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DEBAT

Pour des propositions économiques alternatives

· Critique communiste, n° 28, avril 1984 · p. 22-25 · 3 381 mots

de la Gauche autogestionnaire:

Pour des propositions économiques alternatives

L

Contribution

Be gouvernement développe un discours tendant à justifier les attaques contre le pouvoir d'achat des salariés au nom des contraintes qu'impose aujourd'hui une politique de sortie de crise : loin de nous satisfaire, nous souhaiterions montrer comment un tel discours , sous une apparente clarté économique, s'inscrit dans le projet global de l'équipe qui a fait le choix de lancer la France à l'assaut de la modernité. Apuration et modernisa tion de l'appareil productif

Les efforts timides de relance sont ajournés jusqu'à la prochaine échéance électorale ! A la place, le gouvernement a opté pour une politique de rigueur désormais considérée comme le remède indispensable au « laxisme » et aux facilités sur lesquels avait vécu la France des années soixante-dix : finis l'argent facile, les salaires trop élevés, la survie artificielle d'entreprises en difficulté ! Une bonne purge (restructurations, fermetures massives) devrait permettre de relever le taux de profit moyen et d'imposer ·à la classe ouvrière un repartage de la valeur ajoutée. Nanties de nouveaux fonds, les entreprises allaient investir et la croissance repartir comme avant ! Les premiers résultats n'ont pas confirmé ces espoirs : car la pression sur le pouvoir d'achat des ménages a eu un effet négatif, ne faisant que renforcer le cycle de la récession suivant un schéma aujourd'hui bien connu:

accen tuation des déficits

' 1

augmentation baisse de la du chômage co nsommation ralentissement des freinage de investissements la production

De plus, les entreprises hésitaient à investir, faute de « créneaux » de consommation jugés rentables; d'où la mise en œuvre accélérée de l'industrie des nouvelles technologies électronique, robotique, micro-informatique, considérées comme la promesse de marchés fructueux ! Objectif qui n'a rien d'impossible puisque la baisse des prix des composants électroniques peut favoriser l'émergence d'un nouveau marché de consommation (calculettes, jeux vidéo) capable de compenser la saturation des marchés traditionnels.

En outre, l'introduction de la robotique apparaît en mesure de bouleverser lè procès de production, permettant grâce à une lutte systématique contre les temps morts, une plus grande souplesse dans l'organisation du travail à la chaîne, tout en imposant une nouvelle défaite aux travailleurs (réduction de la place du collectif humain) en état de briser la combativité ouvrière : tout un programme! Le nouveau look de la vieille gauche

En outre, le choix économique de la modernisation va se trouver renforcé et légitimé par la mise en avant de nouvelles valeurs venues se substituer à l'idéologie traditionnelle de la vieille gauche jacobine : désormais, le tryptique autonomie/ mythe de l'entreprise (et de la réussite)/ recherche du plaisir individuel va supplanter le vieux credo socialiste forgé depuis plus d'un siècle et assis sur la défense collective du pouvoir d'achat, les réformes sociales du sommet et la solidarité des travailleurs par la mise en place d'importants appareils syndicaux.

Ce glissement des thèmes mobilisateurs de la culture politique de gauche est sans doute l'un des événements majeurs du septennat, marquant un rapprochement très net

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avec la philosophie libérale illustrée par la réussite individuelle, la croyance aux règles du marché et aux vertus de la concurrence ! De plus, une telle mutation idéologique n'est pas gratuite, complémentaire du nouveau projet économique en cours et cohérente avec le projet politique qui se dessine de plus en plus nettement : un large rassemblement des classes moyennes autour .d'un projet politique au centre.

Mais là s'arrête l'analyse : car il y a loin entre les souhaits d'une équipe (serait-elle au pouvoir !) et la réalité multiforme souveraine en dernier ressort : rien ne prouve en effet que ce projet s'accomplisse à la lettre, sans manifester aucune résistance ni se heurter à certaines barrières d'ores et déjà prévisibles.

A notre avis, deux obstacles majeurs sont en mesure d'hypothéquer le projet socialiste : -D'abord le fait que la France n'est ni seule, ni autonome à l'échelle des nations développées. Or les autres pays appliquent la même thérapeutique (rigueur, modernisation), phénomène qui aurait plutôt tendance, sinon à annuler, du moins à fortement relativiser les effets escomptés. Or, la concurrence est vive, la lutte inégale et le bagage de l'industrie française limité ! Comme l'illustre la perte d'importants contrats sur les industries de pointe (électronique grand public, informatique, micro-informatique), on peut se demander dès à présent si les chances de gagner la bataille des grands producteurs mondiaux ne sont pas, d'ores et déjà, compromises. Mais surtout, il n'est pas du tout certain que les nouveaux gadgets électroniques réussiront, comme l'automobile il y a trente ans, à imposer un nouveau modèle de consommation courante ; les faillites d'entreprises spécialisées dans l'ordinateur domestique laissant planer là-dessus bien des doutes. - Et puis, encore, l'idée que le projet de recomposition sociale projetée, repérable sur l'échiquier politique par un rassemblement au centre, ne semble nullement gagnée d'avance. Car au-delà des alliances ponctuelles, un regroupement durable des franges moyennes hétérogènes ne semble acquis pour personne, son unité risquant fort à l'expérience de se révéler très fragile !

Le maintien d'un espace politique critique

Il n'en demeure pas moins que les thèmes de la rigueur et de la modernité continuent d'accaparer l'espace médiatique (TV, best-sellers), et qu'ils ont réussi à rallier l'ensemble des familles politiques (de la droite au PSU) au point d'amener François Mitterrand à souligner l'absence actuelle de projet alternatif ! Et cependant, si le ralliement à l'austérité dépasse le clivage droite/ gauche traditionnel, il n'en définit pas moins une nouvelle frontière, reconstituant un nouvel espace politique critique, divisé mais bien réel. A l'intérieur, trois groupes défendent leur propre discours de ré-Le PCF, tour à tour critique des politiques dé restriction de la consommation populaire mais prisonnier de sa participation au pouvoir. -L'extrême-gauche (et en particulier la LCR dont nous analysons plus loin les solutions à la crise qu'elle préconise). -La Fédération pour une gauche alternative. Ce rassemblement qui a tenu des assises constitutives les 8, 9 et 1 0 mars derniers, est né de la rencontre de militants d'origines diverses (issus de collectifs locaux indépendants, collaborant à des revues comme Résister, membres d'organisations et de réseaux politiques - AMR, PCR suspendu, Gauche autogestionnaire, CCA, Convention communiste, non-organisés), qui ont décidé de s'engager dans une perspective commune visant à la constitution d'un regroupement politique original.

C'est dans le cadre de cette dernière que nous avons choisi de poursuivre notre action, convaincus de la nécessité d'un large rassemblement à la gauche de la gauche, principe de base qui sous-tend notre stratégie et l'ensemble de nos propositions de lutte.

Des propositions d'urgence : Vers qui? Pourquoi? Comment?

S'interroger, dans un contexte de crise, sur la validité et l'intérêt pratique de propositions économiques alternatives à court terme consiste en une triple interrogation : à qui nous adressons-nous? Pourquoi? Et comment? 1-a. Pour qui ? Des propositions qui ne visent pas à convaincre les cabinets ministériels ...

Partant de notre situation présente, il ne s'agit pas d'élaborer une stratégie industrielle globale et de résoudre dans l'abstrait des conflits qui ne peuvent trouver de solutions que sur le terrain. Il est donc inutile de se mettre à la place de ministres disposant du pouvoir réglementaire. En conséquense, nous ne souhaitons pas proposer une « gestion d'en haut », ni · nous substituer à l'initiative populaire. L'échec actuel des politiques de l'emploi, par exemple, n'est-il pas du en partie à l'inefficacité de mesures prises dans le secret des cabinets ministériels (fussent-ils de gauche) indépendamment des préoccupations des travailleurs ?

Une autre dérive consisterait à se muer en groupe de pression pour « vendre » nos propositions aux « décideurs » du moment à l'image de tous ceux (intellectuels, clubs) qui colloquent et produisent une masse étonnante de solutions capables, en théorie, de sortir la France de la crise. Un lobby, même à gauche de la gauche, courtisan des ministères, n'est pas notre vocation première. · Mais s'adressent d'abord au mouvement ouvrier.

En dépit de leur caractère d'intérêt général, les politiques industrielles ont toujours servi la bourgeoisie (rentabilité de l'appareil productif et intégration entre fractions financières et industrielles) et ce, grâce à une concertation accrue entre Etat et entreprises. A notre tour, nous ne proposons pas de sauver la « boutique France ». Des propositions économiques alternatives s'adressent d'abord au mouvement social, tout en constituant des réponses cohérentes et articulées aux déséquilibres actuels.

En effet, la monnaie, le budget de l'Etat ou la balance des paiements ne sont pas des questions artificielles dont on pourrait se contenter de renvoyer le traitement à l'issue d'un processus ·révolutionnaire éliminant la bourgeoisie en tant que classe. Les solutions ne constituent pas une fin en soi (comme le propose le gouvernement) mais sont subordonnées à l'objectif principal de transformation sociale. 1-b. Pourquoi?

Si les stratégies de gauche sont prisonnières de la logique des rapports marchands, quelle peut-être l'utilité de mots d'ordre économiques différents ?

Des contre-mesures doivent être . capables de démonter pan par pan la logique de l'idéologie dominante qui constitue aujourd'hui, un véritable verrou dans les mentalités bloquant toute avancée. Prenons l'exemple des charges sociales : le patronat, mais aussi une partie de la gauche jugent inévitable une baisse du pouvoir d'achat pour permettre aux entre-

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prises de regagner une compétitivité perdue par rapport à nos partenaires. Or, les statistiques démontrent le caractère spécieux de telles assertions, qu'il s'agisse de sources étrangères ou françaises. D'autres batailles restent à mener, en particulier « l'efficacité» des politiques d'austérité, la nature du projet moderniste, etc.

De plus, ces propositions doivent avancer des objectifs « gagnables » capables de remobiliser le mouvement social. La crédibilité de propositions alternatives dépend de la capacité d'agir à partir de la société telle qu'elle est, avec ses possibilités, mais aussi ses contraintes, pour avancer vers la résolution des contradictions présentes. A condition de bien préciser que les contraintes ne sont pas toujours là où on les croit : ne confondons pas les contraintes physiques insurmontables (on ne peut pas consommer plus qu'on ne produit) et contraintes sociales (ce n'est pas possible parce que les patrons ne le souhaitent pas !) qui dépendent du niveau de conscience et de mobilisation.

Des propositions immédiates n'ont pas pour objet de sortir un nouveau type de régulation sociale de notre chapeau, ce qui supposerait un bouleversement du mode de production, mais d'obtenir de premières victoires redonnant confiance aux travailleurs et permettant d'améliorer le rapport de forces en leur faveur. De telles mesures ne font en rien l'économie d'un affrontement avec le patronat, mais sont applicables aux yeux des travailleurs sans nécessiter « un saut dans l'inconnu » qu'ils ne souhaitent pas dans leur grande majorité.

Enfin, il s'agit de mots d'ordre qui s'articulent avec un projet de rupture. La distinction court terme/long terme ne renvoie pas à celle traditionnelle de programmes maximum et minimum. Elle sépare les questions auxquelles on peut trouver une réponse assez vite, sans changement décisif dans les structures et les mentalités, de celles qui exigent une rupture fondamentale avec le mode de production capitaliste. Ces dernieres se conçoivent en fonction d'une avancée longue dans les consciences, ce qui implique un débat de masse sur le socialisme et l'autogestion. C'est dans ce cadre qu'on peut avancer un projet de refonte de l'ensemble de l'appareil de production, et la priorité donnée à la valeur d'usage et à l'utilité sociale. Comment?

Mais il ne suffit pas d'invoquer l'idée d'objectifs « gagnables » qui s'articulent avec un projet de rupture profonde : encore est-il nécessaire de trouver ces axes de lutte qui, tout en tenant compte du contexte actuel de reflux de la mobilisation populaire, permettent d'engager un processus alternatif et de peser véritablement sur la réalité immédiate. C'est pourquoi, bien plus que les querelles doctrinales, le choix des propositions d'urgence revêt aujourd'hui un caractère fondamental, car dans tout un espace politique critique, deux stratégies peuvent apparaître également possibles : a) La mise en avant d'un programme radical (analyse du plan d 'urgence préconisé par la LCR).

Le plan d'urgence adopté par la LCR marque incontestablement un pas en avant réel dans le dépassement d'une démarche strictement revendicative. On y retient en particulier que la seule force des mots d'ordre n'est plus aujourd'hui suffisante pour convaincre les travailleurs. A l'heure où de partout montent les hymnes à l'austérité, le texte insiste sur l'accent à donner à la démonstration et à l'explication économique. Nous apprécions donc positivement l'effort en ce sens entrepris par la LCR. Néanmoins la discussion doit se poursuivre sur le « cadrage » général de l'ensemble du dispositif. Au-delà des divergences sur telle ou telle mesure particulière, une incertitude demeure qui pose le problème des rapports avec le patronat et de façon plus générale, celui de la crédibilité que les travailleurs sont en mesure d'attendre de telles mesures : n'est-il pas utopique en effet de proposer des solutions qui supposent un niveau d'affrontement avec le patronat ne correspondant pas au rapport de forces actuel?

C'est à notre avis le travers dans lequel tombe parfois le texte. Soyons clairs, il est évident pour tout le monde qu'en temps de crise, toute mesure favorable aux travailleurs ne peut être que nuisible a u patronat. n ne s'agit pas pour nous de nous aligner et de reprendre à notre compte le matraquage idéologique dominant que par ailleurs nous condamnons! Il n'en reste pas moins que la responsabilité d'une organisation révolutionnaire est bien de proposer des solutions mobilisatrices qui ne se situent pas trois pas en avant des masses ... C'est par exemple ce qui conduit la LCR à avancer des propositions qui auraient pu, dans une autre période, apparaître bien banales - comme la transformation de l'emprunt 1973- mais qui risquent fort de ne pas trouver d'écho aujourd'hui dans le public populaire à qui ce discours s'adresse ! b) Ou une démarche qui articule revendication traditionnelle et dynamique de contrôle:

Une démarche de propositions économiques à court terme se situe à deux niveaux : -Celui de la revendication traditionnelle qui s'adresse à l'Etat et au patronat ; elle peut être portée par une mobilisation qui vise, par la création d'un rapport de forces, à faire céder l'adversaire. -Celui de la dynamique de contrôle qui incite les travailleurs dans tous les domaines à prendre en charge la vie de l'entreprise (formation, cadences, l'organisation du travail, etc.) Par l'apprentissage de la démocratie collective, l'exercice du contrôle permet d'imposer des changements au travers du développement d'une prise de conscience profonde à la fois de l'aliénation mais aussi de la puissance des travailleurs.

Il nous paraît important de mener de front ce double combat, ce qui nous a amenés à nous pencher sur les expériences de plans alternatifs qui se sont multipliés depuis quelques années en Grande Bretagne et en RF A, et qui ont l'avantage de combiner combat revendicatif et dynamique de contrôle. Face aux plans de restructuration et à l'introduction de nouvelles technologies dans 1 'entreprise, les contre-plans permettent d'engager une dynamique qui dépasse la seule revendication du maintien de l'emploi et de l'outil de travail. Ils remettent en cause également la finalité de la production face à l'élaboration de plans de production socialement utiles tenant compte des besoins sociaux de la population en liaison avec les usagers.

Là-dessus, l'avancée des débats en RF A n'est plus à démontrer comme en témoigne le numéro de janvier du mensuel de l'IG Metall, Der Gewerkschafftler. Plus largement encore, les rencontres organisées par les Verts (forum sur la sidérurgie en septembre 1983, conférence sur les chantiers navals en janvier 1984) ou les réflexions d'entreprises (Messerschmidt, AEG) représentent un débat utile sur les produits d'avenir garantissant l'emploi (voir à ce sujet l'article Réflexion sur les productions alternatives paru dans le numéro 25 de Que faire Aujourd 'hui).

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II. Trois axes de lutte contre l'austérité

Nous reproduisons ici un texte auquel nous avons contribué, paru dans le bulletin de préparation des assises de la fédération pour une Gauche alternative. Il n'est pas question de publier ici une plate-forme complète et détaillée. Par contre, mieux qu'un résumé, ces propositions illustrent la réflexion théorique menée ci-dessus. Nous tenons à la disposition des lecteurs des textes plus développés, en particulier sur l'emploi ( 1 ). 1. Une stratégie de découplage avec le marché mondial a) Desserrer la contrainte financière extérieure -étudier une formule monétaire efficace (dévaluation? ... , double marché des changes ?), -mesures de protection autorisées par le traité de Rome et le GATT, quota d'importation négocié à l'image de l'accord multi-fibres, - étudier la possibilité d'un double marché des changes (franc commercial, franc financier). b) S'affranchir des contraintes sur la production -Mobilisation des comités d'entreprise:

- contrôle afin que les sociétés françaises donnent la priorité aux produits intérieurs,

- droit de veto des CE sur les mouvements de capitaux. - Rôle du secteur nationalisé :

- taux d'intérêt préférentiel pour les entreprises qui diminuent leurs exportations,

- priorité des commandes publiques pour les produits intérieurs c) Reconquérir le marché intérieur :

Une démarche de reconstitution de filières (textile, machine-outil, sidérurgie, bois) aujourd'hui gravement touchées par la crise pourrait se concrétiser : -par une diversification des gammes afin de neutraliser les effets de « créneau » qui accentuent notre dépendance, -par un regroupement et une coordination des unités de production en amont et en aval des filières, - par une collaboration accrue des différentes entreprises. Une concertation tout au long des différents stades du processus de production avec pour objectif un dépassement des rapports marchands et une plus grande cohérence de la politique industrielle notamment celle des firmes nationalisées, --une réforme de la distribution limitant les marges. 2. Lutter contre les inégalités a) Par une véritable ré/orme fiscale -Elargir l'assiette des impositions pour les non-salariés (agriculteurs, professions libérales et indépendantes). -Supprimer les déductions injustifiées du bénéfice des entreprises. -Revoir le système du quotient familial et conjugal. - Supprimer la TV A sur les produits taxés à 5,5 % . -Créer un véritable impôt sur le capital. -Intensifier la lutte contre la fraude fiscale des non-salariés et des entreprises en embauchant tout le personnel nécessaire. b) Par une refonte des prélèvements sociaux - Prise en compte par l'Etat des régimes déficitaires non-salariés. -Egaliser les bases contributives par la refonte de l'assiette (plafonnement, forfait agricole, revenus de la propriété). -Création d'un fonds patronal mutuel pour le recouvrement des dettes des entreprises. -Suppression de la TV A sur les produits de santé et les équipements hospitaliers. -Introduction de la valeur ajoutée dans le calcul des charges sociales. - Suppression de l'augmentation de 1 % de cotisation salariée pour le chômage. c) Par une politique sociale des salaires -Maintien du pouvoir d'achat pour les salaires inférieurs à.. 2,5 fois le SMIC. - Réduction de la hiérarchie salariale et des avantages en nature. - Augmentation uniforme pour tous. - Augmentation du SMIC et des bas salaires. 3. L'emploi prioritaire a) Réduire massivement le temps de travail -Le passage en une seule fois de 39 à 3 5 heures doit permettre de diminuer considérablement . le nombre actuel de chômeurs , d'éviter quantité de suppressions d'emplois actuellement planifiées et d'augmenter les ressources de l'Etat et de la Sécurité sociale. - Il doit se faire par une loi, quitte à programmer des négociations branche par branche pour les conditions d'application et les dérogations éventuelles. -Compensation permettant de maintenir les coûts unitaires des entreprises en fonction de la productivité soit intégrale jusqu'à 2,5 fois le SMIC, partielle au-delà. b) Créer des emplois par une relance sélective et sociale - Relancer le BTP qui correspond à une véritable demande, par la mise en chantier de 550 000 unités chaque année, ce qui pourrait en l'occurence créer l 00 000 emplois. -Une politique d'économie d'énergie par la mise en place de plans locaux et l'investissement d'un minimum de 24 milliards par an, ce qui devrait permettre la création de 160 000 emplois. -Créer des emplois socialement utiles dans les secteurs santé/social, enseignement et emplois d'utilité locale. c) Reconquérir le marché intérieur - La relance de certaines activités très déficitaires (électronique, textile, bois, pâte à papier ,etc.) dans le sens du paragraphe prévu plus haut devrait permettre la création à terme de 1 00 000 emlois

Huguette Bouzonnie Pierre Le Maire Pour le secrétariat national de Gauche autogestionnaire. 1. A demander à Gauche autogestionnaire: 25, rue du Moulinet, 75013 Paris.

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