Michel LEOUENNE Leçons d'hier pour aujourd'hui (dans le tome 2 des Œuvres de Trots ky)
Du second volume des Œuvres de Trotsky 1 dont le contenu regroupe les écrits de juillet à octobre 1933 , nous pourrion s répéter ce que nous avons dit du tome I dans notre dernier numéro. A la différence toutefois que pour ces trois mois, les préoccupations du Vieux sont plus centrées. C'est qu'il est maintenant en France, à Saint-Palais, près de Royan, plus à portée de la politique active , et que la conjoncture a changé et exige un effort plus tendu : il faut construire de nouveaux partis, une nouvelle Internationale.
La défaite du prolétariat allemand, que Trotsky caractérise comme <<la plus grande dans l'histoire du prolétariat mondial>> (p. 17 7) a secoué le mouvement ouvrier du reste de 1 'Europe, éclairé d'une lueur tragique des problèmes théoriques cruciaux, et surtout la faillite de la social-démocratie, révélé celle du Komintern stalinien.
Sur la voie où s'engage Trotsky- vers la IVe Internationale- il s'en faut cependant de beaucoup qu'il puisse rallier toutes les formations qui ont rompu avec la He et la Ille Internationale, et ce ne sont même pas toujours les anciens et premiers <<trotskystes» qui apparaissent comme les mieux préparés au regroupement qu'il apparaît urgent d'opérer devant la montée des périls. Par exemple, une discussion avec Pierre Rimbert (p. 161) révèle une impasse.
Au contraire, le<< bloc des Quatre» qui se forme en août 1933, de façon hélas! éphémère, est constitué, avec la Ligue communiste
internationaliste (ex-Opposition de gauche internationale), de deux formations hollandaises : le RSP (Parti socialiste révolutionnaire) de Sneevliet, qui a rompu dès 1927 avec l'IC; l'OSP (Parti socialiste indépendant) qui a rompu l'année précédente avec la social-démocratie et s'oriente vers l 'unification avec le RSP, et du SAP allemand (Parti socialiste ouvrier d'Allemagne) issu aussi de la social-démocratie mais qu'une entrée de communistes en rupture avec l'ICa amené sur des positions d'extrême gauche ...
Sur quoi va échouer ce regroupement, et, afortiori, la possibilité d'un regroupement plus large? Sur 1 'éternel mirage des centristes -y compris ceux de gauche - de pouvoir rassembler une force plus nombreuse au prix d'alliances sans trop de principes, .d ans le flou théorique et sur des objectifs qui s'effilochent et s'aplatissent dans un tiraillement entre des pôles distendus.
Trotsky part d'une analyse aiguë, nourrie de sa longue expérience, des formations qui composent l'IAG (Communauté de travail international), arc-en-ciel d'organisations qui couvrent tout l'espace entre social-démocratie et marxisme révolutionnaire, et qui se donne comme objectif la lutte contre le fascisme .
Il ne nourrit aucune illusion sur la possibilité d 'entraîner toutes ces formations hétéroclites dans un corps de quelque homogénéité . Et ses principes à ce sujet, il va les exposer sous tous les angles à ses partisans et alliés .
Il rappelle (p. 201): «Le centrisme- nous l'avons dit plus d'une fois - est le terme général qui sert à désigner les tendances et les groupes les plus variés qui s'échelonnent entre le réformisme et le marxisme. Devant chaque groupe centriste, il faut placer une flèche indiquant la direction dans laquelle il se développe : de droite à gauche ou de gauche à droite.,, Question essentielle qui oblige à la totalisation de 1 'histoire de chaque formation considérée .
Dans un premier temps, il parvient à lier les quatre organisations citées. Mais même Walcher, dirigeant le plus radical du SAP, est fasciné par la masse du DNA (Parti ouvrier norvégien), travailliste et qui n'a fait qu'un bref passage dans l'Internationale communiste. Il est plus polarisé par le DNA que par les petites formations bolcheviques-léninistes (trotskystes).
Trotsky insiste sur ce qu'il ne convient pas dejuger une organisation sur <<ce qu'elle doit être», sur ce qu'on suppose qu'elle peut devenir, mais «sur ce qu'elle est». <<Des partis qui ont un certain passé et un appareil solide sont des réalités très dures et qu'il
faut prendre exactement "tels qu'ils sont" et non tels qu'on voudrait qu'ils soient>>, écrit-il à Walcher (p. 136).
Ailleurs, mais de façon complémentaire, il précise qu'« aucun groupe révolutionnaire ne peut vivre sans un laboratoire idéologique en constante création» (p. 202) et que <<si l'Opposition de gauche, avec sa critique principielle, n'avait pas été aux côtés du SAP, la position des marxistes à l'intérieur de ce parti aurait été incomparablement plus difficile».
C'est dire que l'importance d'une organisation n'est pas liée mécaniquement à sa masse, mais tient d'abord à son lien vivant avec le capital théorique accumulé.
Sur ces principes repose la conception politique de la construction du parti révolutionnaire qui s'oppose à la conception purement organisationnelle; opposition qui ne cesse jamais de se reproduire et jusque dans nos propres rangs (par exemple avec notre «droite» du PCI en 1946-47, puis, à l'échelle internationale, dans le mirage d'une Internationale plus large que la IVe - et par conséquent sur un programme plus élastique - du courant de Michel Pablo à partir des années 60) .
Ce n'est pas que T rotsky méconnaisse l'importance des phénomènes de masse dans la constitution des partis révolutionnaires . Il écrit (p . 271) : «Le saut d 'un millier à dix mille est beaucoup plus facile que celui de quarante à un millier.» Et c'est là une donnée que nous connaissons bien, de par l'expérience de toutes nos sections au long des quarante années écoulées. Cependant, ce n'est pas par n'importe quelle voie que l 'on peut atteindre la «masse critique» (pour emprunter cette expression à la physique) qui permet le bond en avant.
Le «bloc des Quatre» ne résistera pas au déchirement entre centristes et marxistes révolutionnaires. Seul le RSP de Sneevliet fera partie quelques années de la IVe Internationale 2 •
Pour Trotsky, la rigueur de ses exigences politiques n'a pourtant rien à voir avec une volonté de « trier » et d'écarter à partir du constat immédiat, mais seulement d'établir le rapport entre organisations ouvrières en fonction des niveaux d'accord (qui sont des niveaux de conscience) qui peuvent se dégager par l'action. Pour ses propres partisans, il distingue, le 24 août 1933, dans le texte «La construction de la nouvelle internationale et la politique de front unique» (p. 126) ce qui est du niveau du front unique et ce qui est de l'ordre de la recherche de l'unité organique, possible seulement sur
des bases programmatiques strictes, alors les << 21 conditions>> d'appartenance à l'Internationale communisre élaborées du temps de Lénine (p. 83), qu'il complète et actualise avec les<< Onze points» de l'Opposition de gauche adoptés en février 1933 (p. 85), et un régime de parti qui, dit-il, n'est pas <<une question d'organisation, mais une question sociale» . <<Un révolutionnaire ne peut s'éduquer que dans l'atmosphère de la critique de ce qui est, y compris dans sa propre organisation» (p. 88). II va de soi que la convergence programmatique n'a de sens que vérifiée dans les 1 ut tes concrètes, quotidiennes: <<Il serait faux, bien entendu, d'opposer la discussion sur le programme à la lutte révolutionnaire. Il faut les combiner» (p . 89). Donc, <<une politique de front unique présuppose un accord des organisations ouvrières (politiques, syndicales , etc .) pour un travail en commun, indépendamment de leurs positions sur les questions principielles, en vue d'un certain nombre d'objectifs pratiques spécifiques- non pas une coopération permanente, mais un accord sur tel ou tel point pour une durée limitée par la nature même de la tâche en question.» Il ne doit y avoir aucune confusion entre les deux tâches distinctes : << celle de la construction de la no u velle I n ternationale et celle de l 'organisation d 'u n fro n t unique ». La médiation, c'est qu'il <<existe un noyau international bien trempé, c'est-à-dire une union de plusieurs partis prolétariens sur une base programmatique solide et une perspective claire», ce que nous pourrions appeler un front, s'efforçant à la permanence . <<Seule une telle union ou alliance, qui constituerait la première étape du développement d 'une nouvelle Internationale, pourra mobiliser plus d'organisations avec des audiences plus massives en vue de telle ou telle tâche» (pp. 126 et 127). II est inutile de préciser qu'il s'agit là d'une hiérarchie de structures qui ne peut se renverser, et que l'union organique ne peut être un <<conglomérat informe d'organisations ne sachant pas clairement ce qu'elles veulent» (p. 127). <<Nous ne voulons rien être d'autre que l'avant-garde de l'avapt-garde »(p. 137). Aux impatiences de Walcher, et à son conciliationnisme, il oppose ce rappel : <<Toute cette argumentation-là, je l'ai développée contre Lénine, il y a une trentaine d'années, plus d'une fois, oralement et par écrit. Mois aussi, alors, j'ai voulu faire une différence entre le menchevisme, ou son aile gauche, "tels qu'ils étaient" et "tels qu'ils devaient être" d'après mes supputations, et j'ai considéré comme nuisibles les efforts de Lénine pour la scission. D'ailleurs Marx et Engels, toute leur vie, ont été tenus par tous les
autres groupes comme des "fauteurs de division" . Lénine aussi . . . jusqu'à la victoire, où l'on a commencé à louer son sens de l'opportunité, sans avoir compris son long et difficile travail de sélection et d'éducation des militants.'' Ceci est clair, nous semble-t-il, et vaut pour toute période.
Dans le même temps cependant, et cela n'a rien de contradictoire mais est au contraire complémentaire, Trotsky avance une nouvelle tactique, originale, de construction du parti; ce que plus tard, on appellera 1 'entrisme.
C'est d'abord à ses partisans anglais, très peu nombreux, et isolés (ce qu'ils doivent d'ailleurs dans une grande mesure à la structure particulière du mouvement ouvrier de Grande- Bretagne) qu'il propose une tactique d'« entrée».
L'ILP (Independent Labour Party) est une organisation de milliers de membres qui a rompu avec le Labour Party et qui a évolué à gauche mais est tentée alors par les manœuvres de séduction du Komintern, en contradiction d'ailleurs avec le cours général de sectarisme de celui-ci qui ne se limite pas à la dénonciation de la social-démocratie comme social-fascisme mais s'en prend également de la même manière aux formations centristes. Pour Trotsky, 1 'en jeu est de taille . Il n 'est pas question de fu sion entre cette importa nte organisation et le petit noyau de bolcheviks-léninistes. Il explique aussi à ses partisans qu ' ils ne peuvent convaincre l ' ILP de l ' extérieur. Par ailleurs : << Quelques camarades soulignent que l'ILP s'est beaucoup affaibli et gu ' une structure délabrée se cache derrière sa vieille façade. C ' est bien possible, mais ce n'est pas un argument contre l'entrée. ( ... ) Il ne cesse de s'affaiblir et perd des membres non seulement sur sa droite, mais aussi sur sa gauche ( ... ) Il n'est possible d'arrêter à l'avenir cette désintégration qu'en lui injectant des idées marxistes sur les problèmes de notre époque, et en particulier une analyse marxiste de la bureaucratie stalinienne. Seuls les bolchéviks-léninistes peuvent le faire. ( ... ) Bien entendu, une telle entrée serait inadmissible si le comité central de l'ILP exigeait de nos amis qu'ils renoncent à leurs idées, ou à la lutte ouverte pour elles dans ce parti. Mais on peut parfaitement s'engager à lutter pour ses idées sur la base des statuts du parti et dans le cadre de sa discipline » (p. 203). Précisons que tous les «entrismes» proposés par Trotsky auront toujours cette base de claire défense d'un programme dans le respect de la discipline de l'organisation où se fait 1 'entrée. En reprécisant ces idées dans le texte intérieur du 2 octobre 1933, «Le levier
d'un petit groupe» (pp. 271-273), Trotsky, pédagogiquement, précise : <<Bien entendu, le secrétariat international ne cherche pas et n'a jamais cherché à vous obliger, sur ordre, à entrer dans l'ILP. Si vous n 'êtes pas convaincus de l'utilité de cette initiative, votre entrée ne servira à rien. »
Cette dernière phrase est une clef que lui-même et bien d'autres eurent tort d'oublier plus tard . Car on verra que la précipitation des échéances le rendront plus intransigeant et plus impatient aux résistances de ses partisans à pratiquer cette tactique 2 • Ces résistances, vives tout au long des années de 1933 à la guerre, expriment surtout un manque de maturité des militants rassemblés alors sur un programme et la compréhension lucide des grandes données de là période , mais quasi tous jeunes et sans expérience politique . L'<< entrisme» réclame à la fois une assise politique très ferme de la part de ceux qui le pratiquent, et qui soit suffisante pour leur permettre de résister aux pressions du milieu où ils entrent (et l'expérience de tous les<< entrismes» nous montre que les plus obéissants à le pratiquer furent" souvent ceux qui s'y laissèrent engluer) et une grande maîtrise militante , un grand usage des organisations ouvrières d e masses qui seules permettent d 'éviter aussi bien l'isolement sectaire que les compromis .
Les militants de la LCI n'avaient ni le poids ni l'expérience d'url. W alcher. En revanche, ils n'en avaient non pl us ni le scepticisme ni le demi-cynisme, et c'est avec un bel enthousiasme qu'ils s'engageaient dans un combat dont l'issue n'apparaissait guère assurée.
Ceci à l'inverse de militants comme Pierre Rimbert qui, sur la base de l'échec de la politique de redressement de l'IC, mettaient en doute la nouvelle perspective de Trotsky . Celui-ci, plus que tout autre marxiste, éduquait ses partisans à une saisie des phénomènes sociaux en rupture totale avec quelque fatalisme (économique ou social) que ce soit. <<Et d'ailleurs est-il de façon générale possible de mesurer a priori l'ensemble des forces en lutte et les possibilités que cette lutte recèle? S'il en était ainsi, nous nous contenterions de présenter la note des rapports de forces» (p. 163).
Comme l'art militaire, l'activité révolutionnaire n'a rien à voir avec la résolution d'un problème mathématique. L'objectif étant donné, qui est tout, les moyens pour l'atteindre varient avec chaque variation du rapport des forces entre les classes, de la conscience qui le reflète, mais non passivement, de la distribution aussi des forces de la révolution dans le monde.
Ainsi Trotsky, qui avait le mieux compris, avec Lénine, la possibilité, voire la probabilité de là révolution prolétarienne d'abord sur le maillon le plus faible de la chaîne impérialiste, et développa, à partir de là, la théorie de la révolution permanente, voit maintenant clairement que c'est en Europe capitaliste que s'est déplacé 1 'épicentre de la révolution.
A la date du 1er octobre 1933 figure un texte sur l'URSS 3 sur lequel on doit attirer l'attention. En effet, ce n'est que plus tard, en 1935, que Trotsky arrivera à l'élaboration définitive du concept de <<Thermidor soviétique >> et abandonnera la caractérisation du courant stalinien comme <<centriste>>, le reconnaissant comme courant contre-révolutionnaire. Mais il est important de souligner que, déjà, et en dépit du fait qu ' il considère encore la bureaucratie comme appartenant au mouvement ouvrier, il n ' en pose pas moins le problème de son renversement en termes de <<révolution politique», et cela parce qu'il voit à quel point la nature même de la bureaucratisation de l' URSS rend toute réforme démocratique impossible. Il va même beaucoup plus loin, estimant que cette révolution politique ne sera pas possible sans l'aide du mouvem ent révolutionnaire en Occident (p. 265).
De telles réflexions sont aujourd 'hui du plus 9aut intérêt par 1 'application gu' il est possible d ' en faire aux autres Etats d ' économie collectiviste à direction bureaucratique. L'extension de la révolution sociale à de nombreux pays arriérés économiquement et culturellement ne suffit pas à renverser, ni même à ébranler la lourde bureaucratie stalinienne, mais, au contraire, on voit se multiplier impitoyablement les bureaucraties. Les exemples derniers du Vietnam et de Cuba le prouvent : non seulement le socialisme dans un seul pays n'est pas possible, mais il ne l'est pas davantage dans douze pays d'autant plus isolés dans leur misère que les<< frères aînés» pratiquent à leur égard un << internationalisme » de grandes puissances où 1 'aide est strictement mesurée aux avantages économiques et politiques gu' ils en tirent.
En 1933, le changement d'épicentre de la révolution place donc la France, où Trotsky se trouve - et où se trouve aussi le Secrétariat international de l ' Opposition devenue Ligue - , au cœur de ses préoccupations.
Ce n'est qu'à partir du troisième volume que nous trouverons abordés les difficiles problèmes de la construction d'une organisation révolutionnaire en France . Cette importance de la France est saisie
aussi par la bureaucratie du Kremlin qui va y concentrer ses agents et assassins à gage, lesquels vont continuer, non sans succès, à tenter d'infiltrer le mouvement pour la IVe.
Mais les problèmes de personnes, qu'on voit surgir dans ce second volume, sont bien loin de se limiter à ceux des agents du Guépéou. Les problèmes de heurts personnels existent dans toute organisation politique; ils sont d'autant plus graves pour elles que les organisations sont petites. Les arrivistes médiocres, habiles seulement en intrigues, les psychopathes mus par une volonté de puissance qui peut être d'autant plus exacerbée qu'elle s'exerce dans un cercle plus petit, fussent-ils, au départ, animés par une sincérité révolutionnaire, vite se décomposent, ne fonctionnent bientôt plus que pour leurs ambitions mesquines et détruisent l'organisation qu'ils prétendent construire.
Le cas du Grec Vitte (Yotopoulos) est typique de ce type d'individus qui sont comme des parasites qui se développent en raison même de cette faiblesse du mouvement ouvrier, la principale sans doute, qui est la difficulté de s'élever à la conscience communiste, à celle des fins historiques du prolétariat. C'est surtout dans les périodes de défaites que ce type, plus aventurier que militant, se développe. Les périodes d'essor permettent d'en éliminer la plupart. Mais le cas le plus illustre de ce type d 'hommes, Staline lui-même, montre à quel point on doit être vigilant sur leur «état naissant>>. A partir de l'expérience de Vitte, Trotsky va jusqu'à renforcer et préciser les statuts de l'organisme dirigeant de la Ligue pour rendre, sinon impossible, du moins difficile en son sein le mode d'activité trouble de tels éléments. Hélas! Comme Trotsky lui-même nous l'a appris, aucune mesure formelle ne peut l'emporter sur le cours objectif de l'histoire, et nous verrons dans les volumes suivants les «cas de personnes», entraînant scissions et occasions perdues, exprimer l'accumulation des revers menant aux grandes défaites qui vont culminer avec la Deuxième Guerre mondiale.
Michel Lequenne NOTES 1. Éditées par 1 'Institut Léon Trotsky, aux EDI. 2. Voir le tome Ides Congrès de la IV• Internationale, qui vient de paraître aux éditions
La Brèche. 3. Reproduit avec l'autorisation des éditions Maspero qui l'avaient publié dans le recueil la Nature del' URSS.