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Si toutes les femmes du monde

Argentine : La contraception pour ne pas avorter, l’avortement légal pour ne pas mourir

· Cahiers du féminisme, n° 52, printemps 1990 · p. 33-35 · 3 223 mots

Entretien avec Sylvia Coppola.

Depuis la chute de la dictature militaire, l'Argentine connaît une crise économique, sociale et politique sans précédent. Il y a quelques mois, des émeutes populaires de la faim mettaient en évidence la misère croissante d'une grande partie de la population. Rien n'est réglé avec l'élection du nouveau président de la république, le péroniste Carlos Saul Menem qui a confirmé les liens du pays avec le FMI. L ' armée quant à elle, amnistiée pour ses crimes sous la dictature, reste tou jours menaçante.

Lors de son passage à Paris, nous avons rencontré Sylvia Coppola. Elle a vécu plusieurs années en France, en exil, en raison de son militantisme syndical. Elle est médecin-anesthésiste et participe , à Buenos Aires, à la commission pour la légalisation de l'avortement. Selon les évaluations, il y aurait quatre cent mille avortements par an pour sept cent vingt mille naissances.

(lne femme

♦ Comment expliquer qu’avec la chute de la dictature , la question de l’avortement ne soit pas devenue immédiatement une affaire publique?

L’Argentine est un pays catholique, mais les gens vont très peu à la messe. On se marie à l’église, on fait sa première communion, mais ce n’est pas un pays de pratique catholique. Il y a un décalage énorme entre les lois et les mœurs qui évoluent. Par exemple, on a obtenu le divorce, il y a deux ans seulement, mais tout le monde, avant la nouvelle loi, les juges de la Cour suprême y compris, parlait de sa « nouvelle femme », de son « nouveau foyer ». En Argentine, nous avons un autre problème. Nous devons lutter contre l’idéologie de la droite et contre l’Eglise qui représente un groupe de pression politique très important et a fait une campagne incroyable contre le divorce, mais aussi contre les péronistes qui sont contre la contraception et l’avortement et nous accusent, quand on veut faire quelque chose sur la contraception avec la population, d’être à la solde de l’impérialisme américain. Les partis progressistes ou populistes sont contre. L’expérimentation dont ont été victimes les femmes du Costa Rica pour le profit des trusts américains sert de prétexte aujourd’hui pour refuser la contraception. On nous rappelle toujours la stérilisation forcée des Indiennes de Bolivie popularisée dans le film La Sangre del Condor, pour nous empêcher de développer la contraception. Il va y avoir une nouvelle rencontre sur « l’attention primaire de la santé », en avril 1990. C’est meurt tous les deux jours d'un très important car dans ces rencontres, viennent des infirmiers, des agents sanitaires du nord, du sud, des mines, de tous les coins du pays. Il faudrait pouvoir discuter avec eux, officiellement, de leur rôle dans la diffusion de la contraception, mais ce n’est pas encore le cas. Là aussi, on considère que ces préoccupations ne concernent que les femmes intellectuelles et que le peuple ne s’y intéresse pas. Le peuple veut soi-disant avoir beaucoup d’enfants, et est censé ne s’intéresser qu’à l’amélioration de la situation économique.

♦ Comment s’est développé le mouvement féministe en Argentine?

En Argentine le féminisme n’existait quasiment pas, c’était quelque chose de très marginal, très isolé. Avec l’arrivée de la dictature de nombreuses femmes ont été exilées en Europe, en Suède, en Hollande, en France. Ce sont la plupart de ces femmes qui à leur retour ont commencé à développer différents groupes féministes. C’est comme cela qu’ont été créés la Maison de la femme et différents lieux de femmes. Différents groupes de réflexion ont commencé à s’occuper de la situation de la femme au travail, des femmes battues, des droits légaux de la femme, etc. C’est ainsi qu’on a eu l’idée d’organiser la première réunion nationale de femmes en 1986, trois ans après la chute de la dictature. La réunion a porté essentiellement sur la question des droits de la femme, sur la situation de la femme battue, mais il n’y avait pas de rapports sur la sexualité, le lesbianisme, sur le viol et encore moins avortement!

sur l’avortement. En 1988, il y a eu un atelier sur la question de l’avortement lors de la troisième rencontre nationale, mais il a été décidé sur place par un certain nombre de participantes qui voulaient discuter de cette question, cela ne faisait pas partie des thèmes de débat officiels. Cela n’a été le cas que lors de la quatrième rencontre, en août 1989. Des femmes de tout le pays étaient présentes lors de ce rassemblement, y compris des femmes des bidonvilles ; ce qui était nouveau. Dans les précédentes, c’était surtout des femmes des classes moyennes et des intellectuelles qui étaient représentées.

♦ Peux-tu nous parler de l’état de la contraception dans ton pays ?

En 1973-1974, on a commencé à avoir dans certains hôpitaux des centres de consultation pour la contraception, mais en 1974, ils ont été interdits et quand les militaires ont pris le pouvoir, ils ont développé une propagande nataliste. Quand le gouvernement Alfonsin a remplacé la dictature, il a levé l’interdiction de diffuser la contraception, mais il a fallu trois ans pour que quelque chose commence à être fait sur ce terrain. Aujourd’hui la contraception n’est plus interdite, mais les hôpitaux n’ont aucune obligation d’ouvrir des services pour diffuser la contraception. Sur dix maternités à Buenos Aires, trois seulement ont des consultations de « paternité responsable ». Et en Argentine, l’équivalent du Planning familial (avec des caractéristiques très différentes) s’appelle « Association pour la protection de la famille ».

l’hémorragie. Elles arrivent ensuite à féministe française qui vit ici, une mili- l’hôpital dans les services d’urgence avec tante catholique en faveur du libre choix un avortement incomplet. On peut par-des femmes. Mais quand nous avons fois arrêter facilement l’hémorragie, d’autres activités comme l’atelier orga- mais il faut aussi souvent combattre nisé lors de la dernière rencontre natio- l’infection ; parfois même, elles sont nale des femmes, d’autres femmes y victimes de perforations. On estime à participent. A cette occasion, des environ cent quatre-vingt par an, le contacts ont été pris avec des femmes nombre de femmes qui meurent ainsi de d’autres villes intéressées par des activi- septicémie. Quand on est de garde, on tés communes. Ce qui serait intéressant, voit fréquemment deux accouchements, ce serait de créer des relais dans d’autres trois ou quatre césariennes et puis cinq villes. En province, c’est encore plus ou six, voire sept curetages par jour, difficile de s’appeler « commission pour

Pire, ces femmes ressortent de l’hôpital le droit à l’avortement ». Cela n’a été sans aucune information et on ne fait possible pour l’instant que dans trois ou rien pour que cela ne se reproduise pas. quatre villes de l’intérieur. Nous discu-

J’ai été affolée et c’est pourquoi j’ai tons actuellement pour savoir si nous participé à la commission quand j’ai appelons notre commission « pour le appris son existence. Pour revenir à droit à l’avortement » ou « pour le droit l’avortement, dans les registres des hôpi-à la contraception et à l’avortement ».

taux, on ne peut pas savoir si les avorte-Moi je suis pour cette dernière appella- ments sont spontanés ou provoqués, tion.

Enfants des bidonvilles venus avec leurs mères à la quatrième rencontre nationale de femmes (1989).

Cette association fait un travail très important pour diffuser la contraception, et c’est avec son aide qu’il y a quelques consultations dans des hôpitaux, mais à la condition qu’elle se déclare contre l’avortement et pour la protection de la famille. En Argentine, il n’y a pas de sécurité sociale, il y a les hôpitaux publics, les cliniques privées et chaque syndicat a sa clinique. Dans ces cliniques, on ne fait rien non plus pour la contraception, mais avec ce langage sur la famille, cette association a réussi dans la clinique du syndicat de la métallurgie, à faire quelque chose pour la contraception. Ces consultations « pour la paternité responsable » durent depuis un an et demi. Maintenant, il y a eu un changement de gouvernement et le discours officiel des péronistes, c’est d’être contre la contraception et contre l’avortement. On ne sait donc pas vraiment ce qui va se passer.

♦ Et sur le plan de l’avortement, qu’en est-il ?

L’avortement est strictement interdit, mais on le pratique beaucoup, c’est très facile et on peut le faire dans de très bonnes conditions, à condition d’avoir de l’argent ; dans la brochure rédigée en août 1989, j’ai distingué six types d’avortement possibles en fonction des prix exprimés en dollars. Mais l’inflation depuis a beaucoup augmenté :

► Il y a l’avortement pratiqué sous anesthésie générale en présence d’un anesthésiste et d’un gynécologue. En Argentine, on ne pratique pas la méthode Karman (par aspiration), on a toujours recours au curetage. Ce type d’avortement correspond à trois ou quatre mois d’un salaire moyen.

► Le deuxième type d’avortement se fait toujours sous anesthésie générale, mais il n’y a qu’un médecin (un gynécologue) qui se fait aider par quelqu’un (une infirmière, ou sa femme) pour l’anesthésie. C’est déjà moins cher.

► Le troisième, le médecin est seul, il fait la piqûre pour l’anesthésie et pratique le curetage.

► On peut avoir un avortement encore un peu moins cher, quand la femme apporte le flacon d’anesthésie, la seringue, les gants, les gazes, avec tout le matériel.

► S’il n’y a pas d’anesthésie, c’est encore meilleur marché. Dans ce cas le médecin donne un calmant et pratique l’avortement.

Dans tous ces types d’avortement, les médecins sont compétents et les règles d’asepsie sont respectées. Mais pour toutes les femmes qui ne peuvent même pas payer le minimum, la situation est dramatique. Elles déclenchent elles-mêmes leur avortement ou se font aider pour une petite somme par une sage-femme ou une autre qui introduit une sonde, du persil, des aiguilles à tricoter, n’importe quoi pour déclencher

Dans 99 % des cas, ce sont des avortements provoqués, mais tout le monde ferme les yeux avec une belle hypocrisie car ce sont des choses qui arrivent tout le temps. Le seul avantage, si l’on peut dire, c’est que cela évite à ces femmes d’être réprimées pour avortement illégal.

♦ Combien de femmes participent à votre commission ?

Notre commission fonctionne depuis 1988. Mais je n’en n’ai eu connaissance qu’en 1989. Nous sommes une dizaine à y participer régulièrement. Elle regroupe essentiellement des infirmières, des femmes-médecins, une avocate, une

♦ Quel est l’impact de votre action ?

Cette année la question de l’avortement a été abordée publiquement parce qu’il y a eu un cas dont on a largement parlé dans les médias. Jusque là, notre commission qui n’est pas clandestine et dispose d’un local public n’avait jamais été interviewée. Il y a deux ans déjà, il y avait eu le cas d’une jeune fille violée par son père qui s’était retrouvée enceinte et pour qui la mère avait demandé un avortement. Le père a été poursuivi pour viol mais l’avortement interdit. Ce cas n’avait pas fait beaucoup de bruit en 1987. En 1989, il y a eu le cas de cette femme très pauvre qui travaillait comme

Enfants des bidonvilles venus avec leurs mères à la quatrième rencontre nationale de femmes (1989)

domestique, qui a été violée par son patron pendant toute une semaine ; elle s’est retrouvée enceinte, elle est allée dénoncer son patron à la police pour viol, elle a pris contact avec des féministes pour qu’elles l’aident à se faire avorter. La loi autorise en principe l’avortement en cas de viol, de débilité ou de démence de la mère. Avec une avocate, elles ont demandé au juge qu’il autorise les médecins de l’hôpital à pratiquer cet avortement. Mais la loi fait l’objet de diverses interprétations. Les uns disent qu’il peut y avoir avortement s’il y a viol ou démence, d’autres qu’il ne peut y avoir d’avortement que s’il y a viol et démence ! Il y a eu un tapage terrible autour de ce cas. Les médias en ont beaucoup parlé. Le procureur lui s’est présenté comme l’avocat du foetus. C’est à cette occasion que je suis rentrée en contact avec cette commission. Il y a même eu des tables rondes dans l’association des avocats. Mais finalement le juge a dit qu’il n’était pas question d’accorder l’autorisation d’avorter ! On a alors organisé une collecte pour lui permettre d’avoir un avortement dans de bonnes conditions, de la manière la plus confidentielle possible.

♦ Y a t-il eu à l’occasion de cette affaire, un appel de personnalités ?

Oui, il y a eu un appel signé par des artistes et différentes personnalités qui réclamaient le droit à l’avortement pour cette femme-là qui avait été violée, mais pas en faveur de l’avortement en général. Le militantisme sur la question de l’avortement reste encore quelque chose de très minoritaire même si autour de cette affaire, il y a eu des débats dans les médias : des femmes en faveur du droit à l’avortement ont pu s’exprimer à la télévision comme l’avocate féministe Carmen Gonzalez et ces femmes catholiques américaines partisanes du droit à l’avortement venues en délégation. Elles ont été écoutées.

Deux, trois mois après, il y a eu le congrès des femmes, et dans ce cadre un atelier sur la sexualité, on y a beaucoup parlé de la contraception et de l’avortement ; sur l’avortement, il y a même eu un atelier spécifique. Cela n’a pas été le cas pour la contraception, ce que je regrette. On a donc avancé un peu mais on est encore très en retard. Par exemple, il y a un congrès annuel de médecine consacré à la médecine préventive et au développement de petits centres de santé susceptibles d’expliquer à la population les règles élémentaires d’hygiène et de santé. Une des caractéristiques de ce type de médecine, c’est d’être à l’écoute de la population et de la faire participer à la prise en charge de sa propre santé. On appelle cela « l’attention primaire de la santé ». J’y ai parti-ûpè, le congrès avait lieu en avril, mais j’ai été affolée : on y a parlé de tout, de la mortalité infantile, de l’alcoolisme mais ni de la contraception, ni de la mortalité maternelle lors des accouchements par manque de suivi des grossesses, encore moins de l’avortement.

♦ Que se passe-t-il par rapport au Sida ?

Le Brésil, dont nous sommes voisins, est le deuxième pays par l’importance de son taux de séropositifs, nous avons de nombreux échanges avec les Brésiliens et chez nous la progression est géométrique. Il y a de nombreux bébés avec le Sida. Cependant à la télévision ou dans la publicité, on ne peut pas parler des préservatifs ; on fait une propagande sur le thème : appelez-nous au téléphone, « c ’est la ligne de la vie », mais on ne parle pas de préservatifs. Dans les milieux homosexuels, il y a eu déjà de nombreux morts très connus, mais le Sida se diffuse beaucoup parmi les drogués et cela commence à toucher de plus en plus les jeunes.

Dans la maternité où je travaille, on constate parallèlement à l’augmentation jour après jour du nombre des accouchements de très jeunes adolescentes de treize, quatorze, quinze ans, l’augmentation du nombre des jeunes séropositives. Ces derniers temps, on comptait deux séropositifs par jour. Le contrôle du sang est très récent chez nous, mais on commence à le faire. Deux séropositifs par jour ! et malgré cela, on n’a pas encore réussi à faire comprendre à tous les médecins-anesthésistes, aux infirmiers, la nécessité de jeter les aiguilles dans des bocaux. Une raison supplémentaire de lutter pour la légalisation de l’avortement réside dans le fait qu’en cas d’avortement clandestin, chaque médecin fait cinq ou six avortements, l’un à la suite de l’autre et dans ce cas, il n’y aucune garantie d’asepsie.

♦ Y a-t-il une coupure radicale entre les activités des mères des disparus et les activités des groupes féministes ou au contraire avez-vous des liens entre vous ?

Il y a des activités communes dans le cadre du congrès national des femmes, mais pour tout ce qui concerne le militantisme quotidien, il n’y a pas de liens. Des perspectives différentes traversent le mouvement des femmes et la gauche. Quand par exemple, le journal Sur, journal de gauche édité par le PC, a rendu compte de notre rencontre nationale, il a évoqué principalement les séminaires qui portaient sur la situation des femmes qui travaillent, des domestiques, des femmes à la campagne et sur la situation politique, mais il a très peu parlé du séminaire qui a eu pourtant le plus de succès, celui sur la sexualité où l’on a parlé de la contraception, du lesbianisme, du droit à une sexualité heureuse, il a fallu faire des sous-com-missions tant il y avait de monde, je n’avais jamais vu cela. Toutes les femmes voulaient s’exprimer, y compris les femmes des bidonvilles. Ce journal donc a consacré trois, quatre pages à la rencontre, mais quelques lignes seulement à la commission sur la sexualité ou à celle sur les femmes battues. Le sujet des femmes battues est devenue un sujet un peu à la mode car par « chance », Manson, le champion de boxe, a jeté sa femme par la fenêtre. Il s’est avéré qu’il la battait comme il avait battu toutes les précédentes. Du coup, la télévision a parlé beaucoup des femmes battues, et d’un jour à l’autre des femmes battues se sont précipitées vers les différents centres de femmes et à l’école de santé publique. Les femmes battues sont apparues partout. Et les consultations pour les femmes battues sont débordées par la demande. Les péronistes dans le grand Buenos Aires ont ouvert un commissariat spécialisé pour l’accueil des femmes violées, battues. Le viol en Argentine est considéré par la loi comme un crime, mais pas dans la pratique. Maintenant, il y a des collectifs contre le viol, on discute beaucoup de cela. Mais tout cela est très nouveau.

♦ Quelles sont vos perspectives ?

En août, il y a eu trois mille femmes qui ont participé à cette rencontre au pire moment de la crise économique. On a l’intention d’organiser ce type de rencontre tous les ans et cette année, il y aura aussi la rencontre des féministes latino-américaines, en novembre 1990. Le mouvement a commencé, il ne va pas s’arrêter et des choses très nouvelles se sont développées, comme les groupes de femmes lesbiennes qui osent s’afficher comme telles, et s’exprimer à travers toutes sortes de publications. Et depuis que la question du Sida est d’actualité, un des membres de la communauté homosexuelle, qui comprend aussi des femmes qui ont participé à notre rencontre, un de ses membres donc est sollicité régulièrement pour participer à différentes tables rondes, y compris dans les séminaires médicaux. Il est très écouté et cela aussi est nouveau. Le 8 mars et le 27 mai, journée internationale de la femme, nous organiserons des réunions et différentes initiatives. Nous avons un projet de loi en faveur de la contraception et de l’avortement que nous voulons populariser. Il comprend trois points:

► « reconnaître le droit à toute femme qui le désire d’interrompre sa grossesse durant les douze premières semaines de gestation.

► Les hôpitaux publics, nationaux, provinciaux ou municipaux ou dépendant d’œuvres sociales, doivent disposer d’un personnel compétent et des équipements nécessaires pour garantir une telle interruption, en préservant la santé physique et la dignité de la femme qui les sollicite.

► diffuser l'information sexuelle et les méthodes contraceptives aux femmes qui ont subi une interruption de grossesse. »

Propos recueillis par Natacha Brink et Josette Trat

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