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En France, si vous saviez...

Entretien avec Claire Villiers, animatrice nationale d’«AC !»

· Cahiers du féminisme, n° 69, été 1994 · p. 4-7 · 3 273 mots

Entretien avec Claire Villiers.

♦ Quelle est la place des femmes dans « AC ! » ?

Claire Villiers -Dans les collectifs, les femmes sont aussi nombreuses que les hommes, elles constituent peut-être même la majorité des effectifs. La manière de travailler des collectifs, la conception même d’« AC ! » correspondent assez bien, je crois, à celle des femmes. Les femmes ont une approche de la réalité, une manière de militer plus globales ; elles n’établissent pas de barrières entre le privé et le public, l’école, le logement et le travail. On sent très bien cela quand on discute avec les copines au boulot. On retrouve beaucoup moins cela chez les hommes ; leur vie est plus morcelée : il y a des copains qui, sur leur lieu de travail, sont des supermilitants mais qui, retournés dans leur quartier ou à la maison, n’ont plus la même conscience.

Ce n’est pas un hasard si l’idée des collectifs est venue de nanas. L’idée des collectifs a plusieurs origines mais la « vraie » est née d’une expérience de partenariat entre la Confédération syndicale des familles (CSF) et la CFDT, à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. La CSF tenait une permanence sur le surendettement qui recevait une majorité de chômeurs. Un jour, une des copines (c’était une majorité de femmes) nous a contactées, en nous disant : « On vient de recevoir un homme, il a été radié de l’ANPE, on ne comprend rien, on lui réclame du fric »... Avec la CSF et les copines de la CFDT de l’ANPE, des services de la direction du Travail (c’étaient vraiment les copines ...), on a fait toute une série de démarches en commun pour défendre cet homme. Puis, chacune d’entre nous en a tiré des conclusions sur son terrain. C’est un peu cela l’idée première des collectifs : c’est de faire du partenariat pour mettre en commun les informations et les forces pour lutter, beaucoup plus globalement contre le chômage et l’exclusion.

Quand « AC ! » a démarré, on disait « agir ensemble contre le chômage », puis « agir ensemble contre le chômage et l’exclusion », et maintenant « agir ensemble contre le chômage et les exclusions ». Ce sont les copains de Grenoble qui les premiers ont rajouté dans leurs tracts « et l’exclusion » pour prendre en compte les SDF. Cela est très important. On parle aujourd’hui d’« exclusions », car il y a différents degrés et diverses formes d’exclusion : celle des personnes du monde rural, par exemple, n’est pas identique à celle des salariés et de tous ceux qui vivent en milieu urbain, comme le rappelait l’autre jour un copain de la Confédération paysanne.

♦ Quel est le bilan des débats organisés par « AC ! » ?

C. V. -Le bilan des débats suscités par le passage des marches et auxquels j’ai participé (entre quarante et cinquante) est très contrasté : le nombre des participantes est souvent très réduit. Hier soir, j’étais à Saint-Nazaire, il y avait trente personnes dans la salle ; c’est proprement désespérant, mais ces trente personnes sont toutes des responsables d’associations de quartier, d’associations de chômeurs qui peuvent servir de relais, répercuter ailleurs les questions soulevées ici. Plusieurs d’entre elles avaient déjà participé à la manifestation du 12 mars de la CGT. Ce mouvement qui est en train de naître, c’est tout petit mais l’espoir est immense. Ce qui m’a frappée dans tous ces débats, c’est cette révolte profonde contre l’exclusion. Hier soir, un copain a poussé une « gueulante ». Il est chômeur mais travaille un peu actuellement comme intérimaire. Il a dit : « Il faut le droit à l’insurrection... Vous ne vous rendez pas compte de ce que cela veut dire être baladé sans arrêt de CDD en intérim, quand on est jeté tout le temps et qu ’on a pourtant une qualification. En plus, quand on arrive dans les boîtes, les mecs se la coulent douce, on fait tout le boulot, on a des cadences de merde, on fait quatre-vingts heures par semaine, on n ’a aucune sécurité, on ne peut pas résister. » Il témoignait là d’une vraie fracture entre les salariés stables et les précaires. Ce qui s’exprime également dans ces réunions, c’est une forme de conscience et de radicalité très, très forte. Quand la conscience renaît, il me semble qu’elle renaît en ayant une dimension très globalisante. Tu tires le fil du travail et, de fait, c’est ta place dans la société, ta place de citoyen et, au bout du compte, le sens de ta vie qui est posé. La CGT en était elle aussi bien consciente quand elle mettait au centre de sa manifestation du 12 mars le « droit de vivre ». C’est effectivement le droit à vivre dignement, le droit de participer, le droit d’exister qui sont posés aujourd’hui. Tout cela devrait déboucher sur une critique du capitalisme, du libéralisme extrêmement radicale, au terme d’un vrai cheminement. Les réponses, en terme de projet

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75960 Paris cedex 20

AC !

de société alternatif, pas grand-monde ne les a, mais il y a déjà une évolution : en 1989, au moment de la chute du mur de Berlin, pour beaucoup de gens, la liberté c’était le marché ; aujourd’hui tout le monde se dit : ce n’est pas cela. Tout le monde sent bien qu’il faut inventer autre chose.

♦ Quel est l’impact des marches ?

C. V. -Partis de cinq endroits, les marcheurs ont sillonné la France pendant deux mois en traversant des villages dans lesquels on ne serait jamais allé sans cette initiative. On est probablement en train de construire un processus très profond, même si encore une fois c’est quelque chose de très petit. Les marches ont beaucoup plus d’impact dans les petites villes, les villages, que dans les grandes villes où les gens sont très atomisés. On le vérifie aussi bien sur la région parisienne qu’à Lille, Lyon ou Bordeaux. Avant Bordeaux par exemple, il y a deux communes, Saint-Pierre-d’Aurillac et Saint-Macaire avec respectivement mille cinq cents et mille huit cents habitants : trois cents personnes ont marché entre les deux et, à Bordeaux, il y a eu seulement trois cents personnes qui ont manifesté. Il y a un travail énorme à faire dans les villes.

Il faut absolument travailler avec les associations implantées dans les quartiers populaires, les banlieues. L’autre jour, j’étais à Evreux. On était dans une salle municipale du centre-ville. Un copain africain intervient et dit : « Si vous voulez trouver des chômeurs, ce n ’est pas ici qu ’il faut se réunir, c’est au centre social. » Un quart d’heure après, il revient en disant : « Hé, les mecs, ça pète de partout à la

Madeleine » (quartier du centre social) ; c’était le fameux soir où tout a pété. C’était caricatural, et pourtant le collectif « AC ! » est composé de militants, de gens très intéressants qui sont dans les boîtes. Mais si on veut renouer les contacts avec les exclus, il faut vraiment réfléchir à la manière dont on travaille dans les quartiers. Hier soir, à Saint-Nazaire, suivant le conseil des associations de chômeurs, « AC ! » a décidé de faire partir le car pour la manifestation à Paris de la Bouletterie (un des quartiers les plus touchés par le chômage et la violence) et non de la gare. Les gens victimes du chômage, y compris les jeunes, sortent très peu de leur quartier ; il y a des frontières difficiles à franchir : quand on n’a pas de sécurité (ni d’argent), sortir de son lieu, c’est perdre ses repères...

♦ L ’ impact des marches n ’a-t-il pas été plus important chez les exclus comme les SDF que chez les chômeurs, chez les hommes plus que chez les femmes ?

C. V. -C’est vrai pour les marcheurs permanents. Mais cela s’explique facilement. Qui peut partir deux mois ? soit des SDF qui n’ont pas d’attache, qui peuvent prendre leur sac du jour au lendemain ; soit des jeunes, comme dans la marche du Sud-Ouest, qui cherchent du boulot mais qui n’ont pas encore de compagne ou de compagnon, qui habitent encore souvent chez leurs parents. Ceux-là peuvent tout larguer, le temps de la marche, et revenir. Cela dit, il y a des chômeurs qui ont aussi participé à cette marche. Je repense à cette copine de Brest qui a marché pendant quinze jours. Elle a confié ses mômes à son père, elle a laissé son copain, qui n’était pas vraiment d’accord, en lui fixant rendez-vous quinze jours plus tard, il fallait qu’elle le fasse.

Lors des assises de janvier, les chômeurs présents étaient en grande majorité des chômeurs de plus d’un an. Ce n’est pas étonnant. Les premiers mois où tu es au chômage, tu fais tout ce que tu peux pour ne pas y rester, tu ne te vis pas comme chômeur, tu ne te projettes pas comme chômeur. C’est bien le problème posé pour l’organisation des chômeurs. S’organiser, cela veut dire se projeter dans l’avenir ; tu t’organises dans un syndicat, tu es salarié aujourd’hui, tu penses que tu vas le rester. Tu ne te construis pas un avenir de chômeur. C’est une des raisons pour lesquelles il n’y a pas eu de chômeurs parmi les marcheurs permanents. En revanche, parmi les dix mille personnes qui ont accompagné les marcheurs permanents sur une partie du parcours et organisé l’accueil des marches, dans les collectifs, il y a eu et il y a beaucoup de chômeurs. On croit souvent que les chômeurs n’ont rien à faire, c’est une erreur. Etre chômeur, c’est un boulot considérable : il faut chercher du travail, se « dépa-touiller » avec ses papiers, c’est l’enfer, et puis tu continues ta vie. Prenons le cas des femmes. Dans de nombreux endroits, quand tu es chômeuse, tu n’as plus droit à la crèche, tu ne peux plus chercher de boulot et tu risques d’être radiée. En plus, la pression des contrôles est très forte : tu es obligé(e) de répondre à toute convocation dans les sept jours. Dans les marches, il y a beaucoup plus d’hommes que de femmes. Cela s’explique sans doute par la question des enfants, des at- tamment. Quand on est arrivé à Albi par exemple, on est allé à la maison de quartier. C’était une association composée majoritairement de femmes (il y avait un homme seulement). Elles avaient construit cette association pour ne plus être dans la dépendance et sous le contrôle des travailleurs sociaux, pour affirmer leur autonomie. C’est cette association qui avait préparé l’accueil, le goûter. Quand je suis allée discuter avec elles pour leur dire : c’est sympa, merci, elles m’ont regardée et dit : « C’est normal. » Au cours de ces marches, il y a des tas de choses qui s’expriment par des gestes très simples. Il y a beaucoup de discussions qui ont lieu à l’occasion de la fabrication d’une banderole, de la rédaction d’un tract et de toutes ces petites actions quotidiennes qui rythment la vie des marches. Cela n’a rien à voir avec des débats académiques qui ne débouchent sur rien. Cela permet de renouer avec la culture « populaire » au bon sens du terme. Il y a aussi ces carnets de bord dans lesquels les marcheurs notent leurs impressions, leurs problèmes, et écrivent aussi de très beaux poèmes. C’est extraordinaire de voir ainsi des copains -qui ont sans doute été des gosses en échec scolaire -retrouver ainsi le goût de l’écriture. C’est une expérience humaine très riche qui est en train de se produire et qui donne toute sa dimension humaniste au combat d’« AC ! ».

♦ Et les syndicats ?

C. V. -« AC ! » a lancé un débat qui a suscité des remous un peu partout dans le mouvement syndical. Par exemple, si on analyse la journée du 12 mars organisée par la CGT, on s’aperçoit qu’elle était construite sur un modèle assez identique à celui de la manifestation du 28 mai. La CGT l’avait intitulée « Ça suffit », et nous « AC ! »... Il aurait pu y avoir une vraie jonction, si ses dirigeants l’avaient voulu. Ce n’est pas accuser la CGT de plagiat, mais constater que engagement de la part de militants syndicalistes individuellement mais, dans des tas d’endroits, celui de sections, d’unions locales, de syndicats ou, même, d’unions départementales. Mais c’est vrai que tout ce mouvement repose encore largement sur l’action de militants plus convaincus que d’autres. On constate une certaine réticence de la part des militants syndicalistes et des salariés.

question de ligne syndicale, en particulier pour la CFDT. Il s’agit de savoir si, pour gagner, il faut développer un syndicalisme d’« accompagnement » ou de « régulation » qui s’appuie éventuellement sur des mobilisations, ou un syndicalisme qui s’appuie prioritairement sur les mobilisations, ce qui n’exclut pas la négociation, bien évidemment. Ce qui est en cause, c’est la conception de la démocratie, de la citoyenneté, de la vie sociale : faut-il considérer les conflits comme l’expression d’un dérèglement de la société ou comme la manifestation positive de la vie sociale. Avant le recentrage de la CFDT, on disait : « Les luttes sont le moteur de la transformation sociale » ; et, un beau jour, au détour d’un texte, on a pu lire : « Les négociations sont le moteur de la transformation sociale. » La question est de savoir si les hommes et les femmes peuvent être les acteurs de leur propre destin, collectivement et pas seulement individuellement. Aujourd’hui le discours sur les chômeurs est le même que celui sur les pauvres au xixe siècle. On essaie de les culpabiliser individuellement : les chômeurs sont toujours potentiellement responde l’accueil des marcheurs. Ils ont en outre une longueur d’avance sur nous quant à la réflexion sur l’exclusion ou les questions internationales. On a énormément à apprendre d’eux. D’autant que, parmi les deux cent cinquante collectifs « AC ! » qui se sont créés, nombreux sont ceux qui sont nés dans des tout petits villages. On va donc relancer la bataille autour des mesures d’urgence, pour les transports gratuits, pour la santé gratuite, etc. Il faut améliorer la circulation des informations pour faire connaître les succès des collectifs locaux dans leurs batailles vis-à-vis des ANPE (comme sur le droit d’affichage) et des municipalités.

Par ailleurs, il va falloir trouver la place respective des individus et associations. C’est une affaire assez complexe. Certaines personnes, qui n’ont pas d’autres engagements par ailleurs, souhaiteraient sans doute qu’« AC ! » se transforme en nouvelle organisation. C’est une tentation à laquelle il faut résister. C’est plus difficile de préserver le cadre fédératif, mais c’est indispensable pour élargir encore.

Enfin, il faut reprendre les débats de fond qu’on a laissés un peu de côté, faute de temps. La baisse du temps de travail, comment ? Comment contrôler entreprises, citoute imrapetc.

plusieurs 1 journée pose en même temps le problème de l’échec du syndicalisme dans la lutte pour l’emploi. C’est difficile de se confronter à cette question. Pour les salariés, le chômage c’est le « mauvais objet » qu’on préfère ignorer en espérant que l’on pourra y échapper ainsi.

Les confédérations, quant à elles, ont des réticences en raison de leur stratégie. Il ne s’agit pas tant pour elles de sauvegarder leur propre terrain d’action (elles ont déjà travaillé en partenariat) ; c’est d’abord une de rapport de classes, mais comme une somme de stratégies individuelles, sur un mode très américain.

♦ Quelles sont les perspectives ?

C. V. -Il y a une chose évidente aujourd’hui : il est hors de question de s’arrêter après la manifestation du 28 mai. D’abord parce qu’il y a des millions de gens qui sont en situation d’urgence, non seulement par rapport à l’emploi, mais également par rapport citoyenneté possible, plus de repères, plus de lieu de contact. La question du logement est complètement centrale. C’est pourquoi nous avons organisé, avec l’association Droit au logement (DAL), l’occupation d’un immeuble de la rue Béranger, propriété de la Banque de France, pour exiger l’application de la loi sur la réquisition des logements vides et lutter également contre les expulsions. Des militants du DAL et du Comité des sans-logis se sont joints aux différentes marches. C’est ment a été une question centrale. Interpeller des municipalités ou une préfecture sur la question du logement peut d’ailleurs apparaître comme quelque chose de plus concret et plus accessible que de revendiquer une loi-cadre sur la réduction du temps de travail, loi qui est du ressort du Parlement...

L’autre composante très importante avec laquelle « AC ! » a travaillé, c’est la Confédération paysanne. Ils ont été très présents partout où l’on est passés. Ils ont largement contribué à la qualité collectifs ; dans la seconde quinzaine de juin, les rencontres des associations de chômeurs dans les régions ; le 2 juillet, une réunion des délégués de ces rencontres... Tout cela devrait aller dans le sens d’une demande de reconnaissance des associations de chômeurs. On a encore du pain sur la planche.

Propos recueillis par Marie-Annick Vigan et Josette Trat de l’accueil des marcheurs. Ils ont en outre une longueur d’avance sur nous quant à la réflexion sur l’exclusion ou les questions internationales. On a énormément à apprendre d’eux. D’autant que, parmi les deux cent cinquante collectifs « AC ! » qui se sont créés, nombreux sont ceux qui sont nés dans des tout petits villages. On va donc relancer la bataille autour des mesures d’urgence, pour les transports gratuits, pour la santé gratuite, etc. II faut améliorer la circulation des informations pour faire connaître les succès des collectifs locaux dans leurs batailles vis- citoyenneté possible, plus de repères, plus de lieu de contact. La question du logement est complètement centrale. C’est pourquoi nous avons organisé, avec l’association Droit au logement (DAL), l’occupation d’un immeuble de la rue Béranger, propriété de la Banque de France, pour exiger l’application de la loi sur la réquisition des logements vides et lutter également contre les expulsions. Des militants du BAL et du Comité des sans-logis se sont joints aux différentes marches. C’est à-vis des ANPE (comme sur le droit d’affichage) et des municipalités.

Par ailleurs, il va falloir trouver la place respective des individus et associations. C’est une affaire assez complexe. Certaines personnes, qui n’ont pas d’autres engagements par ailleurs, souhaiteraient sans doute qu’« AC ! » se transforme en nouvelle organisation. C’est une tentation à laquelle il faut résister. C’est plus difficile de préserver le cadre fédératif, mais c’est indispensable pour élargir encore.

Enfin, il faut reprendre les débats de fond qu’on a laissés un peu de côté, faute de temps. La baisse du temps de travail, comment ? Comment contrôler le fonctionnement des entreprises, citoute imrapetc.

plusieurs 1 journée ment a été une question centrale. Interpeller des municipalités ou une préfecture sur la question du logement peut d’ailleurs apparaître comme quelque chose de plus concret et plus accessible que de revendiquer une loi-cadre sur la réduction du temps de travail, loi qui est du ressort du Parlement...

L’autre composante très importante avec laquelle « AC ! » a travaillé, c’est la Confédération paysanne. Ils ont été très présents partout où l’on est passés. Ils ont largement contribué à la qualité de bilan à chaud des collectifs ; dans la seconde quinzaine de juin, les rencontres des associations de chômeurs dans les régions ; le 2 juillet, une réunion des délégués de ces rencontres... Tout cela devrait aller dans le sens d’une demande de reconnaissance des associations de chômeurs. On a encore du pain sur la planche.

Propos recueillis par Marie-Annick Vigan et Josette Trat

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