Sommaire (d'après RaDAR)
- L’objectif de la bourgeoisie : rationaliser la production agricole
- Des organisations au service de quels intérêts
- Et les promesses du programme commun
- Paysans exploités, seule la lutte paie !
- Des luttes anti-capitalistes... didim escort , marmaris escort , didim escort bayan , marmaris escort bayan , didim escort bayanlar , marmaris escort bayanlar
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lutte des paysans
document ligue communiste
supplément à rouge n°197 Of 50
L'objectif de la bourgeoisie : rationaliser la production agricole !
La petite explitation n'est plus rentable
Toutes les conditions techniques existent plus ou moins pour une concentration capitaliste dans l'agriculture, qui permettrait une réduction des coûts des produits
agricoles
La bourgeoisie y a intérêt :
— les coûts de production des produits alimentaires constituent un facteur de hausse des salaires,
— le soutien du niveau de vie d'une main-d'œuvre pléthorique (par les aides directes à la production, par le soutien des marchés) lui coûte cher.
Les plan de rentabilisation capitaliste de la production agricole existent, qu'ils s'appellent plan Mansholt ou plan Vedel, ils supposent une restructuration capitaliste des ex: ploitations.
Mais que faire de tous ces paysans ?
Restructurer l'agriculture, c'est liquider une énorme masse de petits exploitants. C'est pousser ceux-ci vers les villes.
- En soi, ce serait une bonne opération pour les patrons : le volant de chômage ainsi créé rend les ouvriexs moins exigeants sur les salaires et les conditions de travail.
Mais en France, la bourgeoisie hésite à mener cette opération trop rapidement :
— En effet, les équipes politiques bourgeoises s’appuient sur les campagnes.
— Aussi, s'est-on contenté jusqu'ici de demi-mesures.
Résultat : des exploitations à structures archaïques se sont maintenues ; la superficie cultivée par travailleur est faible (15 à 20 hectares).
Pour liquider les moyens exploitants, comment procède-t-on ? Un exemple : le Crédit Agricole
Comparés aux produits manufacturés, les produits agricoles ont perdu de leur valeur au cours des 20 dernières années.
Pour compenser cette perte, les paysans ont été obligés d'accroïtre au maximum leur productivité. D'où un effort d'équipement, de modernisation technique.
La bourgeoisie y a poussé : la lutte pour la compétitivité préparait la grande sélection à venir.
— Des mesures socio-structurelles (aide à la retraite, à la conversion. ouvrière), permettent de mettre sur la touche ceux qui n'ont pas réussi.
— Pour ceux qui continuent, le Crédit Agricole joue le rôle de sélectionneur idéal ; banque des agriculteurs, il n’a de mutualiste que le nom.
Par l'intermédiaire des cadres de direction des caisses,
c'est en fait le Ministère des Finances qui édicte les critères à respecter pour les prêts.
Le Crédit Agricole, en effet, ne prête maintenant qu'aux conditions suivantes :
a) à l'installation, l'apport de l’agriculteur doit être égal à l'emprunt.
b) la caisse locale, après enquête, décide si le demandeur est solvable ou non
c) pour les jeunes agriculteurs, un plafond a été fixé récemment (10 millions) au-dessus duquel le taux de l'intérêt passe de 4 % au taux « normal » du marché.
A l'occasion il devient un merveilleux moyen de pression ou de répression politique : il est facile de couper les crédits à ceux qui bougent un,peu trop.
DE GAULLE Vi à POHPIDOU -VIVE esPAYSAN CAUC UNE
à FRANCE x FINANCE
Les résultats sont spectaculaires Évolution du nombre des exploitations selon la surface de 1955 à 1967
1 à 1,9 — 20,2 | 10 à 19,9 — 12,1 | 50 à 69,9 + 7,2 2à49 -20 |20à349 + 03|70à999 +11, 5à99 — 17,8 | 35 à 49,9 + 4,5 | 100 et plus+ 11
Comment aider les paysans à bien voter ?
L'approche de toute élection importante déclenche chez les responsables de la politique agricole une grande sollicitude à l'égard des agriculteurs. Surtout si elle s'annonce difficile pour le pouvoir.
L'expansion hebdomadaire d'affaires, parlant de Chirac, ministre de l'Agriculture : « A l'Agriculture, on n'attend pas de lui des ré-
formes à la Pisani, mais on compte qu'il réconciliera le plus grand nombre possible d'agriculteurs avec la majorité... »
Le 29 septembre 1972, Chirac prépare mars 1973, en annonçant les mesures suivantes :
Les principales mesures prises. Ce qu'elles signifient :
1) Aides à la modernisation : Augmentation de 100 millions de francs des crédits d'équipement inscrits au budget.
2) Aides à la production :
Vin : augmentation des primes de stockage.
Lait : création d'une commission pour le paiement du lait à la qualité, demande d'augmentation du prix indicatif de Bruxelles.
Élevage : création d'un Office de la Viande.
Ce qu'elles signifient :
Réparties par des groupements de producteurs, ces aides ne touchent que les agriculteurs « modernisables » les autres sont laissés pour compte.
Rien n'est acquis. De toute façon ces primes sont perçues par les coopératives et négociants et non directement par les agriculteurs.
3) Aides aux jeunes agriculteurs
‘25 000 F à l'installation, dans certains départements. Ce qu'elles signifient :
Rien n'est obtenu, sinon de vagues promesses.
Cet Office, dont l'organe directeur sera composé pour 1/3 des représentants des pouvoirs publics, pour 1/3 des représentants du négoce et pour 1/3 des représentants des agriculteurs, risque fort d’être une réplique pure et simple de l'Office du Blé, qui applique la politique des gros céréaliers et des sociétés d'import-export.
Cela concerne 2000 agriculteurs, alors que 10 000 s'installent annuellement ! .
Et que représentent 25 000 F ?
Mesures classiques peu coûteuses elles permettent de renforcer la sélection des agriculteurs, objectif No 1 du gouvernement.
Voilà ce qu'en pensent : — M. Debatisse, président de la FNSEA: «Il n'est pas besoin d'employer les méthodes du CID- UNATI pour parvenir à des résultats.
— P. Collet, président des Chambres d'Agriculture : « Très positif ».
On voit de quelles catégories d'agriculteurs ils défendent les intérêts.
En guise de conclusion
L'Office de la viande permettrait, selon J. Chirac, de régulariser le marché de la viande, donc de contrôler le prix au détail. Mais rappelons-nous :
En 1966, à six mois des élections législatives de 1967, le gouvernement avait adopté avec éclat un projet de loi sur l'élevage.
Edgar Faure, ministre de l'Agriculture, déclara alors :
« Le prix du beefsteak n'augmentera plus. La crise du marché de la viande appartient au passé. »
Des organisations au service de quels intérêts ?
Dans leur lutte, les petits et moyens paysans peuvent-ils compter sur les puissantes organisations paysannes ?
> La FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) regroupe 700 000 des 1,6 millions d'ex-
ploitants.
Elles est l'instrument très efficace de la domination de la bourgeoisie sur toutes les couches de la paysannerie.
Elle collabore activement avec le gouvernement gaulliste à la définition et à l'application de la politique agricole.
— Longtemps dominée par les céréaliers et betteraviers du Bassin Parisien, elle a intégré les représentants les plus « dynamiques » des exploitants des régions d'élevage (exemple : son actuel Président, Michel de Debatisse).
> Le CNJA (Centre National des Jeunes Agriculteurs) regroupe les agriculteurs de moins de 35 ans. Ses dirigeants, champions d'une agriculture moderne, capitaliste et qui aspirent à devenir des chefs d'entreprise dynamiques, critiquant le gouvernement pour sa lenteur à appliquer la politique de disparition des exploitations familiales non viables.
> La FFA (Fédération Française de l'Agricluture). Correspond à une tentative de dévoyer et de récupérer le mécontentement paysan, à partir de thèmes néo-poujadistes. Pour l'instant, elle reste largement minoritaire (5 à 10 %, selon les régions), mais elle pourrait donner naissance demain à un nouveau « dorgérisme ».
> Le MODEF (Mouvement d'Organisation et de Défense de l’Exploitation Familiale). Le PC tente lui aussi, par le biais du MODEF de récupérer le mécontentement des couches les plus déshéritées de la paysannerie. Sur le thème « Sauvons l'exploitation familiale en la transformant », il veut rassembler les couches paysannes « anti-monopolistes » autour du Programme Commun.
Et les promesses du Programme Commun ?
>. Pour arracher à la bourgeoisie une de ses bases électorales traditionnelles, le Programme Commun promet :
« Tout sera mis en œuvre pour développer et moderniser l’agriculture. en améliorant les conditions de vie et de travail des petits et moyens producteurs. »
Bien. Mais comment cela sera-t-il possible alors que : le secteur des approvisionnements (engrais, matériel agricole, aliments du bétail) ainsi que les circuits de distribution restent aux mains des trusts ?
> Etlaterre? Le Programme Commun veut empêcher la spéculation foncière.
Bien. Mais quels moyens donne-t-il aux paysans alors qu'il se refuse à toucher à la propriété privée du sol ?
Par exemple, comment reprendre aux cumulards les superficies qu'ils se sont appropriées sans mettre à l'ordre du * jour la redistribution des terres sous contrôle des petits et moyens producteurs ?
> Ilest prévu aussi d'aider le secteur coopératif. Mais la grève du lait (juin 1972) a montré que dans le capitalisme,
La
ù
pour prospérer, une coopérative comme une entreprise privée doit faire du profit sur le dos des agriculteurs et des ouvriers agricoles.
Il ne peut ÿ avoir de secteur agricole non capitaliste dans une économie qui resterait dominée par le marché.
Promettre le amies c'est agiter un miroir aux alouettes.
Paysans exploités, seule la lutte paie !
Depuis 1968, de nouveaux types de lutte se sont développés, en dehors des organisations corporatistes.
Plus que des paysans les plus pauvres (vivant en relative auto-consommation), ils ont été le fait de paysans moyens, lourdement endettés et particulièrement des producteurs de lait.
Ils mettent en avant :
— la défense d'un revenu minimum : grève du lait en Bretagne
— la lutte pour la terre : (actions anti-cumuls) « Ni SAFER, ni notaires »
Après avoir cru un moment aux solutions modernistes (rentabilité, modernisation), ces agriculteurs ont pris conscience que cette voie mène à une impasse. Ils se reconnaissent dans le courant paysans-travailleurs : issu du CNJA et de la FNSEA, ils se sont regroupés dans des structures syndicales où ils sont majoritaires (CDJA et FNSEA Ouest, Vosges, Rhônes-Alpes). A la tête du
mouvement, solidarité parmi beauc
Dès mai défendus au qu'ils soient coopératives
— limita
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— respec l'industrie.
Les agr formation p l'emploi au formation.
Face à l'agriculture, comités exil rémunératio! nuer l'action comme la qu
Face à 1 ont multipli souvent cout devons viser vement sans res ! »
lors de la grève du lait, ils ont organisé la atérielle aux luttes ouvrières (Joint Français oup d’autres).
Des luttes anti-capitalistes…
ntenant, les salariés de l'agriculture doivent être premier chef contre leurs employeurs quels
dans les usines de transformation privées ou les
comme sur les exploitations.
tion du temps de travail
t du repos hebdomadaire
t de la parité des salaires de base avec
iculteurs quittant la terre ont droit à. une rofessionnelle rémunérée et à la garantie de niveau de qualification acquis en fin de
| l'organisation commerciale capitaliste de les paysans exploités peuvent s'organiser en jeant les prix de vente qui garantissent leur 1: de tels comités pouvant facilement contides groupes de lutte surgit pendant les actions erre du lait. ‘accaparement des terres, les paysans exploités é depuis mai 1968, les actions de résistance onnées de succés : contre les accapareurs, nous à nous approprier et répartir les terres collectiintervention tierce. « Ni SAFER, ni notai-
A la socialisation de l’agriculture
Mais si nous ne voulons créer ni illusions, ni déceptions nous devons dire clairement que le problème de la terre ne trouvera de solution réelle que dans le cadre de la transformation socialiste.
Tout en restant dans un premier temps propriétaires de leur sol, petits et moyens paysans mettront en commun matériel et force de travail.
En revanche seront immédiatement expropriées et collectivisées les terres des gros agrariens et cela sous contrôle de comités ouvriers agricoles-petits et moyens paysans.
Ces comités d'ouvriers agricoles et de paysans contrôleront la production, la transformation, l'approvisionnement des produits agricoles en liaison avec les organisation ouvrières des villes.
Paysans et salariés agricoles aujourd'hui exploités décideront des diverses formes de leur travail en fonction de leur rôle dans la production.
Série « Qu'est ce que. — Documents Ligue] Communiste » a- La violence.
b- Les augmentations uniformes.
— UN CouP Four L'U.DR.
c- La santé. _ DEUX Coups pour
d L'école L'UNION DE LA GAUCHE. u jonali- — PROR LA LIGUE
ÿ Les nationali LANSSEZ VOTRE
Len NOM /oN Vous
f- L'information. ÉCRIRA.
g- Le gaspillage capitaliste.
h- Le parlement. i- L'oppression des femmes.
j- La hausse des prix.
k- L'armée.
l- Attention école... Sexe inter-
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