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Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Grandes dames de la littérature

Marie de France

· Cahiers du féminisme, n° 67-68, hiver 1993 - printemps 1994 · p. 44-47 · 2 969 mots

De la femme qui , première , fut un grand poète en notre langue, on ne sait que le prénom, Marie, et qu'elle était de France, c'est-à-dire d ' Ile-de-France , ou au moins du domaine royal qui n'était guère plus grand, et qu'elle écrivait à la cour du roi Henri II d'Angleterre.

Pourquoi en français à la cour d’un roi anglais ? C’est que celui-ci était d’abord comte d’Anjou et duc de Normandie, que son domaine féodal, agrandi à l’Aquitaine, la Guyenne et la Gascogne, par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine, divorcée du roi de France Louis VII, représentait sur le continent la moitié du royaume capétien, et qu’on a pu parler de ses possessions comme d’un « empire angevin ». Aussi ce roi d’Angleterre qui, en trente-sept ans de règne, n’en séjourna que treize sur son domaine royal insulaire, était d’abord un prince français. Et un prince cultivé.

Cultivé selon ce temps du XIIe siècle.

Une cour cultivée de la Renaissance du XIIe siècle

Siècle difficile à saisir pour nos cerveaux du XXe. On a pu parler d’une « Renaissance du XIIe siècle ». C’est, il est vrai, un temps où s’esquissent les premières centralisations monarchiques contre l’anarchie féodale, surtout pour la petite France où Louis VII réussira à assurer dix ans de paix à partir de 1 155, ce qui donne une tranquillité relative aux paysans, permet l’essor des villes, avec obtention ici et là de franchises communales et, grâce à tout cela, un essor culturel marqué par l’architecture à « la manière française », que nous appelons le gothique, par la poésie et le roman courtois en lesquels les langues « vulgaires » s’élèvent à la dignité littéraire, enfin par le surgissement du libre examen en théologie. Michelet explique ainsi ce qui justifie la notion de « renaissance » : « Le caractère commun de la période qui suit la croisade, (...) c’est une tentative d’affranchissement. La croisade, dans son mouvement immense, avait été une occasion, une impulsion. L’occasion venue, la tentative eut lieu : l’affranchissement du peuple dans les communes, affranchissement de la femme, affranchissement de la philosophie, de la pensée pure »'.

Mais il s’agit là d’une effloraison fragile encore : les communes sont périodiquement écrasées. Si « la Vierge devient le dieu du monde » et que la piété se tourne « en enthousiasme de galanterie chevaleresque » ; si les femmes sont « juges naturels des combats de poésie et des cours d’amour, siègent aussi comme juges, à l ’égal de

Banquet, tapisserie de Bayeux (fin XIe siècle).

leurs maris, dans les affaires sérieuses » ; si leur est rouvert l’héritage princier (sauf en France), ce sont conquêtes exclusivement nobiliaires, et souvent plus d’apparence que profondes. La reine Aliénor elle-même, qu’il est d’usage de présenter dans une sorte d’union idéale avec Henri II, est bafouée par lui qui vit avec sa maîtres-se Rosamonde dont il préfère les bâtards à ses propres enfants légitimes, jusqu’à ce qu’Aliénor prenne le parti de ses fils rebelles, soit enfermée par Henri dans un château-fort, puis, délivrée, fasse mourir Rosamonde.

Les petites guerres féodales perdurent, peu coûteuses en morts pour les chevaliers, mais toujours entraînant pillages et massacres de manants. Car ces domaines, sans cesse soudés, puis à nouveau dissociés au gré des héritages et des mariages, sont instables et objets d’appétits féroces qui opposent avec constance les pères aux fils et ceux-ci entre eux.

Tel est en particulier l’« empire angevin », qui couvre, outre l’Angleterre et l’Irlande, tout le littoral français de la Manche et de l’océan Atlantique. Henri II ne cesse de le parcourir pour en maintenir la cohésion. « Du

Banquet, tapisserie de Bayeux (fin XIe siècle)

Guerriers en armes, tapisserie de Bayeux

Guerriers en armes , tapisserie de Bayeux matin au soir, sans arrêt, il s’occupe des affaires du royaume. Sauf quand il monte à cheval ou prend ses repas, il ne s ’assoit jamais. Quand il n ’a pas en main un arc ou une épée, il est au Conseil ou en train de lire. Nul n’est plus ingénieux ni plus éloquent, et, quand il peut se libérer de ses soucis, il aime à discuter avec les lettrés. »

Son amour des lettres, cependant, ne va pas sans arrière-pensées politiques. Si poètes troubadours et clercs dédient leurs œuvres à leur dame, ici à la reine Aliénor, « et faisaient mine de travailler pour elle », écrit Georges Duby, « en vérité c ’était le mari qu ’ils servaient et qui leur donnait de quoi vivre »2. C’est qu’Henri II, au milieu des pièces rapportées de son empire incohérent, a une double légitimité à établir : en face de ses sujets anglais, en face du roi de France.

« La spoliation de tout un peuple, voilà la base hideuse de la puissance anglo-normande », écrit Michelet, qui continue : « Cette vie de brigandage et de violence que chaque baron avait exercée en petit autour de son manoir, elle se produisit en grand de l’autre côté du détroit. Là le serf fut tout un peuple, et le servage approcha en horreur de l’esclavage antique, ou de celui de nos colonies. Nul lien entre les vaincus et les vainqueurs ; autre langue, autre race ; l ’habitude de tout pouvoir, une exécrable férocité, nul respect humain, nul frein légal »3.

Jean Markale écrit de son côté : « Les rois anglais du XIIe siècle (...) se sentaient usurpateurs dans un pays qui n ’était pas le leur. Ils avaient gardé l’esprit continental, vivaient la plupart du temps sur le continent, parlaient la langue française. Ils éprouvaient le besoin de justifier leur présence en Grande-Bretagne. » D’où leur bienveillance « envers les clercs qui s ’acharnaient à leur trouver des ancêtres, fussent-ils mythiques, qui justifieraient ainsi la présence sur le trône anglais des descendants d’un grand et illustre roi Arthur, maître de la Bretagne insulaire, mais aussi d’une partie du continent. (...) Les liens qui unissent la Bretagne insulaire et la Bretagne armoricaine sont mis en évidence. Ils correspondent certes à une réalité historique prouvée par de nombreux témoignages, mais l ’astuce était de partir de cette réalité pour faire d’Arthur un souverain continental pouvant s ’opposer aussi bien aux usurpateurs saxons venus dans l ’île sans y être invités qu ’aux usurpateurs francs représentés par leurs dignes descendants capétiens. Les rôles étant renversés, et les rois anglo-normands, puis anglo-angevins, étant les héritiers du royaume celtique de Bretagne, c ’étaient évidemment les autres qui devenaient les usurpateurs » 4. « L ’Angevin avait vaincu les Normands (!), puis les Saxons, il vengeait contre ceux-ci Arthur, le roi civilisateur dont les peuples celtes attendaient le retour. Il entendait s ’établir à sa place. Pour que nul n ’en doutât, pour convaincre qu ’Arthur ne reviendrait plus, il fit découvrir son tombeau et celui de la reine Guenièvre dans l’abbaye galloise de Glastonbury. Drapé dans les légendes, il défiait de sa gloire mondaine le roi de Paris » 5.

Telle sera la fonction du cycle de la Table ronde-Graal, poursuivi en

Champagne, à la cour de Marie, fille d’Aliénor.

Mais cette littérature a encore une autre fonction, celle de « civilisation » de la chevalerie, de sa mutation de soldatesque sauvage en « ordre » codifié, maintenu dans la discipline seigneuriale et chrétienne autour du prince, entre tournois qui préparent à la vraie guerre en y jouant, et vie rêvée où se subliment les pulsions de libre brigandage. « Aux confins brumeux de l’espace démesuré qu’il s ’épuisait à contrôler, l’Armorique, la Cornouaille, le pays de Galle, l’Irlande, dernière conquise, formaient comme un au-delà où la chevalerie pouvait projeter ses rêves et ses désirs de liberté. Ils incarnaient des paladins dont les aventures merveilleuses éclipsaient celles des preux de l ’époque carolingienne » 6.

Bien entendu, cette dernière fin ne sera jamais atteinte. Et la mission dévolue à la chevalerie par Jean de Salisbury en 1159 -protéger les pauvres de l’injustice, pacifier le pays, donner quand il faut son sang pour ses frères... -restera, plus d’un siècle plus tard, l’objectif illusoire de Raymond Lulle dans son Livre de l ’ordre de chevalerie1 .

Cette littérature, qui prend la place de la dure chanson de geste féodale et exprime le plus haut point de raffinement du siècle, va heureusement échapper, finalement, aux desseins utilitaristes de ses mécènes pour s’établir à Tempyrée du rêve poétique intemporel.

Et c’est d’emblée à ce point que se situe Marie de France.

Marie, le poète inconnu

C’est un de ces miracles des puissances de la vie et de la poésie -et qui fondent la confiance finale que l’on peut garder en notre espèce à ses pires moments de noirceur -que le surgissement de pureté et de beauté d’une Marie dans une cour dont le raffinement n’exclut en rien la dureté.

Qui était-elle ? Pas une noble dame comme les femmes troubadours 8. Une plébéienne lettrée, capable de transposer en beau vers non seulement des contes entendus, mais de les adapter de l’anglais et du latin. Il y fallait quelque nièce de clerc, comme Héloïse, ou une fille de trouvère. Cas si étonnant, en tout cas, qu’on est allé jusqu’à contester son existence. Ce qui est pourtant absurde, tant ses écrits

Troubadours (manuscrit du XIIIe siècle)

sont féminins de sensibilité et de point de vue. Un exemple : dans le lai Milon, racontant l’histoire d’un enfant secret emporté par des serviteurs chez la sœur de sa mère, elle écrit :

« Sept fois le jour se reposaient Et l ’enfant faisaient allaiter Changer ses couches, le baigner. » 9

Aucun homme n’aurait pensé à écrire cela.

Et, en son temps, son exceptionnalité est révélée par la réponse qu’elle donne elle-même à des attaques où l’on perçoit la misogynie :

« Mais quand dans un pays y a Homme ou femme de grand mérite Ne manquent pas les envieux Qui disent force vilenies.

La gloire veulent rabaisser Et pour cela ils font métier De mauvais chien couard et félon Qui mord les gens par trahison. Pour autant ne renoncerai.

Que les railleurs et médisants Tournent en mal ce que je fais.

Je leur laisse droit de médire. »

Aussi mystérieuse soit-elle, il y a bien une Marie, au style et ton inimitables et dont les trois « signatures » ont même écriture :

« Oyez, seigneurs, dits de Marie Qui en son temps fut bien connue. »

« A la fin de tous ces écrits Qu ’en roman j ’ai traités et dits Me nomme pour la souvenance Marie ai nom et suis de France. »

« Moi, Marie, ai mis pour mémoire Le livre de l ’Espurgatoire En roman, pour qu ’il soit compris Et entendu de gens laïcs. »

Triple est son œuvre. D’abord les douze Lais, vers 1170, puis, composés soit pour Guillaume de Mandeville, comte d’Essex, soit pour Guillaume Longue-Epée, fils naturel du roi, les Fables, vers 1 1 80. Enfin, dans les dernières années du siècle, après 1189 suppose-t-on, Le Purgatoire de saint Patrick. Ce texte religieux, destiné à effrayer les chevaliers félons et mauvais chrétiens, est monotone par la répétition de l’horreur de ses supplices très médiévaux. Les Fables nous sont bien connues, puisque La Fontaine les a refaites. Mais le chef-d’œuvre qui rend Marie immortelle, ce sont les douze Lais. Leur originalité ne tient pas à leurs thèmes qui, pour l’essentiel (dix sur douze), appartiennent à « la matière de Bretagne » que, depuis sa « modernisation » par le Brut de Wace, Chrétien de Troyes, contemporain de Marie, complexifie d’œuvre en œuvre, mais au traitement poétique qu’elle invente et où elle sera incom-

Troubadours (manuscrit du XIIIe siècle).

parable. Car si elle reprend du celtique, où il signifie « chanson », le mot « lai », et même s’il est possible, voire probable, que ses poèmes aient pu être dits avec accompagnement de harpe, sa forme est nouvelle.

L’innovation -comme toutes celles que l’on trouve chez la plupart des grandes dames de la littérature -s’est évidemment imposée à elle comme la forme nécessaire d’un propos qui diffère, par l’axe et l’objectif, de ceux des romanciers, même quand sa propre narration prend la complexité des romans, voire une longueur de nouvelle (Guigemar , Milon, Eliduc). Cet axe, c’est l’amour, son objectif, sa morale de l’amour.

Des poèmes d’amour

L’amour comme sentiment, l’amour mutuel, n’a pas toujours existé. Il n’apparaît qu’à certains niveaux de civilisation, parce qu’il exige une certaine égalité entre hommes et femmes. S’il ne naît pas en ce XIIe siècle, comme cela a pu être soutenu, en tout cas c’est à cette époque qu’il renaît pour le monde moderne, et on ne peut s’étonner que ce soit des femmes qui le portent sur les fonts baptismaux de la littérature. Ce que font les femmes troubadours du Midi, Marie, seule, le fait dans la langue du Nord.

Laurence Harf-Lancner, refusant de voir dans les Lais une problématique de l’amour, au sens d’une casuistique courtoise, dit toutefois que, dans leur diversité, « les récits fournissent la matière d’une véritable réflexion sur l ’ amour » 10. Et, en effet, chacun des douze Lais, illustre un « cas » d’amour, du plus innocent -dans la légende normande encore vivante des Deux Amants, morts ensemble dans l’épreuve imposée au jeune homme de porter sa belle jusqu’au sommet de la côte de Pîtres -jusqu’à ceux où l’amour mène au crime, comme dans le Blisclavret (ou le mari loup-garou) et dans Equitan, conte quasi sadien, dont Marie tire cette leçon :

« C’est mettre sa vie en péril Que d’aimer sans mesure et sens Mais telle est mesure d’amour Que nul n ’y peut raison garder. »

Eventail de tonalité large ouvert aussi dans les trois plus courts poèmes, de l’ironie contenue du Malheureux, frappé d’impuissance alors que ses trois amis-rivaux sont morts ; à la dramatique tristesse du Chèvrefeuille, épisode de Tristan donnant signe à Iseult de la constance de leur impossible amour ; en passant par la mélancolie du Rossignol, dont le petit cadavre dit l’amour platonique de la mal-mariée à celui qu’elle n’approchera jamais.

Les six autres lais sont de petits romans entremêlant à des degrés divers le réalisme et le féérique. Réalistes sont les situations de départ : femmes mal mariées, homme déjà marié, obstacle de classe entre les amants, interventions de jaloux, devoirs sociaux qui imposent l’éloignement, espace et temps... Féeriques nombre de dénouements ou simples courts-circuits entre momentsclefs. Mais réel et surréel si intimement liés que l’harmonie des lais reste parfaite.

Lanval, chevalier de la Table ronde, à qui une fée donne son amour, doit en garder le secret sous peine de la perdre à jamais. Il commettra pourtant ce péché majeur, forcé par son roi, Arthur, lequel est poussé par la jalousie de la reine (situation que reprendra au siècle suivant le poème anonyme La Chatelaine de Vergy, puis Marguerite de Navarre dans la soixante-dixiè-me nouvelle de son Heptaméron). Ces circonstances atténuantes valent à Lanval le pardon final de la fée. Notons que, dans ce poème, un signe très féminin est une longue description de robes lacées sur le côté et laissant apparaître la chair, dont Victor Hugo se souviendra dans La Légende des siècles.

Le Frêne est une histoire de jumelles qui vient du folklore et a une sorte de dénouement qui pourra servir jusque dans le roman populaire du XIXe siècle.

Yonec et Milon , le premier dans le registre le plus féerique, le second dans le quasi-réalisme, se déroulent pourtant dans un curieux parallélisme inversé, où c’est le fils qui, dans le premier cas, venge la mort de son véritable père en tuant le mari de sa mère ; dans le second cas, il unit ses parents après vingt ans de fidélité dans l’éloignement et la mort bienvenue de l’époux malencontreux.

Guigemar et Eliduc sont les plus longs et les plus riches lais : de vrais petits romans en vers.

Guigemar est un chevalier parfait, sauf que :

« Pourtant s ’était mépris nature Car de nul amour n ’avait cure. »

A la chasse, il frappe pourtant une biche-fée et se trouve blessé du rebond de la flèche. . . à la cuisse ! C’est-à-dire frappé d’impuissance. On peut se demander si ce n’est pas là manière d’exprimer le « babilanisme », puisque seule une autre femme pourra le délivrer de son « blocage ». C’est vers cette femme qu’un vaisseau magique l’emporte et qu’en elle il trouve l’amour vrai que Marie oppose longuement au faux amour et à la débauche. Finalement, Guigemar conquerra sa dame en guerre féodale réaliste.

Enfin, le plus long lai, est celui d ’Eliduc. Il est aussi sinon le plus féministe, en tout cas le plus féminin. Marie n’a-t-elle pas hésité sur son titre écrivant :

« Guilliadon a nom la pucelle Nulle plus belle en ce royaume.

La lointaine épouse est nommée Guildeluëc en sa contrée.

Et le lai porte leurs deux noms: Guildeluëc et Guilliadon.

Eliduc fut d’abord nommé Mais maintenant il est changé,

Car des dames est advenue L ’aventure dont le lai fut. »

Il est aussi le plus moderne, puisque Eliduc, partagé d’amour entre la femme dont il a dû s’éloigner, et Guilliadon, se consume entre elles jusqu’à ce que l’épouse, découvrant son secret, s’efface devant sa rivale... et tous choisissent la vie monastique.

Marie, fleur de printemps du XIIe siècle, tardera à avoir une descendance. Double raison de la lire et l’aimer.

Michel Lequenne

La Dame à la Licorne

Il y a encore des gens, même à Paris, qui ignorent qu'il y a au musée de Cluny les peut-être plus belles tapisseries qui nous restent du XVe siècle, et celles qui, n’étant pas de sujets religieux mais courtois, restent merveilleusement mystérieuses. Bien des raisons pour aller les découvrir dans leur nouvelle présentation sous éclairage protecteur à fibres optiques.

Musée national du Moyen Age -Thermes de Cluny, 6, place Paul-Painlevé, Paris Ve arrondissement.

Notes

  1. 1-Michelet, Histoire de France, le Moyen Age, p. 286, éd. Robert Laffont, coll. «Bouquins ».
  2. 2-Georges Duby, Le Moyen Age, De Hugues Capet à Jeanne d’Arc, p. 239, Hachette.
  3. 3-Michelet, op. cit., p. 291.
  4. 4-Jean Markale, Le Roi Arthur et la société celtique, p. 100, éd. Payot.
  5. 5-Duby, op. cit., p. 239.
  6. 6-Duby, op. cit., p. 239.
  7. 7-Raymond Lulle, Livre de l’ordre de chevalerie, éd. La Différence.
  8. 8-Cf. «Les femmes troubadours » in Cahiers du féminisme n° 10 de juin-septembre 1979.
  9. 9-Les Lais de Marie de France, traduction, présentation et annotations de Laurence Harf-Lancner ; texte édité par Karl Wamke. J’ai préféré, à la traduction savante de l’édition, ma propre traduction, afin de garder le rythme octosyllabique de l’original et nombre de mots qui, même s’ils sont tombés en désuétude ou ont pu changer un peu de sens, restent compréhensibles et me semblent rendre mieux la poésie de Marie.
  10. 10-Lais, présentation, p. 16.

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