La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Les femmes et l’éducation (chiffres pour 1978-1979)

Cahiers du féminisme, n° 15, mars - avril 1981 · p. 31 · 379 mots

En Pologne, 99,896 des enfants suivent les cours de l’école primaire. 95,9 96 d’entre eux poursuivent leurs études dans le secondaire : 17,996 dans les lycées et 7896 dans les écoles professionnelles. (25,6% et 69,9 % respectivement en ce qui concerne les filles).

Dans les écoles professionnelles de base (apprentissage ) comme dans les écoles techniques qui leur font suite, ou elles constituent entre 40 et 60 % des effectifs, on constate cependant la faible proportion de filles (moins de 10%) dans les secteurs de la métallurgie, de la fonderie, de l’industrie mécanique et de l’électrotechnique alors qu’elles constituent plus de 90% des effectifs en santé publique, en confection ou en gastronomie.

Dans le secondaire, le niveau d’éducation des filles est plus élevé que celui des garçons : 54 % d’entre elles entrent dans le cycle long, contre 30% des garçons seulement. Elles constituent le 70,8% des effectifs lycéens. Mais 41,8% de celles qui vont au lycée suivent des cours de formation générale ne préparant pas à une qualification. Dans les lycées professionnels formant les ouvriers qualifiés, tout en leur donnant l’instruction conforme au niveau du secondaire, les filles forment

55,7% des élèves, mais on les retrouve en majorité dans les sections du commerce (97,3%), de la confection (99,5 % ), et de la gestion économique (95,5%), alors qu’elles ne représentent que le 20,6% et le 23,8% des élèves en industrie électrotechnique et en mécanique.

Dans le supérieur, les femmes représentent le 50,6 % (et le 55 % des diplômés en 1978). Mais là aussi, elles représentent la très grande majorité de certaines facultés (lettres, médecine, économie) alors que seul 28% d’entre elles entrent dans les écoles supérieures techniques.

Face à ces inégalités dans la répartition des secteurs d’éducation, il faut cependant souligner que des mesures énergiques ont été prises dès la fin des années 1960 pour contrecarrer la tendance des filles à « choisir » les voies « féminines » (introduction de quotas dans les écoles supérieures tendant à égaliser le pourcentage hommes-femmes). En 1 97 1 , on constatait que celles qui terminaient leurs études en mécanique ou en électronique dans les écoles professionnelles avaient déjà triplé par rapport à 1968. Et cette tendance s’est poursuivie depuis lors. En 1978, elles constituaient 48,4% des diplômés en agronomie.

Passants notant l'adresse du local syndical de Gdansk

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