La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Collection « Qu’est-ce que ? »

La hausse des prix

Collection « Qu’est-ce que ? », n° J, janvier 1973 · 3 498 mots

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qu'est ce que... la

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Prix

Prix

Saleures

document ligue communiste

supplément à rouge n° 0f 50

VU

Les grandes découvertes

décembre 72 : le gouvernement Pompidou s'apercoit brusquement que les prix augmentent trop vite. Coincidence ? Les élections approchent…

— Aujourd'hui l'UDR peste contre la hausse des prix; tous jurent qu'ils vont prendre des mesures, que ça va changer. — Hier encore c'était le temps de l'optimisme. La hausse des prix ? Pompidou en disait en juin 71 : « Je pense que nous avons atteint le sommet de la courbe et que celle-ci va commencer à diminuer ».… Mais les faits sont là :

— En France, les prix battent tous les records de vitesse: pour 1972, ils ont augmenté de 9,5 % (indice CGT). — Les hausses ont touché beaucoup les produits de première nécessité :

* Bœuf : 16 %

* Loyers : 6 à 17 %

* Vêtements : 10 % Les travailleurs sont les premiers touchés.

Qui est responsable ?

— Pour l’'UDR et le patronat : aucun doute! Les ouvriers... Les économistes bourgeois expliquent froidement que si les prix augmentent trop. c'est tout simplement parce que les ouvriers ont vu monter leurs salaires trop vite! Pour eux la hausse des prix est une conséquence mécanique de hausses de salaires trop importantes. C’est pratiquement une fatalité Et voilà pourquoi ces braves gens ont raison de refuser le SMIC à 1 000 F à 4 millions de travailleurs. L'effet serait paraît-il « désastreux » pour l'économie française. — La vérité : tout vient d'un système basé uniquement sur le profit : le capitalisme. Pour augmenter leurs bénéfices, les patrons utilisent tous les moyens, et même ils sont prêts à en inventer de nouveaux :

Au 19ème siècle les patrons baissaient les salaires. Le capitalisme était encore dans une sorte d'ivresse de l'exploitation sans rivage : on allongeait indéfiniment les journées de travail. On faisait travailler des gosses rachitiques 14 heures par jour. Et même certains patrons, pour faire bonne mesure, réduisaient purement et simplement les salaires de 10 à 20 % pour arrondir leurs fins de mois...

Mais les travailleurs se sont organisés pour défendre, et

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améliorer leur situation. Des syndicats se sont créés peu à peu. A regret, les patrons ont dû comprendre qu'ils ne pouvaient plus se permettre n'importe quoi. Alors ils ont cherché d’autres biais pour accroître leurs profits.

Aujourd'hui les patrons provoquent l'inflation, c'est-à- -dire la hausse des prix. Il suffit d'augmenter le prix de vente des produits, et ce sont les consommateurs - c'est-à-dire en premier lieu la grande masse des travailleurs - qui, une fois de plus, en feront les frais par contre-coup. Bien sûr des patrons ne peuvent pas décider de multiplier leurs prix par 3 : ils ne seraient plus « compétitifs »:l en est cantonnée dans certaines limites à cause ais l'inflation est un Ha Que connaissent pratiquement Tous les pays capitalistes.

Un mal inévitable ? * 11 arrive que le coût des matières premières baisse. A-t-on vu les prix de vente diminuer d'autant ? Rarement. * Les cadences, les modernisations augmentent la pro-

ductivité du travail : on peut produire la même chose en moins de temps. Remarque-t-on un effet bénéfique sur les prix ? Rarement aussi.

Devinette : ou va la différence ? Il n'est pas exclu qu'on la retrouve dans les profits patronaux.

C'EST DONC LA RECHERCHE INCESSANTE DU PROFIT MAXIMUM QUI EST RESPONSABLE DE L'INFLATION.

Si, après une augmentation des salaires, un patron augmente ses prix, il n'y est nullement obligé. Abstraitement, il lui serait possible de rogner sur ses profits. Mais ce serait contraire à la logique méme du système capitaliste. Pire : lorsque des patrons « répercutent » ainsi des hausses de salaires sur les prix, ils le font fréquemment en les gonflant pour accroître leurs bénéfices.

Non, ce n'est-pas la hausse des salaires qui provoque la

i est l'inverse ; l'inflation est un MOVER

d e à s.C'est pour protéger et élever son niveau CE vie ainsi menacé que la classe ouvrière se bat pour des augmentations de salaire.

L'État favorise lui aussi : l'inflation — Par des dizaines de milliers de subventions généreuses accordées aux trusts accroissant ainsi le déficit budgétaire :

45 millions au groupe Thomson pour « crédit d'étude » en 1973.

— Par les sommes énormes consacrées aux dépenses improductives : 40 milliards par an pour l'armée...

— Par les hausses de prix pratiquées par les entreprises publiques, et en particulier les hausses des services publics (le métro par exemple).

-Pour les patrons et pour l'État, la hausse des prix est donc un moyen : * d’accroitre les profits capitalistes,

* de faire payer aux exploités le gaspillage du systéme,

* de récupérer ce qu'ils ont été obligés de céder aux travailleurs.

Le temps des croisades

Oui, mais j'ai un plan !

Le temps des croisades est revenu. Giscard part en querre contre la vie chère. Il a un plan.

Jusqu'à présent, pour ceux qui ont un peu de mémoire, les « plan anti-hausse » étaient tous basés sur le même principe : on s'applique à bloquer les salaires (« responsables » de la hausse des prix) ; on promet de bloquer en même temps les prix. Mais il se trouve régulièrement que les prix montent quand même : ce qui signifie un coup porté au pouvoir d'achat. Ces fameux plans ont été généralement des mesures anti-ouvrières caractérisées.

Mais là, Giscard innove : pour combattre la hausse des prix, il va. baisser les prix. Il fallait y penser ! La TVA sera réduite ; d'autres mesures techniques sont prévues. S'il le faut, Ciscard ira lui-même chez les petits commerçants leur

expliquer.

En réalité, ce plan peut se résumer en trois mots : hypocrisie, bluff et menaces. Hypocrisie Déjà, il y à un an, Giscard promettait 3,9 % de hausse pour 72. Les résultats sont là : 7 % selon l'indice truqué du

gouvernement ; 9,5 % selon l'indice plus exact de la CGT. Aujourd'hui, c'est la même chose : Giscard promet 4 %

pour 73.

7 décembre 72 : La presse annonce à grand fracas le! plan anti-hausse.

Bluff

Problème d'arithmétique patronale : comment baisser les prix en majorant les bénéfices ? Très simple : il suffit de commencer d'abord par les augmenter !

Les vendeurs des grands magasins, écœurés de ces tripoen ont révêlé eux-mêmes les trafics qu'on les obligeait à

aire

Aux Galeries La Fayette, à Paris, un service de table a baissé de 9 francs d'un coup ! Il faut signaler tout de même que — quelques jours auparavant — il avait été

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augmenté de 18 F! Bénéfice supplémentaire :} 9 Francs !

Menaces

Tout cela sent donc à plein nez une grossière manœuvre pré-électorale. Et c'est facile à prouver. Voici par exemple ce qu'écrit un spécialiste du Ministère des Finances, dans une lettre adressée à des industriels : « JUSQU'AU 31 MARS, les modulations essentielles ne devraient conduire en aucun cas à une majoration des prix... » Le Directeur Général du Commerce et des Prix.

Et après le 31 mars? Feu vert à la hausse ! Giscard demande simplement aux industriels et aux grossistes de le seconder un peu pendant trois mois dans son opération poudre aux yeux, pour aider l'UDR à repasser aux élections. Après cela, tout sera permis : des hausses de tarifs publics sont déjà prévues, la loi anti-casseurs, appliquée, puis retirée à Berliet contre des militants ouvriers, reste en vigueur, un blocage des salaires autour de 6 % pourrait être tenté.

Le véritable plan Giscard est encore à venir !

Mais revenons sur deux mesures de ce plan-miracle : — TVA : Attention, un scandale peut en cacher un autre ! La TVA était trop forte ; c'était scandaleux : il fallait la diminuer un peu. La diminution, orchestrée à grand renfort de publicité, est dérisoire : elle ne peut en aucun cas répondre au problème des prix. Son but : agir comme un tranquilisant sur l'opinion pulbique. Mais elle sert aussi en fait à cacher le vrai scandale : celui de la TVA elle-même. C'est le principe même d'un tel impôt, payé au premier chef par les travailleurs, qui doit être mis en cause. Sur chaque produit acheté, le consommateur paie de 7 à 33% de taxe, donc d'impôt, En France : * La TVA représente 50 % des rentrées de l'État.

* 90 % des impôts indirects sont payés par les travailleurs.

— L'Emprunt Giscard.

Un emprunt de plus, modéle Pinay, révisé Giscard. Le taux d'intérêt est copieux ; il permettra à ceux qui ont des capitaux de les faire fructifier. Mais en aucune façon, cette mesure dérisoire ne pourra influer sur les prix.

— Ce n'est ni le premier, ni le dernier « plan antihausse » en système capitaliste. On à vu leur efficacité...

— Celui-là vivra ce que vivent certains plans UDR : l'espace d'une campagne électorale.

— Mais il a été pratiqué avec un cynisme si ouvert, et de façon si grossière que ses chances de succès popuaire sont tout à fait limitées.

Face à la hausse des prix, défendre le pouvoir d'achat. Oui, mais comment ?

Mai 68 : 10 à 15 % d'augmentation des salaires. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?

Devant le grignotage continuel du pouvoir d'achat par la hausse des prix, une idée s'impose : il faut un moyen de briser cet éternel marché de dupes et de défendre le pouvoir d'achat des salariés.

Ce moyen, c'est l'échelle mobile, c'est à dire l'ajustement automatique des salaires sur les prix.

À

L'idée n’est pas nouvelle. Elle a même déjà été souvent appliquée ; encore faut-il ne pas appeler « échelle mobile » n'importe quoi.

« 3 millions de travailleurs ont déjà l'échelle mobile »(?)

Tel est le titre que l’on pouvait trouver il y a quelques années dans la V.O. On y présentait des « clauses de sauvegarde » dans les contrats comme une « ébauche intéressante » d'échelle mobile.

Ébauche ou avorton ? * elles sont fondées sur un indice truqué : l'indice des 295 articles marque 2,5 % de moins que l'indice CGT pour la seule année 72.

* elles n'interviennent souvent que si la hausse dépasse 4 % ; au-dessous, la hausse des prix est considérée comme « normale ».

* elles fondent parfois l'évolution du pouvoir d'achat sur la productivité, ce qui revient à dire : travaillez plus dur, il vous en reviendra toujours quelque chose.

Dans l'ensemble des contrats de « progrès », signés à froid, il n'y a aucune garantie réelle du pouvoir d'achat. Ils n'offrent qu'une pâle déformation de l'échelle mobile, et contribuent à créer des illusions. Leur but est de chercher à lier les mains des organisations syndicales et non par philantropie patronale de chercher à garantir le pouvoir d'achat des exploités.

Contre les trucages de l'échelle mobile

La première chose à avancer est une série de mesures précises :

— l'indexation des salaires sur un indice précis et fidèle établi par les travailleurs et leurs organisations syndicales. Non à l’indice-bidon des 295 articles ;

— l'ajustement automatique dés que l'indice augmente. Non à la fixation d'un seuil minimum (de 4 % ou autre) ;

— l'effet rétro-actif de l'augmentation des salaires, pour rattraper l'augmentation réelle des prix constatée seulement en fin de mois.

Comment l’imposer ?

Une telle revendication heurte les intérêts et la « liberté d'exploiter des capitalistes. Il est naïf et dangereux de croire l'obtenir par la simple négociation.

Pour imposer une véritable échelle mobile, il faut créer par la lutte un rapport de forces suffisant pour contraindre le patronat à l'accepter.

Ce rapport de forces existait en Mai 68, quand 10 milions de travailleurs étaient en grève et occupaient leurs usines. Séquy lui-même explique dans un livre récent que la

sn)

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CA de la CGT avait donné un « mandat ferme à la délégation » pour une clause d'échelle mobile des salaires (« mai de la CGT », p.104).

Il y avait peut-être un « mandat ferme » de la CA, mais cette revendication est passée sous la table.

Lutter contre la hausse des prix elle-même

.. Oui, mails comment ?

L'échelle mobile est une mesure défensive importante, qui vise à briser un éternel marché de dupes prix-salaires.

Si elle est rigoureusement appliquée, elle se heurte de front à la loi du profit, c'est-à-dire à la logique même du système capitaliste.

Le programme commun prévoit de l’appliquer au cas où la « gauche » viendrait au pouvoir par les élections.

Mais Georges Marchais prévoit qu'en même temps « un très large secteur privé subsistera ». Mitterrand précise méme que « Le Programme Commun s'inscrit dans un contexte d'économie de marché » (Huma, 23/1/73), c'est à dire, en clair, de capitalisme dominant.

Cela signifie que les exploiteurs conservent l'essentiel de leur puissance, qu’ils auront non seulement l'envie mais d'énormes moyens pour truquer et saboter ces mesures. Déjà en 1936 la loi sur les 40 heures votée par le gouvernement Blum a très vite été « tournée » par le patronat avec le système des heures supplémentaires.

Il est clair que le problème du contrôle des prix est posé. Ce n’est pas une hypothèse en l'air :

En France, après le Front Populaire, les prix ont augmenté de 73,3 % en deux ans.

Au Chili, l'inflation a été : 1970 : (gouvernement Frei) 1971 : (Allende)... 1972 : (Allende). re pour les 11 premiers mois (Le Monde,

Il ne suffit donc pas de répondre « la France ce n'est pas le Chili », « 72 ce n'est pas 36 », il faut dire concrêètement aux travailleurs comment lutter contre ces formes de sabotage prévisibles de la bourgeoisie ; par qui et comment sera exercé un contrôle ?

Reprenons l'exemple du Chili car il est significatif."

Ce que fait la bourgeoisie

Après l'arrivée au pouvoir d’Allende, la bourgeoisie s'acharne à saboter la politique économique de l'Union Populaire : fuite de capitaux, arrêt des investissements, sabotage. de la production agricole, stockage clandestin de marchandises pour les vendre ensuite au marché noir, arrêt de la fabrication des articles taxés, grèves de gros commerçants, manifestations de « ménagères » des beaux quartiers, etc. La bourgeoisie défend ses intérêts méthodiquement, opiniétrement. Le gouvernement Allende réagira d'une façon très

Ce que fait Allende

Il appelle les militaires au gouvernement pour faire régner l'« ordre » : il leur demande d'aider à l'approvisionnement et à la lutte contre le marché noir.

I appelle les travailleurs à produire toujours plus et

surtout à ne pas faire grève ; et pour l'aider, il fait entrer des dirigeants syndicaux de la CUT au gouvernement.

Syndicalistes et militaires ensemble se partageant le

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— Et les travailleurs

La mobilisatior au régime s'est orga laire » (CUP). Des n sur tout le pays. I pouvait être une a bourgeoisie. Voyon:

« Prenons le cas moment de | 2 000 fonctionne normal. la majo: tion essentiellem, Lu

Comment donc chez les ouvriers « (sic) (19/1/73).

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Octobre 72 :nc habitants). Suivant patron d'un grand c'est la « grève ». L de femmes, d'enfan Et décident de le ré La police arrive po « meneurs sont emi commissariat. Des r Ceux qui sont rasse bout de quelques h au bout de quelque ciellement réquisiti adhèrent en masse provisionnement et continuer dans cette

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olution originale » commente l'Hu-

qu'Allende ne fait pas

s.. » e de s'appuyer sur la mobilisation des ir l'armée. Allende le reconnaît :

>ulions, nous aurions ici 100 000, es. Il suffirait de la moindre parole 0 000 travailleurs de la périphérie intiago viennent ouvrir les magasins de ur avons dit non ». (12/10/72).

| des travailleurs qui faisaient confiance nisée dans des « comités d'Union Popurilliers de ces comités ont tissé un réseau organisation à la base des travailleurs rme redoutable dans la lutte contre la ce qu'il en reste :

des CUP. Nous en avions 15 000 au a campagne. 3000ont disparu, nt, le reste végète. Et c'est presque ité d'entre eux avaient une orientaent électorale. »

is Corvalan (secrétaire du PC Chilien)

s'étonner, comme le fait Allende, que le moral révolutionnaire fait défaut »

> autre voie est possible

us sommes à José Maria Caro (20 000 les consignes de la droite, un jeudi le magasin UNICOOP ferme ses portes : e samedi, plusieurs centaines d'hommes, ts arrivent au magasin en manifestation. quisitionner : ils l'ouvrent et l’occupent. ur faire respecter la « légalité » : deux jarqués ». La foule se porte en masse au enforts de police arriveht. Rien à faire. mblés montrent leur détermination. Au -ures : les deux arrêtés seront relâchés ; s heures, le magasin UNICOOP est offionné. Ceux qui ont participé à l'action à un JAP (c'est à dire un comité d'apde contrôle des prix). Ils décident de * voie : vigilance et mobilisation.

re clairement à la question : qui contrôle ?

nser qu’une chose aussi diversifiée, aussi able que les prix peut se contrôler deaux d'un ministère. raire une vigilance à tous les niveaux : x, des millions d'oreilles pour déceler, ttre les trafics et les hausses. On ne peut anisant à Ja base les travailleurs en coe contrôle : lants, par des comités de quartier ; 1ids magasins et les grossistes par les ais aussi par des comités d'employés (en employés des grands magasins qui ont les étiquettes) ;

des matières premières et des sources rève de novembre 72 à Brest, les travaillace un comité pour contrôler l'applicagnés. Mais dès aujourd'hui le comité rés de renseignements des comités de locaconsommations réelles de gaz par EGF.

Ceux-ci peuvent ainsi ©—"-"er avec celles qui leur sont facturées par les HLM. Expérience isolée, peut-être éphémére, mais montrant la voie vers laquelle il faut lutter.

Un gouvernement des travailleurs devrait prendre en outre des mesures énergiques pour compléter cette organisation à la base :

— monopole du commerce extérieur, — refus d’indemniser les trusts expropriés, — refus de payer les dettes contractées par l'ancien régime.

Deux voies

Ces choix qui séparent révolutionnaires et réformistes traduisent deux logiques opposées :

* celle de ceux qui, au nom d'un soidisant « réalisme », essaient de racheter le capitalisme à crédit en laissant intactes tous les instruments de domination de la bourgeoisie (police, armée, justice) comme une épée de Damocles au-dessus du nouveau régime.

* et la logique de ceux qui réaffirment que la révolution se fera en luttant énergiquement contre la bourgeoisie et non en pactisant avec elle. En démantelant les forces de répression bourgeoises et non en les faisant entrer au gouvernement pour leur demander de contrôler les prix. En s'appuyant sur la mobilisation des travailleurs et non en les appelant à produire toujours plus pendant que leurs patrons s'enrichissent impunément par la fraude et cherchent à affamer le pays.

Ce sont deux voies : l'une est un cul de sac, l'autre est la seule capable de mener au socialisme.

Série « Qu'est ce que... — Documents Lique Communiste » a- La violence.

b- Les augmentstions uniformes. c- La santé,

d- L'école.

e- Les nationalisations.

f- L'information. g- Le gaspillage capitaliste.

h- Le parlement. i- L'oppression des femmes.

j- La hausse des prix.

k- L'armée.

l- Attention école... Sexe interdit !

A paraître : L'Europe rouge. Les transports. Le logement.

Les paysans.

La pollution.

La police.

Les TOM-DOM et les colonies. Les fascistes et l'UDR.

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