La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Cinquante-cinq ans au service du trotskysme et de la révolution

· Critique communiste, n° 29, mai 1984 · p. 13-16 · 3 066 mots

au service du trotskys111e

et de la révolution

Un entretien avec Pierre Frank. Texte inédit.

Nous échangions plus d'une fois avec Pierre, comme on peut le penser, nos opinions respectives sur le passé du mouvement trotskyste dans un but d'éclaircissement de l'Histoire et des leçons qui s'imposent. Je le tenais au courant des résultats de mes recherches, lui soumettais souvent mes textes. De son côté, il eut recours à mon concours pour la recherche de documents et de sources diverses, me fit lire certains de ses manuscrits et m'en adressa des copies. Il attacha une importance particulière à l'édition des livres de la série « Les congrès de la IVe Internationale » et insista fortement ces temps derniers pour une parution prochaine des tomes III et IV que nous avions mis en chantier. Il nous laisse son introduction écrite pour le tome III, consacré au deuxième congrès mondial de 1948, achevée déjà depuis plusieurs mois.

L'entretien ci-après, texte inédit, enregistré en mai 1977 et réécrit par Pierre en mars 1978, est au fond le résultat de bien des discussions soulevées en diverses circonstances. Il y trace un bilan sommaire de son expérience militante, qui va au fond des choses sur plusieurs points et, singulièrement, quand il souligne l'effort, pour l'assimilation des forces nouvelles, de parcourir encore et encore des stades traversés dans le passé, « à des rythmes différents, sous des formes nouvelles ». Il y voit la condition absolue pour former des trotskystes qui ne peuvent le devenir que dans le creuset du mouvement. En ce sens, après le départ de Pierre, ce texte prend un peu le sens d'un testament politique .

... On revient inévitablement sur la séparation avec Trotsky des années 19 35-1940 qui a été un profond déchirement pour les premiers compagnons de Trotsky du début de son exil, les fondateurs du trotskysme en France qui étaient les animateurs de l'ex-PCI, dits les moliniéristes. Cette séparation a laissé ses marques dans l'existence de Pierre. Intermède douloureux, pas seulement à cause de la violence extraordinaire des polémiques, frappante à la lecture des Oeuvres de Léon Trotsky, mais aussi du fait de la tournure souvent infamante sur le plan des attaques personnelles.

Seul importe évidemment de rétablir, autant que possible, la vérité historique avec le recul nécessaire. De ne pas succomber à une lecture biblique des écrits de Trotsky qui n'a jamais prétendu être à l'abri de l'erreur et était le plus apte à réviser son point de vue et à changer de cours. A plus forte raison faut-il se garder de faire de ses écrits un instrument fractionnel. Il semble qu'un revirement de Trotsky s'esquissait en 1939-1940, en ce qui concerne le groupe Molinier-Frank, sans que l'on puisse préjuger d'un dialogue tragiquement interrompu.

Tout cela est amplement dépassé et l'on s'étonnera, peut-être, que l'on y revienne encore. Mais l'Histoire est une et il faut éviter d'occulter les zones d'ombres et de sacrifier à la facilité et aux images d'Epinal.

Rodolphe Prager ---------

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• Quelles sont tes réflexions sur la cause des crises quasi -permanentes qui déchirèrent le mouvement trotskyste français dès ses origines ?

- Pour bien comprendre notre mouvement en France, il faut se rappeler qu'il s'est formé dans le PC et il faut tenir compte des particularités de ce parti, fait de bric et de broc, à partir d'un PS sans fort enracinement dans la classe ouvrière, excepté dans le Nord et le Pas-de-Calais où il résista le plus à l'adhésion à l'Internationale communiste. On avait seulement commencé à épurer le PC du réformisme et du centrisme, dans les années qui suivirent Tours, quand la « bolchévisation » est survenue. C'était un mélange d'ouvriérisation et de bureaucratisation du parti. Le PC n'avait pas vraiment une direction forgée dans la lutte de classes, elle a été fabriquée au cours des années par de nombreuses interventions de Moscou. L'Opposition de gauche dans le PC français ne s'est pas formée au cours d'une lutte politique intérieure cohérente dans le PC.

Dans la crise qui commença à partir de 1924, plusieurs groupes se formèrent, le plus souvent droitiers. Quand Trotsky a été expulsé de l'URSS, il a commencé à rassembler l'Opposition internationale. En France, il a trouvé des forces éparses, hétéroclites, suscitées sur des points particuliers, dépourvues de la moindre homogénéité. La personne à qui Trotsky avait accordé sa confiance et son appui pour rassembler l'Opposition de gauche était Alfred Rosmer. C'était ·un excellent journaliste, mais pas un homme d'organisation à bien des égards, non dans le sens administratif, mais du point de vue d'associer des hommes pour créer une organisation.

Le mouvement trotskyste en France commence avec le lancement de la Vérité en août-septembre 1929. Le groupe de la Vérité comprenait des syndicalistes révolutionnaires proches de Rosmer qui n'ont pas joué un grand rôle et s'éloignèrent rapidement, des militants de base du PC dont R. Molinier et moi qui étions alors bien jeunes, l'équipe également jeune de Naville. Le groupe ainsi formé manquait d'unité politique et la situation objective ne se prêtait pas aisément à une insertion dans le mouvement de masse. 1. Entretien Léon Trotsky-C. L. R. Ja- Cependant nous n'étions pas dépourmes, en avril 1939, dans" le !\1ouvement vus de militants ouvriers, dont cercommuniste en France "• textes commen- tains d'une qualité remarquable, en tés par Pierre Broué, page 637, éditions provenance du PC, dans la période de \1inuit, Paris 1967. 1929 à 1936. C'est plus tard que notre recrutement ouvrier a faibli, en corrélation avec les grandes transformations du mouvement ouvrier français, l'expansion considérable du PC.

La première bataille de l'organisation trotskyste en France a été dirigée contre la « troisième période » et pour le front unique en Allemagne, face à la montée du fascisme. Nous avons alors enregistré des gains. Puis sont arrivées les journées de février 1934 où, compte tenu de nos forces, nous avons joué un rôle relativement important. Nous avons alors établi les premiers contacts avec la gauche du Parti socialiste qui dirigeait les fédérations de la Seine et de la Seine-et-Oise (Zyromski et Pivert). Nous nous sommes aperçus que certains anciens membres du PC avaient rejoint le PS qui, après s'être débarrassé des néos, s'affichait plus à gauche. En France aussi se posait le problème de barrer la route au fascisme.

• Survient alors, en juillet 1934, la proposition de Trots ky d'adhérer à la SFIO qui souleva la plus grande tempère que le mouvement ait connu et entraina des scissions en chaine dans plusieurs sections. Le sujet de « l'entrisme 11 demeura une pomme de discorde très fréquente à toutes les époques, dans de nombreux pays.

-La proposition d'entrée dans la SFIO, faite par Trotsky, a soulevé de grandes discussions. En moins d'un an se sont · posés deux gtands problèmes aux trotskystes français. Vers la mi-1933, celui d'abandonner la lutté pour la réforme de la me Internationale pour passer à la construction d'une nouvelle Internationale et d'un nouveau parti. A peine cette nouvelle position était-elle adoptée que fut posée la question de l'entrée dans la SFIO. D'où une certaine difficulté à franchir ce pas qui allait aussi à l'encontre de notre tradition communiste de lutte contre la social-démocratie.

La tactique entriste n'avait pas été clairement définie quant aux perspectives et à sa durée -il était d'ailleurs difficile de le faire. La création du Front populaire et la perspective de son accession au gouvernement survenant ensuite, la présence de révolutionnaires dans le Parti socialiste était intolérable pour la direction Blum. Nous avons été surpris par les exclusions des JS de la Seine, fin juillet 1935, qui étaient devenues notre point fort. Dans le PS lui-même nous avions aussi remporté des succès. Mais la création de la

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Gauche révolutionnaire par Pivert, avec la bénédiction de Blum, limita ces progrès.

L'entrisme est une tactique qui est maintenant acceptée comme telle par le mouvement trotskyste ; ce sont les circonstances qui la font poser. Le plus difficile dans cette tactique, c'est le plus souvent les conditions de la sortie, qui a souvent été mal opérée. L'entrisme est au fond une tactique de groupes très faibles qui ne peuvent faire un usage efficace du front unique, considéré sous sa forme la plus générale. Au surplus, il s'est avéré extrêmement difficile de briser l'encadrement des masses par les organisations traditionnelles en place depuis un demi-siècle et davantage. L'IC a fait cette expérience, malgré la révolution d'Octobre, et nous plus encore. L'exemple de la survie de la social-démocratie allemande, corrompue entre toutes, est saisissant.

Il faut de très grandes luttes, de très grands événements, pour parvenir à dépasser les organisations de masse et, encore, ce n'est pas assuré automatiquement et totalement. En Juin 1936, en dépit de tous les efforts que nous avons pu faire, nous nous sommes trouvés littéralement noyés par le flot ouvrier montant qui se déversait dans le PCF et la CGT.

• Que faut-il penser avec le recul de la scission des trotskystes français en 1935-1936 qui affaiblit tant le mouvement à un moment névralgique ?

- Dans la crise des trotskystes de 1935-1936 , toutes sortes de facteurs personnels ont évidemment joué, mais ils recouvraient des antagonismes politiques. Entre parenthèses, je ne pense pas que, si cette crise ne s'était pas produite, les trotskystes auraient pu changer quelque chose à l'issue de Juin 1936. Avec l'entrée dans la SFIO, il y avait eu un renouvellement important de l'organisation par la venue de très jeunes camarades qu'il fallait assimiler. Dans la crise, Trotsky a misé sur les jeunes parce qu'ils lui semblaient les plus aptes à affronter les épreuves de la guerre mondiale qui se profilait. C'est dit presque explicitement dans ses déclarations à C. L. R James (1 ). Si l'on se reporte à la brochure l'Organe de masse de Nicole Braun, inspirée par Trotsky, on s'aperçoit qu'il estimait au fond que les deux fractions en lutte étaient aussi confuses politiquement l'une que l'autre. Mais l'une était suivie par les jeunes (ou suivait les jeunes), et c'est pour cela que Trotsky l'a soutenue. De ce point de vue, il avait raison.

Notre grande erreur, à Molinier et à moi, qui espérions encore pouvoir gagner des forces parmi les adultes dans le PS, a été de ne pas comprendre cela. Notre propre groupe qui avait seulement des divergences de tactique et non de principe a finalement été sauvé, lui aussi, parce qu'il a pu regrouper des jeunes. Au cours de la guerre, la plupart des anciens du POl et du PCI ont disparu ; ce sont les jeunes de part et d'autre qui ont fait renaître le mouvement, qui l'ont reconstruit et l'ont unifié.

• Quelles sont tes réflexions sur le rôle du Secrétariat international dans ce contex te ?

-Je pense que, de 1936 à 1940, Trotsky commit certaines erreurs dans la direction de l'organisation internationale. Par exemple, il a été hâtif en Hollande, où il a soutenu des camarades trop impulsifs qui ont rompu trop vite et mal avec le RSAP. Les responsabilités du Secrétriat international étaient assurées par des militants manquant souvent de maturité et inexpérimentés (nous l'étions tous à l'époque) ou par des gens comme Rous. Lors du congrès de fondation de la Quatrième Internationale en 1938, Trotsky s'en remit largement pour les questions d'organisation à Cannon, dirigeant du SWP, dont la connaissance des sections européennes était sujette à caution ; de toute façon, il se heurta à certains faits accomplis auxquels il ne pouvait plus remédier.

Les scissions qui ne se justifient pas par des divergences fondamentales entraînent généralement des polarisations dangereuses ; l'un évolue dans un sens opportuniste, l'autre dans un sens sectaire. Cela a été le lot du POl et du PCI d'avant la guerre. Il faut aussi tenir compte du climat général de l'époque : l'échec des luttes ouvrières trahies par les directions, la défaite en Espagne, les crimes de Staline, l'approche de la guerre. L'entrisme dans le PS en 1934 était très justifié; celui effectué dans le PSOP en 1939, je l'ai préconisé dans l'ex-PCI, mais aujourd'hui, je considère que ce fut une erreur. Il fallait peut-être y envoyer des camarades, mais ne pas faire d'entrisme à une telle proximité de la guerre.

• Trotsky traça sciemment un tableau très sombre sur les chances de survie des organisations révolutionnaires en période de guerre, allant jusqu'à dire qu'ils ne subisteraient, peutêtre, que trois ou quatre militants disponibles en France, restant fidèles , échappant aux arrestations et à la mobilisation ( 1 ). Ce péril existe effectivement, en particulier sous une dictature fasciste. Quelles sont tes propres observations et tes impressions ressenties à ton retour en France, en 1946?

- La guerre a été une épreuve très difficile, très pénible, qui a permis au mouvement trotskyste dans plusieurs pays de sortir du premier stade infantile. Cela a été également vrai à l'échelle internationale où il a fallu agir, désormais, sans Trotsky. Cela n'a pas empêché qu'il y ait des crises et des scissions, mais le mouvement avait tout de même connu une mutation et ces crises et ces scissions ont eu désormais un autre caractère.

Ce qui m'a frappé à mon retour en France au début de 1946, c'est qu'il y avait une organisation vraiment différente, composée de militants qui se sont formés pendant la guerre, et elle avait acquis une certaine maturité. Par rapport au désordre d'avant la guerre, le progrès était considérable, même s'il y avait encore beaucoup à faire . Mais les gains dûs à l'entrisme dans la SFIO avaient encore laissé des traces dans le fonctionnement de l'organisation ; on peut toujours distinguer en matière d'organisation l'origine, soit le PS, soit le PC. Le courant droitier dans le PCI, dirigé par Parisot et Dema?ière, me déconcerta pourtant au début, car je ne lui trouvais pas grand rapport avec le trotskysme.

Après les expériences de 1935 et de 1945, j'ai tiré entre autres comme leçon que, quand nous gagnions à nous des forces nouvelles, nous sommes obligés dans l'assimilation, dans la fusion, de retraverser un certain nombre de stades effectués dans le passé, à des rythmes différents, sous des formes nouvelles, que c'est inévitable et qu'il faut savoir le faire. Cela s'est reposé après 1968 à une échelle toute différente. C'est certainement une opération toujours difficile que notre mouvement, n'en doutons pas, aura à refaire plus d'une ·fois. Car ceux que nous recrutons ne sont pas pour autant déjà des trotskystes, ils aspirent à le devenir et c'est dans l'organisation seulement qu'ils peuvent le devenir. Cela exige beaucoup des anciens qui, sinon, risquent de gâcher bien des potentialités.

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Pierre Frank, Ernest Mandel et Alain Krivine lors d'un meeting des sections européennes de la IV" Internationale au dél>ut des années soixante-dix.

2. << Résolution sur l'unification en France » adoptée par la Conférence européenne et la Quatrième Internationale, en février 1944 ; point 13 : ,, Dans un !>u t d'unité, la Conférence européenne, avec le recul des dernières années, juge qu' il n'y a aucune raison, ni sur le plan personnel ni sur le plan politique, concernant l'activité passée du camarade R. M. [Raymond Molinier), qui empêcherait son entrée dans le parti unifié . ., Dans ,, les Congrès de la Quatrième 1 nternationale ,,, tome 2, ,, 1'1 niernationale dans la guerre ( 1940-1946) .,, page 268, éditions La Brèche, Paris 1981. 3. Léon Trotsky, ,, Défense du marxisme ''• pages 241-243, EDI, Paris 1972. 4. Voir les << Cahiers Léon Trotsky., pul>liés par l'Institut Léon Trotsky, n" 9, janvier 1982, pages 61-7 4 : articles de Pierre Broué, << la "réconciliation" avec Raymond Molinier ,, et de Pierre Frank et Raymond Molinier, ,, A propos de la crise du mouvement trotskyste en France dans la période d'avant-guerre,,,

Ce qui a été positif aussi, en 1944-1946, c'est que le contentieux d'avant la guerre a été dépassé. Nul ne s'en souciait plus et ne songeait à relancer des polémiques à ce sujet. C'était un chapitre clos, il y avait un autre climat. L'absence de la plupart des anciens protagonistes y contribua certainement. Les nouvelles divergences se sont situées au plan des idées dans toutes les crises qui ont suivi. La situation objective avait mûri et l'organisation aussi.

• E:n janvier 1940, Trotsky revient dans la discussion avec Shachtman sur le (( cas Molinier ». soulignant ses qualités et déclarant qu'il ne renonce pas à 1 'espoir de renouveler une tentative d'intégration de Molinier dans la Quatrième Internationale dans des conditions appropriées . Cela revenait à contredire les résolutions anciennes sur (( 1 'incompatibilité de Molinier avec le mouvement ouvrier» et aida, d'ailleurs, à régler la question Molinier lors de la fusion des trotskystes français en février 1944 (2).

- Molinier avait de grands défauts en même temps que de très grandes qualités. Trotsky en parle dans Défense du marxisme (3). li est aujourd'hui encore resté trotskyste, membre de la Quatrième Internationale, sans occuper aucune fonction responsable. Ce qu'ont écrit Rosmer et Deutscher, par exemple, sur lui et sur son frère Henri n'est pas exact, notamment en matière financière. lis n'avaient pas de fortune , ils n'avaient pas d'argent, ils cherchaient à gagner de l'argent pour l'organisation et ont donné à celle-ci tout ce qu'ils ont pu · gagner.

La résolution de septembre 1938 contre Molinier-Frank ne venait certainement pas de Trotsky, car ce qu'il a écrit quelques mois plus tard, au cours de sa polémique contre Burnham-Shachtman, contredit totalement cette résolution. En 1938, Cannon a eu des pourparlers avec le PCI, à coup sûr sur les conseils de Trotsky, pour tenter de résorber la scission. La résolution adoptée au congrès de fondation dit « jamais d'unification » ; Trotsky écrit quelques mois après qu'il ne renonce pas à unifier les forces trotskystes, y compris Molinier. La correspondance entre Molinier et moi avec Trotsky (4), peu avant qu'il soit tué, montre qu'il ne parlait pas en l'air. Je pense que le POl d'alors a imposé sa volonté au congrès, mais le POl était peu en condition de le faire pendant longtemps.

La division de l'époque a pu faciliter la besogne des agents du Guépéou, ne serait-ce que par suite d'une absence de solidarité dans les mesures de vigilance et des tensions dans les rapports.

Sur tous les points soulevés dans cet entretien, il me faudrait nombre de pages pour expliquer les conclusions auxquelles je suis personnellement arrivé sur ces années passées, mais j'ai d'autres travaux qui m'occupent en ce moment.

10 mars 1978

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