Selon les chiffres officiels, il y aurait en France deux millions de femmes battues -sans doute beaucoup plus en réalité. Face à cette réalité, le nombre de structures d’accueil et d’hébergement reste bien dérisoire. La Fédération nationale Solidarité-Femmes, qui regroupe six centres en Ile-de-France et trente en province, héberge en moyenne, chaque année, un millier de femmes, avec leurs enfants : mais, dans le même temps, plus de cent mille appels téléphoniques sollicitent les différents SOS...
Comment faire face à tant de demandes ? A Cergy-Saint-Christophe, dans le Val-d’Oise, les animatrices de la Maison des femmes s’efforcent, depuis plusieurs années, d’apporter des réponses à cette question. Nous sommes
Cergy-Saint-Christophe. A trois quarts d’heure de Paris en RER, la ville nouvelle se serre autour de 1 ’ immense horloge ronde, aux grosses aiguilles métalliques, qui domine la gare. Ici, point de barre ni de tour gigantesque, mais un ensemble de petits immeubles, un urbanisme « à visage humain ». En plein cœur du quartier commercial piétonnier, au rez-de-chaussée d’un de ces immeubles, une plaque : « Maison des femmes ». Des rideaux de dentelle aux fenêtres. Un petit écriteau invite à pousser la porte. On entre de plain-pied dans une vaste pièce, chaude et accueillante. Au mur, des tableaux, beaucoup de tableaux : une exposition. Mais ce n’est pas une galerie de peinture. Un canapé, des fauteuils moelleux, regroupés autour de petites tables, invitent à la convivialité et à la détente. Dans un angle, un coin cafétéria ; sur des panneaux sont affichées les diverses activités proposées par la maison des femmes. D’une autre pièce, au fond, parviennent les sons d’un piano : quelqu’un révise ses gammes...
La sonnette ne cesse de tinter. Des femmes entrent, seules ou avec des enfants. Certaines viennent pour la première fois, on les reconnaît tout de suite à leur façon de regarder autour d’elles d’un air hésitant, un peu étonné. Il y a aussi les « habituées », qui viennent pour le cours de piano qui a lieu ce jour-là -ou qui passent simplement, comme ça, pour dire bonjour, bavarder un moment avec les animatrices, échanger les nouvelles. Les enfants, eux, ont vite fait d’ouvrir le grand tiroir où les attendent toutes sortes de trésors. . .
On ne construit rien dans l’urgence
On le voit tout de suite : la maison des femmes de Cergy n’est pas un centre d’hébergement comme les autres -ou, plutôt, ce n’est pas seulement un centre d’hébergement. Betty Fournier et allées leur rendre visite.
Alice Hue, les deux animatrices chargées de l’accueil le jour de notre visite, nous expliquent l’origine et le fonctionnement de cette maison. Toutes deux font partie de l’équipe depuis le début : « La maison a été ouverte en 1984, mais nous travaillions sur le projet depuis deux ans. Nous étions à l ’époque un groupe de militantes du Planning familial. Nous tenions des permanences sur les questions d’avortement et de contraception ; les entretiens débordaient vite le cadre initial, les femmes parlaient de tous leurs problèmes, des situations difficiles que beaucoup vivaient, des violences... Nous nous sommes ainsi trouvées directement confrontées à cette question. Nous avons commencé à y réfléchir ensemble, à chercher quelles solutions l’on pourrait offrir à ces femmes. Nous avons visité les centres d ’hébergement qui existaient à l ’époque : ils nous ont paru être un peu des ghettos. Les femmes y étaient complètement assistées pendant la durée de leur hébergement, mais il n ’y avait guère de “suivi ” après. Et rien n ’était envisagé non plus en termes de prévention. Ce n ’était pas ce que nous voulions. »
Très vite, un constat s’est imposé : « on ne construit rien dans l’urgence ». « Les femmes qui s ’adressent aux centres d’hébergement viennent souvent en situation d ’urgence, précise Alice. Un jour, parce que les coups ont été particulièrement forts, elles décident de partir, elles prennent leurs mômes avec elles et elles cherchent un foyer. Mais le lendemain, quand elles réalisent ce que partir signifie-trouver un boulot, assumer seule les enfants, une somme de choses auxquelles, le plus souvent, elles ne sont pas du tout préparées -beaucoup se sentent alors tellement perdues qu ’elles retournent rapidement chez leur mari. Et tout recommence... La plupart de celles qui partent ainsi dans l ’urgence ne restent pas dans les foyers d’accueil. »
« Elles font une demande d ’hébergement parce qu’elles ne voient pas d’autre solution, ajoute
Betty. Nous, ce que nous voulons, c’est leur montrer justement qu ’il existe d ’autres solutions, c ’est les aider à organiser leur départ, à construire un projet à long terme : il faut commencer par voir le problème du logement, du travail, la question du divorce, etc. Les aider à résoudre ces différents problèmes, cela nous paraît beaucoup plus efficace qu ’un hébergement d ’urgence. Bien sûr, elles vont sans doute subir des violences pendant quelques mois encore. Mais ce sera pour partir définitivement et mettre ainsi un terme réel à ces violences. Et puis, le simple fait de se sentir soutenues, entourées, èt de préparer leur départ, cela leur permet déjà, bien souvent, de faire front autrement face au mari violent. »
Une maison pour toutes les femmes
De ces constats et de ces analyses est née l’idée de cette maison, lieu d’accueil pour toutes les femmes : « Nous avons voulu un lieu ouvert, propice à la réinsertion : avant tout éviter de créer un ghetto “femmes battues ”. La maison des femmes doit être un véritable lieu d’échange, de rencontre, d ’information et de formation. Nous ne pensons pas qu ’il existe une catégorie à part “femmes en difficultés ”, nous considérons qu ’il y a des femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, peuvent avoir telle ou telle difficulté. Nous voulions donc une structure qui prenne en charge tous les problèmes qui touchent au quotidien des femmes. Notre objectif est de donner aux femmes les outils, les moyens de leur autonomie. L ’hébergement n’est qu’un moyen parmi d’autres, un temps dans cette démarche d ’autonomie. »
La maison des femmes de Cergy comprend donc un centre d’hébergement -cinq appartements dispersés dans la ville, dont l’adresse est tenue secrète pour des raisons évidentes de sécurité et qui sont réservés en priorité aux femmes victimes de violences : en tout vingt lits, soit sept à dix femmes hébergées en même temps, avec leurs enfants -et, en étroite association avec ce centre, une structure d’accueil qui offre à toutes les femmes intéressées un large éventail de services (permanence juridique, stages de formation professionnelle, aide au logement, etc.) et d’activités variées, des cours d’anglais aux cours de patchwork ou de Code de la route.
Partout on retrouve la même préoccupation, reflet de la démarche qui a présidé à la création de cette maison -dès l’entrée, dans cette attention portée au cadre, à l’aménagement des lieux, au plus petit détail : « Ce n ’est pas parce que les femmes sont en difficulté qu ’il faut leur offrir des locaux moches, sinistres, comme le sont trop souvent les lieux sociaux. Nous avons voulu faire un endroit sympa, un peu joli, où les femmes se sentent bien, où on leur propose autre chose que des affiches collées n ’importe où. La femme qui vient ici avec ses problèmes doit pouvoir découvrir autre chose. C’est un aspect très important pour nous. Cela ne nécessite pas forcément beaucoup d’argent : nous avons tout fait par nous mêmes ! »
Premier contact avec la maison de Cergy, premier lieu d’échange : la cafétéria, ouverte tous les après-midi. A tour de rôle, deux animatrices assurent l’accueil. On vient y prendre rendez-vous pour les différentes permanences, s’informer, discuter, boire un café, rencontrer d’autres femmes, confronter les expériences...
Puis Betty nous montre le petit salon où ont lieu les entretiens individuels, sur rendez-vous, pour celles qui souhaitent parler de leurs problèmes particuliers, demander des conseils. Calme, intimité. Un superbe patchwork couvre tout un mur, œuvre de l’atelier patchwork. <? Les femmes se sentent très vite à l’aise ici. Nous sommes toujours deux pour les recevoir : cela permet de se relayer, de se compléter, à deux c ’est plus facile, surtout quand on reçoit des femmes qui ont de grosses difficultés. Et puis nous voulons ainsi casser, démystifier le rapport duel assistante/ assistée. »
Beaucoup de femmes viennent à la maison des femmes pour des problèmes de rupture, de divorce, de violences ; la plupart sont envoyées par les services sociaux du département. Une permanence juridique fonctionne tous les quinze jours : « Nous les recevons d ’abord collectivement, par groupe de quinze ou vingt. Nous leur expliquons qui nous sommes, ce que nous voulons faire, ce qu ’elles peuvent trouver ici, et nous commençons à “déblayer” ensemble les principales questions de droit qu ’il faut connaître. Elles sont ensuite reçues individuellement par une avocate, Syl-viane Mercier (l ’ancienne secrétaire générale du Syndicat des avocats de France) qui étudie avec elles leur cas particulier et les conseille. Après, les femmes décident ou non d ’engager une procédure. Sylviane, elle, accepte de défendre les dossiers de toutes celles qui le lui demandent et elle accepte toutes les aides judiciaires *, ce qui est vraiment un acte militant quand on sait combien cela est mal payé : en général, les avocats ne se précipitent pas ! Résultat, Sylviane à elle seule assure près du quart des aides judiciaires du département ! »
Donner aux femmes les moyens de leur autonomie
A la maison des femmes de Cergy, les femmes trouveront aussi une permanence logement : problème crucial en région parisienne ! « Dans le Val-d’Oise, il y a 25 000 demandes par an de “mal-logés”, pour 1 500 à 1 800 logements sociaux seulement qui se libèrent... Ce qui signifie des piles de dossiers à la préfecture ! Nous travaillons en lien avec le bureau du logement, nous soutenons les demandes des femmes qui se retrouvent seules, après une rupture par exemple. Nous suivons leurs dossiers. En général, cela se passe assez bien, sauf pour les femmes étrangères : depuis quelques années, nous n ’arrivons plus à les reloger, car les “quotas ” sont atteints dans le département, nous dit-on. D ’où des problèmes au centre d’hébergement — où nous tenons toujours à accueillir environ 50 % de femmes étrangères : elles sont obligées de rester là plus longtemps, alors même qu ’elles ont trouvé un travail au bout de quelques mois... Du coup, nous pouvons accueillir moins de femmes dans l ’année : au début, nous hébergions entre 35 et 45 femmes par an, avec leurs enfants, cette année nous n ’avons pu en héberger que 21. »
Dès l’ouverture de la maison, l’équipe de Cergy a également mis au premier rang de ses préoccupations la question de l’emploi, « parce que la première condition de l’autonomie, c ’est l’autonomie financière » : or, la majorité des femmes victimes de violences qui viennent dans les centres d’accueil sont de milieu modeste, beaucoup ne travaillent pas (non que les violences n’existent pas dans les milieux aisés, mais les femmes de ces milieux s’adressent plutôt à leur médecin ou à un avocat). La maison des femmes propose donc une permanence emploi-formation ; l’accueil se fait par petit groupe de six à huit personnes. Une formatrice et une animatrice répondent aux questions, renseignent sur les possibilités de stages et les droits en matière de formation, orientent vers les relais existants. En outre, trois matinées par semaine, téléphone et journaux sont mis à la disposition des femmes dans les ateliers « recherche d’emploi » ; une animatrice est là pour les guider dans le maquis des petites annonces, les aider à rédiger lettres de candidature et CV, les conseiller pour les entretiens téléphoniques, les encourager dans leurs recherches... Soutien ô combien précieux pour toutes celles qui n’ont jamais travaillé ou ont arrêté depuis longtemps, ou pour les femmes étrangères qui ont en plus l’obstacle de la langue.
Très vite cependant, l’équipe a ressenti la nécessité d’aller au-delà de cette aide ponctuelle. Dès 1986, la maison des femmes a ouvert un secteur formation, qui a ses propres locaux et fonctionne aujourd’hui avec quatre coordinatri-ces de stage. Les stages proposés peuvent être des stages d’alphabétisation, ou des stages de remise à niveau et préparation à la vie active, ou encore des stages plus qualifiants comme le traitement de texte. « Toutefois, l’essentiel de l’activité de ce secteur, ce sont des stages de bas niveau de qualification, précise Betty : cuisine, couture, ménage.... Certes, en tant que féministes, on préférerait que les femmes s ’orientent vers d’autres emplois, mais ce sont les seuls que des femmes étrangères, sans qualification, peuvent espérer trouver... Les femmes qui suivent ces stages sont rémunérées par la direction départementale du Travail, et nous obtenons dans l’ensemble de bons résultats, des pourcentages élevés de placements en entreprise à l ’issue de ces stages. Mais nous avons beaucoup de mal à assurer le financement de ce secteur... »
Retrouver son identité
Emploi, logement, problèmes juridiques... Autant d’éléments indispensables pour permettre aux femmes d’assurer leur autonomie. Mais non suffisants : « Pour éviter que les schémas de dépendance et d ’assistance ne se reproduisent, un travail en profondeur est à faire sur la représentation qu ’elles ont reçue, dès l ’enfance, de l ’image de la femme. Il faut aider les femmes à se situer par rapport aux situations de violence, leur donner les moyens de clarifier leur désir profond, de travailler sur les conditionnements », explique le bilan d’activité 1989 de l’équipe de Cergy. Et Betty ajoute : « Une fois ses plaies pansées, une femme battue a d ’autres blessures à cicatriser. Il lui faudra parfois des mois pour atteindre un équilibre. Les violences subies entraînent une telle déstructuration, un tel sentiment de culpabilité, que pour certaines un travail thérapeutique sera nécessaire. C ’est souvent ce qui est proposé dans les centres d ’hébergement, mais il me paraît souhaitable de proposer aux femmes d’autres moyens d’accompagnement pour les aider à sortir de ces difficultés d’ordre psychologique. » L’ensemble des activités que propose la maison des femmes s’organise autour de cet objectif : aider les femmes à retrouver leur propre identité. L’équipe a ainsi mis en place, tout récemment, un groupe de réflexion sur la violence, dont Alice est l’animatrice : « Dans toutes les permanences juridiques, cette question émerge très rapidement. Notre objectif est de proposer à ces femmes un lieu de parole spécifique là-dessus, enpetit groupe de six environ. » L’expérience des luttes de ces dernières années a en effet montré combien il est
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important, pour les femmes victimes de violences, que la parole se libère...
La maison des femmes propose également un « atelier corporel » : pour mieux connaître son corps, apprendre à se relaxer, être à l’aise au quotidien, « parce qu ’il est essentiel de travailler sa propre image » ; ou encore des stages de Fem-Do-Chi, un week-end par trimestre : « On y apprend quelques techniques de self-défense, explique Betty ; mais le but premier de cet atelier est d ’amener à réfléchir sur les raisons de la violence que subissent les femmes et sur notre attitude face à cette violence — pourquoi nous nous croyons si souvent de “faibles femmes ”. Ces stages permettent de nous faire découvrir l ’énergie insoupçonnée que nous avons en nous, nous donnent confiance en nous-mêmes ... »
Dans sa démarche, l’équipe de Cergy accorde aussi une place très importante à la créativité : « elle peut être un élément moteur de l ’insertion ». Les tableaux que nous avions remarqués dès notre entrée ne sont pas là seulement pour la décoration : « La plupart desfemmes qui viennent ici, pour des demandes d’hébergement, de travail..., n ’ont jamais visité d’exposition ; pour elles, l ’art fait partie d ’un autre monde, réservé, inaccessible. Les accueillir dans une pièce où sont exposées des œuvres d ’art, c ’est leur permettre de découvrir quelque chose de nouveau. » Faire que l’art et la culture ne soient plus considérés comme un luxe, montrer que l’on peut « faire du social » autrement : en 1986, la maison des femmes a embauché une animatrice plus spécialement chargée de cette dimension culturelle, Ghislaine Valadou.
Celle-ci organise tous les mois des expositions d’œuvres de femmes artistes -peintres, dessinatrices, sculptrices, photographes, etc. -, et des rencontres-débats avec les artistes. « Au début, se souvient Betty, nous n ’avions que quelques personnes aux vernissages ; maintenant nous en avons cent. Le public qui vient là n ’est pas forcément notre public habituel, mais cela permet justement un brassage. » Ghislaine propose également des ateliers où l’on peut apprendre à regarder, à décrypter le langage d’un artiste, apprendre les différentes techniques, etc. Actuellement, elle vient de mettre sur pied un grand projet, qui se déroulera sur deux ans : « Tissu, langage de communication », un ensemble d’activités de création littéraire et artistique sur le thème du tissu, « parce que le tissu est quelque chose de commun à toutes les femmes, quelle que soit leur langue, leur origine »...
L’équipe de Cergy ne manque vraiment ni d’idées ni de volonté ! Mais, comme dans bien d’autres cas, ce sont les fonds qui manquent le plus... Déjà, au départ, il leur a fallu déployer beaucoup d’ énergie pour arriver à la réalisation de leur projet : « Une structure globale comme celle que nous proposions, à la fois centre d’accueil et d’hébergement, celan ’existait nulle part, cen ’était donc régi par aucun texte. Nous avons dû aller taper à de multiples portes, sensibiliser les élus locaux, les différents ministères ; nous avons passé beaucoup de temps en négociations ! Au début, nos interlocuteurs étaient très “frileux ”. Par la suite, quand ils ont vu ce que nous faisions et qu ’ils ont constaté la demande énorme qui existait chez les femmes (nous avons tout de suite été “assaillies” de demandes), ils nous ont prises plus au sérieux. »
Actuellement, la maison des femmes de Cergy fonctionne avec des subventions de l’Etat, du conseil général du Val-d’Oise et des communes de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Mais tout n’ est pas réglé pour autant : « Pour le centre d ’hébergement, pas trop de problèmes, nous avons des subventions fixes. Mais, pour le reste, toute une partie des subventions est attribuée annuellement : cela veut dire que tous les ans il faut se battre pour obtenir son renouvellement, il faut faire des dossiers, des démarches, ce n ’est jamais complètement acquis, tout peut être remis en cause d ’une année sur l ’autre. Actuellement, notre gros sujet d’inquiétude, c ’est l’avenir du centre de formation... »
Malgré ces difficultés, Alice et Betty gardent le moral : « Notre force, notre réussite, c ’est d’avoir réussi à créer une véritable équipe. Tout est discuté collectivement, chacune de nous a ses responsabilités particulières et peut trouver sa place. » Au total, elles sont seize salariées dans l’équipe : animatrices, éducatrices, formatrices, secrétaires, femme d’entretien. Uniquement des femmes : « La maison n ’est pas fermée aux hommes, mais on ne fait rien pour eux, on est là pour les femmes et au niveau de l ’équipe on n ’a jamais voulu d’hommes. »
La force et la réussite de la maison des femmes de Cergy, c’est aussi la présence, aux côtés des salariées, de l’association « Du côté des femmes » : une association de militantes et de militants bénévoles (ici les hommes sont acceptés), dynamique et résolument féministe, qui gère la maison en lien étroit avec les salariées mais qui aussi s’appuie sur leur pratique pour interpeller et dénoncer l’oppression que vivent les femmes au quotidien.
Propos recueillis par Anne-Marie Granger et Josette Trat
Maison des femmes
Notes
- * Les personnes ayant de très faibles ressources peuvent, sur dossier, bénéficier de l’aide judiciaire gratuite, c’est-à-dire que les frais de justice et d’avocat sont pris en charge par les pouvoirs publics.