Il n’y a pas de raison d’appeler Mary Shelley du nom de sa mère, Wollsto-necraft, puisqu’elle naquit après le mariage — très peu de temps après, il est vrai — de celle-ci avec le philosophe radical William Godwin, mais pas de raison non plus de lui donner le nom de ce dernier, puisque, pour la postérité, elle a choisi son nom de Shelley, par amour-passion du grand poète dont elle partagea la vie durant huit années cahotiques, trop courtes bien que lourdement chargées ; par orgueil aussi. Peut-être aurait-elle accepté un second mariage avec un aussi grand nom : avec l’Américain Washington Irving — elle y pensa — mais même pas avec l’ami dévoué, le bel et fascinant aventurier Trelawny, auquel elle écrivait : « Mary Shelley sera inscrit sur ma tombe — et pourquoi donc ? Je ne saurais le dire, sauf que c’est un si joli nom, que j'aurais beau me faire la morale durant des années, je n’aurais jamais le cœur de m’en séparer. » Il est vrai qu’elle l’avait payé cher.
Mary Shelley
Avec Shelley
Mais on la comprend, puisque le couple Shelley a offert le rare — et peut-être unique — exemple à la fois d’un amour romantique, que les épreuves les plus variées purent ébranler mais que seule la mort brisa, et d’une égalité artistique dans deux domaines parallèles et proches, mais différents, et dont les influences mutuelles n’induisirent pas une dépendance mais au contraire les enrichirent dans une originalité réciproque.
La rencontre iut romanesque, mais comme d’une nécessité profonde. Comment la fille du couple des deux écrivains les plus radicaux de l’époque révolutionnaire en Angleterre, de la première grande théoricienne féministe et du philosophe de l’union libre, d’une précoce et vive intelligence, élevée de façon relativement libre en ce temps de réaction postrévolutionnaire, selon son père « singulièrement audacieuse, assez impérieuse et d’un esprit actif [avec] un grand désir de connaissance et [une] persévérance en tout ce quelle entreprend (...) presque invincible », et déjà auteur en secret, ne devait-elle pas tomber in médiatement amoureuse du jeune poè athée, encore plus radical que ses p rents, qui apparut à ses dix-sept ans dé auréolé du soufre de la révolte et de persécution.
Shelley en avait vingt-quatre, éu marié et père. Mais son mariage èfc déjà en péril. Sa jeune femme, Harrie Wesbrook, enlevée par lui, avait essu; en sa compagnie les chocs en retour d aventures où, avec une ardeur et ui certaine inconscience juvénile, ne cessî de le jeter sa révolte universelle. E manifeste d’athéisme qui le fait chass d’Eton à l’expédition en Irlande -< soutien à une révolution qui n’est plus l’ordre du jour, entre des « radicaux échaudés et un peuple qu’il découv abruti dans une atroce misère — ; de mésalliance, après enlèvement, à la tei tative d’assassinat subie à Tan-yr-allt, haine de son père n’a fait que croître, avec elle la privation de ressources et fuite devant les dettes. La jeune femn dépendante qu’est Harriett, dotée e outre d’une sœur aînée très — trop influente, tire Shelley vers une certaii retraite alors que le poète ne cessera (rebondir après chaque chute. A cela, faut ajouter qu’il tend à vivre ses princ pes d’amour fibre, aussi bien poi lui-même que dans les rapports de sc ami Hogg avec sa femme, ce qu’Harrie a assez mal vécu.
Aussi, quand Shelley, grand admir teur de Godwin, peut donner à sa co respondance avec le philosophe la sui d’une relation concrète et tombe dans cercle admiratif de ses deux belles-filli — la demi-sœur aînée de Mary, Farm et Jane, fille de la seconde femme c Godwin — bientôt rejointes par Ma elle-même, au retour d’Ecosse, le so est joué. L’attraction est d’autant pli forte que Shelley délivre Mary d’i complexe d’Œdipe qui lui vaut la sofic inimitié de sa belle-mère. Shelley l’a compagne sur la tombe de Mary Woll tonecraft, et c’est là qu’elle prendra l’in tiative d’une déclaration auquel le poè répond de toute sa ferveur qui e grande.
Comme il y a loin des princip abstraits professés par Godwin à la v pratique de la période de réaction qui 1’ d’ailleurs, vu s’assagir, pas d’autre solution qu’un nouvel enlèvement, et cette fois avec la petite belle-sœur Jane, seize ans, qui va devenir Claire, elle aussi amoureuse de Shelley, « prête à tout », « avide d’aventures » et qui refusera de regagner le bercail quand sa mère rejoindra les fuyards à Calais.
Les conditions de leur équipée d’adolescents sur le Continent, au travers de la France traumatisée par la chute de l’Empire, presque sans argent, entre rêve et réalité, Jane-Claire manifestant son impossible situation par l’hystérie, le somnambulisme et les convulsions, le tout cultivé par les histoires horrifiques que Shelley adore, ne semblent pas avoir troublé leur bonheur d’être ensemble, le sentiment de communion parfaite ressentie par le couple, dans l’admiration des paysages de la montagne suisse découverts et les lectures communes de philosophie politique radicale, de romans « gothiques » (Le Moine de Lewis, Ann Radcliffe...) et de classiques latins.
Démunis, objets de la réprobation générale, ils doivent cependant revenir et, nouvelle épreuve, Shelley doit se cacher pour échapper à la prison pour dettes, alors que Mary est enceinte d’une petite fille qui ne vivra que deux semaines.
Le rapport de Shelley à l’argent mêle réalisme et inconscience. Fils de famille, il considère son héritage comme lui étant dû, les choses étant ce qu’elles sont, bien qu’il conteste renrichissement qui en est la source. En même temps, l’argent qu’il arrache à son père ne lui tient pas aux doigts. Il est d’une prodigalité et d’une générosité inconsidérées : amis, victimes de la répression, certes, mais aussi... Godwin, qui refuse de le voir ainsi que Mary, tant qu’ils ne sont pas mariés, mais ne cessera de lui réclamer de l’argent. Shelley mourra endetté.
La mort de son grand-père le tire provisoirement d’affaire. Mais non de problèmes. Il y a dans cette période comme une nouvelle tentative d’un partage sexuel à quatre entre Shelley, Claire, Mary et Hogg, auquel Mary cède très provisoirement, et sans doute plus par jalousie que par acceptation profonde.
Est-ce pour se délivrer de son amour pour Shelley que Claire entreprend à cette époque de séduire Byron ? Elle y réussit facilement — trop ! n’est-ce pas un Don Juan ? — pour une passade qui se terminera en drame, mais qui va permettre la rencontre des deux plus grands poètes romantiques anglais, tous deux « maudits » pour leur « immoralité », mais dont l’un est célèbre et l’autre maintenu dans l’ombre pour son athéisme et son radicalisme révolutionnaire.
Mary écrira qu’il « avait commencé à se rendre compte que le temps de l’action n'était pas mûr en Angleterre, et que la
Percy Shelley dessiné par Mary.
plume était l’unique instrument qui permît de préparer la voie à une situation meilleure ». Les voilà donc à nouveau tous trois sur le Continent, sur le lac de Genève où se lie l’amitié entre Shelley et Byron, ce dernier repoussant déjà Claire enceinte.
Et c’est là, en 1816, que leur passion commune pour les histoires horrifiques amène l’idée, proposée par Byron, d’en écrire chacun une, qui va faire naître le prodige. Tandis que les autres s’en tiennent à des esquisses, Mary écrit Frankenstein.
Elle ne sait pas qu’elle vient d’inventer un nouveau genre littéraire : le roman de « science-fiction », section « biologie ». Elle croit que son récit s’inscrit dans le genre alors à la mode du « roman terrifiant », « noir », le plus souvent « gothique » et dans son esthétique de la terreur. Sensible et délicate, elle sera plus tard elle-même surprise d’avoir écrit spontanément cette horrible histoire de monstre. Cet étonnement est révélateur de la charge énorme d’inconscient que concentre cette œuvre. On n’en finit pas avec sa polysémie. Le savant Frankenstein est un Prométhée moderne (c’est le sous-titre), il rivalise avec Dieu. Par sa formation et son temps, Mary, comme Shelley (qui écrira un Prométhée délivre), a encore un pied dans le xvnie siècle, croit en la science, voire en la toute puissance humaine, mais, romantique, comme Goethe qui, en cette même année 1816, dicte l’ébauche de la seconde partie de son Faust, craint, en même temps, la transgression de l’ordre naturel. Cela pourrait rester tout intellectuel. Mary va beaucoup plus profond : ne sommes-nous pas tous créatures d’autres humains ? Et donc créateurs et créatures ? Ne sommes-nous pas tous faits de cadavres ? Mary porte le même prénom que sa mère, morte de lui avoir donné la vie. Son premier bébé est mort. Elle n’a pas encore achevé d’écrire son roman que Fanny, sa demi-sœur aînée, se suicide (sans doute elle aussi amoureuse sans espoir de Shelley), et deux mois plus tard, Harriett, à son tour se donne la mort, ce qui fera de Mary l’épouse de Shelley. Ce n’est sans doute pas tellement par malentendu que le public de deux siècles donnera au monstre le nom de son créateur. Le monstre est le double, l’autre face du Dr Frankenstein ; le monsieur Hyde du Dr Jekyll. Aussi effrayant qu’il soit, Mary « justifie » les actes du monstre, par sa souffrance d’être un exclu, par sa solitude que Frankenstein boucle en détruisant la compagne qu’il avait accepté de lui « construire ». N’oublions pas que Shelley est considéré et traité comme un monstre par l’Angleterre bien-pensante. Et Mary participe à cette exclusion, elle qui est un peu la « créature » de Shelley, et qui souffre, et qui n’a pas fini de souffrir de cet ostracisme et... de son créateur. Le monstre tue le jeune frère de Frankenstein, qui s’appelle William, comme le propre demi-frère de Mary, fils de la marâtre, et qui lui a fait ombrage en son enfance ; comme aussi son second enfant qui — terrible prémonition de peur — va mourir à son tour en 1819. On n’en finit pas avec ces épaisseurs existentielles qui, à coup sûr, sont senties par les lecteurs.
Car le livre connaîtra un succès immédiat, alors que le peu que Shelley parvient à faire éditer n’est vendu qu’en nombre infime. Walter Scott lui-même, le maître du roman du temps, en fait immédiatement l’éloge. Shelley, lui, l’aborde sous l’angle social : le monstre est l’exclu que l’exclusion rend mauvais. Peut-être est-il la personnification du prolétariat qu’il appellera Demorgon dans son Prométhée.
L’édition du livre les a ramenés à Londres où il paraîtra sans nom d’auteur en 1818. Entre temps, Clara, leur troisième enfant, est née.
1818, c’est l’année de leur troisième séjour sur le Continent, cette fois en Italie, d’où Shelley ne reviendra pas.
Mary y écrit Mathilda, livre qu’elle ne publiera jamais et qui ne paraîtra qu’en... 1959 ! On la comprend : c’est le roman de l’amour incestueux, non réalisé mais conduisant tout de même à la mort une fille et son père, qui aurait d’autant plus révolté le moralisme, ô combien étroit, du temps, que, même sans l’aide du Dr Freud, tout un chacun y aurait lu la transposition romanesque de la vie de l’auteur et, en particulier, de ses sentiments troubles pour son père. En cette œuvre encore, Mary, s’abandonnant à la dictée de son inconscient, se projetait fort en avant de son époque.
Cette œuvre noire (autant que, sur le même sujet, Y Eugénie de Franval de Sade) est sans doute aussi la projection-exorcisme des drames qui vont jeter Mary dans des dépressions en chaîne : mort de ses deux enfants (où est nette la responsabilité de Shelley qui les a fait voyager par les moyens pénibles du temps, dans l’été italien), dispersion
Percy Shelley dessiné par Mary
sexuelle de Shelley qui, non content de se partager entre Claire et Mary, fait un enfant à leur servante et s’éprendra d’Emilia Viviani, cloîtrée en attente de mariage, enfin de Jane, la femme de son ami Williams avec lequel il va se noyer.
Shelley vit, quoique non sans conflits intérieurs pouvant aller jusqu’aux maux psychosomatiques, la contradiction entre ses appétits justifiés par ses idées sur l’amour libre et la prédilection de son amour pour Mary. Mais elle, tout en tentant de jouer le jeu d’une liberté parallèle, n’y parvient pas et sombre. Différence entre le comportement amoureux des deux sexes qui n’est peut-être pas pure affaire historique. C’est surtout le partage avec Claire que Mary n’acceptera jamais, exigeant sans cesse que Shelley l’éloigne. Jalousie bien explicable : Claire, énergique, gaie, capable de suivre Shelley au physique comme au moral était peut-être la compagne qu’il lui fallait, tandis que Mary, introvertie, était en quelque sorte son double.
Repliée sur elle-même et sur son quatrième enfant, le seul qui vivra, Percy Florence, Mary écrit son troisième roman, Valperga, celui-ci historique, à la façon de Walter Scott et, de ce fait, mineur.
Et ce sera au tour de Claire d’être frappée, par la mort d’Allégra, la fille qu’elle a eue de Byron, auquel on en avait confié l’éducation, et qui l’a placée dans un couvent, refusant de la restituer à sa mère au nom de la formation immorale athée qu’elle aurait reçue dans le milieu des Shelley. Bien scrupuleux sur la formation morale des femmes était le poète grand seigneur qui vivait à Venise au milieu des courtisanes !
Cela ne l’empêchait pas, d’ailleurs, d’avoir une amitié véritable pour Shelley, mais qui allait lui être néfaste, ainsi que celle de son admirateur passionné, le « pirate » Trelawny. Sans ces deux-là, Shelley ne se serait sans doute pas lancé, avec son impulsivité ordinaire et sans préparation sérieuse, dans sa dernière passion : la navigation à voile où il va trouver la mort.
Le 8 juillet 1822, naviguant toutes voiles dehors dans une brusque tempête méditerranéenne, Shelley et son ami Williams disparaissent avec leur bateau. Quand les corps seront rejetés sur le rivage, Trelawny leur fera des funérailles à l’antique.
Shelley avait vingt-neuf ans. Hasard objectif : quatorze jours avant, en Allemagne est mort Hoffmann. Shelley aurait aimé son art fantastique, mais ils ne se sont pas connus.
Après Shelley
Pour Mary, la vie doit continuer. Et ce sera une vie de lutte sur trois fronts : pour son enfant, espoir — vain — d’une renaissance du disparu ; pour l’œuvre occultée du poète ; pour ce qu’elle- même a à dire ; contre le père de Shelley, Timothy, que la mort de son fils ne désarme pas ,-contre la société victorienne qui ne désarme pas davantage ; contre les amis eux-mêmes qui n’admettent pas qu’elle doive « composer » et ruser avec les chantages à la faim du vieux Timothy.
Pour compléter la maigre pension accordée par le grand-père à son petit-fils, elle continue à écrire. (Mais n’aurait-elle pas continué à écrire sans cela, cette écrivain-née ?)
En 1825, elle publie son troisième roman, le Dernier Homme.
Enorme étrange livre avec lequel Mary invente encore — et encore sans le savoir — la science fiction politique. Trop prolixe, maladroit, ce n’en est pas moins un livre fascinant par ses réflexions, ses intuitions, sa densité existentielle. Il y a là deux livres en un : celui de la fiction politique d’une Angleterre devenue Etat républicain, qui permet à Mary à la fois de « refaire » la vie de leur groupe (Byron, Shelley, elle-même au masculin, Claire...) et d’imaginer ce qu’il adviendrait de la réalisation de leur idéal libéral, en même temps qu’une idylle dans la thébaïde studieuse de la campagne de Windsor ,• puis, son scepticisme, voire pessimisme aidant, celui de l’échec politique, de la désintégration du couple Raymond/Perdita à la suite du partage amoureux du premier avec Evadné (Raymond, en qui l’on reconnaît en général Byron, devenant là Shelley entre Mary et Claire), de la désagrégation sociale, pour finir par la fin de l’humanité succombant à la peste.
Brouillant les pistes encore plus que dans Frankenstein , mais plus mal, par obsession de la vie « revécue » en rêve, l’amertume de la radicale, sinon exclue du moins marginalisée, rend Mary d’une noire lucidité, et d’une misanthropie qui, par-dessus l’optimisme du siècle scientiste, lui fait regarder le monde et les hommes avec des yeux proches des nôtres. Sa peste, bien qu’elle lui vienne de souvenirs nationaux perpétués par Defoe, évoque pour nous les terreurs actuelles du sida et de la mort atomique. Le terrible monde industriel naissant alors n’était-il pas ce qui lui faisait fondre la fin de son monde avec le spectre de celui du monde ?
Tandis qu’elle écrivait ce roman, où elle fait mourir deux fois son Byron (Raymond), le vrai meurt réellement à Missolonghi.
Comme tous les romans d’anticipation, celui-ci ne sait rien prévoir de ce que prépare le progrès technique : ni les chemins de fer, ni les armes nouvelles, ni les bateaux à vapeur, ni les avions, bien qu’avant sa mort Shelley ait investi dans la construction d’un de ces premiers bateaux et songé aux aérostats. Ceux qu’imaginent Mary sont des dirigeables fort dépendants des vents. Le mérite du roman est ailleurs, comme dans Frankenstein : dans une véritable méditation sur l’homme et sa création, son œuvre, la construction de son devenir ; legs du romantisme de gauche finissant là.
Une telle œuvre ne pouvait trouver le succès. Et, pour ses romans suivants, Mary revient au genre à la mode des romans à la Walter Scott.
Elle meurt en 1851, à cinquante-trois ans, n’ayant survécu que dix ans à son impitoyable beau-père, et sa tardive aisance étant encore troublée par quelques aigrefins, pilleurs d’épaves de la gloire du poète tardivement reconnu.
Etrange sera le destin de l’œuvre des deux Shelley, tous deux atteignant la gloire au travers du malentendu : Shelley reconnu grand poète lyrique, aux dépens de son plus large versant révolutionnaire (que les premières formations prolétariennes adoptèrent, et qu’Engels entreprit de traduire) ; Mary survivant plus tard encore par la grâce du cinéma fantastique. Mais près de deux siècles plus tard, la magnitude des deux astres s’est inversée : la poésie de Shelley passe d’autant plus mal à la traduction qu’elle appartient à un moment de transition et a dû masquer ses messages sous des symboles obscurs. Ainsi, aujourd’hui, sa pièce des Cenci est plus lisible que son Prométhée délivré. A l’inverse, les trois romans novateurs de Mary nous apparaissent comme portiques de notre temps. Paradoxale, mais heureuse conséquence dialectique de la mise en marge des femmes de ces temps.
Michel Lequenne
Indications bibliographiques
Biographies
Muriel Spark, Mary Shelley, la mère de Frankenstein, Fayard.
Cathy Bernheim, Qui êtes-vous Mary Shelley, La Manufacture.
Richard Holmes, Percy Bysshe Shelley, Fayard.
Œuvres
Mary Shelley, Frankenstein, G. F. ; Mathilda, Ed. des Femmes ; le Dernier Homme, Ed. du Rocher.
P. B. Shelley : Poèmes, et Prométhée délivré, Aubier Montaigne, bilingue ; les Cenci, Ed. Avatar. N
Mary Wollstonecraft : Défense des droits des femmes, Payot.