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Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Documents Rouge

Le syndicat est l’arme de tous les travailleurs

Documents Rouge, n° 7, 1969 · 15 337 mots

Sommaire (d'après RaDAR)
  • un militant CGT, dénoncé par tract CGT, puis évincé par communiqué de presse
  • quel est cet aventurier gauchiste et cet intrigant
  • Pourquoi l’UD-CGT en vient-elle à de telle manifestation
  • Les positions de l’UL-CGT en mai 1970
  • ... et de la trésorière de l’UL
  • Après l’affaire Vernon, Gilbert Hernot démissionne du PCF
  • Sa lettre aux militants syndicaux
  • La réaction de la cellule Daubeuf
  • La question qui est posée : a-t-on le droit d’être à la CGT et en désaccord avec la ligne du PCF
  • La fraction du PCF est isolée
  • Le soutien de la trésorière de l’UL
  • Documents : lettre ouverte de Gilbert Hernot à la presse : j’adhère à la Ligue communiste ; Interview de Gilbert Hernot : pour un syndicat de masse

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dans cette brochure

- un militant cgt. . .dénoncé par tracts cgt. . . puis évil - quel est cet aventurier gauchiste et cet intrigant ?

- pourquoi l'UD-CGT en vient-elle à de telles manifestat les positions de l'UL- CGT en Mai 70

et de la trésorière de l'UL.

- après l'affaire de Vernon, Gilbert Hernot démissionne

- sa lettre aux militants syndicaux.

- la réaction de la cellule de Daubeuf

LA OUESTION QUI EST POSEE :

at-on le droit d'être à la CGT quand on est en désac J- la fraction du PCF est isolée

K- le soutien de la trésorière de l'UL

DOCUMENTS: :

— lettre ouverte de Gilbert Hernot à la presse : j'adhère — interview de Gilbert Hernot : pour un syndicat de ma

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icé par communiqué de presse !

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Union De

LIBERTE

Tel. 33.13.64 e CCP 1283 254 Rouen ®

Je sous de l'Union Départ certifie que Mons l'Union Locale C.

Evreux,

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partementale des syndicats C.G.T. de l'Eure

BOURSE du TRAVAIL 12 ruse de Ardeche 27 EVREUX

M_A4 N_ D A T

signé, Michel DESPRES, secrétaire général ementale des syndicats C.G.T. de l'Eure, ieur HERNOT Gilbert, est le secrétaire de G.Te de la Vallée de l'Andelle,

le 4 Septembre 1068

ut

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dénoncé

Tract distribué à l'usine Briffault, le 12 octobre 70, rédigé par le membre du P.C.F. de l’entreprise, avec le «soutien» d'au moins trois syndiqués.

A la réunion prévue, il y avait. 7 personnes (dont trois syndiqués à l'entreprise Mérinos) qui sont reparties en jurant de ne plus cautionner de telles réunions. Restaient.… Desprès et les trois syndiqués amenés par le militant P.C.F. de Briffault. La réunion était anti—statutaire : les instances de l'U.L. (le bureau et la C.A.) n'ont pas été consultées.

Nous attirons particulièrement votre attention sur les agissements de Gilbert HERNOT qui apparait à la lumière des documents en notre possession comme un aventurier gauchiste et un intrigant.

Nous vous invitons à assister NOMBREUX à l’Assemblée des militants des Syndicats et Sections Syndicales de la Vallée de l’Andelle, le

. Vendredi 16 octobre 1970 à 18 H. 30

Salie du Square Philbert à Pont—St—Pierre.

Comptant sur votre présence, recevez, Chers Camarades, nos fraternelles salutations syndicalistes.

Le Conseil Syndical C.G.T.

Ets. BRIFFAULT.

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par tracts cgt

Tract distribué dans là Vallée de l'Andelle le 19 Octobre, rédigé par Desprès. Ce tract est contradictoire en lui même (pourquoi «ex—secrétaire»y ? Et dans ce cas pourquoi souhaiter que toutes les responsabilités lui soient retirées..? ) et contradictoire avec le communiqué de presse («ex—militant de la CGT»). Mais, dans la calomnie et la délation il n’y a pas de limites peu importent les statuts du syndicat.Toutes les méthodes sont bonnes à la fraction du PCF.

SYNDICAT CGT DE L'ENTREPRISE SABLA

27 — PITRES

Aux travailleurs de la Vallée de l'’Andelle

Nous, délégués de la CGT à la SABLA, constatons que depuis quelque temps, des actions douteuses ayant comme pringipaux auteurs dans notre région : HOUDET Jack et HERNOT Gilbert emploient sur leurs tracts malfaisants le nom du syndicät de la SABLA.

L'utilisation du nom de notre syndicat a pour but : d'abuser des travailleurs en leur faisant croire que nous sommes leurs complices ; de se servir de nous afin de faire penser que nous les épaulons dans leurs activités qui n'ont pour objectif que de diviser les travailleurs.

Nous constatons amèrement que HERNOT Gilbert, l'ex—secrétaire de l’Union Locale de la Vallée de l’Andelle s’est | fait le complice d’une bien piètre manoeuvre dirigée contre l'orientation et l’organisation de ia C.G.T. Nous souhaitons, dans l'intérêt des travailleurs, que toute confiance et responsabilité lui soit retirées.

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puis evincé de communiqué

UD-CGT DE L'EURE (Communiqué). - L'Union Départementale C.G.T. est informée qu'un éx-militant de la C.G.T., Gilbert Hernot, saisit des syndicats et syndiqués de problèmes .et réunions, ën utitisant des titres et labels dela CGT et de certaines de ses organisations.

L'Union départementale informe que cet individu n'a aucun mandat pour agir d’une façon ou d’une autre au nom de la C.G.T.

Elle met en garde ses syndicats, ses syndiqués et l’ensemble des travailleurs contre les agissements de Hernot et d’autres diviseurs qui, en produisant des faux et en utilisant les titres et labels de la C.G.T. s'exposent à des poursuites que Union départementale n'hésitera pas à engager si il en est nécessaire.

Paris: Normandie 22.10.70

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la cgt par de presse!

Gilbert HERNOT présidant le dernier Congrès de l'UD-CGT de l'Eure en 1968 (de gauche à droite : Michel Després, secrétaire de l'UD£GT, Lucas, Mascarello, Gilbert Hernot).

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quel est cet avel gauchiste et cet intrigant ?

_ — 1934: Gilbert HERNOT adhère à la CGTU.

— 1935: Il est secrétaire de syndicat, puis devient membre du secrétariat d'une Union Locale de la région parisienne (Juvisy).

— 1947 : Secrétaire de la section syndicale Citroën-Grenelle.

— années 50 : Secrétaire du Syndicat des Métaux de Juvisy.

— puis : - secrétaire du syndicat des «Inventions Nouvelles» à Douville / Andelle.

- secrétaire de l’Union Locale de la Vallée de l’Andelle. -

secrétaire à la propagande de l'Union Départementale de l'Eure. délégué confédéral à la diffusion de la «Vie ouvrière».

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itur!

Ier

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pourquoi l’ud-cg de semblables

il y a six mois, le ministère des Armées en la personne de Michel Debré, et un godillot local, le député Tomasini, entreprenaient de s'attaquer à trois de nos camarades vernonnais, tous les trois ouvriers et syndiqués à la C.G.T.. Sous prétexte qu'ils avaient collé des affiches dénonçant le sort que l’armée fait aux jeunes appelés et exigeant la libération de trois soldats — Devaux, Hervé et Trouilleux — condamnés pour avoir osé réclamer le droit d'expression politique à l'armée. Debré et Tomasini obtinrent que le Procureur de la République fassè peser sur eux de lourdes sanctions pénales et que, par ailleurs, deux d'entre eux soient privés de leur travail au L.R.B.A.

La campagne nationale de solidarité avec les trois de Vernon organisée conjointement par le Comité pour la libération des soldats emprisonnés, la Ligue Communiste, Lutte ouvrière et le P.S.U., permit de démasquer à l'occasion du procès les contractions insurmontables dans lesquelles s'étaient enfermés le pouvoir et sa « justice » en constituant le dossier qui était censé leur servir pour frapper nos trois camarades et, au-delà, interdire toute tentative de critiquer l'armée française. Le rapport de force constitué au niveau national par la campagne de solidarité, et le soutien sur le plan départemental de TOUTES les forces politiques et syndicales démocratiques (sauf le P.C.F. et la

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t en vient-elle à manifestations?

C.G.T.) permirent de faire réintégrer les deux inculpés dans leur travail au L.R.B.A. et de faire que la « justice » en soit réduite à des condamnations certes, mais les plus faibles possibles ( 300 F d'amende ) eu égard aux peines encourues.

Mais cette affaire de Vernon ne s'est pas trouvée close pour autant après que nos camarades aient été réintégrés victorieusement dans leurs fonctions. Bien au contraire : l'affaire a été d'une telle importance sur le plan du département que les secousses s'en font aujourd'hui encore sentir. Et particulièrement au sein des seules organisations qui n'ont pas jugé bon de prendre position contre la répression scandaleuse qui frappait nos camarades le P.C.F. et l’U.D.-C.G.T. de l'Eure qu'il contrôle.

L'U.D.-C.G.T. SORT AFFAIBLIE DE SON ATTITUDE PENDANT L'AFFAIRE DES 3 DE VERNON

Nous avions déjà rapporté dans « Rouge » quelles faiblesses et quelles contradictions existaient dans «l'argumentation » avancée par Michel Després, secrétaire de l'U.D.-C.G.T. de l'Eure, pour ne pas défendre les trois de Vernon et même pour faire mieux, les enfoncer. Aussi n'est-il pas surprenant que le syndicat soit sorti affaibli de l'affaire: en effet les travailleurs, mis

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massivement au courant de la position de leur direction syndicale n'en ont pas compris les raisons. Pourquoi ne pas défendre un camarade comme Jack Houdet, syndiqué depuis 1946 à la CGT, secrétaire de l'UL de Vernon de 65 à 69,toujours membre de sa commission administrative, secrétaire du syndicat CGT du LRBA de 58 à 68 et fondateur de dix syndicats comprenant près d'un millier de nouveaux adhérents à Vernon en Maï.68 ? Pourquoi ? La réponse s'imposait d'elle-même : ladirection du syndicat ne voulait pas défendre un ….membre de la Ligue Communiste.

Cette réponse-là, les travailleurs ne l'ont pas acceptée : leur syndicat ne leur paraissait pas devoir tenir compte de ces considérations. Est-ce qu'on avait demandé à la militante de chez Turquais, dans la Vallée de l’Andelle, un.an : plus tôt, pour laquelle on avait débrayé afin que- son patron renonce à la licencier, si-elle était membre du P.C.F.? Non. Le syndicat est l'arme des travailleurs, de tous ceux qui veulent y adhérer pour défendre leurs intérêts de classe. On ne leur demande pas s'ils sont socialistes, - catholiques ou s'ils. sont communistes membres du P.C.F. ou communistes membres de. Ligue Communiste. |

Parmi les travailleurs de l'Eure syndiqués à la C.G.T.bien peu sont communistes : un grand nombre d'entre eux sont encore trompés par la bourgeoisie et se croient ou se disent anticommunistes, ou bien encore ne veulent pas entendre parler de politique. Mais ils savent que perdre son travait lorqu'on à 45 ans et qu'on a cinq enfants, c'est une ‘chose -grave ; ils savent aussi que l’armée ce n'est pas une chose qui leur apporte à eux, travailleurs, quoi que ce soit, mais qu'au contraire, c'est une chose qui leur nuit. Aussi quand ils ont su que Houdet allait perdre son travail pour avoir critiqué l'armée, ils ont été-d'accord pour le défendre : Houdet est un-ouvrier, il'est des leurs. Et il

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est demeuré une méfiance lourde et une incertitude générale après: que leur syndicat n'ait. pas défendu Houdet. Les moins conscients des travailleurs ont ressenti seulement un malaise qui

les poussait à se détourner de cette affaire et du même coup de leur syndicat. Les plus avancés des travailleurs ont perçu

l'affrontement politique et ont bien vu que c'était la direction de l'U.D. qui défendait ses intérêts, non pas de direction syndicale, mais ses intérêts: de groupe politique — au détriment du: syndicat. Quant aux travailleurs non syndiqués, ils ont été renforcés dans-l'idée que-le-syndicat n'était pas utile pour se défendre et ils ont été plus ouverts à.la propagande réactionnaire qui tend à leur identifier syndicat et P.C.F., qui veut leur faire croire que c'est « les communistes » qui-y « fant la loi », qui « manipulent tout ». Ainsi l'U.D. de l'Eure a perdu une belle occasion de démontrer que la E.G.T. était le syndicat qui défendäait les intérêts de TOUS les travailleurs et, au contraire, a offert -un visage confus et sectaite que la grande masse des travailleurs de l'Eure n’est malheureusement pas près d'oublier.

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les positions de en

AUX TRAVAILLEURS DE VERNON Après la condamnation des militaires du contingent, nous vous rappelons notre prise de position du 14 mars 1970 dans le communiqué ci dessous : 5 Les Unions Locales CGT et CFDT de Vernon: - rappellent leur attachement aux principes toujours affirmés du respect de la personne ,de la liberté. d'expression, d'information et d'association.

En refusant l'embrigadement,les brimades et la répression qui règnent dans l'armée, Devaux, Trouilleux et Hervé, ainsi que leurs camarades Divet, Banet et Fauthoux, emprisonnés en Allemagne sous le. même motif d'ineulpation, ont . exprimé l'opinion de dizaines de milliers d'autres soldats.

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Pul- cgt mal 1970

En luttant pour que des soldats du contingent bénéficient des mêmes droits que tous les citoyens, les soldats emprisonnés luttent pour des milliers d'ouvriers, de paysans et d'étudiants.

Aussi les Unions Locales CGT et CFDT ne peuveni souscrire aux procédés de caractère arbitraire et autoritaire de la justice militaire, cette même justice qui promet la prison pour certains et délègue Bernard Wolker à l'ORTF pendant son service militaire pour y faire quotidiennement la politique du pouvoir.

Les Unions Locales CGT et CFDT s'élèvent contre ces condamnations arbitraires et demandent

la libération immédiate des soldats emprisonnés,

le droit pour les soldats de lire la presse de leur choix, ainsi que le droit d'expression politique. LES UNIONS LOCALES CGT ET CFDT.

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…£êt de la trésori

PONT SAINT PIERRE le 11 MAI 1970 Aux Camarades HOUDET, ROUSSEAU et ORDONEZ — AURIOLES.

Chers camarades,

Trésorière de l’Union Locale des Syndicats C.G.T. de la VALLEE DE L'ANDELLE, je vous apporte mon entière solidarité, pensant que votre inculpation est une atteinte à la liberté d'expression.

Militante syndicale C.G.T., je considère que la sanction de mise à pied des camarades HOUDET ET ROUSSEAU dans leur entreprise aurait dû avoir une réaction de tous les syndicats du Département, et en particulier l'appui de l'Union Départementale.

C'est ainsi que, j approuve entièrement le communiqué du syndicat. C.G.T.:« SABLA »,.car sur’ notre plän local, lors d'ün licenciement d'une: ouvrière, militante C.G.T. et communiste, tous les syndicats de notre. secteur avaient énergiquement apporté leur solidarité et contraint la Direction de l'entreprise à annuler ce licenciement. C'était

. la démonstration que seule l'action unie des travailleurs fait reculer la repression.

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ère de l’ul.

Bien sûr, je ne partage pas vos opinions politiques, mais chaque syndiqué C.G.T. est libre de militer dans le parti de son choix sans être inquiété dans le mouvement syndical et je juge également inadmissible que des travailleurs soient sanctionnés pour des activités militantes en dehors de l'entreprise.

En vous exprimant à nouveau mon entière solidarité, recevez, chers camarades mes fraternelles salutations syndicalistes.

.F. DUBOIS trésorière de l'U.L.

… Démocratie

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après l'affaire

Le 30 Septembre 1970

Camarade Jean GOUJOUT

Secrétaire de la section de l’Andelle du PCF

27 - ÉCOUIS

La position prise par la direction de l'Union Départementale des syndicats CGT de l'Eure, position dictée par la direction fédérale du Parti (Michel DESPRES était membre du bureau fédéral, et Secrétaire Général de l'Union Départementale), la position de la direction fédérale du Parti, concernant ce que nous avons appelé dans notre département l'affaire de VERNON m'obligent à démissionner du Parti Communiste Français.

Cette décision, que je considère comme très importante, m'a demandé un long temps de réflexion, mais ma conscience de militant ouvrier ayant le souci de l'organisation des travailleurs dans les entreprises me dicte cet acte. Membre du bureau de section de l’Andelle, secrétaire de la cellule de DAUBEUF, je ne peux cautionner une telle prise de position, et en aucun cas je ne veux être complice d'une telle situation qui permet au pouvoir gaulliste, au patronat, de frapper des

militants ouvriers. . D'ailleurs, ce temps de reflexion m'a

permis d'analyser profondément cette

situation créée ces prises d bourgeoisie a pi Secrétaire de de l'Andelle, participai avec syndicaux à la d’une entrep direction de | correspond nul travailleurs du syndicale a été | puisse dire. Me telle position, procédés doi international procédés qui p< organisation ouvriers de VEF la vérité a été dé des militants sys a été secrétai VERNON. Il € Michel DESPR Union Locale. ! Locale de VER dévoué à Micl union locale n’a coordination de:

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de vernon, hernot émissionne du pcf

dans notre département, par e position dont seule la 1 se réjouir. l'Union Locale de la Vallée et tout dernièrement, je les camarades responsables discussion avec la direction rise; cette position de la Union Départementale ne lement aux sentiments des département. La démocratie Jafouée, c’est le moins qu'on is pour faire admettre une Michel DESPRES a usé de it le mouvement ouvrier a terriblement souffert, rtent un discrédit sur notre syndicale. Ces militants NON ont été calomniés, et formée. Ces travailleurs sont 1dicaux CGT; Jack HOUDET re de l’Union _Locale de st vrai qu'usant d'astuces, ES a fait dissoudre cette -e secrétaire de cette Union NON est un homme tout tel DESPRES, mais cette plus d'activité, donc plus de syndicats sur le plan local,

ce qui est sans doute préférable pour la direction de l'Union Départementale. Cette situation de Vernonest un aspect du

résultat des méthodes bureaucratiques de la direction de l’Union Départementale. C'est une preuve supplémentaire, et ces preuves sont nombreuses dans le Département que Michel DESPRES n'apporte nullement sa contribution au renforcement de la CGT. Donc, face aux attaques du pouvoir et du patronat, nous avions le devoir le plus élémentaire de défendre ces mülitants ouvriers de VERNON, d'autant plus qu'ils étaient des militants de notre CGT. En parallèle à cette position, il faut rappeler l'action des travailleurs de la Vallée de l’Andelle pour faire réintégrer la camarade Denise GRENIER licenciée de son entreprise à PONT SAINT PIERRE. C'est l'action unie des travailleurs des différentes entreprises, à l'appel de l'Union Locale de la Vallée de lAndelle qui a contraint le patronat à annuler la mesure de licenciement. Nous avions engagé ce jour là, une épreuve de force, mais les travailleurs forts de leur unité, ont su faire échec à la répression patronale. Nous avions obtenu là une importante victoire ouvrière et le patronat de ce secteur devait, par la suite,

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…£t de la trésor

PONT SAINT PIERRE le 11 MAI 1970 Aux Camarades HOUDET, ROUSSEAU et ORDONEZ — AURIOLES.

Chers camarades,

Trésorière de l’Union Locale des Syndicats C.G.T. de la VALLEE DE L'ANDELLE, je vous apporte mon entière solidarité, pensant que votre inculpation est une atteinte à la liberté d'expression.

Militante syndicale C.G.T., je considère que la sanction de mise à pied des camarades HOUDET ET ROUSSEAU dans leur entreprise aurait dû avoir une réaction de tous les syndicats du Département, et en particulier l'appui de l'Union Départementale.

C'est ainsi que, j' ‘approuve entièrement le communiqué du syndicat. C.G:T. & SABLA »,-car sur: notre plan local, lors d'un licenciement d'une ouvrière, militante C.G.T. et communiste, tous les syndicats de notre secteur avaient énergiquement : apporté leur solidarité et contraint la Direction de l'entreprise à annuler ce licenciement. C'était

.la démonstration que seule l’action unie des travailleurs fait reculer la repression.

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ière de l’ul.

Bien sûr, je ne partage pas vos opinions politiques, mais chaque syndiqué C.G.T. est libre de militer dans le parti de son choix sans être inquiété dans le mouvement syndical et je juge également inadmissible que des travailleurs soient sanctionnés pour des activités militantes en dehors de l'entreprise.

En vous exprimant à nouveau mon entière solidarité, recevez, chers camarades mes fraternelles salutations syndicalistes.

F. DUBOIS trésorière de l'U.L.

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après l'affaire

Le 30 Septembre 1970

Camarade Jean GOUJOUT

Secrétaire de la section de l'Andelle du PCF

27 - ÉCOUIS

La position prise par la direction de l'Union Départementale des syndicats CGT de l'Eure, position dictée par la direction fédérale du Parti (Michel DESPRES était membre du bureau fédéral, et Secrétaire Général de l’Union Départementale), la position de la direction fédérale du Parti, concernant ce que nous avons appelé dans notre département l'affaire de VERNON m'obligent à démissionner du Parti Communiste Français.

Cette décision, que je considère comme très importante, m'a demandé un long temps de réflexion, mais ma conscience de militant ouvrier ayant le souci de l'organisation des travailleurs dans les entreprises me dicte cet acte. Membre du bureau de section de l’Andelle, secrétaire de la cellule de DAUBEUF, je ne peux cautionner une telle prise de position, et en aucun cas je ne veux être complice d’une telle situation qui permet au pouvoir gaulliste, au patronat, de frapper des

militants ouvriers. | D'ailleurs, ce temps de reflexion m'a

permis d'analyser profondément cette

situation créée ces prises d bourgeoisie a pi Secrétaire de de l’Andelle, participai avec syndicaux à la d'une entrep direction de | correspond nul travailleurs du | syndicale a été i puisse dire. Ma telle position, procédés doi international procédés qui pc organisation ouvriers de VEEF la vérité a été dé des militants sys a été secrétai VERNON. il € Miche! DESPR Union Locale. | Locale de VER dévoué à Mic union locale n’a coordination de:

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de vernon, hernot émissionne du pcf

dans notre département, par e position dont seule la | se réjouir. l'Union Locale de la Vallée et tout dernièrement, je les camarades responsables discussion avec la direction rise: cette position de la Union Départementale ne lement aux sentiments des département. La démocratie Jafouée, c'est le moins qu’on is pour faire admettre une Michel DESPRES a usé de it le mouvement ouvrier a terriblement souffert, rtent un discrédit sur notre syndicale. Ces militants NON ont été calomniés, et formée. Ces travailleurs sont \dicaux CGT; Jack HOUDET re de l’Union _Locale de st vrai qu’usant d'astuces, ES a fait dissoudre cette -e secrétaire de cette Union NON est un homme tout tel DESPRES, mais cette plus d'activité, donc plus de ; syndicats sur le plan local,

ce qui est sans doute préférable pour la direction de l'Union Départementale. Cette situation de Vernonest un aspect du

résultat des méthodes bureaucratiques de la direction de l'Union Départementale. C'est une preuve supplémentaire, et ces preuves sont nombreuses dans le Département que Michel DESPRES n'apporte nullement sa contribution au renforcement de la CGT. Donc, face aux attaques du ‘pouvoir et du patronat, nous avions le devoir le plus élémentaire de défendre ces militants ouvriers de VERNON, d'autant plus qu'ils étaient des militants de notre CGT. En parallèle à cette position, il faut rappeler l'action des travailleurs de la Vallée de l’Andelle pour faire réintégrer la camarade Denise GRENIER licenciée de son entreprise à PONT SAINT PIERRE. C'est l'action unie des travailleurs des différentes entreprises, à l'appel de l’Union Locale de la Vallée de fAndelle qui a contraint le patronat à annuler la mesure de licenciement. Nous avions engagé ce jour là, une épreuve de force, mais les travailleurs forts de leur unité, ont su faire échec à la répression patronale. Nous avions obtenu là une importante victoire ouvrière et le patronat de ce secteur devait, par la suite,

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tenir compte du changement du rapport de forces intervenu. Nous savions que la camarade Denise GRENIER était une militante du PCF, mais son appartenance politique n'avait fait l'objet d'aucune

restriction. Un seul fait comptait: une .

ouvrière était licenciée, et les travailleurs avaient démontré que seule l’action unie peut faire reculer la répression bourgeoise et patronale.

Pourquoi n'avoir pas agi ainsi pour les militants ouvriers de VERNON ?

C'est la question posée par des nombreux militants syndicaux. En effet les militants syndicaux que j'at pu rencontrer, et ils sont nombreux, les syndicats CGT, les travailleurs, n’ont pas approuvé la décision de la direction de l'U.D. Ils ne peuvent admettre qu’on ne défende pas des militants ouvriers parce qu'ils ont des positions différentes sur l'orientation de l’organisation syndicale. Refuser un tel débat dans notre CGT, c'est admettre que seule l'orientation définie par le parti à tous les niveaux doit être appliquée dans notre organisation syndicale. La bataille d'idées se développe par une argumentation politique, et non par des calomnies et des mensonges visant à discréditer des militants ouvriers. Cette bataille idéologique ne peut d'ailleurs que renforcer le potentiel de l’organisation syndicale, et aussi élever le niveau polkique des militants ouvriers.

Par contre, les méthodes bureaucratiques employées par la direction de l'U.D. amènent inévitablement un affaiblissement de nos organisations syndicales dont le

patronat tire profit. Un de la situation des sy département confirmera an de fait. Cette affaire de

malaise dans nos organisai trouvons en face d'un dénigrement de militants

direction de l'Union Départ

C'est ainsi que les synd Pont-de-l'Arche et de la V. ont reçu une circulaire, ei 1970, dans laqüelle Miche affirmer que je me suis action contre la CGT.

C'est là une calomnie rester sans réponse. En dat 1970, j'ai adressé une letti en réaffirmant mon atta CGT. Chaque militant a pt n'ai nullement cesset contribution aux luttes re la région, et ceci malgré trouver aucune emba démission de délégué diffusion de « La Vie Ouvr

Dans cette lettre, sur l'e j'ai précisé ma position.

C'est sans aucune réser le communiqué du « SABLA » à Pitres q camarades de Vernon leu aussi l'expression de leur J'ai également approuvé s: la lettre de la camarade trésorière de l'U.L. de la V qui elle aussi, apportait à appui dans l'action entr reculer la répression.

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examen complet ndicats dans le 1plement cet état Vernon crée un ions. Nous nous e campagne de de la part de la ementale.

icats des U.L. de allée de l’Andelle 1 date du 29 juin | DESPRES ose engagé dans une

qui ne pouvait e du 8 septembre e à ces syndicats hement à notre 1 constater que je

d'apporter ma vendicatives dans

que je n'ai pu uche après ma confédéral à la ière ». iffaire de Vernon,

ve que j'approuve Syndicat CGT li apportait aux - soutien total, et entière solidarité. ins aucune réserve Fernande Dubois, allée de l’Andelle ces camarades son eprise pour faire

Et j'ajoute. Si cette affaire avait été du ressort direct de l'U.L. de la Vallée de l’Andelle, et certain d'exprimer les fntiments des travailleurs des entreprises, nous aurions apporté à nos camarades sanctionnés dans leur entreprise notre appui le plus total et nous aurions déterminé par un large débat dans les entreprises, comme le veut la pratique de la démocratie syndicale et ouvrière, les modes d'action pour faire reculer la répression. Affirmer une telle position aujourd'hui n'est plus suffisant. Mon appartenance au Parti Communiste Français est inompatible avec mes tâches de militant syndical. Je suis et reste communiste, pour l'abolition de cette société capitaliste qui fera demain place à la société socialiste, première étape vers la société future sans classé.

Au sein de la CGT, je continuerai à lutter de toutes mes forces pour le renforcement des syndicats, pour l'implantation de nouveaux syndicats, pour contribuer au respect de la démocratie syndicale et ouvrière, à l'éducation des militants syndicaux, pour aller vers des combats qui seront couronnés de succès.

En terminant, je réaffirme mon attachement à mon idéal de militant communiste, et à mon organisation syndicale CGT.

Recçois, camarade, mes salutations communistes, et en t'exprimant que ce combat idéologique éveillera la conscience de la classe ouvrière pour les combats futurs

jusqu'à la victoire. Gilbert HERNOT

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sa lettre aux milite

Je démissionne du pcf parce que rester dans ce parti est Incompat avec la défense réelle Intérêts des travailleu

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nts syndicaux

le 10 Octobre 1970

Aux Secrétaires et Directions Syndicales

Aux militants Syndicaux C.G.T. des Unions Locales

de la VALLEE DE L'ANDELLE et de PONT DE L'ARCHE.

Chers Camarades,

pour information, je vous adresse une copie de la lettre que je viens d'adresser au camarade Raoul CLOUET, secrétaire de la Fédération de l'EURE du Parti Communiste Français, au camarade Jean GOUJOUS, secrétaire de la section de l'ANDELLE du

. P.C.F. et au camarade PEGASSIN, secrétaire É de la section des ANDELYS du P.C.F.

En effet, j'ai pris la décision de démissionner du Parti Communiste Français, considérant que mon appartenance au parti est incompatible avec mes tâches de militant

. syndical C.G.T.

Dans cette lettre, j'indique que la position de la direction de l'Union Départementale, concernant l'affaire de VERNON, a été

dictée par la direction fédérale du Parti, mettant ainsi en évidence que seule l'orientation définie par le P.C.F. est admise

au sein de la C.G.T.

Cette position de ne pas défendre les militants ouvriers de VERNON, ne correspond nullement aux sentiments des travailleurs du département. Notre C.G.T.

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est basée sur deux principes complémentaires qui ont donné à notre organisation syndicale sa force et son influence : syndicalisme de classe et syndicalisme de masse.

Syndicalisme de classe : en premier lieu, l'action pour les revendications d'ordre économique et social constitue la base de l'activité constante de nos syndicats. Pourtant d'autres facteurs influent sur les conditions d'existence et même de lutte pour les revendications économiques.

Nos actions quotidiennes indispensables s'attaquent pour l'essentiel aux effets et non aux causes profondes de la misère ouvrière, des guerres et des restrictions des libertés. Aussi, l'article premier des statuts de la C.G.T. fixe pour objectif final la «disparition du salariat et du patronat» par l'instauration d'une société socialiste d'où sera exclue l'exploitation de l'homme par l'homme. :

Syndicalisme de masse : la C.G.T. est ouverte à tous les salariés. L'organisation syndicale ne doit intervenir en aucune façon dans les opinions que ses membres peuvent éventuellement professer en-dehors du syndicat.

Les syndicats groupent des salariés qui n'ont entre eux, du fait de leur appartenance à une même classe sociale, aucun antagonisme. fondamental d'intérêt, mais il faut admettre que des appréciations différentes sur les revendications à poser,

sur leur priorité resp mettre en oeuvre po peuvent se faire jou l'application d'une syndicale.

Les syndiqués pet des avis différents militants, hommes et représenter, de les g leurs organisations.

La pratique de la cela veut dire l'élaboi tous les membre syndicale, et on peut l'affaire de VER syndicale a été bafou direction de l'Union pas défendre les VERNON a été pris: syndiqués du départe pu se réjouir d'ur permettait de frappe: C.G.T.

J'ai été indigné d' notre C.G.T. do syndicale qui défen sans distinction d'o philosophi ques.

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ctive, sur les moyens à ur obtenir satisfaction, , d'où la nécessité de

véritable démocratie

vent également avoir

pour le choix des femmes, chargés de les uider et d'administrer

démocratie syndicale, ‘ation des décisions par s de l’organisation voir combien à travers NON, la démocratie ée. Cette décision de la Départementale de ne militants ouvriers de > sans consultation des ment. La bourgeoisie a 1e telle position qui : ces militants de notre

une telle situation, car it être l'organisation Ad tous les travailleurs pinions politiques ou

Mais voilà, Jack HOUDET et ses camarades ne partagent pas les convictions politiques de la direction fédérale du P.C.F., et à aucun prix la solidarité ouvrière devait jouer en leur faveur.

C'est là une situation inadmissible, et c'est la raison principale de cette décision que je viens de prendre : démissionner du Parti Communiste Français, pour continuer à apporter ma contribution à l’organisation des travailleurs dans cette région.

Chers Camarades,

Nous continuerons à travailler ensemble au renforcement de notre C.G.T. pour imposer le respect de la démocratie syndicale et ouvrière, pour intensifier nos actions revendicatives, pour donner aux militants syndicaux la formation indispensable pour une action syndicale dans les entreprises.

Je réaffirme une nouvelle fois mon attachement à notre C.G.T. et que dans notre région, nous lutterons pour renforcer nos syndicats, pour imposer au patronat nos légitimes revendications. Mais nous lutterons également contre les méthodes bureaucratiques illustrées au cours de cette affaire de VERNON, méthodes qui portent un tort considérable aux luttes de la classe ouvrière.

En vous souhaitant des succès dans vos entreprises, recevez Chers Camarades mes fraternelles salutations syndicalistes.

HERNOT Gilbert

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la réaction de

NAISSANCE D'UNE CELLULE à Daubeuf-près - Vatteville (Eure)

Samedi 9 mai. quelques sympathisants acquis aux idées de notre Parti se sont réunis chez un camarade et ont décidé de créer leur cellule dans le village. 19 ADHESIONS, au cours de cette petite réunion, cela indique déjà que

les camarades entendent développer l'action du Parti dans leur commune. Un bulletin paraîtra incessamment qui sera l’écho des aspirations des habitants. Mais ce bulletin indiquera également ce que propose notre Parti pour en finir avec la politique antisociale du pouvoir gaulliste, pour la réalisation de J’union des gauches et aussi pour Javènement d’une démocratie avancée, étape vers le socialisme.

Sur le plan communal. ce bulletin sera le reflet des désirs de la population. Face à la presse bourgeoise, à Ia télé. vision qui déforme l'information, el au service du pouvoir, nous apporterons nos idées au service de Ia classe ouvrière, pour l'amélioration de leurs conditions de travail et d'existence, Notre Parti sera maintenant présen dans notre commune, ef nous avon: la certitude que son influence ir: grandissante, pour aller vers le progrè social, ef pour en finir avec cett société capitaliste, basée sur le profit sur lexploitation de l'homme pa l'homme.

Souhaitons bon travail, renforcemen et succès à la cellule de Daubeuf.

La Vie du Parti - Juin 70

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a cellule de daubeuf

Parti Communiste Français Section des ANDELYS Cellule de DAUBEUF

Résolution adoptée à l'unanimité par la cellule de Daubeuf.

Les communistes de DAUBEUF près VATTEVILLE, réunis le 11 Septembre 1970 Après avoir pris connaissance de la lettre du camarade Michel DESPRES, secrétaire Général de l'U.D. des syndicats CGT aux syndicats des Unions Locales de PONT DE L'ARCHE et de LA VALLEE DE L'ANDELLE, lettre dans laquelle il ose affirmer .que notre camarade HERNOT s'est engagé dans une action contre notre C.G.T. S'étonnent que les organismes réguliers de notre parti des secteurs intéressés et particulièrement notre cellule, n'aient pas eu à statuer sur cette prise de position inconsidérée avant l’envoi de cette lettre qui porte un préjudice très conséquent à l'organisation syndicale, mais également à la vie de notre parti. Constatent la contradiction flagrante entre cette lettre de Michel DESPRES et la position des organes de notre parti. Notre : camarade HERNOT a reçu d'une part une carte du lieu de ses vacances du camarade Jean GOUJOUT, membre du bureau fédéral, et une convocation du secrétaire de la section des ANDELYS. Cette correspondance exprime des sentiments fraternels envers notre camarade.

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D'autre part, & REGARDS" SUR L'EURE » et « LA VIE DU PARTI » ont relaté l'activité de notre cellule, qui d'ailleurs a acquis une audience importante dans notre commune.

Les communistes de: DAUBEUF près VATTEVILLE, travaillant en majorité dans les entreprises d'HERQUEVILLE, rappellent l'aide apportée par notre camarade HERNOT à la grève des travaitleurs de VINCO, en juillet 1969, et constatent que cette aide a-permis d'arracher une augmentation des salaires de 0,20 de l'heure.

Considérant que Michel DESPRES est membre du bureau fédéral, il est très regrettable que la direction du parti ne soit pas intervenue pour blâmer de telles méthodes de dénigrement d'un militant qui a la confiance des travailleurs des secteurs intéressés. Nous rappelons que notre camarade HERNOT est secrétaire de notre cellule, et ce poste lui a été confié sur la proposition du camarade Jean GOUJOUT, membre du bureau fédéral. D'autre part, notre camarade HERNOT est également membre du bureau de la section de l’Andelle, le parti ayant pensé que sa contribution est importante dans cette VALLEE DE L'ANDELLE, où son militantisme est très conséquent dans les organisations de masse.

Devant cette situation, nous renouvel ons notre entière confiance à notre camarade HERNOT et l'assurons de nos sentiments fraternels.

Depuis son arrivée dans notre commune, notre camarade a travaillé au renforcement de notre parti, et la vitalité de notre cellule le démontre amplement, à la diffusion de nos idées, et nous portons à la connaissance du parti qu'une expulsion d'un travailleur n’a pu avoir lieu dans notre commune grâce à cette action militante.

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Les communistes de DAUBEUF, près VATTEVILLE, jugent donc inadmissible les méthodes du camarade Michel DESPRES, et nous demandons à la direction fédérale de désavouer le contenu de cette lettre qui va à l'encontre du travail des militants communistes dans les entreprises.

La direction fédérale doit apporter un démenti à la prise de position de Michel DESPRES qui n'apporte pas là sa contribution au renforcement de la C.G.T. dans notre département.

Combien il est regrettable que ces méthodes amènent à la disparition de certains syndicats, et l'examen de la situation des Unions Locales des ANDELYS et d'HERQUEVILLE, par exemple confirmerait cette constatation.

Dès la création de notre cellule, nous avons jugé indispensable d'élever notre niveau politique, et un temps important a été réservé à l'éducation dans nos réunions de cellule.

Dans les entreprises et dans nos villages, nous devons en effet élever le niveau de conscience des travailleurs, en tenant compte de leur niveau actuel, pour aller vers de nouveaux combats revendicatifs et politiques.

Les communistes de DAUBEUF près VATTEVILLE décident d'adresser cette résolution :

Au secrétariat fédéral

Aux secrétaires des sections des ANDELYS, PONT DE L'ARCHE et de LA VALLEE DE L'ANDELLE.

En raison que cette lettre de Michel DESPRES a été envoyée aux syndicats de la VALLEE DE L'ANDELLE, cette résolution sera également adressée aux militants du parti de ce secteur.

le 10 Septembre 1970.

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la question qui est

a:t-on le droit d’être à désaccord avec la ligne

Seguy peut expliquer que les statuts de la CGT prévoient qu'on peut y adhérer indépendamment de toute opinion « philosophique, politique ou religieuse ». Ceci est une chose sur le papier, ceci est une chose qui fait bien à dire à la télévision. Mais c’est autre chose dans les faits, dans la réalité quotidienne et militante du syndicat. Car quels moyens sont donnés dans le syndicat pour que toutes les tendances puissent s'exprimer ? Seule la fraction du PCF qui aujourd'hui contrôle la CGT possède le monopole du droit d'expression dans le syndicat et ne recule devant rien - comme l'affaire de l'Eure le prouve - pour le conserver. « H n’y a pas de fraction » veulent faire croire Séguy et les autres. Est-ce à dire que les militants du PCF ne défendent pas la même ligne à Toulouse, à Paris, à Lille, à Strasbourg ? Est-ce à dire que ce Parti a abandonné le centralisme démocratique et que ses militants interviennent de façon désordonnée dans le syndicat ? NON. Et ce n’est pas nous qui demanderons que le PCF renonce à intervenir en fraction dans la CGT, ni qu'il renonce au centralisme démocratique. Ce que nous exigeons, c'est que cette fraction respecte le fonctionnement démocratique de l'organisation de masse dans laquelle elle intervient.

LA FRACTION DU PCF REFUSE DE TENIR UN

CONGRES DE L'UNION LOCALE DE LA VALLEE DE L'ANDELLE.

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posée :

la cgt quand on est en du pcf ?

L'exemple de l'Eure est, à cet égard, caractéristique du comportement du PCF dans la CGT. Qu'un militant au passé syndical éclatant (c’est sur l’insistance de Desprès que Hernot a quitté son.entreprise « Sabla » pour devenir permanent délégué confédéral à la.« Vie Ouvrière »)}, membre du PCF depuis 40 ans (G. Hernot est entré comme « pionnier » en 1929, a été secrétaire d’un Comité de Front Populaire, a été condamné à 3 années de prison pour « reconstitution de Ligue dissoute » - la lllème Internationale), entre en désaccord sur un point, (la prise de position de l’UD de l’Eure sur les 3 de Vernon), la fraction du PCF n'hésite pas à engager contre lui une campagne de dénonciation. Et cette campagne menée par le « célèbre » Desprès s'est faite dans le syndicat, par le canal du syndicat. Et cette campagne a abouti, sans aucun respect des instances statutaires, ni de l'UD, ni des UL, à la remise en cause des titres et responsabilités de Hernot dans la CGT et même son appartenance à la CGT. Pourtant Gilbert Hernot a convoqué un congrès de l’Union Locale de la Vallée de l’Andelle : et Desprès n'hésite pas à refuser un tel congrès démocratique … par un communiqué de presse dans la presse bourgeoise. Voilà un bel exemple, « dites-nous, Monsieur Seguy », de la démocratie ouvrière, de la démocratie syndicale selon « vous ».

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IMPOSONS LA DEMOCRATIE SYNDICALE; IMPOSONS LE DROIT POUR LES REVOLUTIONNAIRES DE MILITER ET DE S'EXPRIMER LIBREMENT DANS LA CGT !

Pour imposer cette démocratie syndicale, Gilbert Hernot a d'abord tenté de se battre dans le Parti Communiste Français lui même (comme le montre la motion adoptée à l'unanimité par sa cellule : cellule reconnue et approuvée récemment par le bulletin du Comité Central du PCF - ). C'est devant l’absence de réaction dans le parti et devant la poursuite des attaques contre lui dans la CGT, que Hernot a décidé de démissionner du PCF pour défendre librement et avec force, l'existence des syndicats de la Vallée de l’Andelle.

Aujourd’hui le combat de Hernot et notre combat se confondent : imposer la démocratie syndicale. Partout, dans toute la France, dans toutes les entreprises, les militants syndiqués CGT conscients de la nécessité de ce combat, doivent faire connaître cette affaire de la Vallée de l'Andelle. Nous devons exiger :

-la tenue régulière d'un congrès de l'UL de la Vallée de FAndelle, préparé par le bureau et par la CA de F'UL avec la participation au titre de ses responsabilités de secrétaire de G.Hernot.

-le désaveu par la Commission Nationale des conflits de la CGT, des méthodes antistatutaires de Michel Desprès.

- la parution dans la presse syndicale régionale, d’un démenti aù communiqué scandaleux de Michel Desprès dans Paris-Normandie, le jeudi 22 octobre.

Dans ce but, les militants de la Ligue proposeront aux militants de toutes les forces politiques prêtes à se battre pour imposer la démocratie syndicale, d'oeuvrer en commun sous toutes les formes, pétitions, prises de parole, réunions des syndiqués etc.

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la fraction

Mais cependant, la classe ouvrière, deux ans après mai 68, s'est suffisamment enrichie sur le plan de l'expérience : des incohérences aussi grandes et un sectarisme aussi outrancier, de la part de la fraction du P.C.F. ont contribué à faire se dresser contre elle les meilleurs militants ouvriers du département.

Il en est fini du temps où le PCF pouvait faire prendre n'importe quelle position au syndicat qu'il dirige, sans qu'une “voix ne s'élève. Il en est fini du temps où le P.C.F: pouvait impunément se rendre complice de la bourgeoisie pour frapper les révolutionnaires. Dans l’Eure, depuis l'affaire de Vernon, les voix n'ont cessé de s'élever ; la fraction du PCF paie la note de frais : des responsables syndicaux lui demandent des comptes, certains prennent contact avec la Ligue Communiste et rejoignent nos rangs, d'autres le feront devant l'intransigeance des dirigeants du P.C.F.

Un document d'une vingtaine de pages relatant tous les détails de la campagne pour les 3 de Vernon et les prises de position de l'U.D.—C.G.T. et répondant longuement et pied-à-pied aux «arguments» allégués par la fraction du P.C.F. a été adressée par la section de l'Eure de la Ligue Communiste à près de 300 militants de la C.G.T. membres du P.C.F. ou non, secrétaires de sections d'entreprises, ou trésoriers, ou diffuseurs de la « Vie Ouvrière.», ou membres de C.A. d'unions locales. Ce document a soulevé un intérêt suffisamment” considérable pour que la

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fraction - P.C.F. se sente menacée au point de devenir soupçonneuse vis-à-vis de tous les responsables C.G.T. non membres du P.C.F. de solliciter des prises de. position de différentes sections de base en faveur du secrétaire Michel Desprès, de multiplier les circulaires de mise en garde contre le « danger gauchiste », etc.

Après l'envoi de ce document, de vieux débats, les souvenirs des erreurs de tel ou tel bureaucrate, se sont réveillés au sein du syndicat et les travailleurs exigent des explications de leur

. direction. Et cela est douloureux pour le P.C.F. qui n'a déjà pas à se vanter d'un travail efficace sur le département : le dénommé Michel Desprès, pour devenir un permanent a #handonné;son entreprise … sans y laisser de section syndicale, et est un homme dont les méthodes bureaucratiques (il n'a jamais eu l'expérience d'un travail de masse) sont critiquées même au sein du P.C.F. Aussi quand ce Michel Desprès a fomenté une attaque contre le « gauchiste » Houdet à Vernon et a obtenu par des astuces statutaires que la composition de l'U.L. de Vernon soit remaniée (en 69), le résultat a-t-il été limpide aux yeux de tous. L'U.L. de Vernon a perdu, non seulement des adhérents, mais aussi des sections entières. || est ainsi visible — dans les faits — pour les travailleurs que sur le plan de l'expérience et de l'efficacité syndicales, le trotskyste Houdet en remontre largement au « jeunot » Michel Desprès.

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LE RENFORCEMENT DU SYNDICAT PASSE PAR

LA LUTTE CONTRE LA FRACTION DU P.C.F.

Lutter pour la démocratie syndicale au sein de la C.G.T. — et pour la libre expression des tendances — est une seule et même chose que de lutter pour Île renforcement du syndicat.

il n'est pas indifférent que le P.C.F. reçoive des coups pour n'avoir pas défendu’ des ouvriers révolutionnaires de la Ligue Communiste : à l'avenir des situations semblables à celles de Vernon se reproduiront au fur et à Mesure que nous développerons notre implantation dans les entreprises. De plus ‘en plus l'alternative s'imposera au P.C.F. dans la C.G.T. : ou bien laisser le syndicat jouer son rôle d'organisation de masse de défense des intérêts de la classe ouvrière, ou bien discréditer et pousser un plus grand nombre de travailleurs encore à comprendre que nos conceptions de la démocratie syndicale sont ses seules justes. Cette bataille-là devra être menée de façon extrêmement précise et serrée par les militants de la Ligue Communiste dans la C.G.T. tout au long de l’année à venir : ou bien la fraction du P.C.F. renoncera à son sectarisme et reconnaîtra de fait notre présence et celle de tous les révolutionnaires dans la C.G.T. ou bien elle mènera devant tous les travailleurs un combat contre les statuts du syndicat, contre les intérêts-mêmes du syndicat et de la classe ouvrière.

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LES METHODES BUREAUCRATIQUES COMBATTUES

En éliminant des directions syndicales, des militants ayant la confiance des travailleurs, Desprès a favorisé la disparition ou l'inactivité de nombreuses sections : l'U.L. de Vernon n'a aucune activité et personne ne sait quand se tiendra son prochain congrès L'U.L. des Andelys est inexistante : son secrétaire a été imposé par Desprès et un militant très combatif pendant les luttes de Mai 68 a été évincé sous le prétexte de « gauchisme » et pourtant ce militant avait la confiance des travailleurs ; dans le syndicat HOLOPHANE, entreprise de 900 ouvriers où en Mai 68 s'est déroulée une grève magnifique de cing semaines avec une très grande combativité, 700 travailleurs ont adhéré à la C.G.T. : c'était un élément appréciable pour les luttes ouvrières aux Andelys (dont le maire, il faut le rappeler est Tomasini). En juin 68, les délégués du personnel C.G.T. sont massivement élus. En 69, le syndicat n'existe plus dans cette entreprise et Desprès en porte la responsabilité suite à son intervention dans la préparation des élections des délégués : la dirertion a toute latitude de manoeuvre et F.0. a remporté tous les sièges. En 70, les élections qui viennent d'avoir lieu ont encore donné tous les sièges à F.0. Aux Andelys toujours: que sont devenus les syndicats A.E.A. S.A.D.E. M.E.P.A. créés en 68 et qui sont disparus par suite de l'inactivité de l'U.L. ? Nous pourrions citer des exemplessemblablesà Hercqueville, et à Pont-de-l'Arche. Les travailleurs les connaissent et c'est pourquoi ils ont des raisons de

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s'en prendre à la fraction du P.C.F.

À un autre niveau, la fraction du P.C.F. se sent menacée : le syndicat C.G.T. du L.R.B.A. a, de son côté, pris une position fort nette contre l'attitude sectaire de la direction actuelle de l'U.D. et a fait connaître cette position au sein de la Fédération C.G.T. des travailleurs de l'Etat, employés du ministère de la Défense. Un document a été envoyé dans les différents établissements semblables au L.R.B.A. afin que tous les syndiqués puissent connaître les différents points de vue sur l'affaire de Vernon. Il est entré ainsi de fait, en pratique, une conception juste de la démocratie syndicale : le droit à la parole a été pris par une tendance opposée à l'actuelle direction P.C.F. de la Fédération. Cette dernière a d'ailleurs été contrainte de répondre par une circulaire aux arguments de la section du L.R.B.A. Ainsi le débat se situe non seulement horizontalement au niveau de l'U.D. mais aussi verticalement dans la Fédération. Jusqu'à présent la fraction du P.C.F. s'est toujours efforcée d'étouffer toute manifestation de tendance au sein de la C.G.T. pour conserver son hégémonie: son attitude scandaleuse à propos des 3 de Vernon et ses méthodes bureaucratiques se retournent contre elle et l'obligent à se défendre contre les travailleurs eux-mêmes.

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e soutien de la au camarade hernot

PONT-SAINT-PIERRE le 30 Novembre 1970

Au Camarade HERNOT Gilbert Secrétaire des Syndicats C.G.T. de la VALLEE DE L'ANDELLE.

Cher Camarade,

« PARIS-NORMANDIE » du 25 Novembre 1970 m'apprend qu'un Congrès de l'Union des Syndicats C.G.T. de la VALLEE de l'ANDELLE aurait eu lieu lé Samedi 21 Novembre 1970 à ROMILLY-sur-ANDELLE. C'est un véritable Congrès clandestin car personne dans la VALLEE de l'ANDELLE n'avait entendu parler, et pour cause de la tenue de ce Congrès.

Je ne peux penser que ce Congrès ait été convoqué statutairement; trésorière de l'Union Locale, je n'ai reçu aucune convocation pour assister à ce Congrès, peut-être suis-je moi aussi cataloguée de gauchiste irresponsable.

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trésorière de l’ul.

Ce Congrès a dû se dérouler à huis clos pour éviter le débat idéologique rendu nécessaire après les calomnies de tous genres déversées par la Direction de l'Union Départementale et dans notre secteur par la fraction du P.C.F. à ton encontre. |

J'ai l'occasion de rencontrer très souvent les militants syndicaux des différentes entreprises qui condamnent les méthodes bureaucratiques employées pour essayer de t'évincer de la direction de l’Union Locale.

Comment croire que nous sommes arrivés à une telle situation ? Pour la direction de l'Union Départementale, il s'agit de faire passer la ligne du P.C.F. avant les intérêts des travailleurs.

En ce qui me concerne me considérant toujours membre du bureau de l'Union Locale, élue au dernier Congrès sur. la proposition de Michel DESPRES, je veux t'apporter dans ce combat engagé mon soutien le plus absolu et qu'ensemble avec nos camarades de la VALLEE de l'ANDELLE nous travaillerons au renforcement des syndicats C.G.T.

Je ne peux oublier combien a été grande ta contribution à la structuration des syndicats créés en 1968, à la création des nouveaux syndicats en 1969 et en 1970, aux luttes ouvrières dans notre région qui toutes ont été couronnées de succès, car chaque lutte menée dans les entreprises était assurée de l'appui total de l'Union Locale qui coordonnait ces différentes actions. Ce fut le cas par exemple des actions chez TURQUAIS et DOSAPRO à PONT-SAINT-PIERRE, TECLAB à ROMILLY, MERINOS à PERRIERS, ISODIO à ROSAY, SABLA à PITRES

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Oser dire que tu n'as aucun mandat syndical relève de la pure calomnie quand on sait combien notre Union Locale avait su imposer un rapport de forces dont devait tenir compte le patronat de cette VALLEE de l'ANDELLE.

La campagne de dénigrement menée à ton encontre est la preuve évidente que la fraction du P.C.F. au sein de la C.G.T. ñ’admet aucune contradiction. |

Quand tu étais militant du P.C.F. tu étais le militant exemplaire et chose curieuse, depuis que tu as démissionné de ce Parti, les calomnies pleuvent de toutes sortes ce qui démontre la valeur de leur argumentation.

J'ai lu avec beaucoup d'attention la documentation que j'ai pu recevoir concernant cette bataille idéologique engagée. de ne partage pas entièrement, et tu le sais toutes tes convictions politiques mais je suis entièrement d'accord pour apporter ma contribution dans la lutte pour le respect de la démocratie syndicale et de la démocratie ouvrière.

J'avais apporté mon soutien et l'expression de mes sentiments fraternels aux camarades poursuivis de VERNON, car comme toi je pense que le syndicat, c'est l'arme indispensable dont dispose les travailleurs quelques soient leurs opinions politiques ou religieuses, chacun doit avoir le droit au sein de l’organisation syndicale de défendre son point de vue, et chaque travailleur doit être défendu avec la même force sans tenir compte de son appartenance politique.

En t'assurant de mon soutien dans ce combat que nous aurons à mener, pour le renforcement de nos syndicats C.G.T. pour le respect de la démocratie syndicale, reçois Cher Camarade, mes fraternelles salutations syndicalistes.

F. DUBOIS trésorière de l'Union Locale.

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documents A.

Le 30 septembre 1970 par une lettre adressée au secretariat fédéral, et aux secrétaires des sections de l'Andelle et des Andelys, je démissionnais du Parti Communiste Français, mon appartenance au parti étant devenue incompatible avec mes responsabilités de militant syndical C.G.T., avec la défense réelle des intérêts des travailleurs.

La position prise par la direction de l'Union départementale des Syndicats C.G.T. de l'Eure, position dictée par la direction fédérale du P.C.F., Michel Desprès Secrétaire Général de l'Union départementale étant membre: du bureau fédéral du P.C.F. la position identique de la direction fédérale du Parti de ne pas déféndre les militants syndicaux C.G.T. de Vernon traduits devant la justice bourgeoise et sanctionnés dans leur entreprise, m'ont obligé à prendre cette décision de démissionner du Parti Communiste Français.

Rappelons très brièvement les faits :

— le 28 janvier 1970, trois militants ouvriers de Vernon, militants syndicaux C.G.T. sont interpellés par la gendarmerie alors qu'ils apposaient des affiches pour la libération des soldats emprisonnés. En plus des poursuites judiciaires employées contre ces militants, deux d'entre eux étaient sanctionnés dans leur entreprise. Je dois dire que j'ai approuvé la campagne nationale pour la libération des soldats emprisonnés, car il est de tradition dans le mouvement ouvrier de lutter contre la répression qui frapppe les marins et les soldats, les militants ouvriers, de

travailler à réaliser l'unité des travailleurs pour obtenir la

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. lettre la pressé

libération des militants emprisonnés, pour faire échec à la répression. Îl suffirait de rappeler les campagnes menées en faveur de Raymonde DIEN, pour la libération d'Henri MARTIN.

Non seulement la direction de l'Union Départementale des Syndicats C.G.T. de l'Eure, la Direction Fédérale du P.C.F. entendaïent ne pas défendre ces militants ouvriers, mais ils ont été dénoncés comme des éléments irresponsables et aventuriers. Pourtant ces militants ouvriers avaient des responsabilités importantes dans leur organisation syndicale . C.G.T. et Jack HOUDET avait été secrétaire de l'Union Locale des syndicats C.G.T. de Vernon. Mais la fraction du P.C.F. de la C.G.T. à multiplié les prises de position par circulaires aux syndicats, par des communiqués de presse, appelant les travailleurs à se désolidariser de ces militants poursuivis. |

Ex-délégué confédéral à la diffusion de la Vie Ouvrière, ex secrétaire à la propagande de l'U.D., secrétaire de l'U.L. CGT de la Vallée de l’Andelle, membre du bureau de la section du P.C.F. de l’Andelle et secrétaire de la cellule Daubeuf, je ne pouvais ‘ cautionner une telle prise de position et ma conscience de militant ouvrier, ayant le souci de l’organisation des travailleurs dans les entreprises m'a dicté cette décision de démissionner du Parti Communiste Français, car en aucun cas, je n'ai voulu être complice d’une telle situation qui a permis au pouvoir gaulliste et au patronat de frapper des militants ouvriers.

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La hourgeoisie a pu se réjouir de voir la direction fédérale du P.C.F. et la direction départementale des syndicats C.G.T. prendre de telles positions qui ne correspondaient nullement aux sentiments des travailleurs des départements, ce qui explique d'autre part comment ‘la fraction du P.C.F. agit au sein de la C.G.T. et fait passer ses intérêts propres avant les intérêts de la classe ouvrière.

Ma démission du P.C.F. a été longuement réfléchie et cette affaire de Vernon n'a fait que hâter cette importante décision dans ma vie de militant ouvrier. Cette affaire de Vernon a été la confirmation de mon désaccord avec la ligne politique du P.C.F. et aussi la démonstration la plus absolue que seule l'orientation définie par la fraction du P.C.F. est admise à la C.G.T. J'apporte une preuve supplémentaire : 15 jours à peine après l'envoi de ma lettre de démission du P.C.F. j'apprenais par un communiqué de J'U.D. paru dans Paris-Normandie du 22 Octobre 1970 que j'étais évincé de la direction de l’U.L. de la Vallée de l'Andelle et peut-être même de la C.G.T. car ce communiqué était volontairement confus. J'étais même menacé de traduction devant la justice bourgeoise sous le prétexte que je faisais état de mes responsabilités syndicales, confiées par les travailleurs.

La direction de l’Union Départementale a entrepris à mon encontre une campagne de dénigrement en faisant circuler des tracts calomniateurs. Face à ces menaces, face à cette campagne de calomnie, mon devoir de militant ouvrier est d'apporter ma contribution au renforcement de la C.G.T., à lutter contre la bureaucratie syndicale, pour faire respecter la démocratie syndicale et ouvrière. Il faudra dénoncer avec force les méthodes bureaucratiques de la fraction du P.C.F. au sein de la C.G.T. qui portent un tort considérable à l'organisation syndicale, une

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analyse de la syndicalisation C.G.T. dans le département le prouve amplement, mais freinent aussi le développement des luttes ouvrières.

Dès que j'ai eu connaissance de l'affaire de Vernon, j'ai apporté aux militants ouvriers CGT poursuivis mon soutien le plus total et j'ai milité dans ce sens afin que la solidarité et l'action s'organisent pour faire échec à la répression. C'était le devoir le plus élémentaire de tout militant ouvrier.

Je voudrais ouvrir ici une parenthèse en rappelant ce fait que je soumets à la réflexion des militants ouvriers, des militants communistes qui s'interrogent après le déroulement des derniers évènements politiques, tant sur le plan national que sur le plan international : le 11 mai dernier un membre du service d'ordre

“de la C.G.T., arrêté après le défilé du 1er mai à Paris, Maurice BORDENAVE est passé en jugement devant la 24ème Chambre Correctionnelle à Paris pour «violence à agents» : j'ai du respect pour la police et l'Armée Françaises. J'estime que ces gens font leur travail et qu'il faut les respecter. Je n'ai absolument rien fait contre eux. Il y a erreur à mon égard. ». (Le Monde 12 Mai 1970). | -

Une telle attitude paraît impensable de la part d'un militant du service d'ordre C.G.T. mais elle s'explique par le fait que la fraction du P.C.F. au sein de la CGT mène une campagne contre le « gauchisme » dans toutes jes réunions syndicales, à tous les niveaux, à tel point que les militants sont « traumatisés » et ce terme est bien pesé.

En conclusion sur ce point le membre du service d'ordre CGT a été relaxé et les militants CGT de Vernon ont été condamnés.

Aux militants communistes, aux militants syndicaux de juger.

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Fils d'un militant communiste, qui adhéra au Parti dès sa fondation - arrêté dès Février 1940, interné dans différents camps en France, puis à la Centrale d'Evsses, déporté et décédé à Dachau le 28 Mars 1945-, j'ai milité dès ma jeunesse dans le mouvement communiste et surtout dans le mouvement syndical.

J'adhère àla C.G.T.U. en 1934 - Secrétaire de syndicat en 1935 - Secrétaire de la section syndicale C.G.T. Citroën (1947 - 1948) - Membre du secrétariat d’une importante union locaie de la région parisienne - Secrétaire du syndicat des métaux - Administrateur de la caisse locale No15 de la Sécurité Sociale - Secrétaire d'un Centre inter-syndical- Secrétaire du syndicat («Les Inventions Nouvelles à Douville-Sur-Andelle (Eure) » - Secrétaire de l'Union Locale des syndicats de la Vallée de l'Andelle.

Elu membre du bureau de l'U.D. des syndicats C.G.T. de l'Eure au Congrès de Novembre 1968, avec la responsabilité de Secrétaire à la propagande.

Désigné délégué confédéral à la diffusion de la «Vie Ouvrière ».

Mais le Parti Communiste Français ne correspond plus à mes convictions communistes : l'instauration du socialisme, étape vers la société sans classe qui ne pourra s'effectuer que par la prise du pouvoir du prolétariat, qui devra briser l'état capitaliste en instaurant la dictature du prolétariat.

Mai 68, dont j'essaierai de dégager quelques enseignements dans cette lettre, a vu l'apparition des groupes révolutionnaires sur l'aile gauche du P.C.F.

Je n'ai pu admettre l’analyse des évènements de Mai-Juin 1968 fait par la C.G.T. et le PCF. Cette analyse se cantonnaïit dans le

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« succès » de la grève générale. Un fait était absolu : le rapport des forces dans le pays était établi et il était en faveur de la classe ouvrière ; 10.000.006 de travailleurs étaient en grève avec la volonté absolue de ne pas céder. On négocie à Grenelle et on solde la combativité des travailleurs par un compromis pour une éventuelle victoire électorale. Les renvendications importantes n'ont pas été satisfaites et n’avaient pas été l’objet d’un préalable de la part des organisations syndicales. Pour la première fois, les directions syndicales ont accepté la récupération des jours de grève, sans doute pour augmenter le degré de combativité des luttes ouvrières. Par exemple, les revendications populaires dans les entreprises étaient : paiement intég'al des jours de grèves, abrogation des ordonnances sur la sécurité sociale, semaine de 40 heures sans diminution de salaire. Cette dernière revendication avait été arrachée en 1936 par les travailleurs en lutte et pourtant mai 68 avait eu une force plus considérable. I fallait aussi obtenir l'Echelle Mobile des salaires et aussi l’Echelle Mobile des heures de travail. Ces revendications pouvaient mettre en cause le pouvoir économique de la bourgeoisie et le prolétariat était en mesure d’arracher la victoire totale.

Aussi, dès la fin des grèves de Mai 1968, j'ai commencé à effectuer un travail de réflexion. J'ai lu, étudié les divers périodiques des groupements révolutionnaires. J'ai également profondément étudié l'histoire de la IVème Internationale. Le 30 janvier 1969, j'ai assisté à un meeting commun de Rouge et de «Lutte Ouvrière» à la Mutualité . Ce meeting a été pour moi une prise de conscience et aussi la révélation de l'importance du combat idéologique engagé pour la construction du parti révolutionnaire, nécessité absolue pour armer idéologiquement

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l'avant-garde révolutionnaire, parti révolutionnaire qui a fait défaut à la classe ouvrière en 1968.

J'ai «absorbé » un certain nombre de périodiques et c'est après deux ans de réflexion, d'études, de lectures, de discussions : fraternelles avec des militants de la Ligue Communiste que je décidai de demander mon adhésion à la seule organisation politique révolutionnaire qui représente à mon sens l'organisation capable de constituer ce pôle d'attraction aux militants ouvriers convaincus de la nécessité de la lutte révolutionnaire dans notre pays, lutte révolutionnaire devant amener la’prise du pouvoir par le prolétariat : LA LIGUE COMMUNISTE.

Cette adhésion à la Ligue Communiste est le fruit d'un long travail de réflexion sur une période politique de notre pays où le Parti Communiste a failli à sa mission historique : 1936 - 1945- Tchécoslovaquie - pour 1968 je n'ai donné qu'une très brève analyse en raison de la longueur de cette lettre. En effet 1968 avait eu des précédents : 1936 et 1945.

©1936

LÀ aussi de grandes grèves dans le pays. Mais déjà on va soider les luttes ouvrières pour une victoire électorale du front Populaire. Ce furent les Accords MATIGNON, et le vote par ce Parlement de Front Populaire de la Loi des 40 heures et des Congés payés, mais cela était, la résultante des luttes ouvrières. On pourrait rappeler la citation de Maurice Thorez à l'époque : « Il faut savoir terminer une grève ».

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é 1945

IL faut rappeler la situation : la CGT comptait six millions d'adhérents,. l'Humanité se vendait à 450 000 exemplaires. Les communistes et les socialistes avaient la majorité absolue des sièges à la Constituante. Ensemble, ils étaient partie intégrante du Conseil National de la Résistance. Pourquoi alors le P.C.F. n'a pas fait appel aux masses, comme il en avait la possibilité à l'époque pour l'application du programme du C.N.R.. il y avait d'uné part au Parlement cette majorité socialo-communiste et d'autre part un puissant cour ant d'opinion et il y avait surtout la paralysie complète de la bourgeoisie. Que les militants se souviennent ! Au lieu de cela, ce fut l’époque de la dissolution des milices patriotiques, l'époque de «Retroussons nos manches » - « Produire d'abord »- « La grève est l'arme des trusts ». .

Ce fut la fameuse citation de Maurice Thorez au Comité Central d'Yvry : « Un seul Etat, une seule armée, une seule police ». En fait la politique du P.C.F. de l'époque a aidé puissament à reconstruire l'Etat bourgeois et l'économie bourgeoise, au lieu de chercher à conquérir un maximum de positions pour la victoire du Socialisme.

A l'époque la grande majorité de la population était pleine d'admiration pour l'Armée Rouge qui venait d'écraser le fascime. Il faut se souvenir de cette formidable manifestation des travailleurs qui défila devant le siège du Comité Central quand les fascistes en cassèrent les vitres. Il faudrait approfondir cette analyse par l'examen de ka situation internationale - gouvernement travailliste en Grande Bretagne- évènements de Grèce- des centaines de militants communistes armés en France et en Italie. La classe ouvrière

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française et internationale avait été sacrifiée par la bureaucratie stalinienne qui voulait à tout prix maintenir la collaboration avec les Américains , inaugurant la politique de « coexistance pacifique ».

TCHECOSLOVAQUIE

Après avoir « réprouvé » ou « désaprouvé », le parti accepte la « normalisation » qui se mettait en place avec l'appui des chars soviétiques. [1 a enregistré simplement l’exclusion du parti de Dubcek et a soutenu le nouveau régime de Husak. Nous savons depuis que ce Husak a indiqué publiquement que l'intervention militaire en Tchécoslovaquie était justifiée.

M aura fallu l'intervention de 600.000 hommes de troupe pour réduire au silence le peuple tchécoslovaque.

La bourgeoisie a utilisé au maximum les événements de Tchécosiovaayie pour sa propagande anti-communiste. En une seule nuit 12.000 perquisitions avaient eu lieu. L'appui du nouveau régime paraît d'une extrême fragilité dans la population pour qu'il soit contraint de recourir à de telles méthodes.

Et cette répression offre une telle caricature du communisme que c'est justement cela qui contribue le plus à developper l'anti-communisme dans la classe ouvrière.

Les évènements de Tchécoslovaquie sont le fait de la trahison du communisme par une bureaucratie qui a confisqué le pouvoir au détriment de la classe ouvrière.

Cette bureaucratie dirigeante qui arrête les militants ouvriers et Îles étudiants, qui réduit au silence les authentiques communistes, ceux qui luttent pour que le pouvoir soit réellement aux mains des travailleurs tchécoslovaques.

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Dans cette lettre j'aurais également voulu aborder d'autres problèmes, je ne me bornerai qu'à une relation très courte.

Le silence organisé par le P.C.F. sur les militants révolutionnaires déportés et morts dans les camps d'extermination, sur les deux militants trotskistes, les camarades Mare BOURHIS et Pierre GUEGUEN fusillés à Chateaubriand, sur les militants révolutionnaires fusillés ou tués dans le combat contre le fascisme. El faut rompre ce silence et faire savoir les luttes des militants trotskistes sous la terreur nazie.

Mon adhésion à la Ligue Communiste doit me permettre d'apporter ma contribution à la construction du Parti Révolutionnaire, capable demain d'organiser la classe ouvrière pour abattre cette société capitaliste qui fera place à la société socialiste par l'instauration de la dictature du prolétariat.

Et nous pourrons rapporter les extraits des statuts de la 3ème Internationale fondée à Moscou en 1919 :

« L'Internationale Communiste se donne pour but la lutte armée, pour le renversement de la bourgeoisie internationale et la création de la république internationale des soviets, première étape dans, la voie de la suppression complète de tout régime gouvernemental. L'Internationale Communiste considère la dictature du prolétariat comme l'unique moyen pour arracher l'humanité aux horreurs du capitalisme. Et l’Internationale Communiste considère le pouvoir des Soviets comme la forme de dictature du prolétariat qu’impose l’histoire ».

J'ai la conviction absolue que le parti révolutionnaire que nous saurons construire, fidèles aux principes léninistes, conduira le peuple de notre pays à la victoire pour l'édification du socialisme, et contribuera à la création de la république internationale des ouvriers et des paysans.

Gilbert HERNOT

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. Interview de

ROUGE .- Camarade, ta récente ‘expérience, ta prise de conscience de ce qui n'allait pas dans le Parti Communiste et dans la C.G.T. et dans les relations de ce Parti et de cette Confédération, nous semblent avoir une valeur d'exemple.Tu as dit clairement ce que des centaines de militants ouvriers sont prêts à dire aujourd'hui Aussi est-il intéressant que tu t'adresses à eux le plus largement possible et que tu nous dises comment tu en es venu aux positions que tu défends aujourd'hui.

Gilbert HERNOT - L'analyse des évènements de mai 68 faite par la direction de la CGT et du PCF ne me semblait pas juste, car elle ne tenait nullement compte de la position de force de la classe ouvrière imposée par la grève générale. Alors qu'il y avait 10.000 000 de grèvistes, 10.000 000 de travailleurs en lutte, la combativité des travailleurs a été soldée autour d'un tapis vert sur ce qu'on a appelé les Accords de Grenelle. Pour la première fois dans l'histoire des grèves générales, l'accord parlait de récupération des grèves, ce qui illustre l'état d'esprit dans lequel ont eu lieu les discussions de Grenelle. Par contre les revendications importantes de la classe ouvrière n'ont pas été satisfaites : une véritable échelle mobile des salaires, et la supression des

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gilbert hernot :

ordonnances sur la Sécurité Sociale. La direction actuelle de la CGT et le PCF ont accepté ce compromis pour une problèmatique victoire électorale. Leur objectif était, non pas la victoire ouvrière et la défense des intérêts des travailleurs, mais cette « union des gauches » dans leur perspective de « démocratie avancée ». Cette perspective de «démocratie avancée » avec les voies électorales qu'elle présuppose ne m'a jamais convaincu. Chaque fois -que ce moyen de passer « progressivement », « gaduellement » au socialisme était développé par le Parti, je ne pouvais m'empêcher d'être scéptique. Et je n'admettais pas l'abandon du terme forgé-par Marx de « dictature du prolétariat ». On ne peut pas prendre l'Etat de la bourgeoisie de l’intérieur ; on ne peut pas transformer l'Etat du capital et des patrons, il faut le briser, le détruire pour instaurer un Etat des travailleurs, ainsi que Lénine l'a expliqué.

Au lendemain des élections de juin 68, des militants syndicaux ont été totalement écoeurés de constater qu'une fois de plus, après les expériences de 1936, 1945, 1947, nous avions laissé passer une telle occasion de remporter sur la bourgeoisie une éclatante victoire, j'ai été terriblement déçu de voir comment nous avions pu gâcher la combativité ouvrière exceptionnelle en mai et juin 68. À mon sens, ce mouvement avait dépassé en profondeur celui de 1936.

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pour un synd

Mais en 1968, une chose nouvelle, des groupements révolutionnaires, sont apparus à la gauche du PCF. Comme je me posais de nombreuses questions, j'ai commencé à m'intéresser à ces mouvements dont j'entendais parler ; je me suis attaché tout d'abord à la lecture des différents périodiques pour essayer de trouver une analyse politique correspondant à ma conception de militant ouvrier. Je les ai lus tous, ceux des maoistes, ceux des différents groupes trotskystes.

En janvier 1969, j'ai eu l'occasion d'assister à un meeting commun de « LO » et « Rouge » et ce meeting a été pour moi le début d'une réflexion de 2 années qui m'amène aujourd'hui à être définitivement convaincu que le combat ne passe plus par le PCF mais par une organisation révolutionnaire d'un type nouveau.

Alors que je m'interrogeais profondément, a éclaté ce que dans le département on a appelé l'affaire de Vernon. Trois militants ouvriers, trois militants syndicaux étaient frappés par la répression parce qu'ils avaient participé à une campagne contre l’armée, pour la libération de 3 soldats emprisonnés, Personnellement j'ai été traduit devant un tribunal militaire en 1941 pour propagande «anti-nationale » et « propagation des mots d'ordre de la Ilème Internationale Communiste », et condamné à 3 années d'emprisonnement. Dès la connaissance de cette affaire, j'ai apporté aux militants ouvriers poursuivis, mon soutien le plus total, et j'ai milité dans ce sens.

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cat de masse

La prise de position du Bureau de l’Union Départementale allait à l'encontre de l'intérêt de tous les travailleurs en ne défendant pas les trois camarades de Vernon. Les pires calomnies circulaient contre ces militants de Vernon:et contre le camarade Jack Houdet en particulier. [ls étaient dés «gauchistés » et des « fascistes de gauche ». Je suis allé voir moi-même le camarade Jack Houdet et j'ai pu me rendre compte à Vernon du travail, très bon, de militant syndicaliste soucieux des intérêts des travailleurs, fait par le camarade Houdet, et ce, de longue date.

ROUGE - Ton «éviction» de la C.G.T.,prononcée par voie de: presse (bourgeoise}donne une idée de la manière dont la bureaucratie se comporte dans l'organisation syndicale. Cela ne peut que nuire au développement de l'action. Mais cela n'est pas essentiel; l'essentiel, c'est l'attitude de cette bureaucratie syndicale par rapport à la lutte de classe. Elle n'hésite pas à privilégier ses propres intérêts par rapport aux intérêts du mouvement ouvrier. Qu'en penses-tu ? Peux tu donner une explication de cela, à partir de quelques exemples que tu connais particulièrement bien ?

G.H. Je vais prendre les exemples précis de notre département- en commançant par cette affaire de Vernon - mais elle n'est

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pas la seule preuve de l'existence d'une bureaucratie dans le syndicat. La décision de ne pas soutenir les 3 de Vernon, a été prise par la Commission Exécutive, laquelle a entériné le communiqué du bureau de l'Union Départementale. Or les membres de la Commission Exécutive sont des militants-bien choisis par la direction de l'UD. Il n'y a eu aucun débat dans les syndicats auxquels appartiennent ces militants et partant d: là, dans les entreprises. Pourtant un camarade, srcrétaire d’un syndicat, dont je suis obligé de taire le nom pour des raisons bien compréhensibles, a pu me dire : «je suis contre l'orientation prise par l'UD sur cette affaire, je suis pour la défense des camarades de Vernon, mais je suis obligé de me taire, ne voulant pas affronter les foudres de Michel Desprès.

Cependant, s'ils avaient été consultés, les syndicats auraient bien sûr pris la défense des 3 de Vernon. Par exemple le syndicat « SABLA » à Pitres a pris position pour leur défense (à souligner que cette entreprise est importante d'une centaine de travailleurs). À la suite de cette prise de position, Michel Desprès lui-même est intervenu à trois reprises au moins dans ce syndicat, avec mise en demeure, et demande de démentis dans la presse (refusée par les camarades de « SABLA »} et calomnies coitre notre camarade Houdet.

Mais il n'y a pas que cela : le plus lourd de conséquences pour les travailleurs parce que cela conduit à l'affaiblissement de leurs syndicats, ce sont les méthodes bureaucratiques quiinterviennentdans les rapports entre les sections d’entreprises et la direction de l'UD. Les UL

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n'ont pas de vie autonome. Îl arrive souvent que Michel Desprès et d'autres membres du bureau de l'UD visitent des syndicats sans en avertir les UL. Mais les problèmes des sections d'entreprises ne sont pas connus de Desprès qui commet à tous les coups des erreurs graves. Le dernier congrès de l'UD a même spécifié qu'aucun militant d’une UL ne peut intervenir dans une entreprise sans un mandat précis de l'UD. Ce sont des nouveaux statuts adoptés en 1968. Ainsi tout passe par les mains de Michel Desprès et la vie du syndicat se tarit. Il n°y plus de discussion. Il n’y a plus d'éducation de nouveaux militants. Desprès refuse qu'il y ait des écoles au niveau des UL. Depuis que nous avons réuni une commission ouvrière de formation dans l'UL de la Vallée de l’Andelle, Desprès l’a dénoncé comme une « manoeuvre fractionnelle ». D'autres UL ont souffert de ces méthodes, et ainsi s'explique le non-fonctionnement ou même la disparition des différentes UL mises en place en 1968 : plus de syndicats aux Andelys, à Herqueville. Depuis le début 1970, l'UD annonce la perte de 2000 timbres. Ce qui démontre le malaise créé par la position de l'UD sur l'affaire de Vernon.

Pour comprendre les méthodes de la fraction du PCF dans la CGT, il faut rappeler la dissolution en 1969 de l'UL de Vernon : en 1968 le militantisme du camarade Jack Houdet, aidé par des cégétistes de Vernon, avait permis la création d'une dizaine de syndicats nouveaux et le renforcement de l'UL. Une commission administrative de cette UL avait été mise en place et qui comportait de nombreux militants de différentes

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entreprises. Les camarades de cette UL _ s'étaient préoccupés de la formation de nouveaux militants et avaient même envisagé l'utilisation pour cela de procédés audio-visuels. Le Bureau de l'UD a décidé la dissolution de cette UL (dont le secrétaire était notre camarade Jack Houdet}. Le prétexte ? la représentation du LRBA (entreprise de Houdet) était trop forte en avril 69. A la question que je posais au cours d'une réunion du bureau de l'UD : « pourquoi une telle décision, alors que l'on constate une bonne participation des militants aux activités de l'UL ? » la réponse de Desprès fut : «tu ne connais rien à l'affaire de Vernon - qui est dirigée par les gauchistes. [| faut dissoudre l'UL et préparer un nouveau congrès ».

Pe sonne au cours de cette réunion n'a pu intervenir sur cette importante décision qui fut dictée par la direction fédérale du PCF (car il faut rappeler que Michel Despres est membre du BF du PCF).

Nous pourrions allonger la liste en citant par exemple le cas typique du camarade H. des Andelys, accusé par Michel Desprès de soi-disant gauchisme. Ce camarade très actif pendant les grèves de mai-juin 68, était très estimé des travailleurs des Andelys. Au congrès de cette UL en 1969, le secrétaire de l’UL imposé par Michel Desprès, prenait position en faveur de Poher aux présidentielles. Ces faits sont tellement troublants que la direction de la section du PCF des Andelys a demandé par lettre (13 lettres individuelles ont été adressées aux membres du Bureau Fédéral) d'être entendue pour juger du comportement de M.Desprès, comportement qui a amené à la disparition totale des syndicats aux Andelys.

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Mais il faut bien entendre que le cas de Michel Desprès n'est nullement un cas spécifique. Car de nombreux camarades du Parti ont aujourd'hui tendance à croire que tout cela est la faute d'un homme seul. Mais au contraire ce n'est qu'un exemple du comportement de la bureaucratie qui existe dans le mouvement ouvrier : il

suffit de faire l'examen de la situation des syndicats dans les diverses Unions départementales que mes fonctions

de délégué permanent confédéral à la diffusion de « Vie Ouvrière » me donnaient l'occasion de visiter, pour en être convaincu.

ROUGE — Dans ta lettre aux militants syndicaux de la Vallée de l’Andelle, tu reprends à ton compte l'expression « syndicalisme de masse et de classe» et montrant que si l'on avait véritablement cette conception de l'organisation syndicale, on ne pourrait pas être d'accord avec l'orientation de la direction du PCF.

Un militant oppositionnel, un militant communiste, a sa place dans l'organisation de défense des travailleurs, la CGT. Sur quels thèmes peut-il s'y battre pour faire avancer le combat commun

d'une part, et pour exiger la démocratie ouvrière, d'autre part ?

G.H. La bataille pour imposer la démocratie syndicale doit être la bataille des révolutionnaires.

C'est une bataille essentielle pour le renforcement du syndicat. La démocratie syndicale exigera contribution de tous les syndiqués (communistes ou non) à la vie du syndicat dans l'entreprise. La CGT le cançoit

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évidemment ainsi, mais dans les faits il en est tout autrement ; en fait il Y a contrôle de la fraction du PCF pour la désignation des militants à des responsabilités importantes dans les UL, UD et gros syndicats. C'est l'ensemble des syndiqués qui doit être muni des éléments pour décider l'orientation des revendications et des luttes à mener pour leur satisfaction. Les militants révolutionnaires doivent prendre une place très importante en popularisant des revendications justes, correspondant au sentiment des travailleurs. Prendre la défense des intérêts des travailleurs et travailler augmenter à l’occasion de ces combats leur niveau de conscience , doit être le souci permanent des militants communistes révolutionnaires. C'est le rôle de l'avant-garde. Le syndicat, c’est l'école élémentaire du militant ; c'est là où sont rassemblés les travailleurs et c'est là où se mène le combat idéologique. En se liant chaque jour d'avantage aux travailleurs, les révolutionnaires constitueront bientôt la force capable d'imposer la démocratie syndicale à la fraction du PCF. De plus en plus, les « magouilles » — il faut appeler un chat, un chat — de gens comme Desprès, deviendront difficiles, sinon impossibles, au fur et à mesure que les révolutionnaires s’implanteront. Déjà la fraction du PCF sent cette contradiction: plus elle enfreint la démocratie syndicale, plus elle affaiblit les syndicats, et plus les travailleurs s’éloignent d'elle. Par contre sur le terrain de la démocratie syndicale, les révolutionnaires n'ont rien à craindre ; s'ils sont les meilleurs militants syndicaux, les plus dévoués, il n’y a pas pour eux d'idées gènantes et ils peuvent mener bataille victorieusement

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dans la discussion, dans l'affrontement des idées face à la fraction du PCF. C'est l'alternative dans laquelle est enfermée la fraction du PCF: chaque fois qu'elle utilisera, comme elle veut le faire contre moi, la calomnie et la délation, en violant les statuts du syndicat, en prenant la responsabilité de casser des UL, plutôt que de voir des révolutionnaires, forts de l'appui et de la confiance des travailleurs, en prendre la direction ; chaque fois qu’elle agira ainsi, ces méthodes la discréditeront vis-à-vis des travailleurs. Car les révolutionnaires ont dorénavant la force suffisante pour faire connaître chacun de ses actes et ne pas les laisser dans l'ombre. Enfin en combattant les méthodes de cette fraction, nous ferons une CGT plus forte.

ER NT ROUGE — Parlons maintenant du Parti Communiste. Dans une lettre que le bureau de section t'adresse, il est écrit que « la démocratie la plus large est pratiquée au sein des orgenismes du Parti, où tous les problèmes peuvent être abordés » que penses-tu de cela ?

G.H. Cette question prête à rire pour qui connaît le fonctionnement du PCF.

Un exemple - frappant : Garaudy qui s'est trouvé «isolé »y au dernier congrès du PCF. Bien sür, les th$es ont été discutées en cellule, puis en section, Done en conférence fédérale. Mais il n°y a pas eu d'opposition de principe sur ces th$es.

Autre exemple : « la démocratie avancée 3. Nombreux sont les militants du PCF qui n'ont qu'une croyance douteuse dans cette magique formule, mais qui vous

"est UT

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confient qu'il ne faut pas effrayer les cocialistes et les radicaux. Dans les réunions, ils ont tout de même approuvé le Manifeste de Champigny. Le centralisme démocratique est faussé, car comment croire qu'au dernier congrès, pas une voix ne s'est élevée pour soutenir la position de Garaudy ? En vérité peu de militants sont éduqués; peu de militants ont les connaissances pour pouvoir critiquer leurs dirigeants. Aujour'hui l'adhésion au Parti n'engage plus comme avant. Comment croire que présentement l'unanimité du Parti peut se faire sur l'exclusion du camarade Charles Tillon ? Le droit de tendance est non seulement pas toléré, mais absolument proscrit, car les camarades se trouveraient en butte aux sanctions qui ne manqueraient pas de tomber. Comment, par quels canaux s'opposer à l'orientation actuelle du Parti ? c'est impossible. Et pour cela, je dis aux camarades d'UNIR qui semblent encore s'interroger sur la question, qu'il n’est pas possible de _« redresser » le PCF, et que le meilleur moyen de s'adresser aux militants de ce parti, est de travailler à mettre sur pied une autre organisation communiste suffisamment forte pour pouvoir les attirer.

Sur la question de la Tchécoslovaquie, le Parti a été divisé, d'aucuns soutenaient la position de Jeannette Veermersch, d'autres celle de Garaudy, d’autres celle du Bureau Politique. Au travers de cette question, on a pu voir les conséquences du stalinisme aujourd'hui. Car après le XXème congrès, si on a dénoncé les crimes et les erreurs de Staline on n'est pas allé jusqu'au bout. On n'a pas réhabilité les victimes de Staline : les militants de: l'Opposition de gauche qu'à l'époque on qualifiait

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d'« hitléro-trotskystes ». Les procès de Moscou ont, en leur temps, stupéfait les militants communistes : car comment expliquer l'élimination de toute la vieille garde bolchévique ? On a dénoncé les méthodes staliniennes — celles de la bureaucratie — mais on ne les a pas combattues ; elles se poursuivent en Tchécoslovaquie. Après les affaires de Garaudy et Tillon, il n'y a rien de changé quant au fond. || n’y a pas de débat, de libre discussion dans le mouvement ouvrier. C'est une chose qui est disparue et qui ne revient que grâce à l'existence des groupements révolutionnaires. Restaurer le débat idéologique, la bataille d'idées, voilà la condition pour forger un nouveau mouvement ouvrier authentiquement communiste.

ROUGE — Il est écrit, toujours dans la lettre du bureau de section, que tu « portes préjudice au mouvement syndical en le divisant ». C'est l'accusation classique de diviseur qui est portée contre tous ceux qui ne se taisent pas.

Comment as-tu répondu à ces « arguments » ?

Comment peut répondre un militant qui serait dans ton cas, face aux travailleurs ?

G.H. A cette question, ma réponse est claire : devant la position du Bureau. Fédéral concernant l'affaire de

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Vernon, position qui ne correspondait nullement au sentiment des militants communistes — et la résolution des militants de la cellule de Daubeuf en est une preuve — je ne pouvais cautionner cette attitude qui, en fait, permettait à la bourgeoisie et au pouvoir gaulliste de frapper des militants ouvriers. J'ai dit tout haut ce que beaucoup de militants pouvaient penser. Mais c'est justement le PCF en prenant une telle position chargeant les 3 camarades de Vernon et les livrant aux coups de la bourgeoisie, qui a créé la division. D'ailleurs le PCF a été complètement isolé dans la campagne menée pour nos camarades de Vernon: alors que tous les syndicats (FO-FEN-CFDT) et toutes les organisations politiques de « gauche » (CIR “PS : PSU etc.) prenaient position pour les 3 de Vernon, seul de PCF a brisé l'unité, allant en fait à l'encontre de la politique qu'il prétend mener. Enfin c'est la fraction du PCF qui a pris l'initiative de m'attaquer et de me dénoncer dans le syndicat d'abord, et publiquement ensuite, alors que je n'avais exprimé mon désaccord que sur un point seulement, cette affaire de Vernon.

C'est la fraction du PCF qui en prenant cette initiative, et par la calomnie, la délation et des procédés anti-statutaires dans la CGT, créé la division, et risque de conduire à l'affaiblissement du syndicat des travailleurs. En luttant contre ces méthodes et pour la démocratie syndicale, je m'efforce de faire échec à ces tentatives de division. Pour contribuer au maintien de l'action ouvrière, je continuerai, en tant que secrétaire de l'UL-CGT de la Vallée de l'Andelle, à apporter ma contribution au renforcement des syndicats, au développement de l'implantation de la CGT. Et ce, pour

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l'intérêt des travailleurs qui passe avant tout. Je défendrai l'intérêt des travailleurs contre les manoeuvres bureaucratiques de Michel Desprès et d‘autres, en leur imposant le respect des statuts du syndicat et la démocratie syndicale.

D + QE QT GG QU QG Q ROUGE — Il y a dans le PCF, encore beaucoup de militants qui croient sincèrement lutter pour le socialisme, et qui sont inconscients du fait que les positions de leur direction ne les y conduiront pas.

Que penses-tu que nous puissions faire en direction de ces militants ?

Comment la Ligue peut-elle s'adresser à eux ? G.H. Au début de cet interview, j'ai indiqué ma déception profonde après Mai 68 La combativité exceptionnelle des travailleurs a été brisée. Îl ne m'était pas possible d'accepter l'analyse faite par le PCF et sa fraction dans la CGT. J'ai également indiqué que j'avais assisté à un meeting commun de « LO » et « Rouge ». Cela m'a amené à effectuer un travail de reflexion. Je dois dire que j'ai absorbé un certain nombre de périodiques. L'important pour moi a été de comprendre qu'un débat idéoiogique considérable était engagé: à savoir la question de la stratégie de construction d'un parti révolutionnaire capable d'organiser et d'amener la classe ouvrière au pouvoir. Pendant 2 ans j'ai effectué une étude approfondie de la Quatrième internationale, de ses revues, de ses journaux, de son histoire. J'ai découvert par exemple, ce que je ne savais pas, qu'il ÿ avait deux militants trotskystes parmi les martyrs de Chateaubriant, pendant la Résistance contre le fascisme.

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Mais surtout j'ai pu découvrir l'ensemble des analyses de ia Quatrième Internationale sur le mouvement ouvrier. Au cours de discussions fraternelles avec des camarades de la Ligue, j'ai été convaincu que ma place devait être au sein de la Ligue Communiste pour apporter ma contribution à ce combat idéologique, à l'élaboration d'une politique de construction du parti révoiutionnaire, en rappelant que le PCF a totalement failli à sa mission historique, à des dates décisives du mouvement ouvrier (36 - 45 -68).

Nous devons mener un combat idéologique en direction des militants du PCF : il faut voir en eux des camarades peut-être aujour'hui inconscients des fautes et des erreurs du Parti: c'est au travers de notre propagande dans les entreprises que nous arriverons à convaincre ces militants. Dans tout le pays, comme dans le département de l'Eure, la crise du PCF grandit. De nombreux militants quittent le Parti. Et nous devons axer notre travail vers ces militants : car pour eux, dorénavant, quitter le Parti, n'équivaut plus obligatoirement à cesser toute activité, au contraire. Maintenant la possibilité ieur est donnée de poursuivre leur action de communistes aux côtés des militants révolutionnaires organisés, avec la Ligue Communiste. Le PCF a conservé en Mai 68 la direction de la classe ouvrière, faute de l'existence d'un parti révolutionnaire de type léniniste. || peut en être autrement à l'avenir : la Ligue Communiste peut être aujourd'hui le pôle d'attraction des militants ouvriers conscients que l'instauration du socialisme ne pourra se faire sans la prise du pouvoir par le prolétariat, et selon

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des voies révolutionnaires toutes autres que celles — utopiques, irréalistes — proposées pa le PCF. De surcroît c'est un parti international qu'il faut aujourd'hui construire et c'est ce à quoi travaille la Quatrième Internationale — comme elle le montre en préparant la conférence de Bruxélles. Nous devons, pour nous adresser aux militants du PCF, prendre chaque fois qu'il est possible, des exemples précis : soit pour montrer l'existence de la bureaucratie et comment par exemple, elle se matérialise dans le syndicat à l'encontre des intérêt des travailleurs; soit pour montrer que, aujourd'hui, les révolutionnaires commencent à constituer une force organisée réelle, encore faible, mais en progression constante. Le doute habite beaucoup de militants du Parti, mais il faut aujourd'hui les convaincre de franchir le pas et surtout de ne pas avoir peur de s'organiser à nouveau pour lutter, de rejoindre nos rangs C'est là le devoir de l'avant-garde, le devoir des révolutionnaires. C'est ainsi que l'on peut hâter l'heure de la victoire du socialisme.

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librairie rouge Documents « Rouge » 1 Contradictions capitalistes

BÉCrISe MONÉTAITE 2 2 ee ce 1,0 3— Lutte arméelet lutte de classes en Aïnciique

Latine (disponibleken petite.quantité) 2,0 4 Le capitalismefrançais, maïllonsfaible

de la/chaïne impérialiste ."""""""" 2,0 5ules marxistes révolutionnaires dans :

fenseignements : :. 2. MMM NM CN 2,5 Spécial "L'armée, service national,

au service du capital, . . . . Le. ee 2,0

Cahiers (Rouge)

1=Eléments dethéorie économique MmarXiste 2,0 DNA médecine confisquée 2,0 3 = “De:la bureaucratie (réimpression)... 3,0 4" lettre ouverte-au Parti Ouvrier polonais (Kuronet Modzeleuwski) 3,0 D IMintervention en Tchécoslovaquie, Pourquoi. 2,0 Spécial "(Cle complot trotskyste ) en HIGhÉCOSIOVAQUIE RE nn 2,0

Construire le parti, construire l‘Internationare

Extrait du débat préparatoire au congrès de

fondation: de la Ligue Communister:

G-7 1) Thème et système d'organisation..." 3,0 8-92) De |‘internationalisme à lMnternationale "20

10-11." 3) Dialectique des secteurs d'intervention 5,0 14=\Vietnam, Laos Cambodge mêmelcombatsi """ 2,0 15 = Proche Orient, dela Résistance palestinienne a

révolution socialiste (réimpression) PR A a lue 3,0!

Cahiers CRouge», sériet(Marx(ou crèveb)

2" Economie et politique dans, la pensée de TrotsKy (Denise /Avenas) (réimpression) 3,0

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Collectionilaupe Rouge 1 l'allutte des'cheminots contre la rentabilisation A DO die 5 lai 2/00F

Classiques Rouges) = larrévolution permanente(en

Russie (ETro ts EE EE EE 2/00F 2 = Nature delfEtarSoviétique (L° Mrotsky) D AN E 2,00F 4" Classe ouvrière, partiet Syndicat

(ÉTITOtSKY) EE PE EEE EEE 2,00F

5 — [L'agonie ducapriarsme-et les tacnes(de la

(Vème lnternationale=Programme.de transition (L:TrotskKy)r 2 "MN 2/00F 6=“Lfennemiest dans notre pays

= l'antimilitarisme révolutionnaire... 2/00F EE

Cahiers \CRouge», nouvelle série ETNIONEE 1 URSS'et pays de NEst = socialismeLlou capitalisme 2. ..__..__m_tLL nu 3,00F

Collection-Livres Rouges 1 Renaissance du‘bolchévisme en URSS

(mémoire d'un bolchévick-léniniste) 16,10F 2.— Contrôle ouvrier, conseils “ouvriers, autogestion (anthologie par EMandel 18,10F

Tirages spéciaux —=\Pourlire @la'révolteldella Mer. Noires)

André Marty, révolutionnaire"... 2/00F — Spécial police = La conception

policière de!l‘histoire*et ses dangers"... 1/00: — Mouvementouvrier, stalinismeet

büreaucratie (H=Weber).. 2,/00F

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