notre conception leurs caractéristiques fondamentales , me pour empêcher tout rétablissement
Dictature
Les différences fondamentales entre réformistes et marxistes-révolutionnaires sur la question clé du pouvoir d' Etat sont les suivantes :
1. Les marxistes-révolutionnaires comprennent clairement la nature de classe de tous les Etats et de l'appareil d'Etat en tant qu'instrument pour maintenir le pouvoir de classe.
2. Les réfo rmistes défendent l'illusion que la « démocratie » ou les « institutions d' Etat démocratiques» se situent au-dessus des classes et de la lutte de classes .
3. Les marxistes-révolutionnaires comprennent clairement que l'appareil d'Etat et les institutions d'Etat des Etats bourgeois , même les plus démocratiques, servent à maintenir le pouvoir et la domination de la classe capitaliste et ne peuvent servir d'instrument pour renverser cette domination et pour transférer le pouvoir de la classe bourgeoise à la classe ouvrière.
4. Les marxistes-révolutionnaires comprennent clairement qu'il faut déduire de cette analyse que la conquête du pouvoir par le prolétariat exige la destruction de l'appareil d' Etat bourgeois, avant tout de l'appareil de répression de la bourgeoisie.
5. Les marxistes-révolutionnaires en déduisent également que la classe ouvrière ne peut exercer le pouvoir d'Etat que dans le cadre d'institutions étatiques d'un type différent de celui de l'Etat bourgeois, à savoir d'institutions fondées sur des conseils des travailleurs (soviets), souverains et démocratiquement élus et centralisés. avec telles que Lénine les a précisées dans l'Etat et la Révolution : élection de tous les fonctionnaires , juges , dirigeants de milices ouvrières (ou ouvrières et paysannes) et de tous les délégués représentant les travailleurs dans les institutions d' Etat ; rotation régulière des élus ; limitation de leurs revenus à celui d'un ouvrier qualifié ; révocabilité de tous les élus au gré des électeurs ;
exercice conjoint de pouvoirs législatifs et exécutifs par des institutions de type soviétique ; réduction radicale du nombre de fonctionnaires permanents et transfert croissant des fonctions administratives à des organes directement constitués par les travailleurs.
Cela signifie, en d'autres mots, une croissance qualitative de la démocratie directe, à l'opposé de la democratie indirecte et répresentative . Comme l'a dit Lénine , l'Etat ouvrier est le premier Etat dans l'histoire humaine qui défend le gouvernement de la majorité de la population contre des minorités d'exploiteurs et d'oppresseurs : « Au lieu d'institutions spéciales d'une minorité privilégiée (fonctionnaires privilé -giés, chefs de l'armée permanente). la majorité elle-mème peut s 'acquiller directement de ces tàches ; et plus les fonctions du pouvoir sont exercées par l'ensemble du peuple, moins ce pouvoir devient nécessaire . (Lénine : OEuvres, tome 25, p. 454 )!1 La dictature du prolétariat n'est donc rien d'autre que la démocratie ouvrière. C'est dans ce sens que la dictature du prolétariat commence à dépérir presque dès sa naissance.
Le concept de dictature du prolétariat, qui résume toutes ces caractéristiques, constitue un élément fondamental de la théorie marxiste de l'Etat, de la révolution prolétarienne et du processus de construction d'une société sans classes. Le mot « dictature» a un sens concret dans ce contexte. Il s'agit du mécanisme pour désarmer et exproprier la classe bourgeoise et pour permettre l'exercice du pouvoir d'Etat par la classe ouvrière ; d'un mécanisde la propiété privée des moyens de production et toute réintroduction de l'exploitation de travailleurs salariés par des capitalistes. Mais ce concept ne peut d'aucune manière s'identifier avec un pouvoir dictatorial exercé sur la grande majorité du peuple. Le Congrès de fondation de 11nternationale communiste affirma explicitement que : 11 La dictature du prolétariat est l'écrasement, par la force, de la reststance des exploiteurs, c'est-à-dire d'une infime minorité de la population : les propriétaires fonciers et les capitalistes. Il s 'ensuit encore que la dictature du prolétariat entraine inévitablement non seulement une mod({ication des formes et des institutions démocratiques en général, mais encore une modification telle qu'elle aboutit à une extension, jusqu 'alors inconnue. du principe démocratique en faveur des classes opprimées par le capitalisme. en faveur des classes laborieuses ... une faculté rapide de profiter des droits et libertés démocratiques comme il n :v en a jamais eu, mème d'approchants, dans les républiques bourgeoises les meilleures et les plus démocratiques. <Thèses de Lénine sur la démocratie bourgeoisie et la dictature du prolétariat- Les quatre premiers congrès de l'IC. !1)
Contre le révisionnisme programmatique maintenant avoué de nombreux partis communistes et formations centristes, la IVe Internationale défend ces conceptions classiques de Marx et de Lénine. Une société socialiste est impossible sans la propriété collective des moyens de production et du surproduit social, sans la planification de l'économie et sa gestion par la classe ouvrière dans son ensemble par des conseils de travailleurs démocratiquement centralisés, c'est-à-dire J'autogestion planifiée des travailleurs. Pareille socialisation est impossible sans l'expropiation économique et politique des capitalistes et l'exercice du pouvoir d' Etat par la classe ouvrière. (EXTRAIT DE «DEMOCRATIE SOCIALISTE ET DICTATURE DU PROLETARIAT»)