Illustration évoquant la révoèation de l'instituteu r Nègre, un des fondateurs du sy ndicalisme enseignant, en 1907 .
Briand, ministre de l'Institution publique du ministère Clemenceau , apparaît au fond. Légende :
LA DERNIERE CLASSE- Mes pauvres enfants, vous êtes le travail. Armezvous contre le capital.
BRIAND- Halte-là 1 Vous êtes révoqué.
OINCIDENCE: la gauche arrive au pouvoir à temps pour célébrer le centenaire des lois laïques. L'ancienne majorité avait commencé à fêter cet anniversaire à sa façon. On a entendu l'ex-ministre de l'Education, Beullac, définir la laïcité de Jules Ferrry << qui gouvernait au centre »comme le refus des fanatismes, comme la défense des valeurs communes et des institutions de notre société. On a même vu le secrétaire général de l'enseignement catholique saluer la tolérance de Ferry, son respect du pluralisme.
II faudrait comprendre que le combat laïque date un peu, voire qu'il constitue une diversion : cette idée est présente dans le PS et le PC et au gouvernement.
Certes il faut montrer ce qui a changé, dégager la signification actuelle des positions laïques. Mais rappelons d'emblée que si Ferry était adversaire du monopole, il n'admettait en aucune façon <<la théorie des écoles libres subventionnées par l'Etal ». C'est la question précise et immédiate qui est posée au gouvernement : faut-il admettre que l'Etat finance un réseau scolaire contrôlé à 93 % par la hiérarchie catholique? Et qu'il finance des centres patronaux?
Ce dossier devrait être complété pour ce qui est de l'enseignement professionnel et de la formation permanente en particulier : sont concernées en effet toutes les structures de formation qui sont subventionnées par l'Etat et par les diverses taxes dont le patronat garde la libre disposition, alors qu'il s'agit d'impôts, donc de fonds publics. II a été constitué en fonction de l'objectif immédiat suivant : la nationalisation des structures d'enseignement recevant des fonds publics.