Le PSU réunit les 11 et 12 juin un congrès extraordinaire consacré après la nomination d'Huguette Bou~ chardeau au poste de secrétaire d'Etat à l'environnement et à la qualité de la vie, à sa position par rapport au gouvernement. Nul doute qu'il s'agisse là d'un congrès décisif pour 1 'avenir de ce parti.
La LCR s'est adressée au PSU par une lettre, que nous reproduisons ici. Elle fait suite à une rencontre des bureaux politiques des deux organisations, le jeudi 28 avril. Lors de cette réunion, il avait été convenu d'un commun accord de poursuivre la discussion engagée sous la forme d'une table ronde dans Critique communiste. La direction du PSU estimant par la suite qu'il ne lui était pas possible de participer à un tel débat, la LCR considère pour sa part qu'il serait dommageable que la discussion ne puisse se poursuivre, sous une forme ou sous une autre. En tout état de cause, la presse de la LCR demeure ouverte à toute contribution ou réponse que le PSU déciderait de lui faire parvenir.
U
N débat approfondi entre le PSU et la LCR nous apparaÎt indispensable. Il nous semble que les problèmes dont vous discutez concernent très directement, au -delà des militants organisés dans les rangs du PSU et des travailleurs que vous influencez, 1 'ensemble du mouvement ouvrier et, plus particulièrement, ses composantes d 'extrème gauche.
Nous considérons, en effet, que dans la vie politique française , le PSU représente un capital politique incontestable. A travers un combat de plusieurs décennies, le PSU a défendu une tradition d 'indépendance par rapport aux compromissions des partis majoritaires au sein de la classe ouvrière, une volonté de dégager une alternative au réformisme et une continuité dans le combat anticolonialiste et an ti -impérialiste.
Ce qui fait qu'à de multiples occasions les militants du PSU et de la LCR se sont retrouvés au coude à coude dans des combats communs. Sans remonter très loin dans le passé, il suffit de rappeler que, malgré les divergences, nous avons participé ensemble à l'action d 'Union dans les luttes contre la division, à la manifestation du 5 juin /982 lors de la venue de Reagan à Paris.
Tout cela témoigne d'un fait: malgré les divergences profondes qui nous séparent, une mème volonté nous a souvent permis de nous retrouver pour mener ensemble les actions que nécessitait la défense des intérèts des travailleurs et des peuples, contre le capitalisme et 1 'impérialisme.
Or, nous ne vous dissimulons pas qu'à nos yeux ce capital politique que représente le PSU nous semble aujourd 'hui gravement mis en cause par l'entrée de Huguette Bouchardeau au gouvernement.
Alors que, depuis sa création, le PSU était apparu comme respectant un certain équilibre politique entre la gauche réformiste et les organisations révolutionnaires, aujourd'hui, avec le débat que vous avez sur la participation ou non au gouvernement, cet équilibre est rompu. Ou bien, à l'issue de son prochain congrès, le PSU confirme sa participation au gouvernement et une telle dérive ne peut conduire, selon nous, qu'à sa destruction politique à terme par ralliement, sous une forme ou une autre, au Parti socialiste. Ou bien , c'est le rejet de cette perspective et la réaffirmation de la vocation initiale du PSU: la volonté de construire une alternative politique et organisationnelle au stalinisme et à la social-démocratie, en échappant aux ornières de la collaboration de classes.
Bien, évidemment, il appartient aux seuls militants et militantes du PSU de
trancher cette question décisive dans un sens ou dans l'autre. Mais, à notre mesure, en gardant la place qui est la nôtre, et dans le respect absolu des choix que vous allez être amenés à faire, nous voudrions faire entendre notre voix dans ce débat. Débat qui, selon nous, répétons-le, nous concerne comme il concerne l'ensemble du mouvement ouvrier.
Il ne s'agit pas, dans cette lettre, de recenser toutes les batailles dont il nous semble qu'elles pourraient être menées en commun, que ce soit pour la défense des revendications ouvrières, pour la lutte contre le racisme, pour la so/idarité avec les peuples en butte aux ag ressions impérialistes ou avec le peuple polonais résistant à l'oppression sta/inienne. Tous ces combats, quel que soit le choix final de votre congrès, nous continuerons à vous proposer de les mener ensemble.
Non, il s'agit de débattre pour savoir si, tout en prenant en compte les désaccords actuels qui nous séparent, il est possible de cerner ces désaccords, peut-être d'en surmonter certains, et d'envisager un projet politique global que, vous et nous, nous pourrions partager. En effet, pour la mobilisation et 1 'avancée vers le socialisme, il serait important que. sans cacher nos divergences. nous puissions affirmer des réponses communes dans la situation présente.
Cette lettre n'a d'autre objet que de vous soumettre ce qui nous semble constituer quelques éléments fondamentaux par rapport à la définition d'un tel projet. Et ce afin d'engager ce débat dont nous jugeons qu'il est urgent et décisif Nécessité de l'indépendance totale par rapport au gouvernement
Dans la situation présente, dominée par l'accession au gouvernement du PS et du PCF, cette question de l'attitude par rapport au gouvernement constitue la question clé.
Compte tenu de la nature réformiste de ces partis, il convient de caractériser clairement ce gouvernement comme étant un gouvernement de collaboration de classes. La recherche permanente du compromis avec le patronat, qui conduit à l'adaptation aux impératifs capitalistes et à une politique d'austérité, la volonté de s'inscrire dans le cadre des institutions gaullistes de la ve République, le maintien du programme nucléaire, le respect des alliances impérialistes de la France .. . Tout cela ne constitue pas des aspects secondaires de la politique gouvernementale, susceptibles d'être redressés sous la pression populaire. Il s'agit du fond même de cette politique, que ce gou vernement dé fendra contre vents et marées.
C'est pourquoi nous considérons, pour notre part, qu 'il y a incomptabilité entre le combat pour 1 'indépendance de la classe ouvrière et toute f orme de soutien à la politique de collaboration de classes du gouvernement..
Nous estimons que la tâche des révolutionnaires est de travailler en perspective d'une mobilisation de la classe ouvrière qui, seule, pourra créer les conditions de l'affirmation d 'une alternative ouvrière à la collaboration de classes et au gouvernement actuel.
C'est en fonction d 'une telle perspective que la question de la solidarité gouvernementale apparaÎt comme le discriminant principal entre les différentes organisations ou vrières .
Or. le PSU. même s 'il s 'en défend. apparaÎt engagé de f ait dans la solidarité gouvernementale à partir du moment où son dirigeant national le plus connu est membre du gouvernement. Au demeurant, Huguette Bouchardeau ne dit pas autre chose, par exemple dans son interview au Matin du 28 avril 1983 : «La solidarité gouvernementale, ça existe. Je ne me vois pas mettant en question tel ou tel aspect de la politique du gouvernement. »
Dans ces conditions, maintenir l'idée que le PSU pourrait être au gouvernement sans être solidaire du gouvernement, constitue une contradiction insurmontable. Car, ou bien le PSU s'affirme comme « parti de gouvernement », et il est, inéluctablement, appelé à défendre la politique de celui-ci sous tous ses aspects. Ou bien le PSU combat cette politique et participe aux luttes des travailleurs contre 1 'austérité, et, dans ce cas, son discours ne peut être perçu que comme un hypocrite exercice de double langage.
Pour notre part, nous considérons que la participation au gouvernement ne peut signifier qu 'une chose : l'incapacité à assumer les responsabilités d'une organisation se voulant fidèle aux intérêts des travailleurs . Non seulement, demain, par le refus des 'appuyer sur une mobilisation révolutionnaire des masses, mais, dès aujourd'hui, par le soutien apporté à une politique contraire aux intérêts de la classe ouvrière.
De ce point de vue, il n'est pas anodin de constater que le PSU est appelé à participer au gouvernement au moment où celui-ci engage une politique ouverte et brutale d 'austérité.
Qui peut dire qu'une politique d'austérité contre les travailleurs, de maintien des alliances impérialistes de la France et de poursuite de la militarisa ti on esr une politique qui, d'une quelconque façon, va dans le sens des intérêts des travailleurs ?
Le 5 juin 1982, lors de la venue de Reagan à Paris, nous avons manifesté ensemble dans la rue contre 1 'impérialisme et la politique de surarmement, en solidarité avec les peuples d 'Amérique centrale. Il nous semble que nous avons, alors, assumé en commun les responsabilités qui sont celles d 'organisalions anti -impérialistes et anticapitalistes, non enchainées au char du réformisme et de la collaboration de classes. Huguette Bouchardeau, pas encore ministre, avait, pour sa part, participé aux fastes de Versailles et à 1 'accueil officiel de Reagan. Nous y voyons plus qu'un symbole, un prélude : dès lors que le PSU se situerait dans le cadre de la participation gouvernementale, c'est toute sa politique, qu'il le veuille ou non, quis 'en trouverait changée, l'amenant à préférer les douces compromissions de la solidarité gouvernementale aux dures contraintes de 1 'action indépendante au service des travailleurs .
Car cette action indépendante suppose. nous en sommes convaincus, une position indépendante par rapport au gouvernement, un refus de toute soli darité gouvernementale avec des partis dont le choix fondamental est celui de la collaboration de classes. Pour une orientation de mobilisation unitaire contre la droite et le patronat.
Une telle indépendance doit-elle se traduire aujourd'hui en une dénonciation brutale de ce gouvernement, un combat visant à son renversement ?
Non ! Nous n'établissons pas un trait d'égalité entre un gouvernement de ce type, formé majoritairement par les partis qui ont la confwnce des travailleurs, et un gouvernement de droite. Cette analyse du gouvernement est l'un des désaccords principaux que nous avons avec les camarades de Lutte ouvrière. Désaccord dont nous débattons publiquement dans la mesure où nous pensons qu'il est totalement faux et dangereux de renvoyer dos à dos un tel gouvernement, quelle que soit sa poli tique, avec un gouvernement réactionnaire. Parce que, précisément, le gouvernement actuel entretient avec· la classe ouvrière des rapports qui sont tout à fait particuliers, ce qui, au demeurant, explique la complexité de la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis le JO mai 1981.
Le gouvernement mène une poli tique de cadeaux au patronat qui se paye d'attaques contre les travailleurs. Ce qui ne peut conduire qu'à 1 'échec de 1 'expérience engagée et à une défaite des travailleurs. La droite et le patronat s'en félicitent, car leur objectif est de
voter pour les listes PS -PCF contre la justifiés et il conviendrait d'avoir un aide à l'offensive de la droite que l'alti- · aux problèmes que nous connaissons :
renverser la majorité actuelle, pour permettre le retour en force des partis réactionnaires, et attaquer encore plus durement les travailleurs en profitant de la démoralisation provoquée par un tel échec.
Dans ces conditions, tout en condamnant fermement la politique d'austérité du gouvernement, il ne saurait être question d'engager un combat contre le gouvernement sous des formes qui pourraient profiter à la droite et fa· voriser son retour.
Nos efforts doivent tendre, au contraire, à mener le combat contre le retour de la droite. A notre échelle, c'est ce que nous avons fait lors des mun icipales en appelant, au second tour, à droite. C'est aussi ce que nous faisons, aujourd'hui, en proposant à l'ensemble du mouvement ouvrier d'organiser une manifestation unitaire contre les actions fascistes et racistes qui tendent à se multiplier sur la base de l'offensive de la droite.
A ce propos, on ne peut que regretter l'attitude du PSU qui, comme le PS et le PCF, s 'est refusé à appeler à une manifestation unitaire. Malgré les réunions convoquées par la Ligue des droits de 1 'homme, la LCR a dû assumer seule l'organisation de la manifestation du 18 mai à Paris.
Il n y a pas opposition entre, d ·une part, l'appel à la mobilisation pour refuser l'austérité et imposer une autre politique, et, d'autre part, le combat contre le patronat et la droite.
A 1 'inverse, il n'est pas de meilleure tude du PS et du PCF qui consiste à demander aux travailleurs de soutenir une politique qui va contre leurs intérêts, tout en entretenant la division et la passivité dans les rangs ouvriers.
Agir ainsi c'est, on ne peut plus sûrement, préparer l'échec. Tandis qu'on laisse la rue à la droite, on démoralise les travailleurs et on sape les bases populaires du régime.
C'est tout autre chose que doivent préconiser ceux et celles qui refusent la perspective de l'échec : la mobilisation ouvrière autour des revendications, seul moyen de faire barrage à l'offensive patronale, d 'empêcher le retour de la droite, et d'imposer une politique de véritable changement au service des travailleurs et non de capitulation devant les exigences de la bourgeoisie.
Travailler à la défense d'une telle politique, dans les mouvements de masse, dans les syndicats, dans les luttes, tel est le combat de classe contre la droite et le patronat, en toute indépendance par rapport au gouvernement. Nous pensons qu'il devrait être possible de le mener ensemble. Pour une autre politique !
Un débat très large et approfondi serait nécessaire pour définir, dans le prolongement de la défense des revendications immédiates des travailleurs, les propositions concrètes qu'il con viendrait d'opposer à la politique gouvernementale de collaboration de classes.
Il semble que vous nous reprochiez assez fréquemment de réduire notre intervention à une dimension strictement revendicative, minimale quant aux perspectives proposées.
Os reproches ne nous semblent pas débat approfondi pour cerner les posilions des uns et des autres, préciser exactement les divergences. Dans la mesure où une telle discussion ne peut être improvisée -ni menée de façon unilatérale ! - nous nous contenterons ici de quelques remarques pour tenter de clarifier les données du débat.
Nous ne pensons pas qu'il faille opposer ce qui serait de 1 'ordre de la défense des revendications immédiates (qui, dans la situation de crise, n'ont rien « d'économiste >>, voire de« corporatiste ») et ce qui ressortirait de la contestation du modèle de production et de consommation capitaliste (le « productivisme »).
Dans l'un et l'autre registre, et quelle que soit la terminologie utilisée, ce qui est en cause c'est la logique capitaliste du profit. Olle-ci produit une anarchie de la production qui conduit surproduction de marchandises, gâchis et gaspillages, en particulier sous la forme dramatique du chômage, capacités de production inutilisées d'un côté. Et de 1 'autre, développement de la faim et de la misère à l'échelle mondiale, surexploitation des travailleurs, besoins immenses non satisfaits en matière de santé, d'éducation , de culture, de logement ... La crise est l'expression spectaculaire de ces contradictions.
Or, à la crise de son système, le capitalisme s'efforce d'apporter une réponse qui est de faire payer celle-ci aux travailleurs pour f< assainir » l'économie et restaurer ses taux de profit. Les éléments de cette offensive capitaliste sont clairs, on les voit mis en œuvre dans la totalité des pays capitalistes. ce sont le développement du chômage, les fermetures d'entreprises, la restructuration de branches entières, la baisse du pouvoir d'achat, la remise en cause des acquis en matière de protection sociale, la diminution des budgets sociaux, le
développement du travail à temps partiel, du travail intérimaire, etc.
Appréhender le sens de cette offensive an ti -ouvrière, c'est comprendre que la défense des intérêts ouvriers passe par un combat contre ces politiques que l'on peut globalement qualifier « d'austérité », quels que soient les alibis dont elles se parent. Défense de l'emploi, défense du pouvoir d'achat, défense des acquis : ce ne sont pas là des objectifs étroitement économistes, mais la principale ligne de front face à l'offensive du capital.
Il ne s 'agit pas de s 'arrêter ici -ce qui, en tout état de cause, n 'est pas possible - mais de comprendre que là est le noeud de la situation et du combat. Ou on accepte 1 'idée qu'il faut «faire avec la crise », et on cède aux exigences capitalistes, on brade les intérêts ouvriers (en « négociant »la baisse du pouvoir d'achat, en « cédant » sur les licenciements, le temps partiel, les acquis .. .), dans l'espoir, vain, que ces « sacrifices » permettront la relance des investissements 1 Ou bien on se bat pied à pied contre les empiètements du capital, en montrant qu'une autre logique est possible : la diminution du temps de travail, la création d'emplois, la réorganisation de 1 'économie pour la satisfaction des besoins de la populalion ...
Adaptation aux exigences du capitai ou rupture avec la logique du profit : telle est bien 1 'alternative 1
Cette perspective de la rupture avec le capitalisme nous semble poser 1 'ensemble des problèmes soulevés par ce que vous appelez le refus du « productivisme »: refus de la logique capitaliste qui sacrifie les conditions de travail et de vie du plus grand nombre à la défense des privilèges de quelques-uns, définition d'un autre modèle économique que celui de « la production pour le profit » comme fin en soi, au profit d'une organisation économique et sociale tournée vers la satisfaction des besoins populaires, permettant de donner une place nouvelle au travail, de créer de nouveaux rapports sociaux, de nouer de nouvelles relations avec les peuples des pays dominés ... En un mot : d 'ouvrir la voie au socialisme 1
Mais ce combat pour le socialisme doits 'ancrer aujourd'hui dans une lutte immédiate, urgente et décisive, qui est celle du refus de l'austérité. C'est -à -dire la contre-offensive ouvrière face aux attaques du capitalisme.
Contre-offensive ouvrière qui ne peut être qu'un combat d'ensemble articulant défense intransigeante des revendications ouvrières les plus urgentes en matière d'emploi, de pouvoir d'achat, de défense des acquis, la défense des mesures anticapitalistes pour rompre avec la logique du profit et de 1 'austérité, et 1 'appui sur la mobilisation ouvrière pour le contrôle ouvrier, l'auto -organisation des travailleurs.
Car, opposer au capitalisme en crise la perspective d 'une économie tournée vers la satisfaction des besoins, c'est, nécessairement, en appeler à la mobilisation des travailleurs, s 'appuyer sur leur capacité de contrôler la production et l'économie.. . En un mot : préparer par la lutte une société autogérée. Une autogestion qui signifierait le pouvoir des travailleurs, et pas une invitation à gérer, au profit des patrons, la crise et l'austérité ...
Nous ne prétendons pas avoir des réponses achevées sur toute ces questions. Mais il nous semble qu 'à partir de certains éléments de réflexion comme ceux-ci, une discussion collective peut avoir lieu. Un tel débat pourrait, par exemple, permettre de définir, face à la crise, un « plan d 'urgence », orienté vers le socialisme et s'opposant aux abandons, par les directions majoritaires du mouvement ouvrier, des objectifs de transformation sociale.
Il s'agit, succinctement ici, d 'indiquer un certain nombre de problèmes qui, au vu de la discussion entre nos deux bureaux politiques, semblent pouvoir faire divergence entre nos deux organisations. Quelles sont la nature et l'ampleur exactes de ces divergences, seul un débat prolongé permettrait de le dire. Pour notre part, nous sommes prêts à un tel débat et c'est pour le favoriser que nous vous envoyons ces premiers éléments. Nous espérons que, de votre côté, vous y êtes également prêts. Un tel débat, nous en sommes sûrs, au-delà des militants du PSU et de la LCR, intéresserait nombre de travailleuses et de travailleurs qui, dans la situation actuelle, se posent aussi ce type de questions.
En espérant une réponse de votre part, recevez, camarades, nos salutations révolutionnaires.
Le bureau politique de la LCR 0