Le PCI a choisi le chemin de l'opportunisme lljouelamajoritéPS-PCcontreDelors
Le texte de cette affiche du PCI dit : est incompréhensible de voir le gouvernement céder aux exigences des capitalistes plutôt que de satisfaire les revendications essentielles des travailleurs. ,,
Est-il compréhensible que des trotskystes jugent << incompréhensible, le fait que les dirigeants réformistes du PS et du PC cèdent plutôt aux capitalistes qu'aux revendications des travailleurs ?
A politique du PCI pour les élections municipales est exprimée dans cet 11 Appel aux travailleurs, militants, jeunes » du 14 novembre 1982:
<< - Au cas où -répétons -le, c 'est ce que tous ceux qui sont attachés à la démocratie souhaitent ardemmentles candidats du PS et du PCF s 'engageraient au respect du mandat, le PC! déclare non seulement qu'il ne présentera pas de listes , mais qu'il conduira la campagne la plus ardente pour le vote dès le 1er tour pour les candidats du PS et du PCF, à 1 'exclusion de tout candidat représentant un parti bourgeois.
<< -Au cas où les candidats du PS et du PCF se refuseraient à prendre 1 'engagement du respect du mandat, alors le bureau politique du PC! proposera au XXVW Congrès du PC! qui se réunira du 27 au 30 décembre 1982 d'envisager la présentation de candidats sur les listes d'unité ouvrière, de défense des revendications, de défense de 1 'école laïque, pour que soit imposé le respect du mandat. »
C'est donc le congrès du PCI qui décidera si le mandat est ou n'est pas respecté ! C'est en fonction du respect ou du non respect de ce mandat que le PCI définira sa tactique électorale pour les prochaines élections municipales! Que signifie le « respect du mandat » ?
Le 10 mai et le 21 juin 1981, Giscard et les partis bourgeois ont été battus. Les travailleurs ont élu Mitterrand et une majorité PS-PC. Ces
FRANÇOIS OLLIVIER événements surdéterminent encore aujourd'hui le développement de la situation politique.
Aussi, s'appuyer sur la victoire ouvrière des 10 mai et 21 juin pour stimuler la mobilisation et les luttes des travailleurs, pour mettre en contradiction le fait majoritaire avec la politique d'austérité du gouvernement soutenu par la majorité PS-PC, est totalement correct. Comme est correct le fait d'interpeller la majorité PS-PC pour qu'elle respecte le « mandat» du 10 mai, et d'inciter le mouvement des travailleurs à dire au PS et au PC : «Nous ne vous avons pas élus pour cette politique. Nous exigeons de vous, PS et PC partis majoritaires, le respect du vote du 1 0 mai ! Il faut changer de cap ! »
Tout cela constitue des éléments tactiques importants dans la mise en œuvre d'une politique de front unique ouvrier, pour surmonter les obstacles politiques auxquels sont confrontés les travailleurs et développer la mobilisation.
Les révolutionnaires appuient cette démarche, mais il le font en toute indépendance, sans jamais laisser entendre que la coalition de collaboration de classes au gouvernement pourrait faire une autre politique, véritablement au service des travailleurs.
Ce n'est malheureusement pas le cas du PCI. Si les mots ont un sens, que signifie cette phrase : 11 Au cas où les candidats du PS et du PCF s 'engageraient au respect du mandat ... le PC/ conduira la campagne la plus ardente pour le vote dès le 1er tour pour les candidats du PS et du PCF » Cela veut dire que, sur le plan électoral et national, les candidats du PS et du PC peuvent respecter le mandat. Voilà le PCI engagé dans une entreprise de renforcement des illusions
dans le PS et le PC, quand les travailleurs ont déjà fait l'expérience de dix-huit mois de gouvernement Mauroy !
Mais il y a pire : le PCI, comme organisation trotskyste indépendante, est prêt à endosser la responsabilité des réponses de ces candidats PS/PC ... en s'engageant à mener une campagne (( ardente )) dès le 1er tour pour les soutenir ! Si les mots ont un sens, le PCI s'apprèterait à soutenir politiquement ces candidats PS et PC s'ils s'engageaient à « respecter le mandat!»
Cette politique incorrecte manque, de plus, de crédibilité : où sont les candidats qui « respecteront le mandat », en dehors du classique maire de Behren-lès-Forbach et de quelques autres ? Alors, pour ratisser plus large, le PCI entretient sciemment la confusion en invitant les candidats du PS et du PC à se prononcer en ces termes : (( Nous décidons de respecter nos engagements. Nous décidons de respecter le mandat que le peupie nous a confié » (« Appel du 14 novembre»).
Comme l'expliquait le bureau politique de la LCR dans une lettre ouverte au PCI diffusée le 4 décembre : « Le mandat qui exprime la volonté du 10 mai, oui ! Les engagements pris par les candidats du PS et du PC, sur la base des 110 propositions de Mitterrand ou des 131 propositions de Marchais, non ! Nous ne demandons pas au PS et au PC d 'appliquer leur programme de collaboration de classes. »
En effet, n'importe quel candidat PS ou PC pourrait répondre positivement aux questions du PCI : «Oui, je respecte le programme de mon parti. » Est-ce le terrain que doivent choisir les révolutionnaires pour stimuler la mobilisation et aider aux ruptures dans les partis ouvriers traditionnels? Les révolutionnaires doivent-ils aujourd'hui soutenir politiquement les candidats du PS ou du PC qui disent (( nous respectons notre programme »? Nous ne le pensons Un gouvernement sans Delors pourrait devenir un gouvernement ouvrier?
L'assimilation du « respect des mandats» à celui des «engagements » trouve son prolongement dans certaines formules de gouvernement qui apparaissent dans Informalions ouvrières. Ces approches ou formules sont d'ailleurs discutées à l'occasion du congrès du PCI.
Dans une réponse à Jean Poperen, l'hebdomadaire du PCI expliquait en octobre : (( Là se situe le combat du PC!. Mais en fait, n'est-ce pas la continuité du combat de Lénine en 1917, qui exigeait des mencheviks et socialistes -révolutionnaires au pouvoir (nous dirions aujourd'hui du PS et du PCF) qu'ils rompent avec la bourgeoisie pour, au moins, appliquer leur propre programme ? »
Etrange interprétation de la politique des bolchéviks ! Où et quand ces derniers exigèrent-ils des menchéviks et des socialistes-révolutionnaires qu'ils appliquent leur programme de brigandage impérialiste ? Une chose est le combat que mena le parti de Lénine pour un gouvernement socialiste-révolutionnaire/ menchéviks sans ministres bourgeois, ou le combat que peuvent, dans certaines circonstances, mener les révolutionnaires pour un gouvernement PS-PC qui rompe avec la bourgeoisie. Autre chose est d'exiger du PS et du PC l'application de leur propre programme, ce qui reviendrait à soutenir un gouvernement qui applique un programme de collaboration de classes, un gouvernement bourgeois ! ( 1) Lorsque nous combattons pour un gouvernement PS-PC sans ministre capitaliste, nous combinons cette bataille avec une (( agitation inlassable sur les revendications transitoires qui devraient constituer le programme d 'un gouvernement ouvrier et paysan >>, comme l'indique clairement le Programme de transition de Trotsky.
Cette discussion n'est d'ailleurs pas nouvelle dans la IVe Internationale et le mouvement trotskyste. En 1946, Parisot et Demazière, les « droitiers )) du PCI ùa section française de la IVe Internationale, unifiée à l'époque) défendaient la formule suivante : (( Gouvernement PS -PCCGT qui applique son programme ''· c'est-à-dire un gouvernement bourgeois qui gère la politique de collaboration de classes des partis et syndicats ouvriers !
La revendication adressée aux vieilles directions des organisations du mouvement ouvrier, celle que Lénine adressait aux menchéviks et socialistes-révolutionnaires, est toute différente : « Rompez avec la bourgeoisie, prenez dans vos mains tout le pouvoir. )) Elle signifie nécessairement l'application, non du programme des partis réformistes, mais d'un
1. Par gouvernement bourgeois, nous entendons tout gouvernement qui gère les affaires de la bourgeoisie, même s'il n'est composé que par des partis ouvriers et s'il est en butte à l'hostilité de la classe exploiteuse.
Par gouvernement ouvrier, nous entendons tout gouvernement qui, appuyé sur la mobilisation des travailleurs, engage pratiquement un processus de rupture avec la bourgeoisie et le capitalisme.
programme transitoire ouvrier, anticapitaliste.
Une chose est l'exigence que PS et PC appliquent telles mesures partielles inclues dans leurs programmes mesures qu'ils refusent de prendre fa~ ce à l'insolence et à l'opposition des patrons. C'est le cas de notre bataille pour le service militaire à six mois ou le remboursement de l'IVG. Nous saisissons des promesses du PS ou du gouvern~ment comme points d'appui pour fa1re avancer le front unique pour la mobilisation de masse. Mais il faut distinguer ces batailles partielles d'une bataille générale pour que
« PS et PC appliquent leur programme >~, ce qui ne peut signifier qu'un soutien au programme gouvernemental ! Cette politique-là n'a jamais été dans la ligne ni dans la tradition de la
IVe Internationale.
Dans ces conditions, le PCI semble bien créditer d'un signe « plus » un gouvernement PS-PC qui « sans certains ministres défendant ou représentant les intérêts de la bourgeoisie ))
pourrait défendre les intérêts ou~ vriers. En quelque sorte, un gouvernement
Mitterrand-Jospin-Poperen soutenu par Bergeron serait plus progressiste qu'un gouvernement Mitterrand-Mauroy-Rocard-Delors, soutenu
par Edmond Maire !
Depuis des mois, le PCI concentre ses attaques sur le seul Jacques Delors. Un gouvernement PS-PC sans
Delors constituerait-il un gouverne-
1 ment ouvrier et paysan ? Cette question mérite d'autant plus d'être posée au PCI que des positions déjà anciennes de cette organisation laissent entrevoir la réponse. Citons seulement les thèses adoptées au xxe congrès de l'OCI en 1976:
« On ne peut écarter 1 'hypothèse que, placés devant la dislocation du système impérialiste, la crise politique de telle ou telle bourgeoisie parvenue au stade où l'appareil d'Etat se fissure et se disloque devant le déferlement de la révolution prolétarienne, des gouver-
...
...
nements des partis ouvriers portés au
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pouvoir par le mouvement des masses et contraints de 1 'assumer soient, y compris en Europe, obligés de s'a van-
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cer sur la voie de la rupture avec la bourgeoisie. ))
...
L'OCI élargissait et généralisait l!l ainsi l'hypothèse théorique avancée
....
dans le programme de transition de
1938: ((Il est cependant impossible de
~ 1. ~ 3 nier catégoriquement que, sous l'in-
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Cl . 0
..
fuence d'une combinaison tout à fait
:
3 x ex_ceP_tionne/le de circonstances (guerre, défazte, krach financier, offensive révolutionnaire des masses, etc .. .) des partis petits-bourgeois, Y compris tes staliniens, puissent aller plus loin qu'ils ne le veulent eux-mêmes dans la voie de la rupture avec la bourgeoisie. ))
Cette hypothèse a pu être vérifiée lors des révolutions yougoslave . chinoise, vietnamienne, cubaine, o~ sous les effets du processus révolutionnaire des directions d'origine stalinienne ou national-révolutionnaire ont conduit victorieusement des révolutions qui débouchèrent sur la construction d'Etats ouvriers. Encore faut-il noter que ces directions ont connu des crises et des transformations qui ont affecté profondément leur nature et en ont fait des directions révolutionnaires, au moins pour la durée du processus révolutionnaire.
Plus encore qu'un pronostic hasardeux, n'est-ce pas de l'opportunisme sans bornes que d'assimilier le PC et le PS aux directions chinoise cubaine ou sandiniste ? « Oubli~nt » comment les directions staliniennes et social-démocrates se sont construites sur un long passé de trahisons combien leurs appareils sont liés pa~ mille attaches puissantes à la société bourgeoise, les dirigeants du PCI semblent bien prêts à de telles « audaces ». Ainsi Daniel Seld-jouk qui écrit dans un texte du PCI daté du 6 octobre dernier : « Tous les dirigeants du PS et du PC étant des traîtres contre-révolutionnaires, même s 'ils rompaient avec la bourgeoisie, on aurait affaire à un gouvernement bourgeois ! L 'ennui de cette orientation, c'est qu 'elle interdit de comprendre comment le parti petit-bourgeois des sandinistes au Nicaragua a été amené (...) à rompre avec la bourgeoisie et à constituer un gouvernement ouvrier et paysan. ))
Comment assimiler les notables socialistes ou les bureaucrates staliniens que nous connaissons aux révolutionnaires sandinistes qui se sont battus les armes à la main contre la ?ictature. de Somoza et ont dirigé une msurrectlon de masse victorieuse ? Le sectarisme criminel dont a fait preuve le PCI à l'égard de la révolution sandiniste rejoint ici, comme pour le justifier, l'opportunisme sans rivage à l'égard du PS (surtout) et du PC en France.
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d' une po 1 Ique
}•t• A la racine de ces oscillations du PCI, il y a une histoire et une politique : l'adaptation à la social-démocratie, ou plus exactement à un courant de la social-démocratie, celui lié à la
bre : « Il se trouve que 23 ans de ve - La contradiction entre cette politivieille SFIO et à l'appareil confédéral de FO.
Pour le PCI, il y a contradiction mécanique et absolue entre les institutions de la ye République et la nature du PS comme parti ouvrier parlementaire. Le pronostic classique de l'OCI-PCI (« la défaite de Giscard, c'est la crise des institutions de la ve République, c'est 1 'ouverture de la crise révolutionnaire ») ne s'est pas réalisé après le 10 mai. Au contraire, les dirigeants socialistes ont montré une propension étonnante à se couler dans les institutions existantes et à les utiliser pleinement.
Il est vrai que des contradictions, des tensions, se développent aujourd'hui au sein du PS. Certaines déclarations de Laigne! et l'affaire de l'amnistie pour les généraux de l'OAS le montrent. Mais la ligne de partage, si elle existe, ne passe pas aujourd'hui entre qe PS, parti ouvrier parlementaire d'un côté et les institutions de la ye République de l'autre. Partir d'un tel a priori ne peut que déboucher sur une valorisation du PS, valorisation qui consiste notamment à faire croire qu'il existe une politique de la majorité parlementaire indépendante de celle du gouvernement.
Il faut comprendre ce que cachent les attaques sélectives du PCI contre Delors ou Rocard. Daniel Seldjouk explique, pour le bureau politique du PCI, dans le texte déjà cité du 6 octoRépublique ont abouti, d 'une part à un laminage des vieux partis bourgeois parlementaires tel le parti radical, et que d'autre part la reconstitution du PS à partir du congrès d'Epinay a intégré des courants et des hommes politiques bourgeois venus du gaullisme (Delors) ou de l'Eglise (via la CFDT)(. . .) Poser comme une nécessité la démission de Delors par la majorité PS 1 PC permet d'incarner la rupture avec la bourgeoisie. »
Il convient de rappeler que l'OCI analysa avec la même méthode la prise de direction du PS à Epinay en 1971 par Mitterrand. Il s'agissait, dans la vision lambertiste, d'une tentative de transformation du PS en parti bourgeois classique sous la houlette du futur président de la République. La défense du parti ouvrier contre Mitterrand prit la forme d'une alliance de l'OCI avec la vieille fraction molletiste de la SFIO !
Aujourd'hui, c'est Delors, Rocard et les courants liés à la CFDT qui sont la cible du PCI...
Dénoncer Delors ne fait pas problème entre militants trotskystes et révolutionnaires. Par contre, ce qui fait problème, c'est de concentrer le feu contre Delors et de taire les critiques sur les autres dirigeants socialistes, en particulier Mitterrand, Jospin, Poperen, Mauroy, etc ... Une telle attitude ne peut que couvrir une politique de pression sur le PS. Et quelque sorte : à boulets rouges contre Delors ; motus et bouche cousue sur Mitterrand, Jospin, Poperen et les autres.
Et ses
contradictions
La politique du PCI est cohérente : des contradictions entre les institutions de la ye République et le caractère parlementaire du PS, aux attaques contre Delors et aux silences sur la politique de la direction du PS ; du « respect du mandat » à la « tenue des engagements », il y a une chaîne d'analyses et de glissements qui situe le PCI comme flanc gauche d'une certaine social-démocratie.
Deux obstacles s'opposent au déploiement d'une telle politique : - La faiblesse des différenciations et des ruptures politiques au sein du PS. Elles n'ont jusqu'à maintenant pas trouvé d'expression politique et n'en sont encore qu'au stade de processus moléculaires. que de pression et l'existence du PCI comme organisation indépendante se réclamant du trotskysme.
C'est cette contradiction qui explique le refus d'une manifestation unitaire avec la LCR et Lutte ouvrière le ·5 juin 1982 contre Reagan, refus lié aux pressions socialistes sur le PCI pour qu'il ne participe pas à une manifestation qui génait le gouvernement. Elle explique le refus de mobiliser et d'appeler à la manifestation du 23 octobre pour le remboursement de l'IVG. Le PCI a voulu subordonner la mobilisation à l'adresse en direction de la majorité PS-PC pour qu'elle « fasse la loi ».
C'est encore ce qui explique le rejet par le PCI des propositions de listes unitaires des révolutionnaires aux municipales faites par la LCR, et la subordination de la tactique électorale du PCI à la réponse des candidats PS-PC sur le « respect du mandat ».
Le PCI peut esquiver ces contradictions en multipliant fuites en avant et manifestations auto-proclamatoires : le 8 octobre, le 4 décembre, etc. Mais jusqu'à quand ?
Tôt ou tard, la question sera posée .: à quoi servent les initiatives du
PCI, en regard des échéances concrètes de la lutte des classes ? Elles ressoudent, certes, les rangs d'une organisation en déséquilibre, mais c'est une réponse bien insuffisante !
Les contradictions entre cette politique de pression (qui fonctionne, dans les faits, comme celle d'une fraction externe du PS) et la nécessité d'une intervention révolutionnaire pour une organisation qui se réclame du trotskysme se feront plus vives, en fonction du développement même de la lutte des classes. La LCR ne manquera pas de mettre à chaque fois le doigt sur ces contradictions. Elle multipliera les propositions d'unité d'action, sur le terrain de l'unité des forces qui se réclament du trotskysme, qui se réclament de la révolution socialiste, pour dégager une force alternative à la politique gouvernementale et aux partis réformistes qui la soutiennent.
Le 5 décembre 1982