La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

EMPLOI

L’embauche au féminin : Interviews

Cahiers du féminisme, n° 17, octobre 1981 · p. 13-17 · 3 221 mots

Entretien avec Anne-Marie, Nicole.

Il y a plus d’un an, le congrès de la LCR aécidait de faire porter ses efforts plus systématiquement en direction des entreprises in -dustrielles. Dans ce cadre un certain nombre de militants et de militantes ont décidé de changer d'activité professionnelle. Anne-Marie et Nicole furent de celles-ci. Agées de 27 ans, habituées jusque-là à des petits boulots précaires, elles ont changé de vie. L'une, Anne-Marie, a travaillé pendant plusieurs mois comme intérimaire dans une entreprise de la métallurgie de la région parisienne située dans la « banlieue rouge » avant de commencer un stage de formation professionnelle de fraisage. L'autre, Nicole, a d'abord fait un stage de fraisage. Elle vient de réussir brillamment son CAP. L’une et l'autre nous rapportent leur expérience.

• Anne-Marie, peux-tu présenter l’entreprise où tu as été embauchée ?

— La boîte où je travaillais fait partie de la métallurgie et regroupe mille travailleurs environ. C’est une entreprise qui a connu de nombreuses mises à la retraite anticipée, récemment. Il n’y avait donc pas d’em-bauche en dehors des intérimaires. C’est à ce titre que j’y suis entrée et que j’y ai travaillé pendant six mois.

• Peux-tu préciser les conditions d’embauche ?

— Au départ, j’ai signé un contrat pour trois semaines au SMIC. En fait, j’y suis restée deux mois comme les autres intérimaires. Puis nous avons tous été licenciés au moment des congés de Noël. La boîte fut mise alors en chômage partiel avec demi-salaire sans susciter de protestation tant les ouvriers en ont marre du boulot. Nous avons ensuite presque tous été réembauchés mais avec un nouveau contrat ce qui permettait de tourner la loi qui interdit de garder un intérimaire plus de trois mois.

• Quel travail t’a été donné ?

— Quand je suis arrivée, j’ai été envoyée à la chaîne de montage de moteurs où il y a six postes de travail différents. On m’a souvent fait changer de poste et, au bout d’un mois, j’ai quitté la chaîne pour aller travailler à l’établi.

Le travail à la chaîne est le plus pénible, le plus abrutissant parce qu’on répète toujours les mêmes gestes dont le rythme est imposé par la chaîne. Ainsi, pour aller pisser, il faut être remplacée par le responsable de la chaîne...

• Est-ce que tu as eu des difficultés à prendre le rythme?

— Oui, au début, avant de bien connaître l’opération. Bien souvent, on est obligé de courir après la pièce et c’est angoissant de sentir qu’on est en retard parce qu’on ne peut jamais rattraper. Dans ce cas, il arrive que les ouvriers qui suivent terminent pour toi. S’ils sont en avance, ils viennent t’aider.

• Comment était composé l’atelier ?

— A la chaîne, il y avait des hommes et des femmes, des immigré(e)s, des Français. Toute la boîte était

EMPLOI mixte au niveau des OS et des P 1, mais pas au niveau des ouvriers qualifiés. Au niveau des métiers professionnels, c’était surtout des hommes, apparemment. Il faut noter que parmi les employés de la boîte, il y avait de nombreux immigrés de différentes nationalités mais les Indochinois se retrouvaient uniquement parmi les intérimaires. Il y avait quelques intérimaires hommes français mais j’étais la seule femme française intérimaire, là où je me trouvais.

• Est-ce que ça a modifié ta façon d’être, de te sentir ?

— Oui, bien sûr, car pour commencer le travail à sept heures le matin, il faut se lever à 5 h, compte tenu du temps de transport. Et quand je sortais à quatre heures moins le quart j’étais morte. Quand j’étais à la chaîne, en rentrant chez moi, j’étais obligée de m’allonger une heure au moins pour récupérer et je n’avais plus d’énergie pour faire autre chose. J’avais mal au dos, mal aux jambes... Pas difficile de comprendre pourquoi il y a de l’absentéisme !

• Comment as-tu été « accueillie » sur la boite?

— J’ai été relativement bien accueillie. En tant que Française, je fus bien mieux accueillie par les ouvriers que ne le furent les intérimaires indochinois. A l’égard de ces derniers, en effet, se manifeste un racisme ordinaire et un racisme politique particulier. Considérés comme anticommunistes et réactionnaires, ils sont particulièrement mal acceptés par les militants du PC et de la CGT...

Du côté de la direction, il suffit de dire que lorsqu’elle a viré les autres intérimaires, elle m’a gardé.

• As-tu ressenti un comportement particulier à ton égard en tant que jeune et en tant que femme?

— Il ne faut pas oublier que, dans l’ensemble, le personnel de l’entreprise était assez âgé ; pour eux, j’étais et je suis restée « la petite jeune »... Cela a déterminé un certain type de comportement, un certain type de « vannes » du genre : « Il faut que je fasse gaffe à ne pas être accusé de détournement de mineure »... Du coup, je répliquais sur le même ton : « Tu ne risques nen, de toute façon tu es trop vieux pour moi. »

Ce qui était frappant dans l’entreprise, c’était la place qu’occupaient les histoires brodées sur les hommes et les femmes de l’entreprise : « un tel sort avec une telle », souvent sans aucun fondement.

Faut dire qu’on s’emmerde tellement au boulot que cela aide à faire passer la journée. C’est une manière de s’amuser et de lutter contre l’ennui...

• Mais n’est-ce pas aussi une manière de compenser certaines frustrations ?

— Certainement. De très nombreuses discussions tournent autour de la question de la sexualité...

• Mais en dehors de ces rapports de plaisanterie ou de copinage, est-ce que tu as pu nouer des liens avec certains travailleurs?

— J’ai surtout discuté avec des militants du PC. Dans l’ensemble, j’avais des rapports neutres avec la plupart des ouvriers et parfois des rapports de conflit avec certains.

• De quel type ?

— J’ai eu des problèmes avec certains immigrés qui pratiquaient la drague de manière très agressive.

• Et les rapports avec les femmes ?

— En général, j’avais de bons rapports avec les femmes. Là encore, les femmes étaient pour la plupart bien plus âgées que moi. Elles étaient donc tentées d’avoir un rapport de protection vis-à-vis de moi.

• As-tu rencontré des comportements de concurrence entre les femmes ? Ou bien y avait-il une solidarité entre elles ?

— Les deux types de comportement coexistaient. Mais la rivalité pouvait exister aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Elle se traduit en général par de petites vacheries que l’on se dit les uns sur les autres. Par contre, lorsque je suis allée travailler à l’établi, nous nous sommes retrouvées à deux femmes. Les autres ouvriers étaient des hommes. Nous, les deux femmes, nous nous entendions très bien et nous opposions une solidarité sans faille aux hommes qui cherchaient inconsciemment à nous diviser. L’absence de rivalité entre les deux seules femmes leur a fait problème.

• As-tu assisté à des incidents particuliers dans l’usine ?

— Oui. Une ouvrière fut placée sur la chaîne à un poste qu’elle n’arrivait pas à tenir. Chaque jour, les contrôleurs, le chef « constataient » qu’elle n’y arrivait pas. A la fin elle a craqué. Mais elle ne se défendait pas et les autres ouvriers de la chaîne ne la défendaient pas spontanément non plus. Il a fallu qu’une ouvrière prenne l’initiative d’aller chercher les syndicats pour qu’elle soit changée de place. C’est assez dur de voir une ouvrière soumise aux brimades sans que cela suscite de réaction immédiate de solidarité. Mais la femme qui a réagi n’était pas n’importe quelle ouvrière. Elle était militante du PC et à la CGT. Des ouvriers lui ont par la suite reproché de se mêler de ce qui ne la regardait pas en allant chercher les délégués. Un autre militant du PC, lui, n’avait pas bougé.

Moi, en tant qu’intérimaire, je ne pouvais pas faire grand-chose. C’est cela la situation des intérimaires : l’arbitraire, la menace permanente d’être viré, les salaires très bas, l’impossibilité de se défendre...

• Mais que faisaient les syndicats en direction des intérimaires dans cette entreprise ?

— Dans ses tracts, la CGT se prononçait pour l’embauche des intérimaires et contre l’intérim, mais elle ne faisait rien concrètement. Un seul militant CGT est venu me voir au bout de deux mois, mais en tant que militant du PC pour me rappeler pour qui je devais voter au premier tour.

Vu la situation de la boîte, ils pensaient qu’il était illusoire de se battre pour l’embauche des intérimaires et que c’était prendre des risques pour les autres ouvriers. Mais ils ne faisaient pas plus pour les travailleurs sous contrat qui, eux, étaient payés par la boîte. Mais il est difficile de juger sur six mois...

• Est-ce que ta peux revenir sur les liens particuliers que tu as noués avec cette ouvrière?

— On a beaucoup discuté. On a aussi parlé de révolution. Lorsqu’elle a su que j’étais une militante de la LCR, cela n’a posé aucun problème et les discussions nous ont rapprochées...

EMPLOI

Pour elle, communiste de père en fille, bercée par le chant de l’Internationale, le PC, c’est le parti de la résistance. Et malgré ses désaccords (elle était pour le désistement dès le début), elle a voté PC à cause de cela.

Mais, tout en étant au PC, elle pouvait affirmer : « Les communistes, ce n’est pas forcément ceux qui sont dans le parti. » « Certains communistes ne sont au PC que par arrivisme. » Elle était scandalisée par les privilèges des élus et les passe-droits dont ils pouvaient user pour placer les « petits copains » dans l’appareil des municipalités par exemple... Tout en restant attachée au PC, elle rejette viscéralement l’aspect bureaucratique.

Pourtant, indépendamment de la ligne du PC, elle vote pour lui car pour elle, comme je l’ai déjà dit, il reste malgré tout le parti de la classe ouvrière. Et si nous lui sommes sympathiques, nous sommes « trop petits » pour elle, pas encore assez crédibles.

Après avoir lu notre brochure sur les élections centrée sur l’unité pour battre Giscard, elle m’a dit : « Si on ne votait que sur ce que les gens écrivent, tout le monde voterait pour vous. »

• Mais, plus généralement, y a-t-il eu des discussions dans la boite avant les élections et de quel type?

— Oui, personnellement, j’ai eu des discussions avec plusieurs militants du PC qui ont su que j’étais à la LCR. Le plus frappant, c’est qu’ils avaient des positions très divergentes. A un pôle, certains étaient très fermement contre le désistement pour Mitterrand (pour eux, Mitterrand c’était pire que Giscard).

A l’autre pôle, certains étaient favorables au désistement, « pour l’unité » sur des positions plutôt Union de la gauche.

D’autres enfin étaient pour voter Mitterrand dès le premier tour pour assurer le succès de la gauche. Mais chacun attendait que son copain soit parti pour défendre ses vraies positions.

Dans cette boîte, le PC était la seule force militante active en tant que telle ou dans le syndicat.

D’après ce que j’ai pu constater, dans cette boîte, la plupart des travailleurs ont voté Mitterrand dès le premier tour.

• Après ton départ de l'entreprise, an bout de six mois, est-ce que tu as pu garder le contact avec certains?

— Oui, avec cette ouvrière dont j’ai parlé. Nous sommes devenues bonnes copines et nous nous voyons de temps en temps...

• Nicole, toi qui as commencé par un stage de formation professionnelle, penx-tn expliquer pourquoi ?

— Je voulais aller travailler en usine et, pour avoir une formation, j’ai

EMPLOI choisi de faire un stage de fraisage. En tant que tel, le métier me plaît énormément. Auparavant, j’ai fait des métiers dits « féminins », beaucoup de métiers de services où l’on fait appel à la « vocation », aux qualités « féminines », au « dévouement » et j’en avais ras le bol. Cela fait sept ans que je travaille et je suis arrivée au bout de mon rouleau de « dévouement ».

J’avais envie de faire quelque chose de concret dont je puisse voir le produit fini. J’ai beaucoup travaillé à l’hôpital et, contrairement à ce que l’on pourrait croire, on ne voit jamais le résultat de notre travail, ce qui est très frustrant. Pour moi, cette expérience est une remise en cause au niveau personnel, au plan psychologique et relationnel, et c’est très enrichissant.

• Comment s’est passé ton stage ?

— Il faut tout de suite préciser que je suis la seule femme dans une équipe de dix.

• Peux-tu préciser en quoi la « remise en cause » dont tu parles a été positive ?

— J’ai le sentiment d’avoir été infantilisée dans les métiers que j’avais exercés auparavant. Là, pour la première fois, on me demande de prendre des initiatives. Les stagiaires hommes ont une attitude différente de la mienne. Lorsqu’on leur demande de faire quelque chose, qu’ils sa- chent ou ne sachent pas, ils foncent, au risque même de rater. Moi, je me tâte mille fois avant de commencer ; je demande une foule de renseignements complémentaires et je ne peux commencer tant que je ne suis pas sûre de moi. Donc, tous les jours et à chaque instant, il faut que je me pousse en avant...

• D’après toi, est-ce le résultat d’une éducation ?

— C’est évident. Il me semble que cela remonte aux jeux différents des enfants. Les petits garçons ont des mécanos et prennent plaisir à ce jeu. Cela se retrouve plus tard. On m’avait déjà dit d’ailleurs « tu ne sais même pas mettre une vis ! ». En fait, ce qui nous manque, c’est l’expérience. De ce point de vue, le stage marque un tournant pour moi.

• Et sur le plan des relations entre stagiaires, comment cela s’est-il nas-sé?

— Au cours du stage, chacun est seul face à sa machine. Cela favorise énormément l’individualisme, l’esprit de compétition, la rivalité. Au bout du stage, il y a l’examen et il y a des notes comme à l’école. Cela crée par certains côtés un climat bien plus pénible qu’à l’usine. Mais, par ailleurs, quand on arrive le matin, tout le monde se serre la pince. On a besoin de chaleur humaine. Pour la même raison, l’alcool est un besoin pour la plupart.

• Tu laisses entendre que les relations étaient assez pénibles. Peux-tu préciser ?

— Il y a une base objective à cela. D’abord, en stage, il n’y a pas de patron. On n’a pas non plus le droit de se syndiquer. C’est une parenthèse, un peu comme les vacances. On fait trente-six heures payées quarante. Du coup, ou cela se passe bien ou cela se passe terriblement mal, car on voit les mêmes têtes pendant huit mois, on est obligés de manger ensemble tout le temps. Durant mon stage, le pire a pu suivre le meilleur.

A cela s’ajoute le fait que je suis la seule femme dans mon stage. Et c’est très difficile. Quelle attitude prendre quand tu es isolée ? Si tu est ouverte, que tu discutes, alors « t’es bonne à baiser » dans leur mentalité. Ou, si tu n’est pas comme cela, alors tu es considérée comme une « pimbêche ». Finalement, tu finis par être toi-même et cela ne réussit pas mieux.

EMPLOI

On a vraiment un problème d’identité.

• Comment se sont traduits ces antagonismes au long du stage ?

— Dans le stage, il y avait un homme qui aurait bien voulu sortir avec moi. Il ne me plaisait pas ; j’ai refusé. Il a été blessé dans son amour-propre. D’abord, il n’a rien dit, puis il a commencé à devenir agressif au point qu’un jour, il a menacé de me battre sans raison aucune. Cette menace était insupportable, même s’il ne passait pas aux actes. J’ai dû en parler au prof qui était mon seul recours. Dans ce cas-là, les autres ne prennent pas position. Il y a une solidarité implicite des types entre eux. Le prof était mon seul allié ; il était très ouvert. Il est intervenu en disant : « Ou bien vous arrêtez de la harceler ou c’est l’exclusion. » Du coup j’ai eu tous les mecs contre moi et c’est devenu épouvantable d’autant plus que je n’avais jamais connu cette situation dans ma vie auparavant. Mais petit à petit cela s’est débloqué grâce notamment à la visite de mes ami(e)s militant(e)s...

• Mais as-tu réussi néanmoins à discuter avec les stagiaires ?

— Oui et ceci d’autant plus qu’on n’est pas à l’usine et qu’on n’est pas tenu à un rendement. On peut dire qu’il y a avait là un bon échantillon de la classe ouvrière et de ses préjugés spontanés ; les plus communs les acceptais pas. Cela a suscité de nombreuses discussions au cours desquelles un stagiaire d’extrême gauche et un prof, gagnés à la cause des femmes, ont soutenu efficacement mon point de vue face aux autres.

Sur la question des immigrés, il y a eu des discussions très violentes.

Dans ces discussions, à terme, on peut gagner, on peut convaincre... à condition de ne pas se décourager.

• En conclusion, que tirez-vous comme premières leçons de ces expériences diverses ?

Anne-Marie — Mon expérience me confirme que nous pouvons nous faire entendre des travailleurs en allant dans les entreprises. C’est facile de discuter politique aujourd’hui dans les boîtes, à condition que cela sa fasse sur des questions concrètes.

Nicole — Pour ma part, cela a été une expérience très dure mais qui correspond à ce que je veux. J’en suis sortie plus forte. Il y a même une dimension de défi personnel en ce qui me concerne...

Anne-Marie — C’est vrai, il y a d’un côté l’aspect politique commun à tous les militants ; de l’autre il y a un aspect particulier lié au fait que nous sommes des femmes. Comme dit Nicole, cette expérience entraîne une remise en cause profonde.

• Est-ce que vous pensez que si cela est possible, il est préférable de faire tes raisons : en tant qu’individu d’abord on a des difficultés à surmonter et cela aide d’être à plusieurs ; de plus, pour représenter l’organisation, il faut être plusieurs. C’est à la fois une question d’efficacité politique et c’est un moyen de ne pas vivre les difficultés rencontrées sur le mode trop personnel.

Nicole — Dans le milieu masculin, être plusieurs copines, c’est u r moyen de ne pas perdre son identité. Dans les stages, parmi les internes, il y a un regroupement spontané des femmes. On se dit qu’il ne faut surtout pas se diviser.

• Comment voyez-vous le problème de l’embauche ensuite ?

Nicole — Avec angoisse...

Anne-Marie — Le plus dur c’est de se dire : j’ai une formation et je risque de ne pas trouver de boulot ensuite. Mais ce n’est pas totalement impossible que nous trouvions un boulot qui corresponde à notre qualification. Des copines en ont déjà trouvé. On peut profiter de la volonté d’une partie du patronat de féminiser certains emplois. Les professeurs de stage aussi nous encouragent.

On peut enfin s’appuyer sur les déclarations d’intention d’Y. Roudy concernant l’insertion professionnelle des femmes quoique les dernières déclarations de Mauroy ne soient pas très encourageantes.

Propos recueillis par C. Bataille

Une erreur sur cette page ?