La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

DOSSIER

Le FSLN s'adresse aux femmes

Critique communiste, n° 35, novembre 1984 · p. 19-20 · 880 mots

Le FSLN s'adresse aux felllllles

Avec un dépliant - intitulé « Les femmes soutiennent le FSLN » - distribué par les militants dans toutes les maisons qu'ils visitent, le Front s'adresse pour la prem te re fois spécifiquement aux femmes (en particulier aux femmes travailleuses). Le document est composé de deux parties : la plus traditionnelle, « Nos enfants », détaille les conquêtes de la révolution pour la santé et l'éducation des enfants; la deuxième, « Notre dignité », est plus novatrice : il s'agit des revendications propres aux femm es dans leur lutte pour l'égalité. Outre les deux extraits traduits ici, cette partie contient des passages se référant à l'éducation, à l'emploi et aux conditions de travail des femmes dans les villes et les campagnes.

Les nouvelles lois révolutionnaires décrétées par la révolution ont rendu à nos enfants le droit d'être considérés comme égaux, qu'ils soient nés à l'intérieur du mariage ou en dehors. Il n'y a plus de « bâtards» ou d'enfants « illégitimes». Tous sont reconnus comme enfants qui doivent recevoir de leurs parents ce dont ils ont besoin pour vivre, croître et s'éduquer.

Cependant, quand nous ne parvenons pas à obtenir des pères qu'ils s'acquittent correctement des pensions alimentaires pour nos enfants, nous pourvons faire appel à l'Office d'orientation et de protection familiale pour qu'il l'exige du père ou de la mère, selon le cas.

On ne qualifie plus d'« indigne)) la femme qui a recours à des institutions légales pour défendre les droits de ses enfants.

Aujourd'hui, la mère et le père décident de l'éducation et du développement de leurs enfants.

Les nouvelles lois encouragent la solidarité entre les membres de la famille, le respect des enfants envers. leurs parents et des parents envers leurs enfants. Nos enfants se forment aujourd'hui dans l'amour du travail et non dans la paresse ; dans le respect et l'amour de leurs parents et de la patrie.

Grâce aux nouvelles lois révolutionnaires, nous gagnons le même salaire que les hommes quand nous faisons le même travail.

Le FSLN continue à assumer l'engagement d'éliminer les lois qui portent préjudice à la dignité de

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vente à la librairie

La Brèche

9, rue de Tunis

75011 Paris la femme et aux intérêts de sa famille, en assurant l'application des lois révolutionnaires déjà conquises par la femme.

Pour cela les femmes soutiennent le FSLN. Notre participation

Sous Somoza, ceux qui commandaient pensaient que, parce que nous sommes des femmes, nous ne servions à rien. Nous n'avions ni le droit à la parole ni le droit de vote ; il ne nous restait qu'à nous taire et à souffrir. Mais nous ne pouvions pas supporter cela éternellement. Nous nous sommes dressées massivement, dans l'insurrection, contre le joug oppresseur. Nous les femmes, nous nous sommes distinguées dans les rangs du FSLN par notre courage et notre hardiesse.

Aujourd'hui, pour défendre nos conquêtes, nous n'hésitons pas à prendre le fusil si nécessaire, à arrêter

La pensée vivante de sandino En

Lettres, textes et correspondances les criminels qui veulent nous renvoyer au passé sanglant. C'est pourquoi nous participons aux milices territoriales et aux bataillons de réserve; c'est pourquoi huit gardes révolutionnaires sur dix sont des femmes. Sur dix membres des brigades de défense civile, sept sont des femmes. Sur dix membres des Comités de défense sandiniste, huit sont des femmes. Sept brigadistes de la santé sur dix sont des femmes. Sur dix brigadistes d'alphabétisation, six étaient des femmes et aujourd'hui nous représentons pratiquement la moitié des promoteurs des Comités d'éducation populaire. Sans arrière-garde, il n'y a pas de victoire. Sans nous, les femmes, il n'y a pas d'arrière-garde.

Notre voix est présente partout : au foyer et dans la rue, dans les syndicats et au Conseil d'Etat, dans les médias, dans les « Face au peuple », dans les bureaux du gouvernement.

Pour ces raisons et parce que c'est la volonté du FSLN de nous donner la place que nous méritons, personne aujourd'hui ne peut nous réduire à être des ornements publicitaires.

Au contraire, le FSLN s'engage à nous faciliter l'accès aux journaux, à la radio et à la télévision, pour en faire des canaux de communication à notre usage et divulguer nos acquis, les apports de la révolution.

L'isolement dans nos foyers nous marginalisait. Aujourd'hui la participation nous rend égales. Maintenant, nous comptons dans la direction de l'Etat, nous donnons notre avis sur les principaux problèmes du pays, nous nous organisons pour proposer nos revendications.

Le FSLN maintient son engagement de continuer à appuyer et stimuler notre organisation féminine afin que nous ayons notre place et que nous veillions à nos intérêts de femmes.

Pour cela les femmes soutiennent le FSLN. Le 1ecum caœp&a a'imap>e que clifficilemcat l'ùnponaaœ hiocoàqoe .. l'i.ofloaxo que - · ... cette - la poncciGa du limode Scqpo hmilfs poocl'......ble cleo bommes aaa6e 1974 c< c l e o - ..,..a dom la lu- de lili&acioa duN....,.., d u - . . . , du~· Pouc la aaàooalioca ct.olucioculaùa d' Aal&iqae cauale eelimo &oie uae m&cioa. DD_..,., .. _le~deiOD--'<w,IIUUI ~pooclapcaoi!œfuioaolioaçoio, pocciecleo ...... , éai11 . . ........ . . . Cl de SudiDo,l poccic de la pcaoi!œ fdicioa faite a N'....,... ea 1911. Cette ttocluaioa œmpc<Dd ip!emeac uae Îlllmdci<IÎulldoScqpohmilfs 11. c&umaac la -rieeelacicœmwt· aodoJa.-delili&acioacwioaole.

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