Le texte de cette )liographie de Pierre Frank fut rédigé de son vivant pour être pu)llié dans le" Dictionnaire )liographique du mouvement ouvrier français,.
qui paraît aux Editions ouvrières sous la direction de Jean Maitron et de Claude
Pennetier. Nous devons à l'aima)lie autorisation de ces deux camarades d'en réserver la primeur aux lecteurs de" Critique communiste ... Nous les en remer-
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Pierre Frank - Aron Frank, né le 15 · août 1929, dont il fut l'un des cions vivement.
RANK Pierre, né le 24 octobre 1905 à Paris, décédé le 18 avril 1984 à l'hôpital La Pitié, Paris 13e. Militant du Parti communiste, puis de l'Opposition de gauche. L'un des fondateurs du mouvement trotskyste en France, ancien secrétaire de Trotsky. Dirigeant de la Quatrième Internationale et de sa section française.
D'origine russe, les parents de mai 1876 à Vilkomir et Anna Shirmann, née le 20 février 1878 à Jitomir - émigrèrent en France en 1904 et s'établirent à Paris comme ouvriers tailleurs à domicile. Us furent naturalisés Français le 13 avril 1927. Leur fils mena à terme ses études supérieures consacrées par un diplôme d'ingénieur de l'Ecole de physique et de chimie industrielles de Paris. Au cours de ses études, il participa en 1924-1925 à la fondation de l'Union générale des étudiants techniciens de l'industrie, du commerce et de l'agriculture (UGETICA), sous le patronage de l'Union syndicale des techniciens de l'industrie, du commerce et de l'agriculture (USTICA), première organisation syndicale des techniciens créée en France après la guerre de 1914-1918. L'engagement politique de Pierre Frank, qui débuta à l'âge de quinze ans, l'amena à donner son adhésion au Parti communiste en 1925. Au plan syndical, il milita à l'USTICA et, pendant plusieurs années, à la fédération des produits chimiques de la CGTU.
Il se prononça en faveur de la plate-forme de l'Opposition unifiée du PCUS de 1927 de Trotsky et Zinoniev qui s'éleva contre la politique menée par Staline et Boukharine. Dès que Léon Trotsky fut exilé par Staline en Turquie, en février 1929, il participa à l'envoi d'une délégation qui se rendit auprès de Trotsky le mois suivant et dont fit partie Raymond Molinier. ll participa activement au lancement du premier journal trotskyste français, la Vérité, qui parut en signataires en même temps que le gérant. Cet engagement entraîna son exclusion du rayon d'Aulnay-sous-Bois du Parti communiste. Il s'était joint au groupe publiant la Vérité, soutenu directement par Trotsky, parce que ce regroupement lui paraissait plus viable et moins menacé d'opportunisme que les groupes d'opposition constitués antérieurement dans le PC.
Dans le domaine syndical, prônant dans la Vérité en décembre 1929 la nécessité d'une « fraction syndicale des communistes oppositionnels », il pensait que son projet serait favorisé par la proclamation du manifeste de l'Opposition unitaire, créée au sein de la CGTU fin avril 1930, qu'il signa en tant que militant des Produits chimiques de la région parisienne, aux côtés du secrétaire de la fédération, Chabanon.
A la fondation de la Ligue communiste, en avril 19 30, Pierre Frank fut élu membre de sa commission
exécutive et demeura à sa direction de façon ininterrompue. Des dissensions se produisirent rapidement dans la Ligue sur différentes questions : activité publique, travail syndical notamment, opposant la tendance d'Alfred Rosmer et Pierre Naville à celle de Raymond Molinier et Pierre Frank. En janvier 19 31 , la direction de la Ligue revint à ces derniers que Trotsky avait qualifiés dans un article d'« aile marxiste» de l'organisation. En mai 1932, Frank devint membre du secrétariat international de l'Opposition de gauche internationale. Parmi les activités de Pierre Frank à l'époque, citons sa candidature au nom de la Ligue communiste à l'élection législative de mai 1932 dans le 13e arrondissement de Paris, de nombreux déplacements en province dont sa participation à la conférence du rayon de Belfort du PC en mai 1932, des m1ss10ns à l'étranger, en particulier en mai 1931 à Berlin et en mars 1932 à Madrid où il assiste à la Troisième Conférence de la Izquierda comunista (Opposition communiste de gauche espagnole).
A partir du 15 juillet 1932, il résida dans l'île de Prinkipo (Turquie) auprès de Trotsky à qui il servit de secrétaire. Il accompagna Trotsky au cours de son voyage à Copenhague, fin novembre 1932, et prit part en cette circonstance à la réunion internationale informelle du courant trotskyste, la seule assemblée de ce type qui se tint en présence de Trotsky. Quittant Prinkipo vers le 20 juillet, peu après le départ de Trotsky pour la France, Frank participa les 19-21 août 1933 au Plénum international de l'Opposition de gauche internationale qui décida de renoncer à la lutte pour la réforme de l'Internationale communiste, axe jusquelà de son activité, et d'œuvrer désormais à la création de la Quatrième Internationale et de nouveaux partis communistes. Cette décision fut motivée par la politique désastreuse du Parti communiste allemand, entérinée par Staline, qui contribua grandement à l'arrivée au pouvoir de Hitler en Allemagne.
En 1933-1934 se développa en France une période agitée au cours de laquelle la Ligue communiste défendit activement, face aux menées réactionnaires et fascisantes, 1 'impérieuse nécessité du front unique entre les partis socialiste et communiste. Participant aux campagnes de la Ligue, Pierre Frank intervint dans plusieurs meetings, en particulier aux côtés de Marceau Pivert, orateur de la SFIO, le 9 février 1934, dans une réunion unitaire dans le 15e arrondissement de Paris. Pour tirer les leçons des journées de février 1934, il écrivit une brochure : La semaine du 6 au 12 février.
Dans une conjoncture de montée ouvrière et en présence du front unique conclu entre le PS et le PC en juillet, Trotsky propose le même mois à ses camarades français d'adhérer à la SFIO pour prendre leur place à l'intérieur du front unique et concourir au regroupement révolutionnaire. Cette démarche fut acceptée fin août par la Ligue qui se transforma en Groupe bolchevik-léniniste de la SFIO (GBL). Membre de la section socialiste du 14e arrondissement de Paris, Pierre Frank fut délégué au congrès de Mulhouse du parti qui se tint du 9 au 12 juin 1935 et fut élu au titre du courant GBL membre suppléant de la commission administrative permanente (CAP), le titulaire étant Jean Rous. Il n'eut pas l'occasion de siéger dans cet organisme, étant bientôt, par ailleurs, avec les autres dirigeants du GBL, l'objet d'une procédure d'exclusion du parti rendue exécutoire en octobre 1935. Engagée sous des prétextes disciplinaires, cette mesure n'était pas sans relation avec la création du Front populaire.
Les exclusions entraînèrent une période de confusion parmi les trotskystes, indécis sur la démarche tactique à mettre en œuvre. Choisissant une sorte de fuite en avant, Pierre Frank et Molinier lancèrent en décembre 1 9 3 5 un nouveau journal, la Commune, qui se proposait d'être l'instrument d'un regroupement plus large mettant à profit les sympathies recueillies au sein de la SFIO. Cette initiative qui rencontra l'hostilité de Trotsky, en même temps outré par cet acte d'indiscipline, entraîna une sctsston durable des trotskystes français. Le regroupement autour des Groupes d'action révolutionnaires (GAR) que tenta d'impulser la Commune n'ayant pas eu les effets attendus, ses initiateurs créèrent le Comité pour la IVe Internationale, le 16 janvier 1936, qui se transforma en Parti communiste internationaliste les 7-8 mars 1936. L'unification des forces trotskystes, le 1er juin 1936, au sein du POl dont Pierre Frank fut membre du comité central et du bureau politique, fut de courte durée. Dès le 10 octobre, le PCI choisit de reprendre son activité propre.
Pierre Frank en fut avec Raymond Molinier le principal dirigeant et, en quelque sorte, le théoricien. n écrivit de nombreux articles
dans la Commune et dans la revue théorique du PCI, la Vérité, intervint dans les meetings et impulsa l'activité dans les entreprises et les syndicats. li assura également des liaisons internationales, eut des rencontres en Belgique, en juillet 1938, avec le dirigeant trotskyste Georges V ereeken et assista, en septembre 1938, à Rotterdam au congrès du RSAP dirigé par le vétéran révolutionnaire Henk Sneevliet.
En juin 1939, il fut condamné par défaut à « huit fois un an de prison » pour des articles parus dans la presse du PCI et un mandat d'arrêt fut lancé contre lui. Il passa dans la clandestinité. Désigné par le PCI pour faire partie d'une délégation à l'étranger pour la période de la guerre, il passa en Belgique et se rendit en Grande-Bretagne la veille de la déclaration de la guerre. li se mit en relation avec les trotskystes britanniques et collabora assidûment à la Correspondance internationaliste éditée à Bruxelles par ses camarades de la Délégation étrangère demeurés en Belgique. Cette publication étant interrompue en 1940 par l'offensive allemande, Pierre Frank en reprend la parution à Londres avec un petit groupe de camarades en juin 1940. Cette activité fut interrompue par l'arrestation de Pierre Frank le 19 octobre 1940 et sa condamnation à six mois de détention pour séjour irrégulier. Considéré par le juge« comme un personnage dangereux », il fut finalement interné dans l'île de Man et n'en fut libéré qu'en novembre 1943. li reprit alors avec plus d'intensité son activité en relation avec les trotskystes britanniques et des camarades émigrés allemands.
Au lendemain du premier attentat perpétré contre Léon Trotsky, Pierre Frank et Raymond Molinier qui put rallier Londres exprimèrent leur solidarité au vieux révolutionnaire, dans une lettre du 25 mai 1940, en même temps que leurs vœux de parvenir à une réunification au sein de la Quatrième Internationale. Trotsky répondit le 1er juillet en termes prudents, l'affaire nécessitant à coup sûr un débat plus approfondi de toutes les parties intéressées. Il souhaita pourtant parvenir à une heureuse solution, sous réserve d'un engagement à se plier aux règles et à la discipline de la Quatrième Internationale. L'acceptation de ce préalable par Frank et Molinier, dans leur lettre du 5 août 1940, ne parvint plus au destinataire assassiné entre temps par un tueur de Staline. Une correspondance se poursuivit avec le
Secrétariat international transféré à New York, mais c'est en France même, sous l'égide du Secrétariat européen de la Quatrième Internationale né dans la clandestinité, sous l'occupation nazie, que se réalisa enfin l'unification du mouvement, en février 1944, sous l'appellation de Parti communiste internationaliste.
En septembre 1945, Pierre Frank fut l'objet d'un nouvel arrêté d'expulsion de Grande-Bretagne qui fut annulé grâce à l'intervention des milieux travaillistes, entre autres d' Aneurin Bevan. En février 1946, il retourna en France via la Belgique pour parer à une possible arrestation. Arrêté le 5 mars 1946 à Paris, alors qu'il participait à la première conférence internationale du mouvement de l'après-guerre, il fut rapidement mis en liberté après avoir fait appel de ses condamnations de 1939 qui, peu après, furent réduites à un an de prison avec sursis.
Le deuxième congrès du PCI élut Pierre Frank au comité central, quelques jours avant son retour en France. Il siégea bientôt au bureau politique et devint membre du Secrétariat international au terme de la Conférence internationale, interrompue malencontreusement par la police sur dénonciation. Il resta pendant plus d'un quart de siècle l'un des principaux dirigeants de la Quatrième
Internationale et de sa section française, ces deux fonctions étant étroitement liées. Il fut du reste, après 1948, le seul dirigeant trotskyste français des années trente présent dans le mouvement.
Son activité et ses apports au plan international furent très importants. li participa à tous les congrès mondiaux et y présenta régulièrement des rapports sur les principaux sujets à l'ordre du jour : nouvelles formes du colonialisme, nouveaux Etats ouvriers en Europe orientale, crise du stalinisme et des partis communistes, etc. De 1946 à 1971, il assura la direction de la revue Quatrième lnternationale, organe du Comité exécutif international, qui joua un rôle de premier plan dans la formation des cadres du mouvement et fit connaître à l'opinion publique les analyses de l'Internationale sur les principaux problèmes de l'heure. Il donna son concours dans de nombreux cours de formati0n à l'échelle internationale. li représenta fréquemment les instances de la Quatrième Internationale dans le monde : dans la plupart des sections européennes, dans plusieurs pays d'Amérique latine en 19 53, en Asie Onde et Sri-Lanka) en 1964 et 1973.
Il fut le principal porte-parole de la section française pendant des années et un de ses candidats aux
Pierre et sa compagne Marguerite à la fête du PCI, 1949.
Détenu à l'île de Man. Février 1943.
Conférence internationale, 3-5 mars 1946. A la tril>une, à partir de la gauche: Marcel Bleil>treu (France), Sai Santen (Hollande),
Pierre Frank (France), Jack Haston (Grande-Bretagne), Colvin da Silva (Ceylan), Munis (Espagne-Mexique), Nora Saxe (traductrice).
Photo prise en 1975.
Pierre Frank, 1950.
Pierre ces dernières années.
Oeuvres
La semaine du 6 au 12 février !934, Paris, 1934 - Fa/lair-il pr?ndre les usines ? La grève générale de Juin !936, Paris, 1936- Après de Gaulle?, Paris, 1965 (non signée)- Consrruire le parri révoluTionnaire, Paris, 1965- Une révision du rrorskvsme (à propos de Pablo avec la Quatrième Internationale), Paris, 1966 - Mai 68. première phase de la révolurion socialisre, Paris, 1968- La Qucrrième lnrernarionale, François Maspero, Paris, 1969, réedition 1973, publiée en onze langues- Le Sralinisme, Paris, 1977, FrançQiS Maspero- Hisroire de 1 'lnrernarionale communisre !9!9-!943, deux volumes, éditions La Brèche, Paris, 1979, traductions allemande et espagnole.
élections législatives à plusieurs reprises, depuis 1946 jusqu'en 1974. En 1952, il préconisa avec l'Internationale une tactique « entriste » de type particulier, clandestin, des membres du PCI dans le PCF, alors que s'esquissait une époque de stagnation politique en Europe occidentale et d'affaiblissement du mouvement trotskyste en France. Cette proposition ne fut acceptée que par une minorité et il s'ensuivit une scision du PCI l'été 1952, dans une certaine confusion, les deux groupes rivaux se présentant sous le même sigle.
Pendant la guerre d'Algérie, l'activité de soutien du FLN algérien que le PCI dirigé par Pierre Frank fut le premier à mettre en œuvre, éditant, en particulier, l'appel historique des insurgés de novembre 1954 et prenant à charge l'impression du premier organe du FLN, Résistance algérienne, eut pour suite l'arrestation en mai 1956 de Pierre Frank et quelques militants, relâchés peu après. Des rapports s'étaient établis avec André Marty après son exclusion du PCF, et c'est tout naturellement que Pierre Frank se rendit fin novembre 1 9 56 au cimetière de Perpignan pour assister aux obsèques de Marty et apporter le salut de la Quatrième Internationale.
La tactique d'entrée dans le PCF avait permis au PCI de se lier à un groupe d'étudiants communistes opposants dont la place-forte était le secteur Sorbonne-Lettres de Paris, le plus puissant et le plus actif de l'Union des étudiants communistes (UEC). La fraction de gauche constituée par Alain Krivine en 1962 devint bientôt majoritaire dans ce secteur, qui fut dissous par la direction de l'UEC en janvier 1966. En prévision de cette dissolution, le principe de la fondation de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) fut arrêté dès décembre 1965 et devint officiel à la Première Conférence nationale de la JCR le 1er avril 1966. Les principaux cadres de la JCR appartenaient déjà au PCI et Alain Krivine siégeait à son bureau politique depuis quelques années. La forte présence de la JCR -agissant en constante concertation avec le PCI et Pierre Frank - dans les événements de Mai 68, permit au trotskysme d'apparaître avec plus de puissance qu'au cours des grèves de juin 1936 et de l'immédiat après-guerre. Ce rôle valut à la JCR et au PCI d'être dissous le 12 juin 1968 sur décision gouvernementale. Pierre Frank fut gardé à vue pendant dix jours et inculpé de complot contre la sureté intérieure de l'Etat.
La fusion entre la JCR et le PCI dissous s'effectua au cours d'un congrès clandestin qui se tint à Mannheim (Allemagne) en avril 1969 et il en nacquit la Ligue communiste, section française de la Quatrième Internationale. Dissoute à son tour, en juin 1973, la LC fit place plusieurs mois plus tard à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Pierre Frank fut élu membre du comité central et du bureau politique dans ces deux organisations. Il renonça à toute fonction dirigeante dans la LCR en 197 5 et dans la Quatrième Internationale en 1979.
Pierre Frank publia en 1955-1961 plusieurs ouvrages de recueils d'articles et de brochures de Léon Trotsky, notamment trois volumes d' E:crits portant sur les événements en France, de 1934-1938, sur l'Allemagne de 1929 à 1933, sur l'Espagne des années 1930-1938 et une réédition de la Révolution trahie. Il fit connaître la uttre ouverte au Parti ouvrier polonais écrite au début de 1965 par les opposants Karol Modzelewski et Jacek Kuron. Il publia de nombreux articles dont les plus importants parurent dans la revue Quatrième Internationale, des essais, des brochures, plusieurs introductions aux œuvres de Léon Trotsky, ainsi que des livres dont une introduction à 1 'histoire de la Quatrième Internationale qui fut éditée en dix langues, dont le chinois, le japonais et le persan. Son ouvrage principal est à coup sûr une Histoire de l'Internationale communiste (1919-1943) en deux volumes, parue en 1977, qu'il ressentait le besoin d'écrire au plus profond de lui-même. Il consacra les dernières années de sa vie à la recherche historique. Il venait d'écrire une préface sur l'action de l'Internationale communiste en Amérique latine pour une édition en langue espagnole de son gros ouvrage en cours de parution au Mexique, quand son état de santé déclina.
Pierre Frank fut en contact étroit avec la veuve de Trotsky, Natalia Ivanovna Sedova, pendant ses séjours en France, en 1955 et en 1961. Il lui présenta Isaac Deutscher, auteur d'une vaste biographie de Léon Trotsky qui fait autorité. Il se trouvait au chevet de Natalia lorsqu'elle mourut le 23 janvier 1962 à Corbeil, au domicile du docteur Raphael Zakine, ami de Pierre Frank, et il organisa ses obsèques qui se déroulèrent le 29 janvier au colombarium du Père Lachaise devant une nombreuse assistance.
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