Le 1 1 août dernier, les principaux quotidiens britanniques faisaient leur « une » sur les treize « taupes rouges » licenciées de l’entreprise de Cowley, dans la banlieue d’Oxford, par la direction de la firme automobile nationalisée British Leyland. Prétendument licenciés pour avoir fourni de fausses références à l’embauche. Les treize militants étaient accusés par la presse d’être partie prenante d’un « complot » visant à « mettre la main » sur l’industrie britannique, complot organisé par le journal Socialist Action.
Socialist Action est un hebdomadaire, lancé récemment à l’intérieur du Parti travailliste, qui défend et lutte pour des idées socialistes révolutionnaires. Il est soutenu, entre autres par la Socialist League, section britannique de la IVe Internationale.
Au cours de telles offensives bourgeoises, il est courant de voir remonter à la surface et apparaître dans la grande presse toutes sortes d’idées et d’arguments ultra-réactionnaires. Les pires d’entre eux se sont concentrés sur les femmes. Six jeunes femmes se trouvaient en effet parmi les personnes licenciées, et la presse a insisté à plaisir sur le rôle « perfide » des femmes dans ce prétendu complot destiné à s’emparer du pouvoir à British Leyland. Il s’agissait aussi par là, de créer une atmosphère qui conduise à considérer la présence des fefnmes dans les entreprises et dans les syndicats comme illégitime. (Voir « Tournant à droite du mouvement ouvrier et discrimination contre les de gauche », Inprecor, numéro 157 du 26 septembre 1983.)
Linda