Il était une fois... Nous sommes dans la deuxième moitié du 18e siècle. Un enfant vient de naître ; toute une foule se presse autour du berceau et de la mère. Il y a là Jean -Jacques Rousseau, venu offrir la Nouvelle Héloïse — portrait de la mère idéale -et l’Emile, véritable traité d’éducation des enfants. Beaucoup de médecins aussi, qui apportent en cadeau leurs ouvrages sur la « conservation des enfants ». Et encore des moralistes, des philanthropes, des pédagogues, et même des administrateurs, tous aussi soucieux de donner leur avis sur les « mœurs éducatives » et de convaincre la jeune mère de s’occuper personnellement de son enfant. En chœur, ils entonnent les louanges de l’amour maternel, gage d’un plein épanouissement.
Pourquoi tant d’affluence autour de ce berceau ? Et pourquoi tant d’insistance autour de notions considérées comme « naturelles » ? Il faut croire que tout n ’est pas si naturel... En effet : cette scène n ’est qu ’une étape dans un processus qui s ’est étalé sur plusieurs siècles : la constitution de la famille moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui, ce « nid affectif » tissé de multiples liens — amour conjuguai, maternel, parental... — et refermé sur la vie privée. C’est l’histoire de ce processus que nous allons essayer de retracer (1).
Il fut longtemps d’usage d’opposer cette famille moderne (la famille « nucléaire », restreinte au couple et aux enfants) à la famille élargie de l’Ancien Régime, réunissant sous un même toit plusieurs niveaux de parenté ainsi que les domestiques, les apprentis, etc. Le passage de l’une à l’autre marquerait le passage d’une société pré-capitaliste à la société capitaliste. En fait, les choses sont loin d’être aussi simples : la « petite famille » par exemple, était déjà très répandue sous l’Ancien Régime dans les classes populaires du nord de la France. Ce n’est donc pas en termes numériques qu’il faut évaluer les différences. Par contre, ce qui est net, c’est que la famille ancienne n’avait pas de fonction affective, que les sentiments n’y jouaient pas du tout le même rôle que dans la famille moderne. Ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient totalement absents, « mais le sentiment entre les époux, entre parents et enfants, n'était pas nécessaire à l’existence ni à l’équilibre de la famille : tant mieux s ’il venait par surcroît » (2). Ce qui soudait cette famille, c’était sa fonction économique : le mariage devait garantir la conservation et l’extension du patrimoine, et la production familiale assurer la subsistance de ses membres. Quant à son équilibre, il était maintenu avant tout par les rapports de pouvoir en son sein, par l’autorité absolue que le père exerçait sur sa femme et ses enfants (et sur tous ceux qui partageaient éventuellement leur toit). Autorité que la législation royale, à partir du 16e siècle, s’est attachée à renforcer, faisant de la famille une véritable « monarchie domestique », fondement du pouvoir monarchique.
Dans ce système, la femme était la propriété individuelle de son mari, qui s’appropriait à la fois ses capacités de reproduction biologique et sa force de travail : « Dans une société où la production ne dépassait guère le niveau de subsistance, un homme se mariait avec un “compagnon d’attelage ” dont le travail avait une importance fondamentale pour son enrichissement. La capacité de procréation de cette femme était importante non seulement à cause du taux très élevé de la mortalité infantile, mais aussi parce que du nombre d’enfants dépendait le nombre de bras utilisables pour travailler la terre. »(3). Son rôle spécifique, c’était bien sûr les tâches domestiques, mais elle participait aussi de façon importante à la production, dans le cadre d’une très stricte division du travail entre tâches masculines et tâches féminines, qui réservait aux femmes les travaux les plus défavorisés (4).
Le grand silence des cœurs
La femme n’était donc guère plus qu’une marchandise, que les familles échangeaient par les mariages. Il y avait peu de place pour les sentiments dans un tel système ; les époux, simples pions dans ces stratégies matrimoniales laborieusement élaborées, se connaissaient rarement avant le jour des noces. Il arrivait cependant que l’amour apparaisse : « en surcroît » ; mais on ne souffrait pas de son absence, l’essentiel était ailleurs.
Quant à l’amour maternel, il serait faux de dire qu’il n’existait pas : on en trouve des témoignages à toutes les époques. Mais on ne lui accordait pas de valeur particulière, et personne ne songeait à blâmer une mère qui ne s’occupait pas de ses enfants, ou qui les laissait plusieurs années en nourrice sans venir demander une seule fois de leurs nouvelles (5). Ces attitudes ne choquaient pas, car l’enfant était loin d’avoir la place centrale qu’il occupe aujourd’hui dans la famille ; cette place était même très réduite. L’enfant passait peu de temps auprès de ses parents : au Moyen Age, dès sept-neuf ans, filles et garçons étaient placés dans d’autres familles, en vue d’y faire leur « apprentissage » — c’est-à-dire qu’ils y accomplissaient les services de domestique. Et ceci dans toutes les couches sociales. L’éducation se faisait ainsi par la participation directe à la vie des adultes, en dehors de sa propre famille. C’était parfois dès sa naissance que l’enfant quittait sa famille, avec le placement en nourrice (où il restait souvent bien après l’âge du sevrage): pratique qui se généralisa aux 17e et 18e siècles dans toutes les couches de la population urbaine.
Dans ces conditions, les liens affectifs à l’intérieur de la famille n’avaient guère l’occasion de se développer. Par contre, les liens avec l’extérieur étaient très nombreux : la famille ancienne était immergée dans un vaste réseau de relations et de solidarités avec les voisins, la parenté, les corps de métiers : échange de services personnalisés, rapports de clientèle, partage des loisirs et des activités religieuses, etc., toute cette « sociabilité traditionnelle » où les occasions de rencontres, de fêtes, de veillées, ne manquaient pas. L’habitat traduisait ce mode de vie : c’était dans les mêmes pièces que l’on mangeait, couchait, travaillait, s’amusait ou recevait les visites. Dans ces « salles à tout faire », tout le monde vivait en même temps et au même rythme. Bref, un habitat fait pour une vie sociale très dense, et peu propice à l’intimité ! Mais cette notion était quasiment inconnue : la famille ancienne n’avait pas de « vie privée ».
La fin de l’Ancien Régime
Tout cet édifice va être peu à peu ébranlé par de multiples assauts, fissuré de toutes parts — et finira par s’écrouler, laissant la place à une nouvelle construction d’un style très différent.
Les assauts viennent de divers côtés. Il y a le développement du capitalisme, qui sape les fondements économiques de la famille traditionnelle : la production industrielle arrache les travailleurs à la sphère familiale, ceux-ci vont désormais vendre leur force de travail contre un salaire. « La subsistance de ce travailleur ne dépend plus de la production familiale. Il s’émancipe de la famille, cette espèce d’unité de “survie’’ où la production ne s’organisait qu ’en vue de la reproduction simple, immédiate (6). » La séparation devient peu à peu totale entre l’univers de la production et celui de la reproduction, entre la sphère industrielle et la sphère domestique.
Le capitalisme vide la famille d’une grande partie de ses anciennes fonctions, puisqu’il socialise de plus en plus de tâches autrefois domestiques (les aliments et les vêtements sont de moins en moins produits à la maison, de même qu ’aujourd’hui de nombreux services sont devenus des marchandises).
Avant même d’avoir perdu toute fonction économique, la famille subit d’autres attaques, celles de l’Etat moderne qui est en train de se construire. Pour établir sa domination, cet Etat a besoin de limiter toutes les autres formes de pouvoir, de casser les anciennes hiérarchies de naissance, de fonction, de sexe... Et donc de s’attaquer au pouvoir de l’ancienne famille : « La tâche de la Révolution consistera d’abord à faire sauter le verrou communautaire, et à partager la famille en autant d’individus équidistants d’un centre théorique d’où s’énoncent l’ordre et la loi (7) ». L’abolition des lettres de cachet (qui permettaient au père de famille de faire arrêter arbitrairement un de ses enfants), l’instauration du mariage et du divorce républicains (lois de 1792) forment quelques uns des jalons de cette entreprise de démantèlement de l’autorité et de la communauté familiales. Au terme de l’entreprise, on aboutira à une nouvelle famille, « la famille bourgeoise repliée sur elle -même, coupée des réseaux de solidarité antérieurs, [qui] illustre cette perte de pouvoir socio -politique au profit de l’Etat (8) ».
Liberté, égalité...
Ce mouvement est accompagné, porté, par l’idéologie de la bourgeoisie montante du 1 8e siècle, représentante des valeurs du capitalisme et de son exigence de main-d’œuvre << libre ». Les philosophes des Lumières seront les principaux propagandistes de cette idéologie centrée sur la notion de « l’individu », prônant l’égalité, la liberté, proclamant le droit au bonheur et à l’épanouissement individuel.
Les progrès de cette idéologie se manifestent par exemple dans l’apparition du sentiment moderne de l’enfance, reconnue comme un état spécifique et digne d’attentions : on se préoccupe de plus en plus de la santé des enfants, de leur éducation, de leur avenir. La scolarisation se développe : l’école, c’est-à-dire un lieu propre aux en-•fants, remplace l’apprentissage comme moyen d’éducation.
Une rupture fondamentale se produit également dans la situation des femmes, car l’idéologie égalitaire du 1 8e entre en contradiction
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I avec la notion d’« être inférieur », de « propriété individuelle de l’homme ». C’est donc, ten-dantiellement leur accès au rang d’individu, leur droit à l’égalité. Ainsi, la bataille que mènent les Lumières pour le « mariage d’amour », contre le mariage d’alliance ou d’intérêt, ne signifie-t-elle pas seulement une avancée du « sentiment » dans la morale domestique : elle traduit surtout la reconnaissance de la femme comme individu, puisque mariage d’amour suppose libre choix de deux personnes égales. Cette mutation dans le statut des femmes se manifeste aussi par des avancées au niveau du droit, avec par exemple la loi de 1792 autorisant le divorce par consentement mutuel : « Pendant des siècles, le mariage avait fait de la femme une incapable. Le divorce la fonde comme partenaire de droit, en requérant toute sa raison et toute sa volonté dans le consentement mutuel (9) ». Avec l’aboliton des droits féodaux et des privilèges de masculinité, les femmes obtiennent aussi l’égalité dans les droits de succession.
... maternité
Mais il ne s’agit que d’égalité formelle, et la bourgeoisie, tout en brisant les chaînes qui opprimaient les femmes, va en forger de nouvelles. Elle va les enfermer dans un nouveau rôle, celui de mère, ce qui permettra de justifier le maintien de leur domination : « La reconnaissance de la femme comme individu est d'emblée mystifiée, aliénée : elle est reconnue comme un individu différent par nature de l’homme -citoyen , comme femme-mère (10) ». (C’est ainsi par exemple, que la Constitution de 1793 les exclura des droits politiques : puisque la femme-citoyenne n’existe pas...)
Une vaste entreprise idéologique se met alors en place pour arriver à imposer cet idéal de la femme-mère. C’est ici qu’entrent en scène tous ces prédicateurs d’un genre nouveau aperçus tout à l’heure autour du berceau du nouveau-né : philosophes, théologiens, médecins, juristes... viennent expliquer abondamment ce que la nouvelle mère doit être et doit faire. Des efforts tout particuliers sont déployés pour la convaincre des bienfaits de l’allaitement maternel. On exalte la maternité, qui de fonction biologique devient fonction sociale. On chante les douceurs de l’amour maternel ; on enseigne aussi aux femmes à être des éducatrices. On fait miroiter à leurs yeux tout le bonheur qu’elles auront à se conformer à ce nouveau rôle de mère : alors que le travail féminin a toujours été dévalorisé, voilà qu’on leur propose un rôle gratifiant, une « noble fonction ». Elles qui avaient toujours été soumises à l’autorité toute-puissante d’un mari, on leur reconnaît maintenant un certain pouvoir au sein de la famille, on les sacre « reine du foyer » ! Et pour celles que tous ces beaux discours ne suffiraient pas à convaincre, qui chercheraient a échapper à ce rôle, il reste la condamnation morale, la culpabilisation de ces « mauvaises mères ». C’est ainsi que l’on enferma les femmes dans la fonction maternelle.
Tous les acteurs sont désormais en place : la femme-mère, qui se « réalise » dans son foyer ; les enfants, objets de toutes les attentions, autour de qui tout s’organise, et dont on commence à limiter le nombre ; le père, qui n’est plus le monarque absolu disposant d’une autorité discrétionnaire, mais qui garde cependant le pouvoir effectif.
Le rideau peut donc se lever : la famille moderne est née. Une famille repliée sur le noyau conjugal, ayant écarté les domestiques, les apprentis, les clients, etc., et qui commence à protéger son intimité, à couper nettement la vie familiale de la vie publique. L’amour conjugal, l’amour parental, le sentiment de la famille, sont les nouvelles valeurs. L’habitat se transforme lui aussi, reflet de cette évolution : les pièces se spécialisent (chambres, salle à manger...) et ouvrent maintenant sur un couloir, au lieu d’être en enfilade, ce qui permet plus d’indépendance et favorise l’intimité.
L’art de stabiliser les ouvriers
Mais la pièce se joue à huis clos : le modèle familial qui s’élabore en cette fin du 18e siècle ne concernera longtemps qu’une minorité de la population, la classe bourgeoise. L’idéal de la femme-
Elizabeth Vigée-Lebrun (1755-1842). Autoportrait
Usines Renault. Boulogne Billancourt. 1917.
mère est aux antipodes de la situation des paysannes et des ouvrières. Dans les villes, le développement du capitalisme industriel réclame toujours plus de bras, payés au minimum, et ouvre donc largement les usines aux femmes, même mères (ainsi qu’aux enfants). Le patronat se soucie peu de la nouvelle idéologie pour elles : les journées de travail de quatorze heures, l’entassement et la promiscuité dans des caves ou des taudis sordides, voilà leur lot ; dans ces conditions, la famille ouvrière est quasi inexistante. Le concubinage est très développé, les enfants souvent abandonnés à eux-mêmes.
Vers le milieu du 19e siècle apparaît un nouveau discours, qui reflète l’inquiétude de la bourgeoisie devant ces « masses en tas » génératrices d’explosions et de révoltes (révolution de 1 848) ; on dénonce la promiscuité des taudis surpeuplés qui favorise « les mauvaises influences et la contagion de la révolte » et offre une base de recrutement à tous les « perturbateurs de l’ordre social ». « Assainir » et « stabiliser » ces masses de déracinés qui affluent des campagnes, tels sont désormais les mots d’ordre ; mais « comment réorganiser disciplinairement les classes laborieuses que les anciens liens de vassalité n 'attachent plus à l’ordre social » ? se demande l’Académie des sciences morales (11). La réponse est vite trouvée: « l'ouvrier ne sera stable que lorsqu ’il aura à la fois le logement qui lui agrée, la famille qui le retient (12). » La bourgeoisie va donc mettre en place une stratégie de « familialisation » de la classe ouvrière, c’est-à-dire de restauration (ou plutôt de création) de la cellule conjugale, qui passera par le canal du logement : les deux processus — formation de l’habitat et formation du ménage — sont indissociables. Les cités ouvrières, en particulier les cités minières, vont donner l’exemple.
Usines Renault. Boulogne Billancourt. 1917
Isoler, enfermer, contrôler
Première étape, la construction de logements adaptés au modèle de la famille nucléaire : les corons, puis les pavillons, enfin les cités-jardins, seront les trois étapes successives de la formation de l’habitat populaire, destiné à isoler chaque famille dans un logement en lui donnant le sentiment du « chez-soi ». De nombreuses réglementations s’efforcent d’éloigner de cette famille les « intrus » sous-locataires. Puis on s’attaque à la « promiscuité du coucher » par la spécialisation des pièces, comme dans l’habitat bourgeois ; un espace résevé aux enfants commence à apparaître. La vie de famille pourra alors se développer.
L’entreprise de moralisation de la classe ouvrière va s’appuyer sur un dense réseau de surveillances et de contrôles : enquêtes sur la propreté des logements, la bonne « moralité de leurs occupants ; lutte contre le concubinage (pas de logement pour les couples irréguliers) et le célibat, cette « source d’instabilité ». Mais le contrôle s’exerce aussi par le biais des institutions et des équipements que les patrons mettent en place dans les cités : les crèches et garderies qui, par les bonnes habitudes données aux enfants, doivent mener les parents à « réformer leur désordre et leur gaspillage » ; les « caisses de secours », qui conditionnent leur aide au respect de la vie familiale.
Dernière étape enfin : on s’efforce de faire de la femme une femme d’intérieur et une mère attentive, qui sera le garant de la stabilité de la vie familiale. L’idée que la place des femmes est au logis se répand de plus en plus, leur exclusion de la mine est présentée comme relevant de la « police des mœurs ». Beaucoup continuent quand même à travailler, mais ce n’est pas considéré comme la « destinée normale » : tout juste une « nécessité occasionnelle » pour les célibataires ou les épouses pauvres.
Au terme de l’évolution, on trouvera la famille moderne, avec des caractéristiques semblables à celle des classes aisées. Et, dès la fin du 19e siècle, le discours malthusien qui combattait « l’excessive prolificité » des classes laborieuses va laisser la place à un nouveau discours dénonçant la diminution de la fécondité des familles ouvrières. Tous les éléments sont en place pour l’apparition des politiques natalistes du XXe siècle. Mais en même temps, le développement du capitalisme, par la participation des femmes à la production, ouvre une contradiction dans cette famille et jette les bases de la lutte pour la libération des femmes.
Anne-Marie Granger et Louise Briceno
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Notes
- 1 . Ce travail a été fait en collaboration avec Joël Martine.
- 2. P. Ariès, l’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, 1973.
- 3. S. Rowbotham, Conscience des femmes, monde de l’homme.
- 4. Sur l’oppression des femmes dans les différents modes de production,
- voir «Féminisme et marxisme » in Critique communiste «Spécial Marx » 1983 et n° 20-21 (ancienne série), 1 977, n° spécial : «Femmes, capitalisme et mouvement ouvrier ».
- 5. Sur l’histoire du sentiment maternel, voir Y. Knibielher et C. Fouquet, Histoire des mères, 1977 et E. Badinter, l’Amour en plus, 1980.
- 6. S. Amey, «Famille ? Vous avez dit famille ? », Critique communiste n°4 (ancienne série), décembre 1975.
- 7. E. Guibert-Sledziewski, «Naissance
- de la femme civile », la Pensée n°238, mars-avril 1984.
- 8. Critique communiste n° 20-21, op.clt.
- 9. E. Guibert-Sledziewski, op. cit.
- 10. Critique communiste n°20-21, op. cit.
- 11. Cité par J. Donzelot, la Police des familles, 1977.
- 12. Cité par L. Murard et P. Zylber-man, «Le petit travailleur infatiguble : villes-usines, habitat et intimités au XIXe siècle», Recherches n°25, 1976.