la contraception libres et gratuits pour toutes, y compris les mineures et les immigrées.
Car c’est aux femmes et à elles seules de choisir d’avoir ou de ne pas avoir d’enfant. C’est pourquoi, toute législation dissuasive, restrictive et répressive doit être combattue. Le seul droit que nous concédons à un Parlement, c’est celui de reconnaître le droit des femmes à l’avortement et à la contraception et de leur donner tous les moyens pour quelles puissent réellement choisir.
Mais la preuve a déjà été donnée que tous ceux qui luttent pour leurs revendications (les femmes comme l’ensemble des travailleurs) n’ont rien à attendre de ce Parlement élu de justesse, à majorité réactionnaire, à la botte de Giscard-Barre. Ceux qui en effet, seront bientôt appelés à se prononcer sur le droit à l’avortement sont ceux qui aujourd’hui sont responsables du chômage, de la compression des crédits dans les services publics, des mesures de démantèlement de la Sécurité sociale... Ce ne sont certainement pas les pressions sur le Parlement pour appuyer des amendements à la loi Veil ou un projet de loi un peu moins restrictif qui feront avancer le droit à l’avortement et à la contraception ; c’est la mobilisation !
Cette bataille se heurtera forcément de front à la politique de Giscard-Barre, au gouvernement et à son assemblée.
C’est pourquoi cette mobilisation, pour être efficace, doit être unitaire. Elle doit regrouper sans exclusive les associations et collectifs de défense du droit à l’avortement et à la contraception, les groupes et mouvements féministes, les partis et syndicats ouvriers.
Déjà, depuis plusieurs mois, dans de très nombreuses villes, des comités unitaires qui regroupent des forces largement représentatives ont développé des manifestations, meetings, rassemblements. Dès septembre, il faut que l’unité se renforce, que les collectifs se multiplient autour d’initiatives locales, régionales. Il est particulièrement important qile les organisations syndicales s’engagent activement dans la mobilisation pour que tous les travailleurs intègrent cette revendication à leur lutte contre la politique du gouvernement.
Mais dès maintenant la centralisation des mobilisations est à l’ordre du jour. Plusieurs collectifs ont lancé un appel à une coordination nationale et proposent une manifestation à Paris lors du débat sur l’avortement au Parlement. C’est la voie à suivre.
Nous appelons toutes les organisations du mouvement ouvrier, tous les partis et syndicats, toutes les organisations démocratiques, tous ceux et toutes celles qui veulent défendre le droit à l’avortement et à la contraception à se joindre aux collectifs unitaires, à en créer de nouveaux, et à préparer avec eux la manifestation nationale à Paris.
Nous invitons aussi les personnalités qui ont pris l’initiative d’appeler les femmes à manifester le 6 Octobre à Paris à s’associer à cette perspective.
C’est une manifestation nationale, unitaire et mixte à Paris que nous devons aujourd’hui préparer. C’est la condition pour que, lors du débat au Parlement, une manifestation pour le droit à l’avortement et à la contraception, contre ce gouvernement et son Assemblée qui décident sur le dos des femmes comme ils décidait sur le dos des travailleurs, soit la plus massive possible.
C’est celle que nous devons préparer dans l’unité d’action et jes mobilisations locales. C’est celle que nous préparerons.