Il y a un peu plus d'un mois, la presse rendait publique l'exclusion de Fatima, Léila et Samira parce qu'elles s'obstinaient a porter le foulard « islamique » en classe, menaçant 1 ainsi la laïcité, comme l'à dit le principal du collège de Creil.
Protestation immédiate de SOS-Racismé et du MRAP ; déclaration de soutien au chef d'établissement de France-Plus, etc. , '
Depuis, partisans et adversaires de l'exclusion n 'ont cessé de polémiquer et le simple « fait divers » est devenu l'enjeu d'une bataillé politique nationale çomplexe, hyperviolente, qui non seulement divise la « gauche » domme rarement mais fait également éclater lé front des féministes.
La décision initiale de L. Jospin d'accepter mollement la réintégration de ces trois élèves, loin de clore le débat, l'a fait rebondir et cinq intellectuels, plus ou moins proches du PS, ont même dénoncé la « capitulation » du ministre face aux intégristes èt en appellent aux enseignants pour sauver l'« école républicaine ». Cinq autres viennent de leur répondre et au nom d'une « laïcité ouverte » refusent l'exclusion qui « fait le lit de l'intégrisme »..{qL Politis du 8 novembre). On attend maintenant la décision du conseiLd'Etat pendant que la droite et l'extrême droite mènent l'offensive contre l'immigration.
Le débat a eu lieu également au sein de l'équipe des Cahiers du féminisme. /Vous ne sommes pas d'accord sur tout. Lés deux articles qui suivent expriment pour le premier, la position ma joritaire, pour le second, le point de vue minoritaire. < /