La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

La critique de jazz est-elle encore possible ?

· Critique communiste, n° 62, avril 1987 · p. 23-27 · 3 300 mots

Sur le livre de Jalard :

Le jazz est-il encore possible ?

J

ALARD, contrairement à beaucoup de critiques actuels, analyse la musique de jazz en elle-même (sa situation objective, ses liens avec la réalité des << conditions sociologiques et psychologiques dans lesquelles elle naît 1 ))) et pour elle-même, pas dans ses contingences matérielles et visuelles. Ces descriptions sont utiles pour rendre compte d'un climat mais ne peuvent se substituer à l'analyse de la musique. La manière dont, par exemple, il rend compte du concert de Monk à Paris en expliquant pourquoi Monk est déçu est un petit chef-d'œuvre qui fait apparaître l'explicationjalardienne comme coulant de source. De même, il faut lire sa description (théorisée) de l'impasse de la musique de Miles Davis à travers les albums Miles smiles et Sorcerer, qui explique pourquoi Miles s'est orienté· vers le «rock» sans rien perdre de sa sonorité magique.

Etonnante force de la philosophie. Jalard, à l'instar de Hegel (celui de l'Esthétique qui a écrit : « Car, dans l'art, nous n'avons pas affaire à un jeu simplement agréable et utile, mais... au déploiement de la vérité. ))), offre une grille de lecture de la musique, expliquée en «elle-même», de par ses connotations, l'écho que lui renvoie son propre son et par les conditons psychologiques du créateur, du musicien de jazz, qui renvoient à la réalité sociale, à l'affirmation de l'homme noir.

De telles références ne sont pas aujourd'hui en «odeur de sainteté», mais elles sont à l'origine d'une critique de style philosophique. Et la lecture de Jalard n'en est pas pour autant rébarbative. Elle rend conscientes un certain nombre de questions clés.

La méthode est différente de celle de Réda qui, elle, renvoie à la poétique. Elle se sert des mots et de l'histoire personnelle de musiciens (voir sa merveilleuse anthologie) pour suggérer la musique, lui rendre son rythme, son expressivité et marquer un itinéraire. Il

Nicolas MAHEU faut lire dans Jazz-magazine sa très belle déclinaison sur le surnom du « drummer)) Shadow Wilson. Là aussi, le lecteur ne peut que souscrire, tellement il est au regret de ne pas y avoir pensé lui-même. Les différentes méthodes

La méthode jalardienne est également différente de celle mise en œuvre par Cades et Comolli dans Free jazz/Black Power qui est plus « socio-économique » et cherche à expliquer l'évolution du jazz par la demande, c'est-à-dire par la réference au contexte, celui de la communauté noire américaine, ses révoltes comme son intégration. La force de cette méthode est dans la dialectique entre l'évolution de la communauté noire (le Black Power, affirmation de l'homme noir comme simplement un être humain à part entière, qui est en même temps l'éloge de la différence, affirmation de son identité), ses revendications et l'évolution de la forme musicale issue des Noirs américains, le jazz. Ici, la forme musicale est analysée comme un reflet des luttes des Noirs américains, comme liée à leur prise de conscience. Dans ce sens le free jazz est l'expression de la possibilité de transformations sociales radicales, de la prise de conscience de la nécessité de la révolution pour commencer à résoudre les problèmes raciaux.

Cette méthode est loin d'être caduque : le jazz, le blues, le gospel ont toujours été codés, comme le montre, une fois encore, le dictionnaire publié récemment par J.- P. Levet aux éditions « Soul bag »-Clarb : Ta/kin' that ta/k. Le langage des colonisateurs transformé, métamorphosé par les colonisés, utilisé par eux pour communiquer leur haine de l'oppresseur et s'organiser,

Page 24

éternelle dialectique de l'oppression qui donne naissance à la forme sublimée de cette oppression : l'art, qui révèle la réalité, l'art toujours renouvelé qui conduit à la vérité.

Ces trois méthodes que nous avons schématiquement résumées ne s'opposent pas mais se complètent. Elles offrent un éclairage différent du jazz, tout aussi utile et nécessaire. L'analyse de Jalard

En analysant l'évolution interne du jazz, Jalard est conduit à se (et à nous) poser la question : << Le jazz est-il encore possible?)) (c'est nous qui le soulignons), titre étonnamment bien choisi. La surprise, le choc, provient de son évidence. C'est la question que nous nous posions, sans le savoir. C'est l'immense mérite du critique de formuler les questions de l'heure. Cette question est visiblement la seule pertinente quand on regarde l'évolution du jazz depuis John Coltrane et Omette Coleman.

La musique de jazz nous avait habitué à une plus grande profusion de génies qui se sont succédé rapidement. Armstrong avait quarante ans environ 3 lorsque Parker apparut et, entre-temps, le Duke et le Count avaient constitué leurs grands orchestres et inventé des nouvelles couleurs musicales. Sans parler des ténors qui vont occuper la scène du jazz à la fin des années trente, comme Coleman Hawkins ou Lester Young. La scène du jazz

Aujourd'hui, en comparaison, la scène du jazz semble bien triste. Non que de grands instrumentistes n'existent pas. Au contraire, ils sont légion, comme les frères Marsalis ou Harrison/Blanchard. Tous sont des solistes d'envergure qui, sûrement, jouent beaucoup mieux que leurs aînés. Mais où est le génie qui va révolutionner une nouvelle fois cette musique, tout en sauvegardant les fondations ? Ces fondations que sont le blues, le swing (ce balancement dialectique, impossible à décrire mais dont il est possible de déterminer l'absence ou la présence, que Jalard nomme « la souplesse biologique du swing))), la couleur sonore, qui font que l'on peut dire à coup sûr : «C'est du jazz ! »

C'est pourquoi la question «Le jazz est-il encore possible ? )) est celle que chaque critique, et au-delà chaque amateur de jazz, ne peut que se poser. Et nous nous la posions ... Sans le savoir, ou peut-être sans oser! C'est l'immense mérite de Jalard d'oser et, ainsi, nous perturber, nous troubler.

Sa thèse - et la divulguer ne peut que conduire à la lecture des arguments, contrairement à ce qu'écrit Gerber dans sa préface- est que le jazz n'évoluera plus, qu'il est un système fermé, qu'il correspond à un moment historiquement daté de l'évolution de la communauté noire. En conséquence, il ne faut pas s'attendre à l'apparition d'un nouveau génie. Désormais, les frontières sont tracées et ne changeront plus.

Pour Jalard, « le jazz apparaît totalement solidaire du rêve intégrationniste (de la sous-intégration à la reconnaissance réciproque) et de la lutte pour les droits civiques 4 )). En ce sens, pour lui, le free jazz (la « New Thing )), comme il préfère dire) est une contestation radicale du jazz parce qu'elle remet en cause le rêve intégrationniste et aussi (de ce fait ?) parce que cette forme musicale conteste radicalement le jazz en remettant en cause le swing. Ce qui expliquerait l'actuel « retour en arrière)).

Cette thèse a pour elle un immense mérite : elle donne un cadre cohérent a l'actualité du jazz, musique qui s'internationalise de plus en plus et donc s'abâtardit (une chance pour elle: le mélange, comme disaient certains, permet d'avancer, et les amateurs de jazz ne peuvent que souscrire à cette affirmation) avec une «technicité» de plus en plus grande 5• Quelques critiques

Mais le mouvement même de prise de conscience de la communauté noire vient contester l'analyse jalardienne. Les avancées, les révolutions internes au jazz, ont toujours révélé l'affirmation de la spécificité des Noirs américains. Armstrong en premier. Ainsi que Duke Ellington de manière plus consciente : le style jungle est directement lié au « retour de l'Afrique » dont Marcus Garvey était à l'époque (les années trente) le promoteur. (Voir, bien sûr, le roman de Chester Himes qui porte ce même titre pour comprendre l'escroquerie, et aussi l'attente désespérée des Noirs d'une solution avec l'affirmation d'une identité noire en train de se chercher.) Mais il est vrai que, dans le même temps, le souci d'intégration restait présent.

Le mouvement même de la naissance du jazz relève de la dialectique de l'intégration: c'est la fusion d'éléments empruntés à la musique européenne et à la musique africaine qui est l'origine du jazz. Mais le gospel comme le blues (et donc le jazz) est la musique des opprimés faite par eux et pour eux. Le

Page 25

mouvement d'intégration est en même temps révolte et affirmation de l'identité du groupe social. C'est une musique éminemment sociale qui naît de l'oppression et de l'exploitation. Comme toute musique qui accède à l'universel, elle est d'abord révolte contre l'ordre ancien. (Voir par exemple la «fausse» autobiographie de Mingus, Moins qu'un chien, dans laquelle il « décrit » la malédiction qui pèse sur un créateur noir: c'est dans l'oppression qu'il trouve la racine à la fois de sa révolte et de son art ... )

Ainsi, et nous prendrions volontiers le contre-pied de Jalard, ce n'est pas l'intégration qui domine dans la résolution de la contradiction. Elle n'est qu'un moment de cette contradition qui correspond aux périodes dans lesquelles le jazz « digère » ses découvertes. L'autre moment est celui des révolutions. Ces dernières correspondent à l'affirmation des revendications collectives des Noirs américains. Que ce soit le be bop ou le free jazz. De ce point de vue, on nous permettra d'affirmer que dans la « New Thing » le swing a changé d'expression mais existe toujours. Particulièrement évidente est cette affirmation lorqu'on écoute Omette ou Don Cherry ou Ayler ou Shepp ... C'est vrai cependant que ce fut un moment d'énorme contestation à l'image des explosions sociales des ghettos noirs américains. La dialectique inversée

Eclatante est cette inversion lorsque Jalard aborde le problème des musiciens blancs qu'il associe très abusivement au show business. Dans le souci de démontrer que le jazz est dominé par l'idée de l'intégration, il ne peut que conclure que la participation des Blancs est l'expression de cette intégration. Il analyse cette « participation » du seul point de vue des Noirs américains. C'est très largement réducteur. Laquestion qui domine est plutôt celle du choix par des musiciens blancs de cette forme musicale. En posant la question de la sorte, force est de constater que ces musiciens blancs sont issus de ces musiciens blancs sont issus de couches spécifiques de la société blanche capitaliste. Les Juifs et les Italiens dominent très largement. Est-ce un hasard lorsqu'on connaît l'histoire de la formation de la société américaine ? Ajoutons un argument strictement musical : connaît-on meilleur joueur de blues que le regretté (comme disent les Américains) Zoot Sims? (N'est-ce pas, Alain Gerber?) N'est-ce pas l'affirmation de ces musiciens de se situer en dehors de la société blanche 6 ? Nous dirions plu-

Ornette Coleman. tôt en conclusion que c'est l'affirmation de la différence qui fait accéder le jazz à l'universel.

Nous voudrions apporter un élément de méthode supplémentaire qui, sortant de ces considérants, pourrait infirmer la thèse jalardienne. C'est la référence à l'évolution de la communauté noire américaine. En effet, J'impasse du free jazz (musique qu'il faut écouter : Ayler n'a pas pris une ride, pour citer le plus grand) n'était pas seulement une impasse musicale, mais représentait une défaite sociale, notamment de la stratégie politique du groupement le plus actif, les Black Pan th ers.

La situation actuelle de cette musique reflète celle de la communauté noire. Quelle stratégie politique proposer ? Quel est son avenir? Quelle identité?

Aujourd'hui, le contexte social est marqué par le recul conjoncturel des luttes et, surtout, par le recul de l'idée même de la révolution qui se traduit dans la musique par la consolidation des découvertes. La musique de Parker est de nouveau l'objet de recherches et on s'aperçoit des richesses qu'elle recèle.

Ce retour au be-bop (nouvelle forme du revival) est à la fois regard en arrière (le passé est toujours une impasse) et le fait de renouer avec ses racines. De ce point de vue, les études sociologiques révèlent que les jeunes

Page 26

Jazz en Tchécoslovaquie

Rouge du 31 décembre 1986 publiait un article de Jazz-magazine concernant la Section de jazz de l'Union des musiciens tchécoslovaques dont certains membres sont emprisonnés et accusés d'« activité lucrative illégale». L'article concluait par cette phrase : «Ses responsables paient aujourd'hui leur audace : il n'est rien de plus subversif que de considérer le terme 'Jazz" dans son acceptation la plus intégrale, celle d'un espace vital qui ne supporte aucune entrave. >> procureur qui demandait trois à quatre ans de prison, ils ont été iniquement

Nous publions la lettre que Karel SRP, président de la Section de jazz, s'organise ; elle doit se développer pour sa libération et celle de Vladimir Kouril, secrétaire de la section, condamné à dix mois de prison.

Source: Palach Press Limited, Press and Literary Agency, PO Box 222,

Noirs amencams ne connaissent pas leur passé et, pour certains d'entre eux, n'ont jamais travaillé. Ils vivent de l'aide sociale. Les statistiques le montrent bien: c'est dans la population noire que le taux de chômage est le plus élevé ! Retrouver les racines de la culture noire, c'est la tâche que s'est ainsi assigné Archie Shepp et, en ce sens, c'est exemplaire. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de parler de sa musique même si, sur le plan esthétique, elle n'est pas toujours convaincante. Se réapproprier le passé est une forme d'affirmation de l'être. Cette méthode, qui renoue avec celle de Caries et Comolli, a tendance à nous faire conclure qu'il ne s'agit que d'un moment dans l'évolution de la musique de jazz. Un moment qui peut être long.

Il est vrai, cependant, que les musiciens, et donc la musique, apportent eux -mêmes de nouveaux arguments à la

Leur procès vient d'avoir lieu et, condamnés. condamné à seize mois de prison, a Remerciements aux membres et amis de la Section de jazz. «Ces derniers jours, j'ai reçu un grand nombre de félicitations pour mes cinquante ans. J'ai aussi appris l'énorme élan suscité dans le monde progressiste pour la sauvegarde de la Section de jazz et pour la libération des membres du bureau de celle-ci, à l'heure actuelle emprisonnés. «Je veux remercier, par l'intermédiaire de la section, tous ceux qui se sont engagés pour cette cause. Et leur dire que leur aide est d'un grand secours et d'une signification toute particulière à la Section de jazz, aux familles emprisonnées et à moi personnellement. Seuls celui qui est mis en prison pour ses convictions et l'association à qui l'on interdit de faire ce qu'elle souhaite faire pour son peuple peuvent l'apprécier pleinement. «Nous en sommes très reconnaissants et, à notre tour, nous voulons agir pareillement. «Aujourd'hui, en Tchécoslovaquie les gens se rendent compte que l'injustice commise à l'égard de la Section de jazz London WC2H 9RP.

thèse jalardienne. Par exemple : les Dirty Dozens Brass Band ou le Brass Band de Lester Bowie viennent confirmer que le jazz se constitue comme une totalité. Ces deux regroupements, qui ont beaucoup de succès, ne font plus de différence entre New Orleans, be-bop ou free jazz ... Ils jouent tout le jazz en un melting pot réjouissant et provocateur.

Mais ce peut être un moment nécessaire de remise en ordre ... et d'affirmation de leur identité.

Il est juste de noter qu'en filigrane apparaît une autre thèse : la communauté noire serait en train de forger une autre forme musicale qui n'aurait rien à voir avec le jazz, ou plus exactement qui n'aurait plus le swing comme fondation et élément déterminant. Ce serait « autre chose » qui prendrait la suite de la «nouvelle chose» (<<New Thing >>). Thèse non développée dans ce livre, et bien que le tribunal n'ait pas suivi le écrite en détention. Déjà la solidarité peut, demain, les frapper aussi. Ils se rendent également compte que les droits de l'homme doivent prévaloir sur tous les intérêts des groupes au pouvoir et que seule l'exigence du respect rigoureux des accords d'Helsinki peut changer la situation actuelle.

« Aussi la Section de jazz souhaite qu'il soit discuté de son cas partout dans le monde et que, par rapport au présent conflit entre le ministère de la Culture tchécoslovaque et les citoyens de ce pays librement associés dans cette Section de jazz, cela ne soit pas considéré comme une ingérence dans les affaires intérieures tchécoslovaques.

« La Section de jazz offre à cet effet tous les droits d'auteurs pour la diffusion de ses matériaux en tout lieu et par toute personne dans le monde.

«A Prague, il s'agit d'Helsinki. Le cas de la Section de jazz a dépassé le cadre d'une association culturelle. Il s'agit des intérêts et des droits de tous. Encore une fois, merci pour votre soutien.

«Et je vous en prie, tenez bon! Février 1987- Karel SRP prison de Prague- Ruzyne. »

Page 27

pour cause: pour l'instant, elle n'existe pas ; plus justement, nous ne la connaissons pas. Nous croyons, quant à nous, que le jazz n'a pas dit son dernier mot, parce que cette forme musicale est concomitante à l'évolution de la communauté noire. Rompre avec le blues, avec le gospel, c'est rompre avec le passé de la communauté noire et ce n'est pas possible. Sur le plan social, le problème racial n'est pas résolu, au contraire ! A quelles références sociales cette « nouvelle chose » pourrait-elle répondre?

Enfin, nous voudrions ajouter un élément économique qui tient à l'offre de jazz. Lancer sur le marché un produit nouveau est dangereux pour le producteur, alors que les rééditions représentent un marché plus sûr. Malheureusement, la musique (surtout le jazz) se transmet par le disque qui est une marchandise vendue sur le marché et qui doit rapporter un bénéfice. Quel producteur prendra le risque de lancer une nouvelle façon de jouer le jazz ? L'offre de jazz

Il est juste de dire cependant que, visiblement, la demande n'existe pas ...

On pourrait continuer ... Nous voulions seulement montrer la force, l'intérêt du livre de Jalard. Ses chroniques, nous les avions lues dans les Cahiers du jazz (ainsi que dans Jazz-magazine) et, depuis la disparition de cette revue, dirigée par Lucien Maison, Jalard s'était tu. Sa thèse se fait entendre d'autant plus fortement... Alors lisez « le » lalard ! Et critiquez-le : cette critique d'une critique pourra nous faire avancer dans la voie de la connaissance. Et écoutez du jazz ... Pour juger sur pièces. Jalard vient nous administrer la preuve que la critique de jazz est possible et nécessaire. Elle dépasse le simple «j'aime» ou «je n'aime pas», qui reste un point de départ mais ne doit et ne peut pas déboucher sur des jugements de .valeur. Le créateur, l'artiste quel qu'il soit, doit rester maître de son art qui ne reçoit de justification qu'interne.

Nicolas Maheu 1. M.·C. Jalard, Le jazz est-il encore possible?, p. 155.

2. Voir aussi Leroy Jones, Blues People. 3. Voir l'excellente biographie d'Armstrong par J.-L. Collier, en français, chez Denoël.

4. Jalard, op. cit., p.I66 et aussi p. 171 et 179.

5. Sur la technique, il faut lire les réflexions d'André Hodeir dans les Mondes du jazz.

6. Voir la très belle biographie de Art Pepper, Straight Life, ou le Jazz West Coast, ou le polar la Scène.

Références des ouvrages cités

M.-C. Jalard, Le jazz est-il encore possible ?, éd. Parenthèses, collection Epistrophy.

Jacques Réda, Anthologie des musiciens de jazz, éd. Stock.

Caries et Comolli, Pree-jazz/Black Power.

Alain Tercinet, West coast jazz, éd. Parenthèses.

Charlie Mingus, Moins qu'un chien, éd. Parenthèses.

André Hodeir, les Mondes du jazz, éd. 10-18. Du même auteur, il faut citer

Hommes et problèmes du jazz, récemment réédité aux éd. Parenthèses, analyse musicologique dont on ne saurait se passer.

J.-L. Collier, Louis Armstrong, éd. Denoël ; à notre connaissance, la première biographie de ce créateur de jazz. Du même auteur, il faut lire l'Aventure du jazz, en deux volumes, chez Albin

Michel.

Enfin, pour ceux qui voudraient savoir quels disques écouter et comment ils s'insèrent dans l'histoire du jazz, le

Guide du jazz de Jean Wagner, édité par

Syros et Télérama, répondra à leurs premières questions.

Une erreur sur cette page ?