La non -sortie de Quand les femmes s’aiment pourrait faire croire à une disparition des groupes lesbiennes. Il n’en est rien.
Cet été, une deuxième rencontre nationale a réuni pendant deux semaines, dans les Pyrénées orientales, près de trois cents lesbiennes. Des commissions et des groupes de travail s y sont tenus. Pour l'an prochain, les projets sont encore plus ambitieux. Une commission cherche un terrain d’une capacité de deux cents à trois cents personnes et pourvu d’équipements collectifs pour la deuxième quinzaine de juillet 1981. Une autre commission cherche un lieu à acheter et à installer (écrire àMme Cohen, 39, rue Stendhal, Nantes 44300). Ces commissions sont nationales et réunissent des filles de différentes villes.
Parallèlement, les groupes lesbiennes continuent : ceux de Paris et de Lyon ont disparu en tant que tels. Mais sur Paris d’autres groupes se sont reconstitués, plus petits, en banlieue, ou sur des quartiers.
Dernièrement à Nantes s’est tenue une rencontre des groupes lesbiennes de l’Ouest. C’est également à Nantes que le groupe lesbiennes anime une campagne pour défendre le droit de Nadia à garder ses trois enfants après son divorce .-arguant de l'homosexualité de la mère, le père demande à ce qu ’ils lui soient retirés et avait obtenu un jugement provisoire en ce sens.
Dernièrement la conférence internationale des lesbiennes de l’I LIS à Amsterdam a montré l’existence de groupes lesbiennes au niveau européen et mondial. L ’ILIS (International Lesbian Information Service) travaille avec l'IGA (International Association for Gay Women and Men) et non dans l’IGA ; son but est tout d’abord d’échanger des informations, voire de coordonner des actions. C’est une étape importante pour les regroupements de lesbiennes.