dossier
Le 8 Mars dans la rue...
Sur l’air de « Milord ».
Les charmes du foyer et de la maternité, c’est Georgina cette fois, qui nous l’a suggéré ce ne sont plus les Debré ni même les Royer, mais le gouvernement, qui se veut du changement et c’est en larmoyant « c’est pas la
[panacée »
qu’il nous dit aujourd’hui :
« mesdames, laissez tomber », « Prenez donc un mi-temps ou un trois-quarts de temps en période de crise, faut s’en accommoder. »
Mais, non, mais non, messieurs de ce gouvernement c’est pas pour ce changement que nous avions voté.
C’est pas pour accepter avec vous, messieurs, ce qu’on a refusé, quand la droite y était î
La crise, c’est pas la nôtre on veut pas la payer.
Le droit de travailler, on saura l’imposer !
On n’est pas prêtées] de lâcher, de rentrer au foyer, qui malgré le 10 mai continue de nous bouffer !
POLITIQUE FAMILIALE « Si aujourd'hui pour les femmes la maternité n ’est pas une fatalité (du moins dans le principe, si ce n’est dans les faits), l’éducation des enfants reste toujours du domaine de la responsabilité maternelle, particulièrement à travers la famille. » C’est ainsi que les Cahiers du féminisme ouvraient en mai 1978 (n° 4) un dossier sur les équipements d’accueil de la petite enfance. Nous sommes déjà revenues sur ce thème, par les débats qu’a suscités ce dossier à propos du militantisme, de la vie quotidienne et de la prise en charge des enfants, par les enquêtes et les interviews sur les crèches et les équipements collectifs, par des articles sur la politique gouvernementale en matière de petite enfance. Mais nous n’avions pas, jusqu’à présent, abordé la question de la politique familiale proprement dite.
Il s’agit d’abord d’une approche politique de la question : quels enjeux de la natalité pour un pays, pour un gouvernement ? Pourquoi le gouvernement actuel reprend -il à son compte une politique nataliste qui semblait devoir être l’apanage de la droite ?
L’examen de la politique du gouvernement Mauroy montre qu’elle se différencie peu de celle de Giscard, qui traduisait davantage une volonté d’instaurer une politique familiale que de faire accéder les femmes à l’égalité sociale. Aux mesures concrètes pour encourager la natalité s’ajoute une intense propagande en faveur du travail à temps partiel. C’est le deuxième aspect que nous abordons : la volonté de généraliser et de systématiser le retour partiel des femmes au foyer est le produit de la crise économique et de l’option nataliste. Enfin, il s’agit de l’accouchement, à travers un débat-le compte-rendu d’un livre, Ces hommes qui nous accouchent. Ce livre polémique critique la « religion de la nature » que développent quelques écoles modernes d’obstétriques et des sectes.