Tableau n° 1
. Evolution des effectifs universitaires
* Classes préparatoires aux grandes écoles, écoles de commerces, écoles d'ingénieurs.
Source : ministère de l'Education nationale « Repères et références statistiques>>, éditions 1986-SPRESE
A
LORS que le nombre d'étudiants avait été multiplié par six entre 1955 et 1974, la crise a brusquement stoppé ce mouvement d'ouverture de l'université. Depuis dix ans, l'augmentation de 2 % par an des effectifs n'a fait que suivre l'évolution démographique 1, le taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur restant stable avec 26,5 % de jeunes promus au rang d'étudiants (voir tableau n° 1 ). L'université et la crise
La bourgeoisie, restée sans voix au moment d'un boom étudiant qu'elle n'avait pas su organiser (la première grande réforme ne vient qu'en 1966 avec la création par Fauchet des instituts universitaires de technologie (IUT), avait fini, à la fin des années soixante, par prendre conscience des changements nécessaires. Le discours officiel, marqué par la nostalgie de l'université de Grand-Papa, temple d'un savoir fermé au plus grand nombre, devenait de plus en plus inadapté. Inadapté face à cette masse d'étudiants de plus en plus conscients que l'université n'offrait plus les possibilités d'ascension sociale d'antan. Inadapté pour contrer efficacement l'exigence de bouleversement social portée par Mai 68 . De
1960-61 1975-76 STS-IUT 8 014 3% 89 742 Universités traditionnelles 174 437 65 % 573 645 CPGE-EC-EI * 47 094 17 % 79 916 Disciplines médicales 40 235 15 % 188 19 1 Total 269 780 100 % 931 494 plus, ce discours « rétro » était trop en décalage avec celui toujours à 1 'honneur dans l'enseignement primaire et secondaire qui proclame les vertus de l'école obligatoire. L 'université ne peut évidemment pas entonner les refrains faussement égalitaires de Jules Ferry: la formidable entreprise de sélection sociale à laquelle participe l'école est difficilement dissimulable à ce niveau, auquel un fils d'ouvrier a toujours 12,5 fois moins de chance d'accéder qu'un fils de cadre 2 ••• C'est un mélange de valeurs technocratiques et élitistes que vont défendre les gouvernements successifs.
Peu à peu, s'imposa l'idée d'une université moderne, rompant aussi bien avec la poussiéreuse Sorbonne qu'avec les débordements de 68. Une université efficace, rentable, fournissant aux entreprises leurs flots de personnels qualifiés en tout genre. La modification du rôle de l'université était ainsi enregistrée : non pas se cantonner à la reproduction des classes dirigeantes (fonction remplie en grande partie par les grandes écoles), mais participer à la formation des couches salariées en pleine expansion depuis plusieurs décennies (cadres, techniciens et employés qualifiés). Emplois qui exigent un niveau de connaissance et une formation initiale croissante. Ce qui explique que l'université d'aujourd'hui offre exactement les mêmes débouchés ... que le bac ~e 1950 3•
Evolution Evolution 1984-1985 84-85 /60-61 84-85 1 75-76 JO % 211 183 17 % x 26 x2,4 62 % 699 190 58 % x4 x 1,2 8% 120 228 10 % x 2,6 x 1,5 20 % 183 728 15 % x 4,6 x 0,97 100 % 1 214 329 100 % x 4,5 x 1,3
Les discours de Chevènement, repris par Monory, sur le thème « 80 % d'une classe d'âge accédant au bac en l'an 2 000 », ne peuvent, de ce point de vue, être pris comme de la simple poudre aux yeux électoraliste. Les emplois du futur, qui seront de plus en plus qualifiés, et la faiblesse relative du capitalisme français (centralisation tardive du capital à partir de 19 58, retard structurel dans des secteurs de production à forte qualification comme les biens d'équipement...), placent la France comme l'un des pays industrialisés ayant le plus faible taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur 4 • ·
Mais la réalisation de l'objectif des 80% de bacheliers reste largement freiné par les difficultés à adapter les universités à leurs nouvelles missions, du fait de l'opposition de vieux malthusiens, et surtout en fonction d'une réalité incontournable : avec la crise, l'heure est beaucoup plus aux restrictions budgétaires, au nivellement des qualifications, plutôt qu'à leur élévation. La stagnation des effectifs universitaires n'est pas propre à la France, depuis l'entrée dans la crise elle frappe l'ensemble des pays industrialisés. Il faudra, sans doute, attendre une hypothétique phase d'expansion longue du capitalisme pour les voir s'élever de nouveau. D'ici là, c'est beaucoup plus à la flexibilité des emplois que l'université doit s'adapter. Plus que d'une augmentation du nombre d'étudiants, c'est surtout d'un redéploiement des universités dont le patronat a besoin.
L'analyse sommaire pourrait dire qu'il faut moins d'historiens et plus d'informaticiens ... lieux comrimns à manier avec précaution : les études considérées comme « inutiles » servent à quelque chose, ne serait-ce qu'à former un personnel qualifié, facilement adaptable, et suppose une formation générale suffisante. Ce que le patronat reproche aux matières telles que l'histoire, la sociologie ou les lettres, ce ne sont pas tant les domaines étudiés que le fait qu'on n'y inculque guère la « culture d'entreprise ».
Le contrôle ideologique sur le contenu des études forme le premier volet des restructurations voulues par la bourgeoisie. Il s'agit, parallèlement, de rompre avec un cadre unifié des universités au profit d'unités beaucoup plus malléables et hiérarchisées. L'objectif est ici de mettre en adéquation les cadres de formation avec leur finalité de plus en plus diverse, allant de la reproduction des classes dirigeantes à la formation de travailleurs qualifiés.
Depuis 1968, le rapport de forces établi par les enseignants et les étudiants n'a pas permis à la bourgeoisie, par ailleurs peu homogène sur la question, d'imposer des ruptures radicales pour atteindre ces objectifs. C'est beaucoup plus par des mesures d'encerclement périphérique que l'offensive se développe. D Développement des filières courtes fortement spécialisées et étroitement contrôlées au niveau idéologique : les sections de techniciens supérieurs (STS) et les instituts universitaires de technologie (IUT) ont vu leurs effectifs multipliés par deux depuis 1975-1976, contre une hausse de 28 % pour les universités « traditionnelles » 5 • D Introduction de différenciations à l'intérieur même des universités, avec mise en place de filières plus sélectives (informatique, ingénieurs, gestion .... ) ou d'élite (création par Chevènement des magistères visant à concurrencer les grandes écoles 6 ). D Création de filières professionnalisées dans les universités : les DEUST (diplôme terminal en deux ans sans garantie d'accès en troisième année 7 ).
Tableau n° 2
Répartition des étudiants dans les « universités traditionnelles »
Sources : Ministère de l'Education nationale : « Repères et rèferences statistiques » Editions 1986-SPRESE
0 Création de diplômes locaux rendant plus difficile le passage entre cycles, filières ou facultés.
L'ensemble de ces mesures ne doit pas être sous-estimé : il indique une politique cohérente des gouvernements successifs visant à différencier de plus en plus l'enseignement supérieur. Toutefois, leurs effets restent relativement contrastés. 0 Les filières courtes (IUT et STS), si elles se sont développées, accueillent à peine un étudiant sur cinq. Leur croissance remet de plus en plus en cause leur identité de filières sélectives et professionnalisées, garantissant un débouché de technicien ou de cadre spécialisé. Avec la crise, le caractère aléatoire des débouchés ne cesse de s'accentuer : des filières trop spécialisées, comme les STS ou les IUT, risquent d'offrir des qualifications rapidement obsolètes. L'évolution du taux de chômage en fonction le diplôme confirme cette tendance : les formations générales (et donc plus adaptables) résistent mieux à la crise (voir tableau n° 3). 0 En 1985, les DEUST et les diplômes d'université ont accueilli, ensemble, moins de 0,5 % des étudiants de premier cycle 8• 0 Le développement des magistères reste très lent.
Au total, si l'université héritée de Mai 68 et du boom étudiant s'est modifiée, elle n'a pas été totalement transformée. Les universités « traditionnelles » regroupent toujours près de trois étudiants sur cinq et la part des différentes filières est restée relativement stable depuis l'entrée dans la crise (voir tableau n° 2).
Le bilan des gouvernements de gauche à l'université est, pour le moins, sombre. Passons sur les multiples capitulations sur la question de l'école privée, elles ne
1960-61 Droit-Sciences économiques 36 521 21% Lettres Sciences humaines 66 814 38 % Sciences 71 102 4 1% Pluridisciplinaire -Total 174 437 100 %
Tableau no 3
Evolution du taux de chômage des débutants, par grands niveaux de diplômes. 1977 1983 Aucun diplôme 47% 60% BEPC 22% 55% CAP-BEP 21% 45% Baccalauréat 18% 31%
Formations supérieures longues 14% 26 %
Formations supérieures courtes 8% 26% Sources : le Monde-Campus du 19 juin 1986. concernent que de loin l'enseignement supérieur. II est frappant de noter que la deuxième mobilisation massive de la droite entre 1981 et 1986 ait eu de nouveau pour théâtre le terrain de l'éducation. Ce furent les luttes contre la loi universitaire de Savary. Cette loi se caractérisait avant tout par la faiblesse des changements entraînés. Ses grandes lignes furent les mêmes que celles de la loi Faure de 1968 : autonomie des universités avec maintien de la tutelle étatique ; vague participation des personnels, et participation plus vague encore des étudiants ; maintien de la règle du cadre national des formations (pour les recrutements, les programmes et les diplômes), compensé par l'indépendance maintenue des grandes écoles et quelques expériences (possibilité de créer des diplômes locaux, création des DEUST et des magistères). Loin d'entreprendre une véritable réforme pour démocratiser les universités, Savary n'a fait qu'accentuer les expériences déjà engagées. Cette politique fut poursuivie par Chevènement avec la création des magistères, véritables filières d'élite. La gauche: l'ambition de l'immobilisme
Mais, pour les étudiants, l'essentiel ne fut guère ces changements institutionnels. Aucun texte de loi n'informait que les droits d'inscription devraient être multipliés par cinq sous la gauche. Aucun article de la loi Savary ne stipulait que la « solidarité de gauche à l'université » se traduirait par la suppression des crédits de l'Etat à la
1975-76 1984-85 186 838 33 % 203 725 29 % 252 636 44% 296 717 43 % 121 510 21% 157 318 22 % 12 661 2% 41 430 6% 573 645 100% 699 190 100 %
Tableau n° 4
Répartition des étudiants suivant l'origine sociale de leurs parents
Source : ministère de l'Education nationale. Repères et références statistiques, éditions 1986-SPRESE
Ces chiffres ne donnent que la répartition des étudiants par CSP et non le taux d'accès à l'université par CSP. Il faut pour l'obtenir relativiser les chiffres du tableau avec le poids relatif des CSP dans la population active (il y a plus d'ouvriers que de cadres supérieurs). Ce qui donne par exemple qu'un fils d'ouvrier à 12,5 fois moins de chance d'accéder à l'université qu'un fils de cadre.
Le tableau n'intègre pas non plus la répartition par filières, qui ne ferait qu'accentuer les conclusions : les fils d'ouvriers sont plus nombreux en lettres ou en IUT qu'en médecine ou dans les grandes écoles, c'est l'inverse pour les fils de cadres supérieurs. De même, le taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur suivant le sexe montre que la sélection sociale est aussi une sélection sexiste: il n'y a que 32,5 % de filles dans les classes préparatoires aux grandes écoles et 38 % en troisième cycle.
Sécurité sociale étudiante, par une quasi-stagnation du montant des bourses (onze mille francs par an pour un boursier de troisième cycle, moins que le SMIC-jeunes de Gattaz), par la généralisation de la sélection sur dossier à l'entrée des facultés. Ce sont pourtant ces changements au quotidien que les étudiants ont retenus de la politique gouvernementale de la gauche, avec une réalité qui n'a pas changé : l'inégalité sociale à l'université
(voir tableau n° 4 ).
Les déclarations des présidents d'université ou des parlementaires de droite, suggérant qu'ils pouvaient très bien se passer d'une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur et se contenter de quelques aménagements de la loi Savary, montrent que« l'œuvre réformatrice » de la gauche à l'université ne fut qu'un mirage.
Les dents de la droite
Pour comprendre la signification du projet Devaquet, il convient de le resituer dans son contexte. Contexte universitaire tout d'abord : si les velléités sélectives ne manquent pas, le fait que la France est une des lanternes rouges des grands pays industrialisés quant à l'accès à l'université révèle quelques limites. Contexte politique surtout : autour de l'Union nationale interuniversitaire
(UNI), organisation où cohabitent universitaires de droite et d'extrême droite, s'est constitué un groupe de
PIC*
PLCS**
Répartition des étudiants suivant
9%
32,2 % la CSP de leur
« chef de famille »
Répartition des
8,5 %
26,1 % étudiants en
1er cycle
Répartition des
8,5 %
34,5 % étudiants en en 2• cycle
Répartition des
8,2 % étudiants en
35,9 % en 3" cycle
* Patrons de l'industrie et du commerce
** PLCS : Professions libérales et cadres supérieurs
*** Agriculteurs, sans profession et non-réponse pression ultra-conservateur dont l'influence est réelle sur le gouvernement. Jacques Chirac lui-même s'est associé un conseiller aux questions universitaires en la personne d'Yves Durand, membre éminent de l'UNI 9 •
Dès mai 1986, une proposition de loi du Groupe d'étude pour la reconnaissance de l'université française (GERUF) 10 recueillait la signature de plusieurs députés, dont les deux présidents des groupes parlementaires de l'UDF et du RPR. Ce projet, ultra-libéral, visait ouvertement à détruire le cadre actuel des universités pour bâtir des facultés totalement concurrentielles, avec droits d'inscription draconiens... L'inspiration venait, sans doute, d'outre-Manche où les dépenses publiques pour l'enseignement supérieur ont baissé de 20 % depuis l'arrivée de Thatcher (avec vingt mille étudiants en moins) 11•
Si le projet Devaquet ne va pas aussi loin que celui du GERUF, force est de constater qu'il s'en inspire, tout en cherchant un point d'équilibre, face aux déchirements de la droite, entre les ayatollahs du libéralisme et les timorés de la réglementation. La cohérence du projet se fonde sur l'éclatement des universités aux moyens de cinq mesures : D La suppression de la règle des diplômes nationaux au profit de celle des diplômes locaux (l'accréditation nationale ne devenant qu'une possibilité, ombinée avec le maintien d'un comité d'évaluation (créé par ... Chevènement). Il s'agit de hiérarchiser les diplômes. L'un des
Cadres Autres moyens Ouvriers Employés catégories*** 18,5 % 13 % 8,5 % 18,8 % 18,9 % 15 % 9,1 % 22,4 % 16,6 % 10 % 7,2% 23,2 % 14 % 6,9 % 5,7% 29,3 %
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aspects de cette mesure sera d'accentuer sur le marché du travail les disparités entre étudiants et aggraver l'inégalité entre Paris et la province. La région parisienne, à elle seule, compte en effet 41 % des étudiants de troisième cycle, les universités de province ayant peu les moyens d'assurer un cursus universitaire complet. Avec les diplômes locaux, l'étudiant de province possédant une maîtrise, aura plus de difficultés à s'inscrire en troisième cycle à Paris, son diplôme n'ayant plus de valeur nationale. 0 Autonomie laissée aux universités pour fixer les conditions de passage d'un cycle à l'autrè. Jusqu'à présent, il suffisait du DEUG pour accéder en troisième année, les facultés pourront désormais exiger en sus du DEUG la réussite à un concours, une moyenne de 12/20, ou toute autre clause .... 0 Les universités fixeront elles-mêmes les conditions d'accès en première année. Le bac cesse ainsi d'être suffisant pour s'inscrire dans des universités qui, là encore, pourront exiger la réussite à un concours d'entrée, une mention au bac, ou refuser telle série de bac .. . 0 Les droits d'inscription sont libéralisés. L'ascension vertiginieuse ( + 4 7 5 % en cinq ans) est appelée à se poursuivre, le Sénat ayant précisé le projet : les droits seront compris entre 550 et 1 700 francs (contre 450 aujourd'hui), dès la rentrée 19 8 7. Au total, en ajoutant les droits de Sécurité sociale et de mutuelle, un étudiant pourra payer jusqu'à trois mille francs pour obtenir sa carte d'étudiant.
0 La commercialisation et le financement patronal des universités sont encouragés. Le projet reste toutefois, par pragmatisme, très imprécis sur les modalités concrètes de ce financement. En France, les entreprises ne couvrent que 5,71 %des dépenses d'éducation et d'achat de biens et services liés à l'enseignement supérieur. Les entreprises ont toujours préféré investir dans leur « formation maison » et laisser à 1 'Etat et aux contribuables le soin de financer les universités. Quant aux capitaux disponibles, ils chercheront sans doute des profits plus juteux et plus sûr, notamment par le biais de la privatisation des entreprises nationalisées. Reste la philosophie du projet : associer plus étroitement les entreprises à la gestion des universités, ce qui s'accommode mal de tout esprit critique quant au contenu des cours.
Ce n'est pas l'instrumentalisation du contrôle patronal sur les universités, par la présence dans les conseils de patrons avec hauts-de-forme et cigares, qui est le plus à craindre. Une privatisation au sens juridique du terme est peu vraisemblable. Ce qui est en cours c'est l'introduction et la généralisation d'idées et de finalités directement empruntées à l'idéologie de l'entreprise capitaliste : compétition, sélection, course au profit, rejet des faibles et mépris des vaincus... La mentalité patronale pénètre dans les facultés sans qu'il soit besoin de la présence d'un patron en chair et en os.
Liens plus étroits avec le patronat, création de diplômes locaux, durcissement des règles d'accès et de passage d'un cycle à l'autre, libéralisation des droits d'inscription. Autant de coups durs qui s'articulent à la création d'universités d'élite (avec barrages sélectifs, diplômes cotés, contrôle patronal et droits d'inscription conséquent), et, d'autre part, des facultés bas de gamme pour la masse des étudiants. Corollaire de cette politique offensive, le retour au mandarinat, avec 40 % de professeurs d'université dans les conseils, alors qu'ils ne représentent que 26 % du corps enseignant.
Le projet Devaquet, outre la rupture qu'il introduit dans l'histoire des réformes universitaires, représente un véritable défi lancé aux étudiants. Ceux -ci ont déjà montré leur volonté de contredire Jacques Toubon, qui déclarait il y a peu que « les universités n 'ont besoin ni de guerre, ni de grève >> ?
1. Cf. article de Serge Bolloch dans le Monde du 17.10.85. 2. Cf. Guy Giroux, les Cadres, éditions La Découverte, collection Repéres. 1983.
3. Idem. 4. Taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur en 1982: Etats-Unis: 58 %, Japon: 30 %, RFA: 30,2 %,; France: 26,5 %, Italie: 25,4 %, Corée du Sud: 23,7 %. Cf. l'Etat du monde, 1985, éditions La Découverte. ·
5. Par universités <<traditionnelles» nous désignons ici les universités de droit, sciences économiques, lettres, sciences humaines, sciences et pluridisciplinaire (non inclus les disciplines médicales, les IUT, les STS, les classes préparatoires aux grandes écoles et les grandes écoles elles-mêmes).
6. Magistères: formation en trois ans aprés le DEUG. DEUG : diplôme d'études universitaires générales, obtenu à la fin de la deuxième année.
7. DEUST: diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques, délivré comme le DEUG, à la fin de la deuxième année, mais beaucoup plus spécialisé et généralement sans valeur nationale.
8. Cf. le Monde de l'éducation de novembre 1986. 9 UNI : Union nationale interuniversitaire : organisation créée en 1969 par le SAC, regroupant des étudiants du Front national et du RPR.
10. GERUF: Groupe d'étude pour la reconnaissance de l'université française, regroupant des universitaires de l'UNI et d'autres associations de droite.
Il. Cf. le Monde-Campus, 19 juin 1986.