La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Communiqué

Cahiers du féminisme, n° 12, janvier - février 1980 · p. 1 · 372 mots

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Communiqué

Dans le cadre de la campagne URSS organisée par Amnesty Internationale le groupe 1 de la région parisienne nous a communiqué le texte suivant :

Quelques cas :

Zita Kimauskaite : 29 ans. Arrêtée le 1er déce-bre 1978 et internée dans un hôpital psychiatrique à Riga. Adoptée par Amnesty International, qui considère que Zita Kirnauskaite a été internée en raison de ses convictions religieuses et pour avoir protester contre ses internements précédents. Il s’agit manifestement d'un exemple de l’utilisation de la psychiatrie à des fins politiques.

Ida Nudel : économiste. Arrêtée le 21 juin 1978 à Moscou, condamnée à quatre ans d’exil pour ses activités en faveur des juifs soviétiques. Elle s’est vue refuser son visa d’émigration.

Vera Lipinskaya : Née en 1941, mère de quatre enfants, elle est Biélorusse et a vécu au Kazakhstan. Elle a été arrêtée le 26 juin 1977 pour « dissémination d’objets connus pour être faux, qui diffament l’Etat soviétique et le système social ». Il s'agit de lettres qu’elle adressait aux autorités. Une expertise psychiatrique a diagnostiqué une « schizophrénie torpide ». Elle est enfermée depuis le 25 août 1977 à la neuvième section de l’hôpital psychiatrique spécial de Tashkent. La loi soviétique indique qu’une personne peut être enfermée de force en hôpital psychiatrique si elle est socialement dangereuse. Il n’existe aucune indication suggérant qu’au moment de son arrestation Vera Lipinskaya était dangereuse pour elle-même ou pour d’autres.

Ces trois femmes ont été adoptées par des groupes d’Amnesty International, ceux-ci agissent pour obtenir leur libération immédiate. C’est pour ces prisonnières plus particulièrement que nous sollicitons votre appui en vous proposant d’intervenir auprès des autorités soviétiques en leur faveur. Pour ce faire, il vous suffit de compléter et de signer la lettre ci-dessous ou bien d’en rédiger une s’inspirant de ce modèle et de l’envoyer au procureur général de l’URSS et à l’ambassadeur dont les adresses s’écrivent ainsi :

Procureur général :

Moskva Pushkinskaya ul. 15 a Prokuratura SSSR General nomu Prokuroru

R. A. Rudenko USSR

Ambassade :

S. E. Monsieur Tchervonenko Ambassade d’URSS

40, boulevard Lan nés 75016 Paris

Une telle intervention peut s’avérer très efficace.

Amnesty International : accueil et renseignements, 20, rue de la Michodière, Paris. Tél : 742.99.75.

Rotographie, 808.00.80, Vtontreuil

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