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Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

Apartheid : le capitalisme à la sud-africaine

· Critique communiste, n° 50, mars 1986 · p. 22-25 · 3 048 mots

Al. Chaque groupe a ainsi des zones de résidence préférentielles. La province du Cap comprend des zones préférent.ielles pour. les " Métis >> tandis que les « Indiens >> se voient attribuer' des zones près de Durban dans la province du Natal.

2. L'un des tests ' utilisés pour dépister la présence de sang noir consiste à placer. un peigne dans les cheveux, s'il ~o~be v~us etes blanc pur, s'il reste accroche c est signe de sang noir ...

C

RIME contre l'humanité», « ràcisme institutionnalisé». Simple « développement séparé » selon ses promoteurs. L'apartheid, tenu longtemps éloigné des salles de rédaction, fait la une de l'actualité.·

L'importance de l'Afrique du Sud pour les puissances impérialistes n'est plus à démontrer. Il est clair aussi que l'apartheid -qui est la forme prise par le développement capitaliste dans ce pays - ne représente plus, de l'a~s, de ces mêmes puissances, la forme 1deale de son maintien.

En 1948, le Parti national remporte les élections. Son dirigeant, le docteur D. F. Malan, va appliquer dès lors sa doctrine : l'apartheid. Officiellement, il s'agit de permettre aux différentes «races » coexistant en Afrique du Sud de se développer chacune à son rythme. Dans une interview publiée le 15 mai 1985 par le Figaro, P. W. Botha, actuel. pr.ésident de la République sud-africame, s'en expliquait ainsi : «Si vous entendez par apartheid un système de domination des autres, alors je le rejette. Mais je base toute ma philosophie politique sur le principe que nous sommes un pays de minorités. Et que chacun au sein de ces minorités a le droit non seulement d'être protégé mais de progresser. »

Passons, pour l'instant, sur la grossière hypocrisie du sieur Botha pour retenir, sous le vernis du respect des différences, la continuité invoquée de la présence des Blancs en Afrique du Sud. C'est là l'un des pivots de l'argumentation officielle : les Noirs ne sont pas les premiers habitants de l'Afrique du Sud. Ils s'y seraient installés de façon concornrnitante aux colons blancs qui auraient ainsi autant de droits sur cette terre.

Il convient de rappeler que l'on retrouve trace de l'établissement de population de langue bantoue dans la province du Transvaal dès le III' siècle, alors qu'il faut attendre la seconde moitié du XVII' siècle pour voir les

Sarah LEONARD colons hollandais, les Boers, débarquer au Cap, et 1795 pour ce qui est des colons britanniques.

Le régime instauré par le Parti national à partir de 1948 possède cependant une continuité. Les mesures racistes des nationalistes prolongent et aggravent les lois adoptées auparavant. La continuité raciste

Les premières mesures de ségrégation, la « barrière de couleur » (co/our bar) entrent en vigueur dès 1896. Elles interdisent aux Noirs de dépasser un certain niveau de qualification. La loi foncière (Land Act) de 1913 sera amendée en 1936. Elle n'alloue aux Noirs que 13 % du territoire, les fameux bantoustans, mosaïques territoriales faites de parcelles éparses et, bien entendu, des moins propices à l'agriculture. Le reste du territoire est réservé aux Blancs. En 192 7 est introduite la loi sur l'immoralité. Elle sera amendée en 1950 et prohibe les rapports sexuels entre Blancs et Noirs, qui existaient au début de la colonisation. L'annonce de l'abolition prochaine de cette loi par Botha en avril dernier a irrité les plus conservateurs d'entre les conservateurs, mais elle n'a pas déchaîné l'enthousiasme dans la population noire. Celle-ci attend non seulement autre chose, mais sait que la suppression d'une interdiction n'a jamais rien changé sur le fond.

La loi . sur les zones assignées à chaque race (Group Areas Act), l'un des piliers de l'apartheid, est aussi antérieure à l'arrivée au pouvoir de Malan. Elle date de 1945 et assigne des zones de résidence différentes aux « Métis », «Indiens» et «Africains» d'après la terminologie officielle 1• La loi ne pousse pas la perversité jusqu'à prévoir des zones de résidence différentes pour les sous-groupes (pour les «Métis», il

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en existe sLx qui vont de « presque 1 tion d'un secteur nationalisé (aciéries blanc» à «sombre» !) 2•

L'apartheid, tel qu'il ressort peaufiné de la victoire du Parti national, aboutit ainsi à un contrôle des mouvements de la population noire (Influx Control, lois sur les « pass »), à un système qui réserve les emplois qualifiés exclusivement aux Blancs (Job Reservation Act) et à un partage caricatural du territoire. Tout cela est sous-tendu par un Etat interventionniste disposant d'un appareil de répression hypertrophié.

Il ne s'agit évidemment pas d'un coup de folie qui se serait emparé des colons boers ou britanniques. Le développement de l'agriculture et les conséquences de la découverte d'or en 1886 dans le nord du pays jouent beaucoup plus que les préjugés raciaux. Ce sont les ressorts du développement spécifique du capitalisme en Afrique du Sud sous la forme de l'apartheid. Ce qui ne peut être réduit au colonialisme, aussi sauvage soit-il.

Bien sûr, comme dans d'autres situations coloniales, on retrouve l'exploitation de la main-d'œuvre indigèn~. payée au plus bas prix et dont la reconstitution est assurée pour une bonne part par la communauté rurale traditionnelle. Les réserves créées par la loi foncière servent à la fois de concentration de main-d'œuvre, d'armée de réserve, nécessitée par l'expansion de l'industrie minière, et de lieu de production d'une agriculture de subsistance sur des terres non possédées. Politiquement, le système de réserves facilite le contrôle et la répression des tentatives des opprimés de s'organiser.

Ce système de réserves est une des conditions d'entretien du travail migrant. Ce dernier est l'une des pierres angulaires du développement capitaliste P.n .Afrique du Sud. Il permet d'assurer en permanence une main-d'œuvre bon marché au moment où un développement industriel vient s'ajouter à la vieille alliance de l'or et du maïs qui, jusque-là, constituaient les secteurs productifs dominants. Il permet en outre de satisfaire les exigences des travailleurs blancs soucieux de leurs privilèges.

La classe ouvrière blanche cessera de jouer un rôle politique autonome dès le début des années trente. Son dernier sursaut aura été, en 1922, la révolte du Rand, lorsque la grève générale consécutive à la baisse du cours de l'or après la Première Guerre mondiale prend un tour insurrectionnel. En 1924, le Labour Party, dont elle formait la base, s'allie au Parti national pour gouverner sur la base du « Pacte » qui durera jusqu'en 1933. Les mesures économiques du Pacte - établissement de tarifs protectionnistes, aide à l'agriculture, créa-

ISCOR) - marquent la flu de l'hégémonie du capital minier par rapport au capital industriel 3•

Dés les années quarante cependant sont apparues les limites du système de réserves. En s'arrogeant à la fois l'immense majorité des terres et surtout les terres cultivables alors qu'ils ne représentent que 15 % de la population, les Blancs ne laissent que peu de possibilités aux réserves d'assurer la reconstitution de la main-d'œuvre.

La terre est mauvaise, la mortalité infantile énorme ( 40 % des enfants du Transkeï, l'un des bantoustans « indépendants », meurent avant l'âge de dix ans), le chômage endémique. Dans les bantoustans vivent les enfants, les femmes et les vieillards, dépendants des salaires gagnés par les hommes en zone blanche. L'accroissement de la population dans ces réserves achève de destructurer l'agriculture traditionnelle.

L'effet combiné de cette situation représente une pression pour la hausse des salaires, l'organisation syndicale de la main-d'œuvre noire. La traduction en sera le renforcement de la combativité des masses et en particulier de la classe ouvrière. De 1945 à 1946, on passe de 13 228 grévistes à 84 232. A nouveau le nombre de grèves augmentera significativement entre 19 55 et 19 57.

L'augmentation de la main-d'œuvre s'employant dans le secteur priinaire constitue une pression objective dans le secteur secondaire pour l'élévation des salaires. Ainsi les années quarante

L'inégalité devant la mort

La mortalité infantile s'élève, selon les sources sud-africaines, à cinquante-cinq décès pour mille naissances. Cette moyenne se décompose tout à fait inégalement de la façcn suivante : pour les

Africains 90 %o, pour les Métis 61,9 %o, pour les Asiatiques 20,4 %o tandis que le taux n'est que de 13 %o pour les Blancs.

A titre de comparaison, le chiffre pour la même année (1984) de la France est de

10 %o.

Toujours selon les sources sud-africaines, l'espérance de vie est en moyenne de soixante-trois ans, répartie de la façon suivante: 72,3 ans pour les

Blancs, 63,9 pour les Asiatiques, 58,9 pour les Africains et 56,1 pour les Métis.

En comparaison le chiffre français est de

74,5.

Il convient de noter que les sources sud-africaines excluent les quatre bantoustans « indépendants » où le taux de mortalité est plus élevé encore.

3. Avant la Seconde Guerre mondiale avait été introduite une taxe sur les profits excessifs (Excess Profit Tax) qui frappait les bénéfices des mines et finançait l'aide d'Etat aux autres secteurs. En 1935, les impôts sur les revenus des mines d'or s'élevaient à 42% !

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voient se poser aux capitalistes svdafricains un certain nombre de contradictions. Les choix du Parti national arrivé au pouvoir sont clairs.

L'institutionnalisation de l'apartheid

Pour D. F. Malan la seule voie est d'aggraver la discrimination raciale, de renforcer le contrôle de la population opprimée, d'abaisser le coût de la main-d'œuvre noire. Pourquoi un tel choix ? La réponse est à chercher dans les modifications structurelles de l'économie sud-africaine. En 1946, l'industrie prend la première part du PNB. La part de l'agriculture ira en régressant:

10% en 1965, 9,4% en 1975, 5,2% en

1984. Les parts des services et de l'industrie s'égalisent à partir des années soixante-dix.

Cependant, le secteur industriel de

1946 n'est pas performant et demeure peu concentré. Lorsque la récession va venir heurter l'Afrique du Sud à la fin des années cinquante, l'industrie minière, et surtout aurifère, va démontrer son rôle de locomotive. Alors que les difficultés frappent le reste de l'industrie, le secteur minier va maintenir sa croissance. Le caractère « anticyclique » de l'or, valeur-refuge dont le taux s'élève dans les périodes de récession, favorise l'exportation de la production des mines sud-africaines. Les profits miniers ne dépendent pas d'une demande intérieure solvable, d'un marché intérieur large. Ils dépendent avant tout de l'exportation. Ces profits vont remplir les caisses de l'Etat, qui va assurer la répartition de cette manne, et financeront le crédit.

On comprend mieux ainsi la tentative de réponse que constitue l'institutionnalisation de l'apartheid après

1948. Il s'agit de résoudre la contradiction entre les besoins de main-d'œuvre bon marché, à la fois dans l'industrie et l'agriculture capitaliste, et le déclin des formes d'agriculture précapitalistes des réserves. La traduction en sera l'instauration d'un double marché du travail. L'un où les salaires sont

4. Après 1960, les organisations interdites, élevés, les privilèges garantis par la loi et notamment l' ANC, s'engagent dans la lutte armèe. En 1963, la direction militaire de (à travers le système d'emplois réservés

I'ANC, qui comprend Nelson Mandela, est et la barrière de couleur). L'autre où les arrêtée dans une ferme près de Rivonia. Jugés, salaires sont moindres (en 1985, l'écart ses membres sont condamnés à la prison à salarial allait de 1 à 8, exception faite de perpétuité.

certaines multinationales où l'écart est

5. En 1946 se produit une grève massive des mineurs africains qui sera brutalement moindre).

La mise en application des mesures réprimée. Le Parti unifié (United Party), qui était au pouvoir, nomme une commission sur le prises en 1948, qui viennent s'ajouter à travail migrant qui propose des réformes limi· la ségrégation déjà en place, ne va tées. Il incluera ces réformes dans son pro· gramme électoral pour les élections de 1948. pourtant pas se faire toute seule. Les

On sait que le Parti national remporta une mécanisme d'adaptation du capitalisme à une situation nouvelle ne sont pas nette victoire.

indépendants de la lutte des classes et de la capacité de la bourgeoisie d'imposer aux masses sud -africaines opprimées des conditions d'exploitation aggravées. Il faudra en passer par la défaite sanglante <Je 1960, parachevée en 1963 par la décapitation de l'ANC 4 • Dans les années cinquante les grèves augmentent, les mobilisations dans l'ensemble des secteurs de la population opprimée se renforcent, en particulier contre les « pass ». C'est sur une de ces manifestations contre les « pass » que tirera la police le 21 mars 1960, à Sharpeville, faisant une soixantaine de morts. Loin d'être une «bavure», Sharpeville est le signal pour la mise hors la loi de toutes les organisations politiques de la population noire: ANC, PAC -Congrès panafricaniste, scission nationaliste de l'ANC -,et Unity Movement- Mouvement de l'unité, dirigé par des militants de formation trotskyste. Entre 1960 et 1963, le gouvernement du Parti national a fait plonger le peuple noir sud-africain dans la nuit. Il semble installé pour des décennies, au plus grand profit du capital local. Les premières lézardes

Pourtant, une décennie aura suffi pour que les premières lézardes apparaissent. A partir de 1973, la classe ouvrière entame son réveil spectaculaire. Elle démontre la possibilité d'une lutte ouverte sous la dictature, quand d'aucuns ne voyaient d'autre• moyen que la lutte de guérilla. Mais les années soixante-dix voient aussi se manifester de plus en plus ouvertement certains secteurs capitalistes dominants pour lesquels l'apartheid ne répond plus aux besoins économiques. En privant les travailleurs noirs de formation et de qualification, en leur interdisant l'accès à certains emplois, le système d'apartheid a généré une pénurie de travailleurs qualifiés. Près des trois quarts des salariés blancs constituent l'essentiel des secteurs non productifs (services, administration, transports ... ). Pour ce qui est de l'industrie, le nombre de Blancs employés à des travaux non qualifiés est dérisoire, ils sont en outre affectés en général à des postes de surveillance ou de commandement.

Le débat entre libéraux et nationalistes blancs n'est pas nouveau 5, mais il atteint aujourd'hui une acuité nouvelle du fait de la crise sans précédent que connaît le régime, celle-ci se combinant à une récession particulièrement sévère. Il ne s'agit plus simplement de l'élargissement d'un marché intérieur solvable, mais surtout d'éviter que la situation sociale ne conduise à une véritable révolution. D'où la recherche d'une

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Apartheid

L'Afrique du Sud compte 34 millions d'habitants répartis suivant la classification officielle en : Africains (25 millions), Blancs (5 millions), Métis (3 millions), Indiens ( 1 million).

Rappelons qu'il existe, notamment pour les visiteurs étrangers et les hommes d'affaires, la catégorie de « Blanc d'honneur», qui permet, malgré la couleur de la peau, de bénéficier des privilèges des Blancs sud-africains.

Les dépenses d'éducation pour un enfant blanc sont sept fois plus élevées que pour un enfant noir. Tous les Noirs sont tenus de posséder un « pass », à la fois passeport intérieur et livret de travail.

En proclamant indépendants 4 des 40 bantoustans, Pretoria a retiré la nationalité sud-africaine à plus de 8 millions de

Noirs. voie réfonniste. Cependant, rien n'est moins facile pour eux que de s'y engager. Les rapports d'inégalité raciale sont tellement intégrés· au système d'exploitation capitaliste que modifier les premiers constitue une menace pour le second. Libéraliser complètement le marché du travail, ce qui entraînerait une croissance des salaires, porterait un coup de grande ampleur à l'agriculture et à une partie de l'industrie. Une brèche dans l'édifice pourrait permettre au mouvement de masse de s'y engouffrer. Cela ne veut pas dire, bien sûr, que les secteurs réfonnistes du capital sud-africain, appuyés par les bourgeoisies impérialistes, ne parviendront pas à imposer des réformes partielles. Mais cela confirme qu'il ne s'agit pas en cette affaire d'une simple divergence de tempérament entre gens « crispés » et éléments «éclairés».

C'est précisément parce que, en Afrique du Sud, apartheid et capitalisme sont indissociables que la révolution sud-africaine à venir est marquée du double sceau de l'émancipation nationale et de l'émancipation sociale. Elle présente bien les caractères d'une révolution permanente.

Jusqu'à présent, les réformes annoncées par Botha visaient à éliminer les formes «superflues» de l'apartheid, le « petit apartheid » (ou « apartheid mesquin » ). En effet, autoriser Noirs et Blancs à utiliser les mêmes WC ou à consommer dans les mêmes bars est parfaitement compatible avec le maintien d'un taux d'exploitation élevé. Mais, à présent, sous la pression des libéraux du Parti fédéral progressiste liés à des secteurs de pointe du patronat industriel, Botha annonce des réformes plus ambitieuses telles que la suppression des « pass >> pour juillet 1986. Cette suppression a été exigée par la nouvelle centrale syndicale unitaire COSATU. Cette mesure, si elle entre en vigueur, sera ressentie par les masses non pas comme une concession, témoignage d'une bonne volonté du pouvoir, mais bien comme une victoire attestant la force grandissante des organisations an ti -apartheid.

Personne ne peut prédire les rythmes que va connaître la crise du régime d'apartheid , mais il n'est pas besoin de 6 lire dans le marc de café pour comprendre que l'Afrique du Sud de demain ne ressemblera pas à celle d'aujourd'hui.

La contradiction du pouvoir de Botha est d'être à la fois le promoteur de réformes et le plus grand défenseur du système raciste, en même temps que l'organisateur de la répression. Malgré leurs déclarations, les puissances impérialistes n'ont pas d'autre carte à jouer que celle de Botha. Contrairement à ce que d'aucuns ont cru quand, allant à l'encontre de la décolonisation, le «pouvoir pâle» s'est enfoncé dans son système, la bourgeoisie sud-africaine ne disposait pas de toute son autonomie face aux puissances impérialistes. Au contraire, c'est parce qu'en Afrique du Sud existait une communauté blanche importante et des couches bourgeoises stables, modernes et prospères, que l'impérialisme a pu favoriser et soutenir une politique exceptionnelle combinant croissance de l'accumulation capitaliste et aggravation d'un système de domination raciale «anachronique».

Cette responsabilité des puissances impérialistes, qui ont largement investi en Afrique du Sud et consolidé le régime d'apartheid, doit être soulignée, quand bien même on entend ces mêmes puissances parler aujourd'hui de « pressions » ou de « sanctions » plus ou moins limitées. Souligner cette responsabilité est une des tâches du mouvement de solidarité, à côté de la bataille pour l'isolement total de l'apartheid.

6. Pas plus qu'on ne peut faire de pronostic sur les chances d'une négociation directe avec l' ANC, dans le sillage des contacts pris entre patronat libéral et le président de l' ANC, Oliver Tambo, à Lusaka en Zambie.

Mines d'or ..• et loi d'airain.

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