La presse de la LCR

Archives des publications de la Ligue communiste révolutionnaire, section française de la IVe Internationale

PCF

Quand les banlieues étaient rouges

· Critique communiste, n° 85, mai 1989 · p. 14-19 · 3 414 mots

E PCF puise sa force dans ses assises municipales. L'ancienne ceinture rouge autour de Paris, les prestigieuses mairies historiques, tout cela faisait partie de son patrimoine. C'est ce capital qui vient, une nouvelle fois, d'être entamé par la politique préconisée par la direction liée à Georges Marchais. L'imparfait s'applique désormais pour parler des banlieues rouges, des municipalités sociales, qui firent, hier, toute une force aujourd'hui disparue. Or, ces pertes sèches, niées par l'appareil central, frappent le cœur même du PCF.

LA FORCE

QUI MONTE Cette fois c'en est trop! La direction du Parti communiste, satisfaite de ses résultats aux élections municipales, décide de contrer l'odieuse propagande médiatique destinée à faire croire que le PCF disparaît. C'est décidé, il y aura un tract, à cinq millions d'exemplaires, qui établira la vérité vraie sur les scores des communistes français. En rouge-vérité donc, le tract clame : • Aujourd'hui l'influence du Parti communiste se situe autour de 15% M. Evidemment, si l'on ne partage pas la foi du charbonnier, on peut s'étonner de la méthode servant à établir un tel chiffre. 15 % de quoi ? 15 % de vérité, sans doute. Mais charbonnier est-il maître chez lui ?

En réalité, nombre de municipalités et nombre de sièges de conseillers municipaux sortent du rouge-vérité officielle. Beaucoup de mairies tenues par le PCF ont été préservées, comme Le Havre, Tarbes, Evreux, Calais, Thionville, Nanterre, Montreuil, Gennevilliers, Aubervilliers, Saint-Denis, Champigny, Argenteuil, etc. D'autres ont été sauvées malgré le PCF : Orly, Sainte-Geneviève-des-Bois, Le Mans. Car les militants du PCF les plus fidèles à la direction nationale préféraient perdre ces trois villes avant même le premier tour pour de très limpides histoires de règlements de comptes internes. Mieux valait à Orly l'alliance avec le PS qu'avec Gaston Viens, vieux militant et résistant communiste !

Concernant les villes de plus de 20 000 habitants, le PCF en conserve 67, en gagne une (Saint-Quentin) et en perd douze (Amiens, Bègles, Alès, Saint-Dizier, Sartrouville ... ). Dans cette douzaine figurent des villes aux mairies communistes historiques telles que Le Petit-Quevilly, Romilly, Longwy, La Ciotat, Amiens. La perte des voix est parallèle à la soustraction des mairies : moins 1 845 voix à Montreuil, moins 2 052 à Colombes, moins 4 509 à Vitry, moins 6 180 à Ivry. Et dans nombre de municipalités d'union avec le PS, ce dernier renforce ses positions et se place en conquérant de ces villes au prochain rendez-vous. Dans les grandes villes, le PCF est marginalisé. Ce constat rouge vif, douloureux pour les militants du PCF, appartient au domaine public, pas à celui de la direction : à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, le PCF fait moins de 10%. Derrière les Verts à Paris, Bordeaux et Strasbourg, derrière le Front national à Paris, Orléans, Tourcoing, Mulhouse, Boulogne-Billancourt.

Si l'on reprend les affirmations du tract salvateur, « depuis les législatives de juin 1988, le PC progresse à chaque scrutin; qu'il s'agisse d'élire des députés, conseillers généraux ou des maires, d'élections générales ou partielles. C'est vrai partout. » La chose est d'autant plus surprenante que les résultats électoraux sont publics. La glasnost est intraduisible en langage PCF. Même quand les résultats se trouvent à portée de tout citoyen qui, en général, remarque ce qui se passe sur sa ville.

L'ORIENTATION

INTROUVABLE L'analyse des résultats électoraux ne constitue pas cependant l'essentiel des débats. Au fond, en se reportant à son quotidien préféré, chacun vérifie les dires du PCF au moyen des chiffres officiels. En matière d'orientation politique, le test vérité à effectuer est plus ardÙ. Le comité central des 30 et 31 mars a abordé les vrais problèmes. Le tintamare sur • la vérité de la remontée du PCF • fut orchestré comme une diversion. D'ailleurs, Georges Mar-

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L'évolution du nombre de municipalités détenues par le PCF entre 1983 et 1989

Ville

1983

1989

Evolution

Gain

Perte

Solde

Plus de 30 000 hab

-13,2%

7

53 46

1

8

, -

'

- 34

De 9 à 30 000

128 94

-26,0%

3

37

- 41

- 26,1%

De 3 500 à 900 hab

157 116

9

50

Moins de 3 500 hab

1 126 842

-25,3%

154

438

-234

Total

1 464

1 098

-25,0%

167

533

-366

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Source : le Monde jeudi 27 avril 1989.

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} accepte un instant son existence, le glischais, dans son rapport, a planché en ne laissant dans l'ombre aucune question sement est engendré par le mode de propolitique. Au risque d'apparaître désarmé duction lui-même. Il ne sera battu que par face à la situation.

une rupture globale avec la logique du

La grille de lecture PCF de la situation profit ! Cette rupture demeure étrangère au politique se résume-t-elle à la célèbre fordiscours et à la pratique du PCF. Le secrémule du glissement à droite ? Au sortir de taire général poursuit sa démonstration l'élection municipale, elle figure à nouveau sous d'autres auspices, beaucoup plus mais à une telle échelle de généralité politiciens.

qu'elle porte sa propre négation. «Nous

Le PCF se déclare dans le camp du avons identifié cette évolution par l'exchangement. C'est incontestable. • Tels pression "glissement à droite". Et celui-ci sont les tennes du combat politique : efse poursuit parce que la politique du forts des partis du consensus pour exclure capital se poursuit. N Les termes d'une telle du terrain politique la question du chanaffirmation confortent notre engagement gement ; efforts des communistes pour rassembler les {orees populaires dans l'accommuniste révolutionnaire. Car si l'on

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LES BANLIEUES ROUGES tion pour se défendre et pour imposer d'autres choix. Il n'est désormais plus d'échéance électorale qui échappe a cette confrontation. • Soit, mais agiter la bannière de la cause, parler de la cause, cela n~ résoud pas le chemin concret du changement. De quel changement s'agit-il,-qui ne soit pas réduit à une figure emblématique mais exposé comme guide pour l'action ? La panne est évidente. Ni au comité central de fin mars ni en d'autres moments de réflexion, la question n'est résolue. Les termes de l'échange inégal entre Parti socialiste et Parti communiste commencent à se dessiner. Le PS, installé aux commandes de l'Etat, passe patiemment à l'étau-limeur toutes les velléités de changement, qu'elles soient portées par des mouvements· sociaux ou par des aspirations d'opinions majoritaires. Hier, c'était le temps des réformes à petit pas, sous Mauroy. Aujourd'hui, sous Rocard, la gestion ioyale ne prend plus de fard . En ces termes nouveaux d'une pratique concrète du PS vieille de neuf ans, les propositions d'union devraient être examinées.

Le partenaire PS ne fut traité lors des municipales que comme un partenaire indispensable à la sauvegarde des mairies. Une orientation utilitaire, manipulatrice. Bien sûr, le partenariat PS-droite du centre au gouvernement a été analysé. «La concurrence - réelle - de la droite et du PS s'est donc déployée pendant cette campagne électorale sur un terrain nettement circonscrit : celui de l'acceptation de la même politique. »Voilà un allié difficile à manier qui, sciemment, élude la question centrale de sa propre politique au gouvernement. • Le gouvernement a pris grand soin de préciser à plusieurs reprises qu 'il ne s'agissait avec ce vote ni d'approuver ni de condamner sa politique. Et la droite, toutes . tendances confondues, a tenu le même langage. » L'unité avec le PS conçue par le PCF au plan municipal devait-elle respecter la loi du silence sur la politique de Rocard ? Marchais a posteriori confirme qu'il fallait se rendre à cette condition : • compte tenu des objectifs que nous nous sommes fvcés à ces élections, nous n'avons pas, nous non plus, institué de rapport entre ce vote et la politique gouvernementale. • Que reprocher dès lors au PS dans ses compétitions avec la droite s'il s'agit de lui donner raison dans la dépolitisation de l'approche municipale? Et, d'une autre façon, le PCF a jugé que pour garder plus de mairies au moyen d'une alliance avec le PS, il fallait le déclarer quitte de son action gouvernementale, le blanchir donc. «Mais nous avons dit aussi - ce fut un de nos principaux arguments en faveur du rassemblement de toutes les forces de gauche contre la droite- que les différences d'opinion entre communistes et socialistes sur la politique à suivre au niveau national ne constituaient pas de notre point de vue un obstacle à leur coopération dans les communes au service de la population. » L'union de la gauche à la base et quitus sur l'union PS-droite au sommet, tel fut l'exercice demandé aux militants communistes français à cette occasion.

Et cette attitude, même après le verdict des urnes, est réaffirmée comme la seule position offensive possible à l'égard du PS: «L'objectif majeur du PS: faire correspondre ses alliances municipales à son alliance gouvernementale et conquérir par ce moyen de nombreuses municipalités communistes. Disons le clairement: ç'aurait été le choix de l'irresponsabilité la plus totale "· .. que de faire autre chose que ce qui a été fait, affirme Marchais. Puisque le PS veut faire alliance avec le centre droit pour conquérir des mairies communistes, il faut faire alliance avec lui pour empêcher cette conquête, afin de le tirer à gauche, lui qui glisse à droite. Si l'on comprend bien, il s'agissait d'efTlpêcher le PS de faire correspondre l'approbation politique gouvernementale et l'élection municipale. Mais Marchais dit lui-même que le postulat de base des socialistes était justement cette déconnexion municipales-politique de Rocard ! Difficile de présenter cela comme une victoire du PCF ! Selon la direction du PCF, le PS aurait conquis des mairies PCF s'il avait reproduit au plan local son partenariat gouvernemental! Donc, c'est efficace et conquérant, et le PCF y a vu le danger principal ! Il était donc vulnérable au point de redouter les Rocard locaux alliés aux Durafour de sous-préfectures ? Quel aveu de faiblesse ...

Le bilan ne porte pas les membres du PCF à l'optimisme concernant la méthode de traitement du PS. Le plus chaud parti-

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san de la méthode utilisée, le rapporteur et secrétaire général, l'indique lui-même : « au total, en nombre de municipalités, le PS sort renforcé de ce scrutin. Il dirigeait 111 villes de plus de 20 000 habitants : elles sont désormais 132. • Selon lui (et les résultats officiels), le PS profite des triangulaires et des quadrangulaires... mais en outre : « Ces gains ont été acquis pour la plupart au second tour et dans l'union avec les communistes •. Le PCF sert fidèlement la progression du PS. Quoi de nouveau depuis 1974, date à laquelle les scores respectifs ont basculé en faveur du PS ? Le PS poursuit sa progression aux dépens du PCF. « Ce parti a gagné des municipalités qui étaient dirigées par la droite, il n'est pas parvenu à conquérir de nombreuses municipalités communistes. » L'allié PS reprend à la droite des mairies, mais pas au PCF qui l'aide d'ailleurs dans cette reconquête. Il profite des divisions de la droite (triangulaires). Le PS gagne donc sur toute la ligne ? Il convient pour l'anecdote de relater sous l'angle PS l'affaire du Mans: «Cette fois, le PS a utilisé une autre stratégie pour parvenir à ses {i.ns. Celle d'une opération anti-communiste menée de l'intérieur de notre parti. »Le PCF infiltré par le PS? L'addition est douloureuse: le PS profite de l'alliance, le PCF lui sert de caution gauche concernant sa politique gouvernementale et de réserves de suffrages au second tour, pendant qu'il drive de l'intérieur des opérations douteuses. Fichtre, quel bilan !

LA PANNE

HISTORIQUE

Le dernier congrès national, XXVle du nom, indiquait, satisfait et débarrassé de

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LES BANLIEUES .ROUGES l'Union de la gauche, qu' • en rompant avec la politique qui était la nôtre du temps du programme commun, nous avons aussi rompu avec l'habitude de nous déterminer par rapport au PS •. Les élections municipales ont, à l'inverse, montré un PCF mettant tout son poids dans la balance pour obtenir du PS un accord qui lui était absolument nécessaire. D'une certaine façon, au-delà de l'agacement manifesté par les militants communistes français à l'égard du PS, jamais le degré de dépendance n'a été aussi total. Le constat est là : le PCF ne pouvait pas tenir son rang municipal sans alliance, à n'importe quel prix, avec le PS. Et le prix fut l'absolution de la politique de Rocard. L'affaire est apparue limpide aux yeux des électeurs qui ont boudé les urnes. La traite signée sur l'avenir représente une charge encore plus importante. Car rien ne semble plus empêcher le PS de représenter l'opposition locale et nationale à la droite, même s'il s'allie avec une partie d'entre elle au sommet de l'Etat. Pourtant, toutes les formules ont été utilisées par le PCF. Alliance avec un PS moribond en 1969 et signature d'un accord, le programme commun, en 1972. Rupture en 1977. Retour à l'alliance au gouvernement en 1981. Rupture en juillet 1984 et bataille contre la social-démocratie. Enfin, alliance aux municipales de 1989. Rien n'y a fait, le PS progresse, et le PCF, lui, régresse globalement. La panne et l'impasse sont historiques.

Le PCF n'avance plus, à aucun moment, la spécificité de sa gestion municipale. Le communisme municipal ne constitue ni plus ni moins que l'oxygène du parti.

Force est de constater qu'il s'aligne de plus en plus sur une version gestionnaire de gauche, que ne renieraient pas beaucoup de cadres sociaux-démocrates. Depuis fort longtemps, le PCF a renoncé à constituer ses bases municipales en vitrines d'une politique sociale, d'une orientation politique au service des travailleurs. L'oubli engloutit les pratiques municipales des grandes mairies de la ceinture rouge, n'hésitant pas à affronter les préfectures et l'Etat pour orienter les deniers publics vers les plus défavorisés. Le PCF incrusté dans l'appareil d'Etat par le biais de ses municipalités subit, depuis fort longtemps, la force attractive de la responsabilité de l'Etat au plan local. Quel désastre ce Paul Mercieca, maire-bulldozer de Vitry! Et pour un scandale de ce type, combien de politiques insidieuses de quotas à l'encontre de l'émigration? Et combien de programmes immobiliers, HLM ou pas, et de politiques sélectives de logements qui amènent une clientèle locative de cols blancs, peu attachés à une culture communiste prolétarienne, salariés solvables contrairement aux ouvriers plus exposés au chômage ? Le PCF, fédération de communismes municipaux, repose sur une base fragilisée par son assimilation en voie d'accomplissement dans un rôle de loyal gestionnaire. Dès lors, quelle distinction réelle peut être opérée par l'électeur moyen entre une gestion dynamique du PS et une gestion traditionnelle du PCF ? Cette situation se retrouve sans effort, en la considérant sous l'angle des personnalités dignes de succéder aux classiques maires populaires, fleurons du communisme municipal. Les • jeunes • n'ont ni la stature publique ni la carrure communiste pour assurer la succession. Il s'agit d'une génération politique, celle des Lantemier (Gennevilliers), Ooghe (Sainte-Geneviève-des-Bois), Viens (Orly) et autre Dufriche (Montreuil), qui ne travaillait pas chez Messerschmitt pendant la guerre, et qui n'a pas de relève. Et pour cause, la direction Marchais est peu encline au développement d'une politique de cadres tant soit peu autonomes sur leur localité.

Elargi au plan national, ce point de vue demeure tout autant efficace pour illustrer l'impasse historique. Quel programme dis-

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tinct et identifiable avance le PCF qui soit susceptible de rénover et de crédibiliser la perspective d'un changement politique ? En somme, le point de passage obligé qu'est le PS pour le PCF au plan municipal ne constitue rien d 'autre que l'expression de cette perte globale d'identité programmatique. Le PCF continue d'être un parti lié d'une façon très spécifique à la classe ouvrière, ou du moins à certains de ses secteurs, essentiellement par la CGT. Il continue d'entretenir des liens privilégiés avec le Parti communiste d'Union soviétique, ou du moins avec certaines de ses fractions, non gorbatcheviennes. Il bénéficie toujours d'un appareil pléthorique de permanents qui forment le parti réel. Cet appareil a bénéficié d'une longue période légale d'après guerre pour se constituer. Le PCF est toujours autant réfractaire à la glasnost. Mais tout cela définit des traits originaux qui le distinguent du PS sans lui conférer un programme de changement supeneur, perceptible par les masses comme plus efficace. Le PCF s'en tient toujours au terrain électoral et, ironisant sur le « grand soir • des gauchistes, ne fixe que des grands soirs électoraux. A ce jeu institutionnel érigé en principe, il devient toujours plus perméable à l'ingérence de l'Etat, des normes de fonctionnement étatique, dans ses propres rangs. Machine électorale, il ne fixe ses dates qu'en fonction des calendriers institutionnels. Pour cela, depuis longtemps, le rouge du drapeau de la Commune a été encadré par le bleu et le blanc du drapeau de la république bourgeoise. La stratégie politique exclut officiellement depuis 1976 (XXW Congrès) la perspective de la dictature du prolétariat et de la rupture avec le mode de production capitaliste. Les ruptures partielles, préconisées à pas électoraux comptés, le rejettent sur le versant des partis traditionnels. Comment pourrait-il s'opposer à ce que le parti achevé de ce jeu institutionnel, le PS, le concurrence efficacement sur ce terrain-là?

Que l'on ne s'y trompe pas. Le résultat électoral du PCF aux municipales est beaucoup plus significatif qu'il n'y paraît. S'il peut se dire parti de la classe ouvrière par son influence sur la CGT, il drainait, par ses mairies, nombre d'avantages politiques et .. . financiers. Au-delà de cette remarque pragmatique, le PCF entre désormais dans une crise d'identité. Son grand voisin italien vient d'être officiellement choisi comme le communisme officiel par la direction Gorbatchev. Traditionnellement et fièrement parti russe, le PCF se voit ignoré officiellement par la direction de Moscou. Et ce, au moment où elle établit un partenariat avec le PC italien et la social-démocratie allemande. Dilemme kafkaïen, la social-démocratie européenne lui pose de nouveaux problèmes par le choix du PCUS, au moment où il n'arrive pas à se dépêtrer du seul PS français. La sortie de la crise semble s'éloigner à chaque scrutin électoral.

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