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Bordeaux
Le 8 Mars sera cette année, comme dans beaucoup d’autres villes, placé sous le signe de la lutte contre la guerre : une grande manifestation unitaire aura lieu le samedi 9 après-midi, à l’appel de l’UFF, des groupes femmes de Bordeaux, du groupe Egalité, du Collectif départemental contre la guerre et de nombreuses organisations syndicales et politiques (PC, CGT, LCR, FA...). Les femmes défileront en tête du cortège, derrière une banderole « Femmes contre la guerre ».
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Grenoble
A l’occasion de la Journée internationale des femmes, le Collectif des femmes contre la guerre a prévu de faire du samedi 9 mars un temps fort de la mobilisation : le matin, manifestation dans les quartiers populaires de la ville ; l’après-midi, le Collectif animera un stand lors des « Six heures contre la guerre » organisées par les comités unitaires de Grenoble. Un quatre pages « spécial femmes » est en préparation.
Toutes ces initiatives seront annoncées lors d’une conférence de presse, le 7 mars.
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Lille
L’association Du côté des femmes, les Cahiers du féminisme et le Planning familial organisent ensemble deux initiatives. Le 8 Mars, tout d’abord, une conférence de presse, à laquelle se joint l’association des Petits frères des pauvres. Trois thèmes y seront abordés : les féministes contre la guerre, les femmes et la précarité, les menaces contre le droit à l’avortement (il y a quelques mois en effet, le centre IVG d’Haubourdin, dans la banlieue lilloise, a été fermé suite à une « restructuration » de l’hôpital).
Le 9 mars, un rassemblement se tiendra sur la Grand-place de Lille, une banderole y sera déployée : « Maternité choisie, maternité responsable, avortement libre et gratuit ».
Si une manifestation contre la guerre a lieu le même jour, il est prévu d’y participer en y organisant un cortège féministe.
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Lyon
Le Collectif 8 Mars, mis en place à l’occasion de la préparation du 8 Mars de l’année dernière et qui regroupe le Planning familial, Femmes-Information-Liaison, les Cahiers du féminisme, le PS, la CFDT, le SNES, etc., organise à nouveau cette année toute une série d’initiatives, qui se dérouleront sur plusieurs jours :
-le 4 mars : théâtre, avec la troupe Théâtre d’Elles.
-le 8 : signature d’un calicot antiguerre sur une des places principales de Lyon, avec la participation de peintres.
-le 9 : débat avec des représentantes du mouvement des femmes du Maroc, d’Algérie et de Tunisie et des associations de femmes immigrées en France : « Femmes du Maghreb, ici et là-bas ».
-le 12 : débat à la fac de Lyon II : « La montée de l’ordre moral politique et religieux ».
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Paris
Le collectif « Mouvements de femmes contre la guerre », qui a été partie prenante de toutes les mobilisations antiguerre, organise un rassemblement le vendredi 8 à 18 h 30, place Saint-Germain-des-Prés, pour manifester le refus de « tout ordre fondé sur l’injustice, le pouvoir, la violence et l’exploitation, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans la vie politique », le refus des femmes « d’être embrigadées pour des causes qui ne servent en rien l’émancipation des peuples ni celle des femmes » et affirmer la solidarité internationale des femmes avec les femmes du Moyen-Orient.
Le samedi 9 mars, ce collectif appelle à participer à la grande manifestation place de la Répu-bliqueà 14 h 30, avec l’ensemble des associations de femmes et la participation de tout le mouvement antiguerre, pour dire, toutes et tous ensemble « Halte à la guerre, halte aux massacres ! »
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Toulouse
Le vendredi 8, à 1 8 heures, les militantes du groupe Solidarité/ femmes/Roumanie témoigneront de leur récent séjour dans ce pays, où elles sont en train de mettre sur pied, avec des Roumaines, un projet de planning familial.
La soirée se terminera par une grande fête non mixte à La Gavine.
Le lendemain, spectacle avec le Théâtre de l’Opprimé-e, sur le thème des violences faites aux femmes. Puis la projection d’un film permettra d ’ engager une discussion sur la situation internationale.
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Nantes
Depuis 1973, le 8 Mars s’inscrit à Nantes dans le cadre d’initiatives collectives du mouvement féministe, qui par delà les conjonctures, a construit un réseau solide. Cette tradition maintenue a permis au mouvement nantais d’être en prise permanente avec les débats et les luttes du moment et de mener des actions à long terme. Pour assurer ce long terme, il s’est créé en juin 1988 l’association « Espace femmes » pour la création d’un espace public pour les femmes à Nantes.
Cette association milite pour que soient garantis et appliqués comme normes sociales pour toutes les femmes et dans tous les domaines, les droits de la personne à l’égalité, l’autonomie, la dignité, la solidarité.
Son action se situe parmi celles qui visent à édifier une société réellement mixte où soient abandonnées les différentes conduites de légitimation et d’acceptation qui favorisent les exclusions, discriminations, rapports de violences, d’oppression et d’exploitation établis sur l’opposition sociale des sexes.
L’association Espace femmes entend participer au développement de la conscience sociale et individuelle des droits de toute personne à l’égalité, l’autonomie, la dignité et la solidarité afin que chaque femme puisse les faire siens. Elle entend contribuer à l’émergence et au renforcement de toute condition sociale favorable à l’exercice réel de ces droits. Pour servir ces finalités, elle a conçu, défendu et proposé à la discussion avec toutes les parties intéressées, le projet d’un nouvel espace de solidarité et de liberté à Nantes, un espace multi fonctionnel et public, largement ouvert à la diversité des besoins, aspirations, compétences et expériences des femmes.
Pensé en termes de démocratie locale, d’utilité sociale et de solidarité, le projet adopté par les associations qui agissent pour les droits des femmes est centré autour de grands axes :
-un lieu d’accueil, de convivialité, de rencontres et de services ;
-un espace d’activités, de projets, d’initiatives et d’innovations ;
-un espace de soutien aux associations et groupes ;
-un espace de développement culturel et d’éducation populaire.
Cette année, le 8 mars s’organise dans cette optique et dans le cadre des négociations en cours avec la municipalité de Nantes et la Délégation régionale aux droits des femmes. Pendant vingt heures, nous donnerons un avant: goût de ce que nous souhaitons pour l’espace public pour les fent mes à Nantes. I
Les vingt associations organil satrices auront leur stand, pré-. senteront leurs activités et prol poseront des débats. En permai nence seront proposés une expo- » sition de peintures et sculptures, des vidéos : quinze heures de vidéo avec Vidéo-femmes dil Québec et des réalisatrices réj gionales. I
Deux conférences-débats aüf ront lieu : vendredi à 20 heures] « Le complexe militaro-indusl triel, la crise du Golfe, et h démocratie en France », avec U sociologue Andrée Michel, di: rectrice de recherche au CNRS et samedi à 18 heures « Fera mes, Europe et droit de choisir », avec Michèle Le Doeuff philosophe, chargée de rechef che au CNRS.
Le théâtre en clôture ave* Légère en août de Denise Bona par le théâtre ARTTREFFLEdi Poitiers à 21 heures.
Les 8 et 9 mars montreroi pendant vingt heures ce que peu être un lieu de rencontres, d solidarité, de convivialité pot les femmes.
Le projet se concrétise invisf blement, lentement. Il demand! aux femmes qui le soutiennent� le font vivre, d’exercer toutes leur capacités pour que l’intérêt di toutes les femmes nantaises soi garanti : problèmes financiers % gestion, maintien de notre prop dans un réseau où se jouent le intérêts du pouvoir, preuves ; faire (il semble établi que non en ayons deux fois plus à prou ver que les hommes !).
Après les 8 et 9 mars nos ae fions continuent : Paboutissemen du projet d’espace pour les feni mes à Nantes est désormais uï objectif incontournable poui toutes les forces agissant poui les droits des femmes.
Correspondant