Sommaire (d'après RaDAR)
- Les barbares
- L’état, les flics et les patrons
- La violence et l’union de la gauche
- Violence et révolution
- Terrorisme et communisme
- La dictature du prolétariat
- Apprendre la violence, organiser l’auto-défense ouvrière
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qu'est ce que
la violence
document ligue
communiste supplément à rouge n°0188 - 0f50
Les barbares
— Aux USA alors que des millions de dollars sont investis pour mettre au point des armes effroyables (atomique, bactériologiques, chimiques, etc….), les minorités raciales et ethniques (noirs, Porto-Ricains...) sont parqués dans des ghettos ignobles et massacrés épisodiquement lors « d'émeutes »
- En Indochine dans la seule période du lundi 18 décembre au vendredi 22, Nixon le boucher a fait déverser sur le Nord-Vietnam 20 000 tonnes d'explosifs : l'équivalent de la bombe atomique d'Hiroshima !
— L'Inde après la domination britannique est devenue le pays de la mort lente
L'Amérique Latine agonise sous la botte yankee, quadrillée par les dictatures militaires,
Au Brésil, par exemple, la torture est devenue officiellement « un instrument de pouvoir, une science de gouvernement ».
Ce monde absurde où l'on détruit des produits quand le « marché est saturé » alors que les 2/3 de l'humanité crève de faim, c'est le monde « libre et civilisé », c'est le monde du capital.
Mais la France ? Le pays de la liberté !
- Libre de ne pas remettre en cause le coup d'Etat de 58, d'accepter la constitution qui en est née sous peine d'atteinte à la sûreté de l'Etat.
— Libre de publier un livre où l'on chante les vertus de la torture comme Massu — qui est prêt à recommencer comme en Algérie !!!
— Libre de ne pas écrire ce qui ne plait pas au pouvoir sous peine de censures, d'interdictions, d'amendes (cinémas-presse).
— Libre de ne pas manifester sous peine de matraquages-amendes-emprisonnements.
— Libre de voter UDR sous peine d'être fichés, perquisitionnés par Marcellin et ses sbires (14 000 personnes sont fichées illégalement).
— Libre, quand on est immigré, de vivre en bidonvilles, d'être sous payé et « ratonné » à l'occasion.
— Libre de se vendre pour vivre à un patron qui, légalement nous met au rebut quand on n'est plus rentable, puis dire merci à l'Etat qui nous distribue des aumônes (retraite des vieux) s
L
— Libre enfin, de travailler pour un patron qui est propriétaire de l’usine parce que ses ancêtres se sont enrichis dans le commerce des esclaves ou la spéculation en bourse !
Partout, sous des formes diverses, on opprime, on exploite, on tue ; on sacrifie l'humanité sur l'autel du profit.
Ce monde qui engendre et perpétue la violence ne connait qu’une loi : la loi de la jungle !
Cette curée planétaire, c'est «l'œuvre civilisatrice » des bourgeoisies impérialistes !
SYNDICALISTE Lieke _DÉFENSEUR. DES LIGERTES LIBRARIES CITOYENS D'un” PAYS LIBRE
Indépendamment méme de la volonté consciente des exploiteurs en tant qu'individus, indépendamment des discours humanistes officiels, la violence existe. Elle est irréductible dans ce système car elle n'est que l'expression du conflit permanent entre les intérêts inconciliables de la bourgeoisie et du prolétariat !
L'État, les flics et les patrons
— L'exploitation quotidienne est la première des violences, l'homme est devenu l’esclave de la machine qui devait le libérer.
* des semaines de travail harassantes (en moyenne 44 H....où sont les 40 H « obtenues » en 36)
* des cadences infernales
* un travail fastidieux, répétitif, abrutissant
* la menace permanente pour ceux qui travaillent de rejoindre les 600 000 chômeurs.
Le travailleur est devenu, lui-même, une machine, il doit « tourner » au maximum pour la rentabiliser. On le presse comme un citron et on le vole ensuite du produit de son travail.
Les conditions d'hygiène, de sécurité, alourdissent le prix de revient alors. ce sont les « accidents » du travail.
— Hors de l'usine, le travailleur est parqué dans les villes bétons, exclu des centres urbains par la spéculation immobilière, endormi par une télévision qui lui « bourre » le crâne, roulé parfois plusieurs heures dans les transports en commun où il est entassé avec les autres travailleurs.
— La répression. S'il bronche, on l'a à l'œil. Le coup de la « partici-
pation » (nous sommes tous des actionnaires) a fait long feu. Il n'y a plus qu'Edgar Faure à faire semblant d'y croire, et Marcellin qui utilise les conseils d'Université pour compléter ses fichiers de police avec les noms des représentants des enseignants et des étudiants. De toutes façons, il y a toujours les « forces de l’ordre » — les forces de leur ordre — la violence légale organisée par et pour la bourgeoisie.
— 100 000 policiers
— 5 000 flics spéciaux
— 40 000 CRS et gardes mobiles
— 45 000 gendarmes
— une armée de 500 000 hommes !
Le budget de l'Intérieur comme celui de l'Armée est en progression !.… sans compter les « supplétifs » SAC, CDR et autres bandes fascistes comme Ordre Nouveau.
A qui ferat-on croire que ces « bandes armées » du capital comme les appelait Marx, sont là pour pourchasser les criminels, les voleurs, etc.
Leur rôle essentiel et principal c'est le combat contre le mouvement ouvrier : qu'on en ‘juge ! Voilà les lettres de noblesse des ces valets du capital :
— 1962 Charonne : 9 morts
— 1968 Blanchet, Beylot, ouvriers métallurgistes assassinés par les CRS
— 1968 Gilles Tautin, lycéen assassiné à Flins
_ Marc Lanvin militant du PCF à Arras
— 1972 Pierre Overney, ouvrier à Renault assassiné par Tramoni (en liberté)
— 1972 Michel Labroche militant du PCF
Entre temps, ils « libèrent » les usines occupées par les travailleurs en grève comme à Chaffoteaux et au Joint Français.
Ils font règner la terreur par l'intermédiaire des syndicats jaunes, semi-fascistes CFT à Citroën
Ils appliquent les lois réactionnaires que leurs patrons ont votées — la loi « anti-casseurs » qu'ils ont tenté d'appliquer à Berliet contre des délégués CGT et CFDT.
Sous l'hypocrisie des discours officiels, voilà la réalité
de la violence bourgeoise, violence quotidienne qu'on ne peut extirper qu'en jetant bas le système capitaliste qui l’engendre.
La violence et l’Union de la Gauche
« La police sera démocratisée dans son recrutement et sa formation. Elle retrouvera la considération des citoyens. L'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir doit être rétablie et garantie. L'armée sera exempte de toute mission de maintien de l'ordre intérieur ».
Voilà quelques promesses du programme commun de la gauche.
Ainsi un succès électoral suffirait à démocratiser une magistrature qui est l'instrument docile depuis des siècles, de la classe dominante !
Ainsi le seul poids des bulletins de vote mettrait au service du peuple une police dressée, en grande partie fascisée et organisée en vue de la répression !
Ainsi, la légalité électorale bloquerait net les blindés de Debré sans qu'on aie tenté de soustraire d’abord le contingent au bourrage de crâne de l’action psychologique !
On croit rêver !
Le bulletin de vote n’a jamais servi de gilet pare-balles ! Le monde entier vit sous la botte de l'impérialisme et on peut voir le peu de cas que fait ce dernier de sa propre légalité lorsqu'elle ne lui est pas favorable. (Rappelons nous le coup d'Etat en Grèce avant des élections qui devaient donner le pouvoir à la gauche !).
Et on voudrait nous faire croire que nos capitalistes se résigneraient à prendre leur retraite en Suisse. pour se reposer du travail des autres. sans compter que contre nous, ils demanderaient l'aide de leurs chers amis américains avec Nixon, cet apôtre de la non-violence, en tête.
Non ! en 46 déjà, Thorez avait demandé « une seule
À
armée, un seul Etat, une seule police » et ainsi désarmé les travailleurs-résistants. Nous n'avons aucune confiance dans leur armée, leur Etat, leur police !
Violence et révolution
Non ! La bourgeoisie ne se laissera pas faire !
En 68, De Gaulle était allé trouver Massu.… au cas où... Il est facile d'imaginer quelle opération nos deux galonnés préparaient sous leurs képis…
Pourtant Georges Marchais est farouchement optimiste
« L'évolution mondiale est en faveur des peuples ! A l'échelle mondiale l'évolution du rapport de forces est en faveur de la démocratie, de l'indépendance et du socialisme ».
Nous disons, nous, que la période est marquée par une remontée de la révolution dans tous les pays. Mais cette constatation ne suffit pas !L'« évolution » dont parle Marchais ne se fait pas toute seule ! L'histoire n'est pas déjà écrite ! Il faut la faire ! A l'exemple des combattants vietnamiens qui par leur lutte les armes à la main ont puissamment contribué à créer cette évolution.
Pendant que Marcellin augmente les effectifs des forces de police, quadrille le pays, que Debré entraîne l'armée à la guerilla urbaine, nous devons nous préparer dès maintenant à leur répondre. C'est une question de survie, de légitime défense.
A la violence bourgeoise les travailleurs répondront par la violence révolutionnaire. Le projet réformiste d'Union de la Gauche ne répond pas à cette question. En ce sens, il est parfaitement utopique : il ne peut mener qu’à la capitulation pure et simple devant les forces bourgeoises ou à la gestion de l'Etat bourgeois dans le cadre même du système capitaliste. La violence légitime et organisée des travailleurs, détruira ainsi, avec la propriété privée des moyens de pro-
duction, les causes mêmes de la violence permanente de la bourgeoisie.
Terrorisme et. communisme
1. La violence minoritaire
Les actes de violence minoñitaires, voire individuels sont de deux sortes :
— les uns sont le reflet de l'impatience ou du désespoir qu'éprouvent des militants (en général jeunes) devant une situation qu'ils ne peuvent plus supporter. De tels actes ne sont en général pas compris des travailleurs, l'enlèvement de Nogrette à Renault est ainsi une erreur politique.
— d’autres sont au contraire de véritables actes révolutionnaires. Accomplis par des militants de l'avant-garde ouvrière, ils correspondent à une situation précise et sont parfaitement compris des travailleurs qui approuvent et se sentent solidaires. Par exemple nos camarades de l’'ERP en Argentine, qui après une « expropriation » de banque distribuent argent et vivres aux travailleurs des bidonvilles.
2. La violence de masse
Si la violence minoritaire peut, dans les meilleurs cas avoir une valeur d'exemple et d'encouragement à la lutte, la violence organisée par la masse des travailleurs. est autrement efficace et éducative. Elle seule peut mettre à bas le système d'oppresssion capitaliste.
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Car, nous ne sommes pas des « putchistes », aucun groupe ou parti politique ne peut faire la révolution en lieu et place des travailleurs eux-mêmes !
Cette violence organisée, massive, commence lorsque les travailleurs en grève décident d'occuper l'entreprise,
c'est-à-dire quand ils remettent en cause la des moyens de production. Le piquet de qr
tent alors en place est l'embryon de la futu: laire. Le comité de grève qu'ils organisent cor le conseil d'usine qui gérera demain l'usine.
La dictature du prolétariat
Pour opérer la transformation socialiste faut que la classe ouvrière concentre dans se voir capable de briser tous les obstacles sur veau régime.
— Le premier obstacle, c'est bien sûr l pression « légales » dont dispose la bourgeo « forces d'appoint » tels les groupes fascis tenant, la classe ouvrière doit s'organiser pc ces forces de police et d'armée en essayant bi propagande active, de rallier à sa cause les él avancés qui existent au sein de ces: organ savons qu'un certain nombre de policiers sc rôle de matraqueurs de la classe ouvrière que fait jouer.)
Il est évident que les ouvriers en lutte po pation doivent eux-mêmes faire évoluer le ra en leur faveur.
— D'autres obstacles surgiront et notam tions réformistes traditionnelles qui tentero dormir » par de belles paroles et de dévoyer venons- nous du « Produire d'abord ! » de T « la grève est l'arme des trusts », dont les rés: remise en marche du système capitaliste ébranlé par la guerre, faible devant le prolét
Le prolétariat organisé en classe domi dictature du prolétariat !
Mais qu'on ne se trompe pas sur le sens en même temps la seule véritable démocratil
En effet, ce sont les travailleurs org conseils ouvriers, les comités de quartier et tront de tous les problèmes et qui prendront décisions. :
C'est la dictature de tous les travailleurs rité des anciens exploiteurs !
En étant maître du pouvoir, le prolétar de défendre ses propres intérêts, ainsi que ce qui lui sont alliées et de faire ainsi rendre g teurs de tout poil !
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Apprendre la violence, organiser l'auto-défense ouvrière e
Les bandes armées du pouvoir sont bien entraînées, rapides et équipées de moyens modernes et efficaces. Dans les conflits Sociaux qui se multiplient, la classe ouvrière est confrontée de plus en plus souvent à ces forces de répression
Tout le monde se souvient des gardes-mobiles venant au secours de la « liberté du travail » au Joint à St Brieuc. La riposte avait été immédiate : les grévistes avaient formé des chaînes devant les flics pour empêcher l'entrée d'éventuels jaunes. Puis les militants par des prises de paroles avaient expliqué aux flics quel rôle de briseurs de grèves leur faisaient’tenir les patrons et le pouvoir.
Cet exemple montre comment les travailleurs commencent à s'organiser pour ne pas laisser chaque ouvrier isolé devant l'intimidation de la répression.
Mais les travailleurs en lutte ne peuvent, sans risques graves, répéter à chaque fois les mêmes tâtonnements et les mêmes expériences.
L'inévitable affrontement général qui se prépare, exige que dès maintenant, l'avant-garde prenne conscience de ces problèmes, se prépare à cette lutte en s'organisant.
Contre la bourgeoisie qui réorganise sa police
Contre le patronat qui utilise la CFT et les bandes armées contre les luttes ouvrières,
La seule défense :
— L'organisation des travailleurs eux-mêmes
La seule riposte :
— L'auto-défense ouvrière
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Le parlement. L'Europe rouge. Les transports. Le logement. L'oppression des femmes.
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L'internationalisme prolétarien. L'impérialisme. L'ORTF.
Les nationalisations. L'autodéfense ouvrière.
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