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Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Nos désaccords avec la TUO

Critique communiste, n° 61, mars 1987 · p. 86-91 · 3 029 mots

SOUS FORME DE 8 AMENDEMENTS A LA SECTION II DES

THESES POLITIQUES DE LA TUO.

1° Amendement : Sur la méthode de FUO.

Sur la section II :amendement, avant"Face à cette exigence" ajouter:

"En permanence notre lutte va dans le sens du Front unique. Cette lutte pour le FU a le double objectif combiné :

- mobiliser les travailleurs en partant de leurs revendications et, sur cette base, exiger l'unité des organisations, se doter des organes pour imposer cette unité;

- opposer l'aspiration des masses à la politique de soumission des directions réformistes, aux impératifs politiques et économiques de la bourgeoisie.

C'est pourquoi si la bataille pour la construction de l'unité ouvrière passe aussi bien par la mobilisation sur les revendications unifiantes, par l'unité d'action syndicale, il importe d'insister systématiquement dans les luttes et les actions sur la nécessaire unité des partis majoritaires.

C'est au travers de ces mobilisations de masse, de cette unité d'action et de l'autoorganisation pour la satisfaction des revendications, que peuvent se créer les conditions d'un affrontement victorieux avec la bourgeoisie, de la grève générale pour chasser Chirac,ou de leur combinaison avec des résultats électoraux donnant une majorité aux partis ouvriers, sur la lutte pour la constitution d'un gouvernement ouvrier. Lutte au cours de laquelle se développeront les organes d'auto-organisation, de double pouvoir, débouchant sur la destruction de l'Etat bourgeois.

C'est pourquoi nous portons la plus grande attention à l'ajustement des mots d'ordre : ceux sur lesquels les FU peut immédiatement se constituer, ceux sur lesquels notre organisation poursuit parallèlement sa propagande afin de préparer les phases ultérieures de la lutte engagée. Nous formulons les mots d'ordre précis qui suscitent la mobilisation et en même temps les thèmes de notre programme qui contribuent, sans le diviser ou l'affaiblir, à élever le niveau de conscience de ceux qui participent à la lutte.

Dans notre bataille pour le FUO nous aidons les larges masses à rentrer en lutte sur leurs revendications pour sceller l'unité ouvrière, nous encourageons les travailleurs à prendre en charge leur lutte à travers des AG souveraines et occupations des lieux de travail, afin d'aider à l'émergence de comités de grève, coordinations, et à leur centralisation. C'est ainsi que pourront se fondre dans l'action les travailleurs aux niveaux de conscience très différenciés. "

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Ensuite sans changement. Mais, avant le !-, suppression des 11 dernières lignes commençant par "nous ne voulons pas une gauche ... ", à la place mettre :

"Nous voulons que les travailleurs imposent une nouvelle majorité ouvrière à l'Assemblée nationale, que Chirac et tous les candidats de la droite soient battus aux présidentielles, ou que Chirac soit chassé par la grève générale.

Nous voulons avec les travailleurs imposer dans l'action comme dans les élections l'unité ouvrière, l'unité des partis et des syndicats ouvriers.

Dès que les mobilisations de masse posent concrètement l'exigence centrale de la satisfaction des revendications, ou lors d'une échéance électorale, la question du débouché politique dans l'agitation prendra la forme suivante : avec les travailleurs nous exigeons :

- la démission de Chirac,

- du PC et du PS qu'ils prennent leurs responsabilités et se portent candidats au pouvoir.

Alors nous chercherons, en nous appuyant sur la défense des revendications dans le cadre de la mobilisation, à tourner les travailleurs vers leurs directions, afin qu'ils exigent de ces dernières qu'elles prennent toutes les mesures favorisant la mobilisation et la satisfaction des revendications.

En même temps, nous expliquons inlassablement quelles devraient être les revendications qui constitueraient à notre avis le programme d'un authentique gouvernement des travailleurs.

Voilà la ligne globale de FUO, dans le cadre de laquelle toutes nos activités prennent place, qui seule peut nous permettre de nous construire. "

2° Amendement.

Sur l'analyse de la politique des gouvernements précédents et sur celui de Chirac.

Section ll, partie II, b : remplacer totalement le paragraphe : "b) CHIRAC: une droite dure, un gouvernement de combat qui puise sa force dans les capitulations des partis ouvriers majoritaires :

Les gouvernements d'Union de la gauche ou PS-MRG-PSU comme tout gouvernement de "type Front populaire", ou de "collaboration de classes", ont été prisonniers du rapport de forces sociales, ils n'ont à aucun moment eu d'autres programme que celui de la bourgeoisie.

A partir de 82, les plans Delors, les attaques sur la Sécu. de Bérégovoy ... l'ont montré à l'évidence. Les concessions faites aux travailleurs en 81 ( la 5° semaine, les 39 h .... ) : ont été imposées par l'effet de ce rapport de forces. Ces gouvernements les ont eux-mêmes ensuite remis en cause pour tenter d'amadouer le CNPF et le grand capital. Sur trois points fondamentaux et acquis de lutte des travailleurs : salaire, temps de travail, Sécu. Ils ont osé défaire ce qu'aucun gouvernement de la droite n'avait osé faire. Ils ont ressorti l'ordonnance de 58 contre l'indexation des salaires, ils ont remis en cause la durée hebdomadaire du temps de travail, ils ont imposé des augmentations de cotisations de Sécu. et instauré le forfait hospitalier. Ils ont ainsi loyalement géré de 81 à 86 le capitalisme à l'aide d'une politique qui, après quelques concessions, répondait aux voeux du patronat. Cette politique a permis à Chirac de revenir au pouvoir, de retourner le rapport de forces électoral, et d'appliquer une politique de super-austérité. La politique des gouvernements précédents a jeté dans l'abstention et l'écoeurement des millions de travailleurs dont les voix ont fait défaut le 16 mars. Dès lors le gouvernement de "F.P." a fait son "sale boulot" et porte la responsabilité des reculs de la combativité ouvrière de 82 à 86. Pour autant, et contrairement à ce qui s'était passé après 36, le rapport de forces ne s'est pas totalement dégradé, il ne s'est pas retourné, les luttes de la jeunesse et des fonctionnaires de l'hiver 86 le montre à l'évidence. Le rapport masse-appareil s'est largement modifié, après le passage de la gauche au gouvernement, au point où les travailleurs en lutte se dotent, afin de contrôler leur mouvement et leurs revendications, des organes d'auto-organisation; tout en exigeant des directions qu'elles s'unissent pour organiser la lutte contre l'adversaire de classe.

Reprendre a "Chirac ne fait pas de cadeaux, il attaque frontalement, il s'est efforcé ... grand capital", puis ajouter :

" L'austérité et les solutions capitalistes à la crise ont bien une seule et même nature. Mais ce qui change c'est le rapport des travailleurs à l'austérité, différent du fait

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de la nature différente des partis qui la mettent en oeuvre. La reprise de la mobilisation face à l'austérité de Chirac tient donc au rapport différent qu'entretiennent les travailleurs et la jeunesse avec la "droite" et la "gauche".

Au contraire d'un gouvernement bourgeois à 100 %, les gouvernements d'U.G. doivent travestir les mesures anti-ouvrières pour les présenter comme des mesures favorables aux travailleurs, les faire apparaître comme des mesures de conquêtes ouvrières. Les attaques portées contre la classe ouvrière de 82 à 86 et le peu de ripostes centrales qui s'en est suivi réside dans le fait que ces attaques n'étaient pas portées par des gouvernements bourgeois comme les autres, ils étaient des produits de mai-juin 81."

Puis reprendre "Chirac est un danger sans précédent" jusqu'à la fin du B.

3° Amendement. Sur la politique des appareils politiques e1 la nécessité de la grève générale pour chasser Chirac.

Point C : transformer comme suit : "C- Unité, mobilisation, rupture avec la bourgeoisie pour chasser Chir2c ou division et cohabitation pour la garder ?

La cohabitation est un piège mortel pour les travailleurs. Nous devons combattre la cohabitation car celle-ci :

- divise les travailleurs dans leur riposte contre la droite et le gouvernement Chirac,

- limite certains militants socialistes à s'engager plus à fond dans la lutte contre Chirac,

-facilite les recherches d'alliances de dirigeants du PS avec certains secteurs de la bourgeoisie,

-elle permet à Chirac de s'abriter derrière elle pour mieux infliger ses coups contre la classe ouvrière et la jeunesse.

Au début de la cohabitation, Mitterrand a pu apparaître aux yeux de certains comme un "recours", un "frein" face à Chirac. mais au fil du temps, Mitterrand a servi de couverture à la politique de Chirac, en signant une majorité des ordonnances et lois de Chirac. Il a même, en plein conflit des cheminots, déclaré en présence du gouvernement que la lutte contre l'inflation était un objectif qu'il partageait. Certes il a refusé de signer trois des ordonnances et a reçu une délégation de cheminots, mais il l'a fait au nom de "l'intérêt national", "au nom de la courtoisie d'être à l'écoute de la base".

C'est une situation qui démobilise et renforce la division politique entre partis ouvriers, qui dissimule la gravité du programme de la droite. Il y a contradiction entre l'exigence "battre et chasser Chirac" et la cohabitation voulue et maintenue par le PS et Mitterrand : il faut que cela éclate ! Cela dépend avant tout de l'avancée de la lutte de classe et non du profil que Mitterrand pourra prendre ou adopter. C'est d'ailleurs la reprise du combat de la jeunesse et des travailleurs qui a obligé Mitterrand à modifier quelque peu son attittude de Sphinx. Mais en se gardant bien de ne jamais remettre en cause le cadre contraignant de la cohabitation.

Le principal enseignement du mouvement de la jeunesse et des fonctionnaires de l'hiver 86, c'est la possibilité de battre et de CHASSER Chirac. On peut le chasser par l'action unie des travailleurs par le "tous ensemble", par la grève générale.

Cette perspective, la LCR doit y travailler, elle s'oppose à la tactique des directions qui cohabitent ou divisent, proposent l'apaisement ou des luttes ou grèves morcellées, divisées, secteur par secteur, 24 heures sans lendemain, ou dimanche sur le pavé sans lendemain ...

Nous exigerons des directions qu'elles coordonnent l'action et organisent la riposte centrale, le "tous ensemble" pour mettre en échec Chirac et les patrons pour le chasser.

Cete bataille doit se combiner avec des propositions d'auto-organisation adaptées et non auto-proclamées. "

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4° Amendement. Sur l'analyse de la politique du PS et sur le profil que devraient avoir les militants "gauche".

D- Réécriture comme suit :

: D- Le PS en flagrant délit de cohabitation : Suppression de la première phrase. Le reste sans changement, puis réécriture à partir de "et le pire crime ... " jusqu'à "Stasi et compagnie":

" Le PS ne peut prétendre à lui seul rassembler toute la gauche. ll a fait son "deuil" de la division avec le PC. Il se pose le problème de retourner au pouvoir, et du fait de la division il se pose le problème d'alliances avec la droite ou certains secteurs de la droite.

Toute gauche du PS devrait poser les véritables questions : - contre la cohabitation, pour l'unité des partis ouvriers, contre et pour chasser Chirac, contre l'alliance avec des partis bourgeois, pour battre Chirac dans les luttes comme dans les élections, - contre la politique d'austérité passée ou future il faut la satisfaction des revendications, - pour une politique de rupture avec le système capitaliste et non à une cohabitation avec les patrons et le profit. " Le reste sans changement, à partir de "il y a au sommet ... " 5° Amendement. Sur le Front unique, le rapport masse-appareil après 5 ans de gouvernement d'Union ou de division dela gauche Section ll. partie II. introduire au départ :

" C'est en référence à la lutte pour la défense des intérêts ouvriers que nous appelons à l'unité des partis ouvriers, pour qu'ils prennent celle-ci en charge, la mènent à son terme.

Cela signifie que nous partons d'une aspiraion majoritaire dans la classe ouvrière, et que nous lui donnons une traduction que tous comprennent, en lui attribuant une dynamique et un contenu révolutionnaires.

Lorsque les tt:availleurs veulent l'unité, c'est pour satisfaire telle ou telle revendication, pour s'opposer sur tel ou tel point aux attaques du patronat, pour opposer une alternative gouvernementale à la bourgeoisie. C'est souvent indépendamment et même contre la "vraie" politique des directions du PS et du PC que les travailleurs veulent l'unité, cela se cristallise dans l'action concrète pour les revendications et chasser Chirac : les travailleurs dans leur majorité, et malgré 5 ans de guvernement et de trahison, se tourneront vers les partis majoritaires. Mais cela se fera dans des conditions totalement nouvelles, en même temps que les travailleurs se tournent vers ces partis ils exigent d'obtenir des garanties dans la lutte, ils s'autoorganisent pour mieux les contrôler et prendre en charge leur action et leur mobilisation. Ainsi le rapport entre les appareils et les masses se pose de façon totalement différente qu'avant 81, les travailleurs expriment quand ils lutent leur défiance envers les partis et syndicats majoritaires.

Voilà ce qui pose dans des conditions nouvelles le rapport qu'auraient les travailleurs si une nouvelle majorité ouvrière s'installait au Parlement, avec les partis qui la composent. A- La LCR doit prendre parti. Transformer le passage : "un gouvernement PS-PC du point de vue des travailleurs vaut mieux qu'un ... pour un gouvernement PS-PC". Mettre à la place :

" Nous pouvons chasser Chirac dans la lutte, par le "tous ensemble", ou par les élections. Un deuxième échec d'un cadidat de la droite et une nouvelle majorité - ouvrière à l'Assemblée signifieraient une deuxième défaite cuisante pour la droite, donneraient un coup d'arrêt à la réaction et placeraient les travailleurs dans une position plus favorable pour exiger satisfaction de leurs revendications. Blle

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enclencherait du fait de l'expérience douloureuse de 82-86 et la défiance des travailleurs envers les appareils, exprimée dans leur lutte par les formes d'auto-organisation pousées, vraisemblablement une dynamique contre toute nouvelle politique d'austérité. C'est pourquoi nous ne mettons aucune condition à la constitution, une fois ayant chassé la droite, à un gouvernement des seuls partis ouvriers majoritaires. " Suppression "et si certains secteurs ... l'est aujurd'hui contre les travailleurs " et mettre à la place :

" Et si certains travailleurs posent le problème de la trahison de 82 à 86, nous expliquons qu'ensemble nous organiserons la riposte pour imposer la satisfaction des revendications. Nous expliq1,1erons également qu'un véritable gouvernement des travailleurs serait un gouvernement qui : - satisferait les revendications essentielles des travailleurs, femmes, jeunes, immigrés, en s'en prenant au pouvoir économique, politique et social de la classe capitaliste; - liquiderait les institutions antidémocratiques de la yo République; - romprait tout lien politique avec la bourgeoisie, ses hommes, ses partis, ses institutions; - s'appuyerait sur la mobilisation et l'auto-organisation des travailleurs. " 6° Amendement. Sur la politique unitaire. A- LCR d'abord : suppression de la phrase : " utiliser le terme de centriste pour les caractériser est utile pour ... " mettre à la place : " C'est à la lumière des faits, de leur action concrète pour la défense des revendicationsleur place dans les mobilisations- que nous analyserons la pratique de ces "groupes" ou "courants de gauche", dans les partis traditionnels. Nous jugerons sur pièce. C'est d'ailleurs les évènements qui ont tranché sur le rôle et la nature des groupes "archéo" gauchiste-opportuniste de type: FGA, PAC et même dans une moindre mesure PSU." C-S'adresseràLOetauPCI-MPPT,relancerdespropositionsconcrètesetpubliques en leur direction. Suppression des références à la réunification du mouvement trotskyste et insertion du paragraphe suivant :

"En même temps que nous nous engageons inlassablement sur une claire ligne d'action de masse, d'unité ouvrière, de front unique des travailleurs et de leurs organisations dans la lutte contre le gouvernement de droite. Nous développons une orientation qui s'adresse en priorité aux militants ouvriers, socialistes, communistes, syndicalistes et inorganisés qui sont critiques envers l'orientation des directions afin de leur proposer, selon les modalités propres à chaque étape, toute forme de regroupement pour l'action, le débat politique.

Ces formes de regroupement sont basées sur la défense intransigeante des acquis et des revendications. dans le même temps, nous impulsons au sein du mouvement ouvrier la discussion sur l'actualité et la pertinence du programme révolutionnaire en contradiction avec les tenants des solutions réformistes qu'elles soient traditionnelles ou modernistes.

C'est aussi dans ce sens que la LCR s'adresse au PCI et à LO, dans la mesure où ces organisations rejetent les solutions réformistes, se réclament de la révolution prolétarienne, du trotskysme et organisent sur cette base de nombreux révolutionnaires et travailleurs d'avant-garde. C'est pourquoi, à chaque initiative, le LCR leur adresse et leur renouvelle ses propositions d'action commune, ainsi que le débat fraternel pour surmonter la division actuelle des forces révolutionnaires.

Tels sont les éléments d'une véritable démarche pour le regroupement de ceux qui veulent donner une expression politique à leur engagement dans la lutte des classes, pour concrètement avancer avec les travailleurs dans la voie de la construction d'un Parti révolutionnaire. " Suppression de paragraphe : "nous ne procédons donc .. . de ces trois points permettraient d'envisager ".

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7° Atnendement. Sur les présidentielles .

.S.ection II, IV, la LCR sera présente aux élections: suppression de la phrase : "et de ne pas recorrunencer ... les travaileurs ". Remplacer par :

" ... et que les partis majoritaires PC, PS ne prennent leurs responsabilités et aillent au gouvernement.

Dans le cadre de l'action avec les travailleurs nous imposerons cette fois la satisfaction des revendications, nous refuserons cette fois-ci toute nouvelle politique d'austérité.

D- La LCR présentera une candidature :

Après "il faut un gouvernement P S-PC ... de l'heure" ajouter :

" tout en défendant les axes sur lesquels devrait se constituer la politique d'un véritable gouvernement des travailleurs."

8° Amendement. La construction du PR.

Section II, V, préparer la construction du Parti révolutionnaire. Ajouter une conclusion.

" Le rôle de l'organisation révolutionnaire et des militants d'avant-garde est précisément de comprendre l'enjeu réel des luttes et d'organiser le combat autour de mots d'ordre qui permettent d'unifier les travailleurs et de concrétiser une progression des mobilisations vers des objectifs plus avancés vers l'unité et l'indépendance de la classe.

Pour avancer dans cette voie à travers les mobilisations, la LCR propose à l'ensemble des travailleurs, femmes, jeunes, immigrés et français de s'organiser dans les entreprises et localement pour un pacte d'unité contre Chirac :

- regroupant sans exclusive ceux qui ne veulent pas faire les frais de la politique réactionnaire de ce gouvernement,

- combattant pour la grève générale unitaire pour chasser Chirac. "

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