La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Les associations de femmes immigrées

Cahiers du féminisme, n° 26, automne 1983 · p. 20 · 674 mots

La plupart des associations de femmes immigrées se sont récemment regroupées au sein du « Collectif Femmes immigrées » ; celui-ci rassemble également diverses associations de solidarité ainsi que des centres sociaux intervenant en milieu migrant.

Nous publions ci-dessous de larges extraits de la plate-forme du Collectif, ainsi que la liste des principales associations qui en sont membres (pour toute précision supplémentaire, on peut contacter le Collectif : Espace 4, Forum des Halles, 75001 Paris, tél. : 297.54.30) :

* Association de mujeres espanolas emi-gradas en Francia (AMEES), 8 place Saint-Sulpice -75006 Paris.

• Collectif « Santo Peia » (femmes portugaises), 24 rue Saint Ambroise -7501 1 Paris.

• Association « Les yeux ouverts » (femmes maghrébines), c/o Maison des travailleurs immigrés, 46 rue de Montreuil -75011 Paris.

• Centre d’échanges et de rencontres de femmes africaines (CERF A), 46 rue de Romainville -75019 Paris.

* Association de soutien aux femmes immigrées sénégalaises (ASFIS), c/o Maison de la Goutte d’Or, 10 rue Affre -75018 Paris.

* « La paille et le mil » (femmes africaines), 27 rue Estienne d’Orves -93310 Pré-Saint-Gervais.

• Association des femmes maliennes.

Autres associations membres du « Collectif Femmes immigrées » :

• FASTI (Fédération des Associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), 4 square Vitruve -75020 Paris.

• et aussi : la CIMADE, Accueil et Promotion, Solidarité Français-Migrants, Centre social La Lutèce de Valenton, etc.

Plateforme du Collectif femmes immigrées (extraits)

Ce collectif de femmes immigrées regroupe diverses associations de femmes immigrées et de solidarité avec les immigrés ainsi que des personnes à titre individuel qui le soutiennent.

Historique

Ce collectif a été créé en avril 1982 sous le nom de « Collectif de soutien aux femmes sans papiers ».

En engageant une action décisive pour la régularisation des femmes sans papiers le collectif tenait également à dénoncer toute une régularisation juridique et une pratique judiciaire qui maintient de fait les femmes immigrées dans la dépendance.

Objectif

Tout en tenant compte de ces premiers objectifs, le collectif s’est réorganisé en avril 1983, les associations membres sont demandeuses d’une information large et précise par rapport aux préoccupations des femmes (sur le statut du travail, la formation, la législation sociale, les jeunes).

A partir de cette réorganisation le collectif prendra le nom de « Collectif femmes immigrées », étant donné que nos objectifs se sont élargis et concernent d’autres préoccupations que celle de la régalurisation.

Deux axes prioritaires se sont dégagés lors de cette deuxième phase :

— Information , coordination, pour mieux connaître les aspects particuliers qui concernent les différentes origines des femmes immigrées et pouvoir bénéficier des réseaux existants.

— Mener des actions de dénonciation, d’intervention permettant de faire aboutir les préoccupations et revendications des femmes.

Fonctionnement

Ce collectif est un regroupement d’associations dont les priorités d’actions seront fixées par son assemblée générale afin d’éviter de se substituer au travail fait par chaque association membre.

1. L’assemblée générale se réunira une fois par mois minimum et sera le lieu privilégié de coordination et de prises de décisions.

2. Des commissions se mettront en place pour effectuer des recherches sur des questions précises afin d’aboutir à une action d’intervention publique par le biais d’une campagne de presse, d’un guide des droits des femmes immigrées, de brochures...

3. Le collectif assure des permanences d’accueil qui se tiendront dans un endroit fixe qui sera : Espace 4, Forum des Halles, niveau -4, boîte cidex 157, 75045 Paris 01.

4. Des moments de formation seront assurés soit en direction des associations qui auront des demandes précises, soit au sein des commissions.

Actions

— Rassembler d’une façon générale, toutes les informations sur la législation, la formation et sur les différents problèmes concernant les femmes.

— Proposition de groupes de travail, par exemple, constitution de dossiers ou guide sur la législation (statut de la femme), la formation, la santé...

— Les dossiers ou guides ne seront pas seulement un aboutissement mais un moyen d’action. A partir du travail accompli, le collectif pourra définir les droits et revendications prioritaires à défendre.

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