Bonjour...
Chères amies...
Autour du 8 Mars
Faites-nous part de vos réflexions, racontez-nous ce qui se passe dans votre région ou votre lieu de travail, annoncez-nous vos initiatives !
J’ai connu votre magazine lors des dernières 24 Heures du livre qui se sont tenues au Mans les 1 7 et 18 octobre 1987. Je me suis en effet procuré, au stand des JCR, d’anciens numéros des Cahiers du féminisme, et leur lecture m’a vivement « emballée ». Jusque-là je n’avais pas vraiment trouvé de revue qui corresponde à mon idée féministe de la femme (si l’on excepte le numéro spécial de « Hommes et libertés », de la Ligue des droits de l’homme, consacré au féminisme).
Alors, à l’heure où le gouvernement pense fortement à la solution de la femme au foyer pour faire diminuer le chômage et où le consensus national préconise l’augmentation du taux de la natalité comme panacée aux problèmes socio-économiques du pays (ça ressemble à un remake de « Travail, famille, patrie », tout ça, brrr!), il est réconfortant de savoir que des femmes (et des hommes aussi, je pense) ont un autre regard -sur toutes ces choses, plus lucide, plus humain, sans frontière et sans idées préconçues.
Voilà pourquoi je joins à ma lettre un coupon d’abonnement et un chèque postal afin de pouvoir dévorer chaque saison votre revue.
Longue vie aux Cahiers du féminisme. Amicalement.
Annie
Je viens d’écouter Alain Kri-vine sur France-Inter à l’Oreille en coin ce dimanche matin, 6 décembre. Eh bien... ! Quand, au début de l’émission, il a présenté le journal de son parti, j’ai attendu qu’à la suite il fasse connaître qu’il y avait aussi une revue moins générale mais... : les Cahiers du féminisme. Il ne l’a pas fait et, après avoir parlé de Rouge, est passé à autre chose. Alors j’ai téléphoné à France-Inter disant que j’espérais qu’il parlerait de cette revue. On m’a dit qu’on allait lui transmettre. Y a-t-il eu d’autres coups de fil ? Lui a-t-on transmis ou non ? Je n’en sais rien.
Malheureusement, parler de cette originale particularité n’a pas paru primordial à Alain Krivine. Alors, tout ce qui concerne les femmes est-il considéré comme tellement secondaire (... si on le considère) par les responsables masculins du coin (comme ceux de tous les autres partis et ceux des syndicats) qu’ils n’y pensent pas... le plus naturellement du monde ? Pourtant, il me semble que, comme porte-parole d’un parti et comme candidat à la présidence de la République ', il devait le faire (sous l’angle de la lutte pour l’égalité vraie de tous et toutes). Cette omission, qui me rend amère et me déçoit, me semblant inqualifiable, je ne la qualifie pas.
Pour vous, mes chères amies qui faites un si bon travail (les Cahiers du féminisme), mille cordiales pensées. Bon courage.
Andrée
1. Même se désistant pour Ju-quin. Cela laisse-t-il entendre que Juquin aussi ne pense pas (le plus naturellement du monde) au sort (véritable) des femmes et à leur rôle notamment politique. Tant à dire sur cette question... que je m’arrête ! !
A la Maison des femmes
A l’occasion du 8 mars, la Maison des femmes organise des journées « Portes ouvertes » avec une série de débats, du 5 au 9 mars, autour de la question des violences :
Samedi 5 mars, à partir de 1 5 h : violences et prison ; puis violences et psychiatrie.
Dimanche 6 mars, à partir de 14 h : droit des enfants (avec le Collectif féministe contre le viol, l’association SOS-Enlèvement d’enfants et les auteurs de l’ouvrage De la honte à la colère : viols par inceste). Ensuite, toujours le dimanche 6, un débat sur l’armée et la militarisation. Lundi 7 mars à 1 9 h : la pornographie.
Mardi 8 mars : Bulfet puis débat sur les violences et le harcèlement sexuel au travail.
Mercredi 9 mars : les femmes et les intégrismes.
Femmes solidaires d’ici et d’ailleurs
Le 8 mars sera lancée une campagne internationale de solidarité avec les femmes nicaraguayennes. Faire connaître largement la réalité des conditions de vie et de lutte des femmes au Nicaragua et réunir les fonds nécessaires pour financer deux maisons de femmes conçues prioritairement comme centres de formation (l’une à Managua, l’autre sur la côte atlantique Nord), tels sont les objectifs de cette campagne. Aidez-nous à les réaliser ! Demandez le bulletin d’information spécial 8 mars au Comité de solidarité avec le Nicaragua (14, rue de Nanteuil, 75015 Paris). MIREN.
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Le nouvel hebdomadaire Politis annonce pour son numéro 7 qui sortira le 3 mars un dossier consacré aux femmes.
Revues : par-delà les frontières
Depuis plusieurs années, nous avons cherché à développer les échanges entre les Cahiers du féminisme et les autres revues féministes. Ceci nous paraît d’autant plus important que, ces dernières années, il y a eu peu d’occasions de rencontres internationales : ces échanges sont un moyen de connaître la réalité des luttes et des préoccupations des féministes dans les différents pays. Il nous a semblé intéressant de publier aujourd’hui la liste de ces revues. Nous accueillerons bien sûr avec plaisir toute autre proposition d’échange. Archives, recherches et cultures lesbiennes, BP 662, 75531 Paris Cedex 11. Le dernier numéro paru est un numéro spécial : « Contribution à une réflexion sur le mouvement lesbien de 1970 à 1980 ».
Bulletin de I Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, 71, rue Saint-Jacques, 75005 Paris.
Bulletin du CRI F (Centre de recherches, de réflexion et d’informations féministes), 1, rue des Fossés-Saint-Jacques, 75005 Paris.
Cahiers du G RI F, 29, rue
Blanche, 1050 Bruxelles, Belgique. Dans le dernier numéro, un dossier sur les nouvelles techniques de reproduction : « De la parenté à l’eugénisme », n° 36, automne 1987.
Chronicpie féministe, Université des femmes, la place Quételet, 1030 Bruxelles, Belgique.
Cotidiano Mujer, Jackson 1270, Apto SS 101, Montevideo, Uruguay.
Donnavanti (giornale del-1’ Organizzazione per i diritti della donna), Casella Postale 3178, 6901 Lugano, Suisse. Femmes suisses, Case postale 323, 1227 Carouge/GE,
Suisse.
8 mars, BP 13217, Poste centrale, Casablanca, Maroc. Nissa, 8, rue Dar el Jeld, Tunis, Tunisie.
Paris féministe, bulletin d’information et de liaison, Maison des femmes de Paris, 8, cité Prost, 75011 Paris.
Viva ! (revista feminista), Centra de la mujer peruana « Flora Tristan », Parque Hernan Velarde n° 42, Lima 1, Pérou.
Women’s Global Network on reproductive rights, PO Box 4098, 1009 AB Amsterdam, Pays-Bas.