Extraits d'un ouvrage d'Ernest MANDEL
Pourquoi depuis 1930 des dizaines de millions de lectrices et de lecteurs se délectent-ils de récits de meurtres et de violence ? Quelle est la fonction sociale du «polar~~? Deux questions auxquelles cherche à répondre Ernest Mandel dans son livre, Delightful Murder (Meurtre exquis), véritable histoire sociale du roman policier.
A paraître, début novembre, aux éditions La Brèche ...
Sans attendre, Critique communiste vous offre quelques « bonnes feuilles ~~ de ce livre qui connaît déjà le succès en Grande-Bretagne et au
Mexique.
Présentation
«Je me dois d'avouer pour commencer que j'aime lire des romans policiers. J'ai longtemps pensé qu'ils étaient un simple divertissement d'évasion ; vous en lisez un et vous ne pensez à rien d'autre, à peine l'avez-vous fini que vous n'y pensez plus. Mais ce petit livre-ci est en lui-même la preuve que cette manière de voir est pour le moins incomplète. Il est vrai que lorsque vous finissez un roman policier, vous cessez d'être fasciné; mais également, je ne peux personnellement m'empêcher d'être fasciné par l'énorme succès du roman policier en tant que genre littéraire.
« C'est évidemment un phénomène social : des millions de gens de dizaines de pays sur tous les continents lisent des romans policiers. Une quantité non négligeable de leurs auteurs et bon nombre d'éditeurs capitalistes sont devenus millionnaires en produisant cette marchandise singulière. Ils ont ·deviné juste quant aux besoins qu'elle satisfait en tant que valeur d'usage - ou encore, pour traduire en langage courant, ils ont correctement jaugé sa courbe de demande. Pourquoi en est-il ainsi? Quelle est l'origine de ces besoins? Comment ont-ils évolué au ill des années et quelle est leur relation à la structure générale de la société bourgeoise? Voici quelques-unes des questions auxquelles je vais tenter de répondre. ( ... ) Du héros au scélérat
« L'histoire de détective moderne est issue de la littérature populaire des « bons bandits » : de Robin des Bois et Til l'espiègle à Fra Diavolo et du Rinaldo Rinaldi de
Vulpius jusqu'au Die Riiuber et au Verbrecher aus verlorener Ehre de Schiller. Mais il y a eu un saut périlleux dialectique. Le bandit, héros d'hier, est devenu le scélérat d'aujourd'hui et le scélérat, représentant de l'autorité d'hier, est devenu le héros d'aujourd'hui.
« La tradition des histoires de bandits est vénérable en Occident, remontant au moins aux mouvements sociaux contestant les régimes féodaux et recevant une puissante impulsion avec le début du déclin du féodalisme et la naissance du capitalisme au XVI' siècle.
«Dans Primitive Rebels (1959) et Bandits (1969), Eric Hobsbawm a montré que les « bandits sociaux » sont des voleurs d'un type spécial, considérés par l'Etat (et les classes opprimantes) comme des hors-la-loi, mais qui restent dans les limites de l'ordre moral de la communauté paysanne. Or, cette tradition littéraire est pour le moins ambiguë. Anton Blok a démontré de manière fort convaincante que ces rebelles étaient tout sauf des faiseurs de bien, et qu'ils étaient parfaitement capables d'exploiter vicieusement la paysannerie tout en faisant alliance avec les seigneurs locaux contre le pouvoir central. Bien sûr, il était plus facile pour un paysan de traiter avec des bandits de cette sorte plutôt qu'avec des nobles et des marchands, ce qui explique que les paysans n'aient pas pris le parti des autorités contre ces rebelles primitifs.
« Nathan Weinstock a, par ailleurs, montré que ces bandits n'étaient pas des précurseurs de la révolution démocratique bourgeoise, ni même des réformateurs de l'agriculture. C'étaient des préprolétaires paupérisés et lumpenisés, vagabonds et tendeurs d'embuscades, possédant des qualités et des défauts tout à fait differents de ceux
"Le facteur sonne toujours deux/ois», d'après un roman de James M. Cain. Lana Turner conduit, tandis que John Garfield s'apprète à assommer Cecil Kellaway.
des bourgeois ou des salariés. Ils incarnaient une rébellion populiste et petite-bourgeoise à la fois contre le feodalisme et le capitalisme nàissant. C'est l'une des raisons pour lesquelles la tradition des légendes de rebelles et des drames mettant en scène des bandits occupe une si grande place dans la littérature mondiale, en aucune manière limitée à la société occidentale. Dans le mode de production asiatique, cela a conduit au chef-d'œuvre épique chinois du XII' siècle, Shuihu-Zhuan (Sur le bord de la rivière). Mais il est significatif que l'Espagne, pays qui a donné un nom à l'histoire de bandit comme genre littéraire - le roman picaresque - était un lieu où le déclin du feodalisme était plus profond et où le processus même du déclin s'est prolongé plus longtemps, laissant la société dans une impasse pour des siècles. (La littérature italienne a reflété une stagnation similaire, quoique moins prononcée.) ( ... )
« Le livre de Thomas de Quincey, On Murder considered as one of the Fine Arts, paru en 18 2 7 (le postcriptum fut ajouté en 1854), est la meilleure illustration de cette préoccupation grandissante du crime. De Quincey avait été éditeur de la Westmoreland Gazette en 1818 et 1819 et avait rempli ses colonnes de récits de meurtres et de procès. Dans son essai de 1827, il insistait sur la délectation procurée par le meurtre et par la spéculation du « whodunit » parmi les « amateurs et les dilettantes», frayant ainsi le chemin pour Edgar Allan Poe, Gaboriau et Conan Doyle. Il fut également à l'origine du lien entre le journalisme populaire et 1 'œuvre littéraire sur le meurtre, qui allait entraîner Dickens, Poe, Conan Doyle et tant d'autres écrivains de romans policiers à leur suite, jusqu'à Dashiell Hammet, E. Stanley Gardner et autres contemporains.
« De manière similaire, la préoccupation grandissante du crime au sein des classes moyennes et des couches supérieures de la classe ouvrière eut tôt fait d'influencer les grands romanciers de l'heure, particulièrement Balzac, Victor Hugo, Charles Dickens, Alexandre Dumas et même Dostoïevsky. En partie, cela permit d'exprimer de vrais problèmes sociaux et des motivations idéologiques plus profondes. Mais il y avait aussi des raisons matérielles à l'intérêt des romanciers pour le roman policier : les difficultés financières, la recherche d'une audience plus large, la possibilité de recevoir de juteux paiements de la part des magazines populaires, l'avènement du feuilleton - histoire à épisodes - grâce auquel des écrivains comme Eugène Sue (dont Karl Marx a analysé en détail les Mystères de Paris), Ponson du Terrail et Paul Féval gagnèrent un grand succès populaire. Dans les mélodrames, et plus spécialement dans les feuilletons, l'image du « bon bandit », vivant en marge de la société, prévalait encore. Mais les grands romanciers ne manifestaient aucune admiration romantique pour ces « bons bandits ».Ils les traitaient en purs et simples fléaux sociaux. La bourgeoisie, qui avait cessé d'être révolutionnaire, était maintenant au pouvoir. D'un autre côté, la conscience de l'injustice sociale, de l'antagonisme entre riches et pauvres et de l'hypocrisie de la double morale restait très présente. (Dans les Misérables de Victor Hugo, la police agit très différemment envers un riche bourgeois qui importune une pauvre femme et envers cette même femme qui se défend. Le thème des « deux nations )) du jeune Disraeli en est un autre exemple.)
« Cette préoccupation était présente en dehors des engagements ou conceptions politiques des divers auteurs. Balzac était archi-conservateur mais avait une conscience aiguë des causes sociales de l'extension du crime. Ils pensaient qu'une fois qu'ils avaient été punis, les criminels devaient pouvoir se racheter, chose que la société semblait répugner à permettre. Le héros central des Misérables est l'ex-bagnard Jean Valjean, et le héros de la Comédie humaine est Jacques Collin, allias Trompe-la-mort, alias l'Abbé Carlos Herrera, alias Vautrin.
« Assurément, il ne s'agit plus des « bons bandits )) au sens où on l'entendait auparavant. Leurs crimes sont considérés comme les actes de scélérats. Mais ils ont néanmoins des cœurs d'or et se rachètent par une sorte de dévotion parentale pour de jeunes victimes, plus ou moins innocentes, de la cruauté de la classe supérieure ou de la persécution policière. Ce sont des personnages de transition : ce ne sont plus les nobles bandits d'antan, et pas encore les méchants sans cœur de l'histoire de détective du xx• siècle.
« Le Rodolphe des Mystères de Paris, d'Eugène Sue, est encore plus significatif en tant que personnage de transition. Il est à la fois un vengeur individuel de l'injustice, et par là un précurseur du futur maître-détective, et un fugitif qui, s'il ne fuit pas la justice, fuit au moins un secteur des autorités, étant ainsi l'héritier du noble bandit qui prend à l'affreux riche pour donner au pauvre méritant. Le héros immensément populaire de Ponson du Terrail, Rocambole, offre une combinaison de qualités similaires. D'abord délinquant, en réalité une véritable incarnation du mal, puis abattu par son créateur dans les Exploits de Rocambole ( 18 59), il réapparaît magiquement dans la Résurrection de Rocambole (1863) sous la forme d'un détective sans peur et d'un chevalier du bien.
« Pour comprendre pourquoi cette évolution s'est poursuivie, pourquoi ce genre littéraire ne s'est pas arrêté à cette phase de transition, mais au lieu de cela a suivi tout le chemin de la transformation du noble bandit en ignoble criminel, nous devons examiner tant la fonction objective de la littérature populaire que sa métamorphose idéologique durant la seconde moitié du XIX' siècle. Du scélérat au héros
« L'archétype de police représenté dans la littérature moderne est modelé d'après le premier policier célèbre de l'histoire : Vidocq, l'associé de Fouché. Lui-même ex-bandit condamné au bagne, il recruta de nombreux criminels au service du ministère de l'Intérieur de Napoléon en qualité d'informateurs. Vidocq forgea sa propre légende non seulement en mettant en pratique son infamie, quasiment illimitée, mais aussi en écrivant des Mémoires mensongers qui furent publiés en 1828. Il est clair que le Bibi-Lupin de Balzac et l'inspecteur Javert de Victor Hugo ont été créés sur le modèle de ce personnage fuyant et terrifiant, dont les actions et la mentalité portaient les semences de ce qui un jour germerait pour donner naissance à des êtres aussi
variés et peu ragoûtants que J. Edgar Hoover, Heinrich Himmler et Beria.
« Pendant la première moitié du XIX' siècle, la grande majorité des classes moyennes et l'intelligentsia était essentiellement hostile à la police. Dans la plupart des pays occidentaux, l'appareil d'Etat était encore une institution anachronique semi-féodale contre laquelle la classe bourgeoise devait se battre (illogiquement toutefois) si elle voulait consolider son pouvoir social et économique. Là où l'Etat était déjà bourgeois - en Grande-Bretagne, en France, en Belgique, en Hollande et dans les jeunes Etats-Unis- la bourgeoisie libérale préférait le voir rester faible, faisant confiance aux lois du marché pour perpétuer son pouvoir. Les dépenses d'Etat étaient considérées comme une perte, comme une déduction improductive sur la plus-value qui ne faisait rien de plus que réduire la quantité de capital accumulable. Les forces de police étaient considérées comme un mal nécessaire, faites pour empiéter sur les droits et les libertés individuels. Plus elles étaient faibles, mieux cela valait.
« Il y avait en tout cas une raison bien plus pratique à cette hostilité pour la police. La loi de banqueroute, tout au moins en Grande-Bretagne, continuait à définir l'insolvabilité comme un crime. La population carcérale comptait bien plus de gens end ettés que de meurtriers ou même de voleurs. Les juges, la police et les fonctionnaires des prisons avaient affaire aux dettes, aux lettres de change et aux billets bien plus qu'aux crimes violents. Leurs principales victimes, par conséquent, étaient des commerçants des classes moyennes et leur aimable clientèle, que Dickens a dépeints de manière inoubliable dans l'immortel personnage de Mr Micawber et dans son roman Bleak House. La discipline industrielle n'avait pas encore suffisamment gravé dans l'esprit des citoyens que l'on n'a aucun droit de dépenser 21 shillings quand on dispose d'un revenu de 20 shillings seulement. Le crédit à la consommation n'était pas encore venu prendre le relais. Ainsi, il n'était pas surprenant que les classes moyennes aient eu tendance à être hostiles à la loi dans son ensemble et à ses gardiens.
Tout cela commença à changer entre 1830 et 1848. Ce furent les premières années de la révolte initiale de la classe ouvrière contre la pauvreté et l'exploitation capitaliste : soulèvement des tisserands de soie de la Croix-Rousse à Lyon, en France, et des tisserands de coton silésiens en Prusse ; montée du mouvement chartiste en Grande-Bretagne ; éruption de l'insurrection à Paris en juin 1848. Le caractère violent et offensif de ces rébellions frappa la bourgeoisie de peur pour la première fois : peut-être son pouvoir ne se reproduirait-il pas éternellement au travers des seules lois du marché ? On avait besoin d'un Etat plus fort et par conséquent d'une police plus puissante pour surveiller les plus basses couches, les classes toujours indociles, périodiquement rebelles, et donc criminelles aux yeux des bourgeois. ( ... )
« Un autre changement intervint au cours de la même période : le crime prit de plus en plus la forme d'une entreprise capitaliste. En 1850, le plus grand nombre des actes d'accusation établis en France l'étaient encore pour vol, mais en 1860, la fraude était devenue l'infraction la plus courante. Entre 18 30 et 18 80, le nombre de vols enregistrés augmenta de 238 %, celui des fraudes de 323 % et celui des escroqueries de 630% (Zeldin, p. 165). Les petits commerçants, les artisans, les instituteurs, les petits fonctionnaires du gouvernement et les paysans espéraient sans aucun doute éviter la prison, mais ils étaient également enclins à vouloir voir derrière les barreaux ceux qui leur escroquaient leurs maigres économies ou leur petit revenu.
« A mesure que les prisons se vidèrent lentement des débiteurs et se remplirent d'escrocs, de voleurs, de cambrioleurs, d'agresseurs et d'assassins, le statut social de ceux qui faisaient respecter le loi gagna en prestige. Néanmoins, et en particulier dans les pays anglo-saxons, la bourgeoisie avait assez confiance en elle-même pour ne pas glorifier la police. Ce n'était plus un
Le polar en bandes dessinées a aussi commencé par des feuilletons dans les journaux : une planche du célèbre agent X-9, dessiné par Alex Raymond, sur des textes de Dashie/1 Hammett. « Vous arrivez trop tard, Moran, comme d'habitude .•• Voilà le "dominateur" ••• C'était A/fred Hall ••• L'affaire est à classer!»
+Jean-François Vilar a écrit la préface et Thierry Jonquet le dos de couverture de Delightful Murtier. L'édition française, par rapport à la version anglaise, comprend un chapitre supplémentaire consacré au « nouveau '' roman policier post-1968.
mal. Elle avait cessé de n'être que nécessaire et était désormais considérée comme un bien. La police pouvait faire régner 1 'ordre et traiter efficacement les crimes de routine. Contrairement à une idée fausse largement répandue, la police des premiers detective stories - de Edgar Allan Poe à Arthur Conan Doyle et Mary Robert Rienhart- n'était faite ni de Keystone Kops 1, ni d'imbéciles burlesques. Les policiers ont pu être de persévérants piétons mais en général ils finissaient par gagner. La police n'était déjouée que dans des cas exceptionnellement compliqués.
« Ces policiers n'étaient ni de riches entrepreneurs ni des gentilhommes ; ils ne faisaient pas eux-mêmes partie de la classe dominante mais appartenaient généralement à la classe moyenne inférieure, sinon à la couche supérieure de la classe ouvrière, intégrée en permanence, si recherchée et représentant ce rêve bourgeois si difficilement accessible. La bourgeoisie autoritaire n'avait aucune raison de vanter les qualités intellectuelles supérieures de ces policiers, surtout en Grande-Bretagne où tout le monde était censé connaître sa place, et au sud des Etats-Unis (avant et après la reconstruction}, où les éléments provenant des bas-fonds et qui voulaient« s'en sortir» étaient considérés comme suspects, si ce n'est comme carrément subversifs. Le vrai .. héros du crimina/ detective story devait être 1il non un flic dur à la tâche, mais un fin limier venant d'une classe sociale supérieure. Et c'est bien ce que sont en réalité Dupin et Sherlock Holmes, de D' Thorndik~ et Arsène Lupin. Sans oublier l'inspecteur Lecoq de E. Gaboriau : vraiment une exception pour un flic ordinaire. ( ... ) Retour à la rue
«L'évolution du crime story reflète l'histoire du crime elle-même. Avec la Prohibition aux Etats-Unis, ce fut l'avènement du crime, s'étendant des marges de la société bourgeoise jusqu'au cœur des choses. Vols de voitures et guerre des gangs n'étaient plus seulement les matériaux de la littérature populaire engloutie par les lecteurs avec un frisson d'excitation et de peur ; de nombreux citoyens y étaient confrontés dans leur vie quotidienne.
Vous aurez reconnu les acteurs de (1( Garde à vue », film tiré d'un roman de John Wainright : (1( A table!». «Mais l'extension du crime qui commença en Amérique dans les années vingt, même lancée par la Prohibition, ne se limita pas à la violation de la loi interdisant la fabrication et la vente de boissons alcooli· sées. Et lorsque arriva la dépression, on assista à une nouvelle et terrifiante poussée de crimes en tout genre - les vols de banques à main armée, accompagnés de meurtres, représentant l'exemple par excellence.
«Avec l'extension quantitative du crime s'opéra sa transformation qualitative. Le crime organisé commença à dominer. Il existe un parallèle fascinant entre les lois gouvernant la concentration et la centralisation du capital en général et la logique de la prise du pouvoir par le crime organisé de la contrebande d'alcool, de la prostitution, du jeu, et enfin l'accomplissement de cette domination dans des villes comme Las Vegas, La Havane et Hong-Kong. L'élargis· sement des activités demandait plus de capital à investir en camions, en armes, en tueurs, en pots-de-vin pour la police et les politiciens et pour l'exploitation des sources étrangères d'approvisionnement (exportation de capital). Plus il y avait de capital disponible, plus les profits étaient élevés et par conséquent plus grandes étaient les possibilités de réinvestissement. D'où l'extension de l'organisation et son étendue géographique .
« Les gros poissons mangent les petits, les grandes organisations triomphent facilement des petits entrepreneurs individuels, et cela est aussi vrai pour les gangs de malfrats que pour les fabricants d'acier. Même les régies du jeu, les procédures, sont étonnemment semblables : concurrence à couteaux tirés, suivie d'une consultation circonspecte (comme les fameuses conventions de gangsters de mai 1929 à Atlanta et de septembre 19 31 à Chicago), aboutissant à des cartels (des syndicats) qui organisent la division des territoires et des marchés, puis à des fusions de fait. Les super-patrons (aussi anonymes que possible) imposent une discipline, et quand le rapport de forces bascule survient une nouvelle compétition. ( ... )
1. Bande de policiers, héros de centaines de films comiques muets produits par les studios Mack Sennet aux USA pendant les années vingt.